Pour dialogue et communion



Ghaleb Bencheikh  :

Un grand nombre d’hommes et de femmes de bonne volonté, épris de justice et de paix, sont impliqués dans la mouvance du dialogue interreligieux et celui des cultures. Animés des meilleures intentions, ils ont la ferme conviction qu’il faut tout faire pour tordre le cou à la thèse huntinctonienne du choc de civilisations. 
- Bahaïsme : http://bahai.fr              
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"Puissent les hommes se souvenir qu'ils sont frères"  Voltaire

 
Siné, sur le blog de Laplote le caricaturiste
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Professions de foi d'Eva :
 
"La terre n'est qu'un seul pays, nous en sommes tous les citoyens"
"Pour un monde de paix, de dialogue, de fraternité, de communion"
"Nous sommes tous frères et soeurs en humanité, enfants du même Dieu, citoyens du même monde"
Eva, humaniste, femme de paix, croyante en Dieu sans Eglise, soeur de tous les humains sans distinction et engagée pour un monde plus humain, plus juste, plus beau, plus fraternel. Contre le libéralisme qui broie les individus et les sociétés, contre les guerres, contre la désinformation, contre les communautarismes, les replis dogmatiques, sectaires, fanatiques, intolérants, haineux.



Toute information ou article aidant à un meilleur dialogue, à une plus grande communion, est bienvenu sur ce blog. Merci d'envoyer vos contributions à evaresis@yahoo.fr. Eva 
                 




 

 

"Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir comme des idiots" Martin Luthe King. "Lorsque le pouvoir de l'amour dépassera l'amour du pouvoir, nous pourrons tous vivre en paix" Jimi Hendrix

Vendredi 12 juin 2009

Livre de Pascal BonifacePar Jean-Claude Lefort

Le livre de Pascal Boniface, « Vers la 4ème guerre mondiale ? », est une alerte « rouge » basée, comme le font les « scientifiques », non pas sur des hypothèses mais sur des faits réels, prouvés et incontestables. Sa conclusion : l’épicentre de tous les dangers mondiaux qui nous guettent aujourd’hui c’est cela, le conflit israélo-palestinien. La centralité de ce conflit pour le présent et l’avenir du monde est clairement établie.

Il est assez rare, et même exceptionnel, que des auteurs puissent publier, quatre ans après la sortie d’un premier livre nous alertant sur les risques patents du déclenchement d’une guerre mondiale, une version nouvelle de leur livre initial. Une version certes actualisée mais non pas modifiée en ses fondements. Quand on peut s’adonner à cet exercice, c’est que l’auteur du livre initial voyait juste – « terriblement » juste en l’espèce – et que les événements nombreux survenus depuis, qui auraient pu faire fondre son raisonnement comme neige au soleil, sont venus au contraire renforcer son opinion et ses analyses prémonitoires, en quelque sorte. C’est assez rare pour être souligné d’emblée car combien de livres sont éphémères en cette matière.

C’est ce que vient de faire Pascal Boniface, directeur de l’IRIS, avec la sortie, non pas revisitée mais actualisée, de son livre fondamental : « Vers la 4ème guerre mondiale ? »*

La question qu’il pose, ou plutôt la démonstration rigoureuse qu’il fait, aboutissant à cette interrogation en forme d’affirmation suspendue, car si tout est possible rien n’est jamais fatal, est suffisamment sérieuse pour que les médias, qui connaissent les travaux de l’auteur, son sérieux, ses sources d’information incontestables, les médias donc devraient lui ouvrir tout grand leurs plateaux, leurs micros ou leurs colonnes pour qu’il s’explique. Il n’en va rien de moins, en effet, que de l’existence humaine sur la planète, et dans le « meilleur » des cas du devenir chaotique mais durablement dangereux des relations internationales. Au lieu de cela, c’est un silence assourdissant.

C’est une question sérieuse, s’il en est, mais le simple citoyen est loin de mesurer qu’elle se pose aujourd’hui et qu’elle n’est pas du tout résolue dans un sens qui pourrait l’amener à être soulagé. Alors on préfère lui offrir les jeux du cirque, le Loto, le « Qui veut gagner des millions ? » et autres anesthésiants du même acabit.

On est donc amené logiquement à se poser la question : mais pourquoi donc sur un sujet aussi sérieux et vital, cette chape de plomb ?

La lecture de ce livre nous apporte une explication qui est loin d’être flatteuse pour ces censeurs irresponsables : les stratégies mises en œuvre aujourd’hui par les puissances dominantes – qui sont donc délibérées – ne sont rien de moins que porteuses, en toute connaissance de cause, d’une guerre mondiale.

On pourrait se dire : « Mais c’est trop grave, il faut alerter l’opinion ! ». Ce serait logique si, comme il serait normal, on veut empêcher que le pire ne se produise. Mais si on le faisait, alors on ne verrait que trop que leur responsabilité est manifeste et accablante. Et évidemment il faut cacher cela au « bon peuple ».

Pascal Boniface, avec son livre, rompt le silence contenu en lui. On le sent à le lire. Son livre est une alerte « rouge » basée, comme le font les « scientifiques », non pas sur des hypothèses mais sur des faits réels, prouvés et incontestables. C’est pourquoi, pour peu que son livre soit largement connu par l’opinion publique, celle-ci se mobiliserait pour empêcher absolument cette folle course vers « l’abîme déluge » que les « Grands qui nous gouvernent » nous préparent. Sciemment. Mais bien loin de tout regard. Secrètement, presque.

Je ne veux ni ne peux ici résumer ce livre, un livre dense mais d’une lecture aisée et accessible au plus grand nombre. Ce n’est pas du BHL ou du Glucksmann qui vous embrouillent pour peu que vous parveniez à les lire. Il leur échoit de rendre présentable ou acceptable ce qui ne l’est pas ! Contorsions verbales confuses et mensongères poudrées de philosophie de bazar font le reste. Incompréhensibles à l’évidence, ineptes de manière flagrante, égocentrés à coup sûr mais qu’importe, ils ont « table ouverte » à TF1 ! Notamment.

Je ne résumerai pas, car je ne le peux, ce livre d’opinion et de géostratégie d’autant plus que mon message principal, après avoir lu ce livre d’une traite, est simple : « Courez vite l’acheter ! Organisez des rencontres avec l’auteur ! Faites la chaine pour la paix ! Et vite, car il y a urgence. »

Mais on comprendra, que dans des temps pas si anciens, ayant suivi avec une attention toute particulière ces questions à la « Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale », je décide d’écrire – ce qui est très rare – une présentation de ce livre.

En effet, Pascal Boniface évoque avec son travail couché sur papier « une quatrième guerre mondiale ». Pourtant il n’y a pas eu de 3ème ! Si, la « troisième » s’étant terminée dans un fracas inévitable avec la fin du monde bipolaire – Est-Ouest. Elle n’a cependant pas, fort heureusement, donné lieu à une guerre « chaude ». Les camps en présence à l’époque étaient également équipés militairement et non sans heurts ils se sont tenus en respect jusqu’à ce que l’un des deux chute sous le poids de ses propres contradictions avec un coup d’épaules, pour accélérer le mouvement, de la part de l’Ouest. Celui-ci s’est empressé de déclarer « la fin du monde », pas la fin physique du monde mais la fin de l’histoire en termes de choix différents autres que le modèle triomphant.

Cette « quatrième guerre mondiale » dont parle, pour nous alerter vivement, Pascal Boniface, est bien différente de la précédente.

Depuis que le monde n’est plus lisible comme il l’était avant avec sa grille de lecture simple, bipolaire et binaire – Est contre Ouest – « on » a introduit une nouvelle dimension autrement moins claire, autrement moins définissable et atteignable, une course contre un adversaire qui peut durer des lustres. Un adversaire sorte de « furet » qui est passé effectivement par ici et qui à coup sûr repassera par là.

Car il faut toujours un ennemi pour régner en maître. Dans son livre, Pascal Boniface rapporte cette phrase qui ne manque pas de sel, d’un conseiller diplomatique de M. Gorbatchev, Gueorgui Arbatov de son nom, annonçant malicieusement en 1987 à ses interlocuteurs américains : « Nous allons vous rendre le pire des services : vous priver d’ennemi. »

Mais l’ennemi nouveau est vite arrivé, pour les Occidentaux, sorti tout droit de quelque école de Chicago ou d’ailleurs : le « choc des civilisations », le monde musulman et l’Islam, seraient devenus l’ennemi. Et pas n’importe lequel. Un ennemi particulièrement dangereux et très différent du précédent, car insaisissable, divers, une nébuleuse non organisée à la manière d’une armée. Un point commun à cet ennemi : il est classable dans la rubrique par eux concoctée de « terroriste ». La version « douce » de cette thèse étant : « Non pas que tous les musulmans soient terroristes, mais tous les terroristes sont musulmans. », comme le note Pascal Boniface.

Et de fait des événements tragiques sont intervenus, notamment aux USA, en septembre 2001. Pour la première fois, un Etat à l’apogée de sa grandeur a été frappé en plein cœur. Ce qui indique que la supériorité militaire ne fait plus tout pour assurer la sécurité. Et depuis, si Ben Laden n’a (curieusement) toujours pas été attrapé, face à cet « adversaire », une seule réponse basée sur la force a été mise en œuvre. Une politique qui, comme le remarque l’auteur, n’a qu’une façon d’aborder le problème : la force brutale des armes. Non pas qu’il ne faille pas se protéger. Mais l’éradication des causes est plus efficace que celle des effets, laquelle provoque une véritable montée de haine contre l’Occident de la part du monde musulman. C’est un engrenage fou qui est à l’œuvre. Fou et dangereux. Plus il y a de coups violents et militaires portés de manière aveugle mais systématique et plus le fondamentalisme monte en écho. Et le terrorisme, prétendument adversaire déclaré.

En toute chose c’est une solution politique qui peut avoir raison et nous éviter le pire, nous dit ce livre. Loin d’éradiquer le « terrorisme » cette politique lui donne une matière propice à prospérer, c’est son engrais. Car la haine qu’elle provoque inévitablement accouche de radicalismes encore plus nombreux.

Mais on retiendra toute son attention sur la thèse centrale de Pascal Boniface. Le cœur du cœur de tout cela, pour lui, c’est le conflit israélo-palestinien. C’est sa thèse principale, que je partage totalement. Il n’affirme pas, il la démontre comme il souligne comment et pourquoi, dans cette optique, Israël bénéficie de cette protection sans faille qui place ce pays au dessus du droit international. Et il est encouragé à le faire puisque ce pays, qui bafoue et foule aux pieds non seulement le droit mais ses propres engagements, connaît une incroyable impunité. Une totale et absolue impunité. C’est un cas unique au monde.

Au terme de son raisonnement, plus exactement de sa démonstration étayée avec soin et rigueur, sans manichéisme d’aucune sorte, Pascal Boniface en arrive à cette conclusion : l’épicentre de tous les dangers mondiaux qui nous guettent aujourd’hui c’est cela, le conflit israélo-palestinien. La centralité de ce conflit pour le présent et l’avenir du monde est clairement établie.

Car avec raison il écrit à propos de ce conflit qui n’en finit pas de durer tandis que la solution est connue mais qu’on se refuse à imposer, uniquement, encore, dans ce cas, et en totale contradiction avec le chapitre VII de la Charte des Nations unies. « La paix est un choix difficile mais hasardeux. Mais l’absence de paix est la garantie de la catastrophe qui ne concerne pas les seuls Israéliens et Palestiniens. Car chaque jour qui passe et qui ne nous rapproche pas de la paix élargit le fossé entre le monde musulman et le monde occidental ». Et l’auteur enfonce le clou : « Cet état de guerre permanent ne sera pas confiné au seul Proche-Orient et au fur et à mesure, il y aura contagion dont nous ferons les frais ».

La nouvelle direction israélienne extrémiste totale (qu’on reçoit sans scrupules sous les lambris dorés de la République) n’a qu’un objectif au demeurant déclaré : frapper l’Iran. Imaginez un instant la somme des réactions qui s’enchaineraient. Pascal Boniface ne pourrait plus écrire de livres, et nous ne pourrions plus les lire. Des livres qui seraient intitulés : « Vers une 4ème guerre mondiale ? » ne seraient plus. Plus de livres de ce type pour nous alerter. Il y aurait une guerre mondiale sans point d’interrogation.

L’avenir du mode contemporain se joue là-bas, et cela on ne nous l’avait pas dit, à ne rien faire pour régler cet « épicentre » de l’instabilité internationale à partir duquel prolifèrent tous les risques encourus.

Allez vite, encore une fois, acheter le livre de Pascal Boniface. Et offrez-le, à coup sûr, ceux qui sont spectateurs d’un monde rendu incompréhensible volontairement, deviendront des acteurs d’un monde qui soit au moins un monde de paix. Et donc de justice. C’est trop sérieux pour s’abstenir de le faire.

Jean-Claude Lefort

Le 1er juin 2009

* Pascal Boniface, « Vers la 4ème guerre mondiale ? », 210 pages, chez « Armand Colin ».

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4220#4220


Sur le sujet, tous MES articles - liste :

http://www.over-blog.com/recherche/recherche-blog.php?ref=1080274&query=guerre+mondiale

en particulier: Scénarios, acteurs, buts
http://r-sistons.over-blog.com/article-31673726.html

La guerre comme solution à la surpopulation ! Seule une riposte mondiale des populations peut...  : http://r-sistons.over-blog.com/article-18033524.html

Par Eva R-sistons - Publié dans : choc civilisations - Communauté : Littérature engagée
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Mardi 9 juin 2009
 

Un exemple héroïque
pour les générations actuelles


L’Insurrection
du Ghetto de Varsovie

 


Insurgés juifs du Ghetto de Varsovie.


Il y a 64 ans jour pour jour, le 19 avril 1943, la veille de Pessah, en réponse à l’attaque massive de la Wehrmacht, la Direction de l’Organisation Juive de Combat, créée en juillet 1942, donne le signal de l’Insurrection. Cette Direction est composée de cinq membres : Mordekhaï Anielewicz du Hashomer Hatzaïr en est le commandant ; Marek Edelman du Bund, le commandant en second ; en font également partie Icchak Cukiermann du mouvement pionnier Hekhaloutz, Hersz Berlinski du Poale Sion de gauche et Michal Rojzenfeld du Parti communiste.

Ainsi que le rappelle Marek Edelman, l'un des rares combattants survivants, dans la postface de la réédition de ses « Mémoires du Ghetto de Varsovie » en 2002 :


« La défense du Ghetto n'avait rien d'inattendu. Elle était la suite logique de quatre années de résistance d'une population enfermée dans des conditions inhumaines, humiliée, méprisée, traitée, selon l'idéologie des vainqueurs, comme des sous-hommes. Malgré ces conditions dramatiques, les habitants du ghetto ont, dans la mesure du possible, organisé leur vie selon les plus hautes valeurs européennes. Alors que le pouvoir criminel de l'occupant leur refusait tout droit à l'éducation, à la culture, à la pensée, à la vie, voire à une mort digne, ils ont créé des universités clandestines, des écoles, des associations et une presse. Ces actions qui engendraient la résistance contre tout ce qui menaçait le droit à une vie digne, ont eu pour conséquence l'insurrection. Celle-ci était l'ultime moyen de refus des conditions de vie et de mort inhumaines, l'ultime acte de lutte contre la barbarie et pour la sauvegarde de la dignité. »

Quand, dans une récente interview par le quotidien israélien Yediot Aharonot, la journaliste lui demande si l’insurrection n’était pas une forme de suicide collectif, Marek Edelman s’insurge :

« En nous soulevant, nous avons rappelé notre appartenance au genre humain. En prenant les armes contre ceux qui voulaient nous anéantir, nous nous sommes raccrochés à la vie et nous sommes devenus des hommes libres. »

Et c’est effectivement un message à la fois désespéré, mais aussi de foi en un avenir que la plupart d’entre eux ne connaîtraient pas, que les insurgés adressèrent à l’extérieur ainsi qu’en témoigne ce passage extrait de la « Proclamation du Ghetto au combat » lancée le 23 avril :

« Nous nous battons pour notre liberté et pour la vôtre... Pour notre honneur et pour le vôtre... Pour notre dignité humaine, sociale, nationale et pour la vôtre... »

Durant cette période effroyable de 1939 à 1945, des Juifs se sont battus sur tous les fronts, dans des armées régulières, dans des mouvements de résistance, et dans d’autres ghettos que celui de Varsovie. Mais c’est par cet appel à la conscience des générations futures que l’Insurrection du Ghetto de Varsovie constitue aujourd’hui un symbole. Un symbole dont, malheureusement, beaucoup de ceux qui le commémorent chaque année ont apparemment oublié, ou voulu oublier, le sens.


[Texte extrait de « Points critiques », mensuel de l'Union des progressistes juifs de Belgique, n° 275, avril 2007 – Publié sur le site de RésistanceS – www.resistances.be – le 13 avril 2007]

 

« Nous voulons sauver la dignité humaine »


Mordekhaï Anielewicz, l'un des cinq jeunes combattants des insurgés du Ghetto de Varsovie.

Le soulèvement a commencé le 19 avril 1943, déclenché par 400 insurgés de l'Union militaire juive (ZZW) et environ 40 combattants de l'Organisation juive de combat (ZOB).

Durant les combats environ 7 000 résidents du ghetto ont été tués, 6 000 ont été brûlés vifs ou gazés durant la destruction totale du quartier, les Allemands déportèrent les survivants dans le camp d'extermination de Treblinka et les camps de travail de Poniatowa, de Trawniki et de Majdanek.

L'impact psychologique de l'insurrection du ghetto de Varsovie a été très importante. La résistance a été plus forte que prévue par les Allemands, même si l'issue était certaine vu le déséquilibre des forces.

« My nie chcemy ratowac zycia. Zaden z nas zywy z tego nie wyjdzie. My chcemy ratowac ludzka godnosc »
(« Nous ne voulons pas sauver notre vie. Personne ne sortira vivant d'ici. Nous voulons sauver la dignité humaine »).
Arie Wilner (pseudo Jurek) soldat de la ZOB.

[Texte extrait de la notice sur la révolte du Ghetto de Varsovie publiée sur Wikipedia ]



http://www.resistances.be/varsovie.html
Par Eva R-sistons - Publié dans : Judaïsme, juif - Communauté : JFORUM
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Mardi 9 juin 2009

http://juif.org

Contre le choc de civilisations :

M. Barack Obama affiche un changement de ton radical par rapport à ses prédécesseurs vis-à-vis du monde arabe et du monde musulman, comme vis-à-vis du conflit israélo-palestinien, dont la résolution sur la base du droit international est une question centrale. Des mesures concrètes s’imposent pour contraindre Israël à respecter enfin le droit international. L’Europe et la France ont en ce sens un rôle à jouer comme l’exigent de plus en plus nombreux les citoyens.

C’est une véritable rupture de ton avec celui de son prédécesseur que vient d’afficher le président des Etats-Unis, M. Barack Obama, pour sa première visite dans le monde arabe

D’abord, après la politique guerrière mise en œuvre par les néo-conservateurs américains engagés dans une croisade au nom du « choc des civilisations », il en a appelé à une nouvelle ère de relations entre les Etats-Unis et le monde musulman.

Ensuite, estimant qu’une course aux armements nucléaires entraînerait la région dans « une voie extrêmement dangereus e », il s’est prononcé, à nouveau, pour un monde sans armes nucléaires et a assuré que « toute nation -y compris l’Iran- doit avoir le droit d’accéder à la puissance nucléaire pacifique » si elle se conforme au Traité de non prolifération nucléaire.

Le président américain a également réitéré son engagement à soutenir les aspirations du peuple palestinien à la création d’un Etat indépendant, sans toutefois fonder la solution du conflit sur le droit international et en se limitant à la « feuille de route ». Il a de nouveau affirmé que « La colonisation israélienne doit cesser ». Tout en qualifiant les liens entre les Etats-Unis à Israël d’ « inaltérables », il a souligné que « la situation pour le peuple palestinien est intolérable ». Reconnaissant le soutien dont jouit le Hamas auprès d’une partie du peuple palestinien, il l’a en même temps appelé à « mettre fin à la violence », notamment pour « jouer un rôle », « répondre aux aspirations des Palestiniens, et unifier le peuple palestinien ». Il tient là aussi des propos différents de ceux de son prédécesseur. Il ne s’est toutefois pas engagé dans la voie du retrait de ce mouvement de la liste des organisations terroristes ni dans la voie du dialogue pourtant incontournable.

M. Barack Obama tient un discours qui se veut « équilibré ». En fait, alors qu’Israël poursuit l’occupation de la Palestine, première des violences, et que le peuple palestinien résiste au siège insupportable de la bande de Gaza qui se poursuit –depuis plus de trois ans- après vingt-deux jours de massacres, résiste à l’occupation, à la colonisation de la Cisjordanie notamment à Jérusalem-Est, au mur de l’annexion, à l’étouffement économique et social qu’imposent des centaines de barrages militaires, aux démolitions de maisons, aux agressions militaires meurtrières, au maintien en détention de quelque 11.000 prisonniers politiques… le président américain réclame des gestes « de part et d’autre ».

Il n’empêche : les dirigeants israéliens ont vu dans ce discours du président américain une rupture par rapport à la politique de George W. Bush, lequel n’a eu de cesse de soutenir de façon inconditionnelle la politique colonisatrice de Tel-Aviv.

En fait, nul ne doute plus qu’il ne peut y avoir de paix au Moyen-Orient tant que le conflit israélo-palestinien demeure irrésolu ; c’est aussi ce que recommandait en décembre 2006 la commission bipartisane sur l’Irak dirigée par M. James Baker et M. Lee Hamilton, qui prônait une totale réorientation de la diplomatie américaine dans la région et mettait en lumière la centralité de ce conflit.

La paix passe par la mise en œuvre des droits nationaux du peuple palestinien et du droit international.

M. Barack Obama annonce vouloir créer un climat propice à la reprise des pourparlers. Mais cela pourtant ne saurait suffire. Il faut désormais des actes concrets pour contraindre enfin Israël à respecter ses engagements et les résolutions des Nations unies, que Tel-Aviv viole systématiquement depuis plus de soixante ans.

Or, Barak Obama a indiqué ne pas vouloir imposer la paix.

La France et l’Europe doivent s’engager dans la voie de la paix. Les déclarations ne suffisent plus. L’Europe, sous l’impulsion de la France, ne saurait légitiment s’engager dans la voie d’un « rehaussement » honteux de ses relations avec Tel-Aviv. Elle doit au contraire suspendre l’accord d’association avec Israël tant que cet Etat continue de violer le droit international et ses propres engagements. Elle doit intervenir avec détermination pour une véritable conférence de paix fondée sur le droit international, avec des garanties et un calendrier précis d’application. Une conférence est envisagée cet été à Moscou. Ira-t-elle dans ce sens ? Les citoyens, engagés de plus en plus nombreux dans le mouvement de solidarité avec la Palestine et pour la paix, détiennent la clé de l’avenir pacifique de la région et plus largement. Notre association doit y trouver motif à un rehaussement de son action.

Paris, le 6 juin 2009

Sur ce site, à visiter :
http://www.france-palestine.org/

Je vous rappelle que vous pouvez parrainer des petits Palestiniens
ce qui d'ailleurs fera vivre toute leur famille
voir le site http://www.france-palestine.org/

Soutenir aussi contre le 2 poids 2 mesures,
le prisonnier  franco-palestinien injustement détenu
ici http://www.france-palestine.org/

Toutes les dernières nouvelles, analyses etc
abonnez-vous à ce site :
http://www.france-palestine.org/

 

Par Eva R-sistons - Publié dans : Paix - Communauté : Annuaire de blogs
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Vendredi 29 mai 2009
Etudes du Crif
 
Les détours du rapprochement judéo-arabe et judéo-musulman à travers le monde
12/06/08
     
- - Thème: Dialogue


 

 

Ce numéro 14 des Études du Crif sur les détours du rapprochement judéo-arabe et judéo-musulman à travers le monde est un long panorama. Ce texte est trop engagé ? Oui. Il ne dit rien de l’extrémisme, de l’intégrisme, du terrorisme et de l’antisémitisme ? Certes. De plus, il évite de trop s’interroger sur l’efficacité réelle de ce qui est présenté ici. Malgré tout, ce nouveau numéro des Études du Crif a le mérite d’exister, malgré de nombreux passages subjectifs.

Les auteurs de ce texte veulent volontairement taire tout ce qui nous oppose, toutes les récriminations réciproques de l’une ou l’autre partie, pour mettre l’accent sur tout ce qui nous unit, pour permettre à nos enfants d’envisager un avenir plus serein, plus radieux et d’apprendre dès le plus jeune âge la tolérance et le respect de l’autre.
Ne doit-on pas tendre la main ? Ne faut-il pas tenter de réduire les tensions ? Ne convient-il pas de rejeter fermement les stéréotypes ? Ne doit-on pas lutter contre les préjugés ? Les Arabes et les Israéliens doivent ils passer leur temps à s’ignorer ? À se regarder en chiens de faïence ? Ou à s’entretuer ?

Parce que nous pensons que le flot d’incompréhension doit cesser...
Parce qu’il importe de mesurer ce que Juifs et musulmans peuvent faire ensemble...
Parce qu’un jour, les armes devront se taire...
Parce que le heurt des ignorances est insupportable...
Parce que nous refusons le choc des civilisations ou des religions...
Parce que le monothéisme se conjugue à trois voix...
Parce que nous sommes les enfants d’Abraham...
Nous devons nous parler.
Nous devons nous rencontrer. Nous devons réapprendre à nous connaître. Nous devons croire que l’Homme n’est pas voué à ignorer son prochain, mais à penser au devenir de l’Humanité.
Nous devons tout faire pour conforter ce choix : le choix du dialogue.
 
Albert Cohen, Président de la Commission du Crif des Relations avec les Musulmans
Marc Knobel, Directeur de la publication des Etudes du Crif
 
 
Vous pouvez lire l’intégralité de l’Etude du CRIF n°14 en cliquant sur le lien suivant : http://www.crif.org/pdf/etude_14.pdf
(Le document étant assez lourd, le téléchargement prendra quelques minutes)


http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=11359&returnto=articles_display/list&tg_id=11&artyd=80



Autre étude du CRIF : L'Antisémitisme sur le NET.


http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=11177&returnto=articles_display/list&tg_id=11&artyd=80



Par Eva R-sistons au choc de civilisations - Publié dans : Dialogue inter-religieux - Communauté : JFORUM
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Vendredi 22 mai 2009
Eva : Non-violente, je soutiens tous les combats non-violents.
La cause Palestinienne est la plus juste qui soit. L'oppression israélienne est inqualifiable. Mais la violence engendre la violence. C'est un cycle sans fin. J'exhorte les résistants Palestiniens à combattre l'occupation inhumaine, par des moyens non-violents, très médiatisés. Ils réussiront mieux à se faire entendre, pour moi. Et pourquoi ne pas organiser, au point où ils en sont, une gigantesque grève de la faim, de tout le pays ? Alors le monde verrait en face le visage hideux de son inaction coupable.

Amis Palestiniens, souvenez-vous du combat de Gandhi. Inspirez-vous en. La non-violence active est un atout, une force.

Eva R-sistons


21/05/2009 19:27

Au Proche-Orient, une voie pour la non-violence ?



Dans le village de Bilin, coupé d’une partie de ses terres par le mur de sécurité israélien, des militants palestiniens protestent en refusant tout recours à la violence, un modèle qui fait école alentour


Dans le village de Bilin, des activistes palestiniens non-violents arborent, le 15 mai 2009,  de larges clés rappelant celles de leurs maisons abandonnées lors de la Naq ba, « la catastrophe », vécue par les Palestiniens expulsés de leurs maisons par l’armée israélienne en 1948. (Photo AP/Armangue)

Abdullah Abu Rahme est venu ramasser les dizaines de bombes de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc qui jonchent le sol tout près de la barrière électrique érigée par les Israéliens sur les terres des villageois de Bilin. Jetées dans un sac de jute, elles viendront s’ajouter à celles déjà collectées et placées dans des fûts qui attendent dans son garage. « On les récupère et on réfléchit à ce qu’on va en faire. Je voudrais les réutiliser pour fabriquer quelque chose d’artistique, ou bien des bougies. Une façon de dire aux Israéliens : “Vous tuez nos enfants avec des bombes, avec celles-ci nous allumons des bougies pour éloigner l’obscurité”, c’est-à-dire l’occupation, ainsi que la désignait notre poète national, Marmoud Darwish. »



Abdullah Abu Rahme a 37 ans. Il est l’un des fondateurs du comité populaire de Bilin qui rassemble une trentaine de personnes, tous militants de la non-violence pour la fin de l’occupation. « Lorsque la première Intifada a éclaté (1), j’avais 15 ans. J’avais lu les livres de Gandhi. Je connaissais aussi la lutte que menait Mandela contre l’apartheid en Afrique du Sud. À l’université, avec une poignée de mes amis, on militait déjà contre l’occupation. »

Père de trois enfants, deux filles et un garçon nouveau-né, ce professeur de langue arabe est l’un des piliers de la résistance non-violente de Bilin, un village de 1 700 habitants. « Nous sommes parmi les plus petits de Cisjordanie », reconnaît-il, mais Bilin fait beaucoup parler de lui et son action non-violente suscite des vocations parmi ses voisins, eux aussi privés d’une partie de leurs terres par l’érection de la barrière de sécurité israélienne.

Une large couverture médiatique

La clôture électronique et les rouleaux de barbelés ont permis à Israël d’annexer de facto la moitié des terres du village. Mais la résistance non-violente d’une partie des habitants est devenue une sorte de label qu’Abdullah et ses amis du comité populaire exportent déjà dans les villages voisins, comme Biddu, Derkadis, Beit Duku, dont les terres ont subi le même sort. « À l’aide de films, de diapositives, nous leur expliquons la stratégie et les techniques à utiliser pour les manifestations », précise-t-il.

Vendredi dernier, des habitants de Bilin brandissaient des pancartes « Stoppez la grippe de l’occupation », en référence à la grippe mexicaine, ou arboraient de larges clés rappelant celles de leurs maisons abandonnées lors de la Naq ba, « la catastrophe », vécue par les Palestiniens expulsés de leurs maisons par l’armée israélienne en 1948. Les « non-violents » de Bilin peuvent aussi compter sur le soutien fidèle de quelques organisations israéliennes et bénéficient d’une large couverture médiatique, notamment des télévisions arabes et internationales. D’autres villages comme Nelin, Jayyous, Beit Sina ont depuis contacté le comité populaire.

Ce jour-là, Abou Khamis, un berger du village, veut faire paître son troupeau de chèvres sur ses terres, situées désormais côté israélien. Il doit passer une première barrière, puis franchir une sorte de no man’s land et passer une seconde porte. Mais auparavant, il doit présenter ses papiers et obtenir l’autorisation des soldats israéliens, et ce, tous les jours. Sauf que, à la suite de la manifestation pacifique du vendredi précédent, le rouleau de barbelés bouche l’espace par lequel pourraient se faufiler ses bêtes.

Les chèvres d’Abou Khamis ne passeront pas la barrière

Et ce matin, le ton monte rapidement entre les militaires israéliens, d’un côté, Abdullah et Abu Khamis, de l’autre. Les Palestiniens tirent sur les barbelés, se blessent les mains, crient en hébreu contre les soldats qui les regardent sans bouger. Le soldat insiste, il y a assez de place pour que les chèvres se faufilent. Finalement, les deux soldats pénètrent côté palestinien, avec leurs armes, le ton monte d’un cran. Chacun brandit son téléphone. Le soldat réclame du renfort, Abdullah informe le comité populaire de l’incident. Puis, chacun repart de son côté.

Finalement, les chèvres d’Abou Khamis ne passeront pas la barrière. Lui seul traverse pour aller voir si les colons de Mitatyaho East n’ont pas investi son champ. Installé sur la colline qui fait face à Bilin, ce bloc de constructions illégales a été bâti sans permis de construire, mais le gouvernement israélien ferme les yeux. Et les colons ont arraché 50 oliviers du champ d’Abu Khamis, qu’ils ont replantés dans leur colonie.

Les colons de Mitatyaho East sont des juifs ultra-orthodoxes à qui le gouvernement israélien aurait offert l’équivalent de 50 000 € pour qu’ils s’installent dans des baraquements provisoires, devenus depuis des blocs d’appartements en dur. Un peu plus loin, d’autres colonies forment le bloc de Modin Illit, bientôt le plus grand de Cisjordanie, situé entre Jérusalem et Tel-Aviv.

"En ne ripostant pas à leur violence, je me sens plus fort"

Cela fait déjà quatre ans que les habitants de Bilin mènent leur combat. En plus des manifestations hebdomadaires du vendredi devant la barrière, ils ont intenté des actions en justice. Dans un jugement rendu le 15 décembre 2008, la Haute Cour de justice israélienne a une nouvelle fois ordonné le déplacement du mur construit sur les terres de Bilin et déclaré illégal le nouveau tracé proposé par l’armée israélienne. L’État a également reçu l’ordre de se conformer à un nouveau tracé n’incluant pas des projets d’expansion des colonies et de payer les frais de justice aux habitants de Bilin. Mais, sur le terrain, rien n’a changé et la colonisation progresse dans toute la Cisjordanie.

Le 17 avril 2009 lors de la manifestation hebdomadaire, un jeune Palestinien a été tué par une grenade lacrymogène tirée à bout portant. Elle lui a traversé la poitrine et a provoqué une hémorragie massive. Une pierre tombale a été érigée le long de la barrière. Le mois dernier, un volontaire américain, Tristan Anderson, a été touché par une grenade lacrymogène à la tête. Grièvement blessé, il souffre de lésions cérébrales et a perdu un œil. Comment dans ces conditions résister à la violence, quand elle tue vos amis ?

« J’ai peur des soldats, mais en ne ripostant pas à leur violence, je me sens plus fort que tous leurs chars et leurs fusils. Par exemple, en criant de toutes mes forces : “Non, je ne vous donnerai pas ma carte d’identité.” Que peuvent-ils contre ça ? » Abdullah a été arrêté et emprisonné trois fois, légèrement blessé à plusieurs reprises. « J’ai reçu des menaces du Shin Beth, les soldats israéliens ont fait irruption chez moi de nuit. Mes filles sont terrorisées dès qu’elles voient un soldat. » Même cela ne suffit pas à ébranler la volonté d’Abdullah. « Je suis persuadé qu’il est encore possible de récupérer nos terres, notre liberté, nos droits, sans faire parler les armes. »

Agnès ROTIVEL

(1) La première Intifada a duré de 1987 à 1993, la seconde de 2000 à 2007.


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Par Eva R-sistons au choc de civilisations - Publié dans : Sagesse - Communauté : COEUR DE LUMIERE
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