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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 18:28

Le mausolée du Báb au sommet du mont Carmel à Haifa.
wikipedia.org
Le mausolée du Báb au sommet du
mont Carmel à Haifa.
La foi bahá’íe

La Terre n'est qu'un seul pays et tous les hommes en sont les citoyens (extrait des Ecrits bahá'ís)




Encore peu connue en France, la Foi bahá’íe est la plus récente des religions révélées. Après 160 ans d’existence, elle compte 7 millions et demi de croyants (Encyclopédie Britannica) appartenant à plus de 2100 groupes ethniques de par le monde, et répartis dans plus de 190 pays et 46 territoires dépendants ce qui en fait la seconde religion géographiquement la plus répandue après le Christianisme. Ses écrits sont traduits dans plus de 800 langues.

La Communauté Internationale Bahá’íe a depuis 1948 le statut d’ONG auprès de l’Organisation des Nations Unies. Depuis 1970 elle est dotée d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social (ECOSOC) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). Elle entretient également des relations de travail avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et est associée au Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

La religion bahá’íe a vu le jour au milieu du XIXe siècle en Perse (voir la rubrique Historique). Son fondateur est Bahá’u’lláh, un noble persan, qui a proclamé en 1863 être le porteur d’une nouvelle révélation, un nouveau message divin, dont la finalité est d’établir l’unité de la race humaine.

Comme toute religion, la Foi bahá’íe comporte des Ecrits saints et des règles de vie. Mais elle n’a pas de clergé, chaque croyant étant appelé à lire et comprendre par lui-même les Ecrits. La communauté est dirigée par des instances élues, au niveau local, national et international.

Les principes auxquels croient les bahá’ís et qui constituent la base de leur action sont résumés dans un texte de Shoghi Effendi, arrière-petit-fils de Bahá’u’lláh :

« La Foi bahá’íe reconnaît l’unité de Dieu et de ses prophètes, soutient le principe de la recherche sans entraves de la vérité, condamne toutes formes de préjugé et de superstition, enseigne que le but de la religion est de promouvoir l’amitié et la concorde, proclame qu’elle doit aller de pair avec la science, et affirme qu’elle est le principal facteur de pacification, d’ordre et de progrès de la société. Elle affirme sans équivoque le principe de l’égalité des droits, des opportunités et des privilèges pour les hommes et pour les femmes, recommande l’éducation obligatoire, élimine les extrêmes de richesse et de pauvreté, élève au rang d’adoration le travail accompli dans un esprit de service, recommande le choix d’une langue auxiliaire internationale, et propose les institutions nécessaires pour établir et perpétuer une paix durable et universelle. »



essentiels

Le but de la religion est de favoriser l’épanouissement individuel, l’équilibre et le bonheur de la société en y établissant la concorde, la justice et l’unité. Pour atteindre cet objectif, Bahá’u’lláh a énoncé il y a plus de 140 ans les principes suivants :


Principes essentiels :


unité de l’humanité dans sa diversité

Unité dans la Diversité

L’élément central du message bahá’í est la nécessité de réaliser l’unité entre les peuples, les nations, les religions, en un mot l’unité du genre humain : « Le grand Être dit : Voici, ô mes bien-aimés, que vient d’être établi le tabernacle de l’union ; ne vous regardez donc plus comme des étrangers. Vous êtes les fruits d’un même arbre, les feuilles d’une même branche. » Bahá’u’lláh

Cette unité doit toutefois se réaliser dans la diversité, c’est-à-dire en prenant en compte toute la richesse des différences qui existent au sein de l’humanité. Ce n’est en effet pas la diversité qui est à l’origine des conflits, mais simplement une attitude d’intolérance envers ce qui est différent.

’Abdu’l-Bahá écrit à ce sujet :

« Si quelqu’un prétendait que l’unité ne peut pas être réalisée dans le monde parce que les peuples différent profondément dans leurs manières, leurs habitudes, leurs goûts, leurs tempéraments, leurs caractères, leurs pensées et leurs vues, nous lui répondrions qu’il y a deux sortes de différences. L’une est cause de destruction, comme le montre l’esprit de rivalité et de lutte qui anime les nations en conflit ou antagonistes. L’autre n’est qu’un signe de la diversité, un symbole secret de la perfection et la révélation des bénédictions du Très-Glorieux.

Vois les fleurs d’un jardin : bien que d’espèce, de forme, de couleur et de taille différentes, elles sont cependant rafraîchies par les ondées d’un même printemps, ravivées par les brises du même vent, revigorées par les rayons d’un même soleil, et leur diversité ajoute à leur charme et accroît leur beauté.

Combien serait morne pour l’oeil un jardin où plantes, feuilles, fleurs, branches et arbres seraient calqués sur un même modèle et auraient la même couleur ! La diversité des tons, des formes et des dimensions fait la richesse et l’ornement du jardin dont ils rehaussent l’effet. De même, lorsque plusieurs modes de pensée, de tempérament et de caractère sont placés côte à côte sous le pouvoir et l’influence d’un agent unique, la gloire et la beauté de la perfection humaine se révèlent et deviennent manifestes. »

L’agent dont il est question ici est de nature spirituelle :

« Seule la puissance céleste du monde divin qui gouverne et transcende la réalité des choses a le pouvoir d’harmoniser les divergences des pensées, des sentiments, des idées et des convictions qui règnent chez les enfants des hommes. »

La foi bahá’íe en France

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La Foi bahá’íe a été introduite en France en 1898. En un siècle d’existence, elle s’est implantée dans plus de 500 localités.

Dès 1844, le Quai d’Orsay avait reçu de ses diplomates en Perse des rapports témoignant du drame dont étaient victimes les bábís.

En 1865 la publication du livre « Religions et philosophies de l’Asie centrale » du comte Arthur de Gobineau révéla l’existence de cette nouvelle religion à l’opinion publique française, et en fit un sujet de conversation dans certains salons parisiens.

En 1868, Napoléon III, alors au faîte de sa gloire, fit peu de cas du message de Bahá’u’lláh adressé aux rois et dirigeants de son temps. Dans une seconde épître, Bahá’u’lláh prédit à l’Empereur sa chute imminente. Quelques mois plus tard ce fut la défaite de Sedan.

 

La première bahá’íe en France fut une Américaine résidant à Paris et nommée May Bolles. En 1898 elle entendit parler pour la première fois du message bahá’í, auquel elle adhéra immédiatement. Elle forma dans la capitale le premier groupe bahá’í d’Europe. Ce groupe comptait 25 membres dont un grand nombre d’artistes et d’étudiants.

Les idées bahá’íes se répandirent bien que ses adeptes ne pratiquent pas le prosélytisme et malgré le climat de l’avant-guerre en France à cette époque.

On retiendra entre autres le nom d’Hippolyte Dreyfus, premier bahá’í français, de Victor et Elise Ponsonaille, fondateurs de la première école bahá’íe pour enfants défavorisés, ou encore de Laura Barney, chevalier puis officier de la légion d’honneur pour son action humanitaire et en faveur de la condition féminine.


 En octobre 1911, Abdu’l-Bahá, fils de Bahá’u’lláh, qui était alors à la tête de la jeune communauté mondiale, arriva à Paris où il séjourna 9 semaines au 4 avenue de Camoëns, non loin de la Tour Eiffel. C’est alors que le tout Paris, croyants ou athées, instruits ou ignorants, français ou étrangers, journalistes ou personnalités du monde politique et littéraire se pressèrent pour l’entendre. Abdu’l-Bahá donna ainsi 51 causeries au cours desquelles il proclama l’unicité de Dieu, l’identité fondamentale de toutes les religions, le besoin de tenir compte de la réalité spirituelle de l’Homme. Il affirma que lorsque le peuple français se serait libéré du scepticisme et du matérialisme, il insufflerait à l’Europe la vitalité et l’enthousiasme nécessaires au changement des mentalités et à l’abolition des racismes et des nationalismes.

La communauté bahá’íe bénéficie aujourd’hui en France du statut d’association cultuelle régulière.



 

La religion bahá’íe (prononcer baˈhaːʔiː), aussi connue sous le nom de bahá'isme ou de foi bahá'ie a été fondée par le Persan Mirzâ Husayn 'Alî (1817-1892) en 1863. Ce nom est dérivé du surnom donné à son fondateur : Bahá'u'lláh (en arabe, « Gloire de Dieu » ou « splendeur de Dieu »). Les bahá'is sont les disciples de Baha'u'llah. Ils s'organisent autour de plus de 100 000 centres (répertoriés par le centre mondial de Haïfa) répartis dans le monde entier, et leurs écrits sont publiés en plus de 800 langues (accessibles dans les bibliothèques baháies). En 2007, elle compte environ 7 millions de croyants (ayant chacun signé sa déclaration d'adhésion) appartenant à plus de 2100 groupes ethniques, répartis dans plus de 193 pays (l'existence juridique de chaque communauté nationale ou régionale correspond à une démarche officielle effectuée dans le pays concerné). Son but est d'unir tous les peuples du monde dans une cause universelle et une foi commune. Son centre mondial est situé à Haïfa, en Israël.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Baha%C3%AFsme

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Published by Eva R-sistons au choc de civilisations - dans Baha'i
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Eva R-sistons 01/03/2010 04:30


Bonjour Serge

Excusez le temps mis à vous répondre, je viens rarement sur ce blog

J'admire beaucoup Baha'u'llah.

Merci de rectifier ce qui n'est pas juste, avec plaisir !

Cordialement, eva


Fastapoo 16/02/2010 12:10


Bonjour, j'ai lu avec attention votre article sur la Foi Baha'ie et noté quelques inexactitudes sur certains points qui me semblent essentiels et conforme aux écrits de Baha'u'llah.

Si vous le souhaitez je peux vous les énumérer et vous fournir des précisions.
Sinon je vous souhaite une bonne continuation.

Serge


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  • : Eva pour la communion des civilisations
  • Eva pour la communion des civilisations
  • : Eva est une femme de paix, de consensus, s'opposant au "choc de civilisations", prônant la tolérance, le dialogue et même la communion de civilisations. Elle veut être un pont fraternel entre les différentes religions monothéistes. Elle dénonce les fondamentalismes, les intégrismes, les communautarismes sectaires et fanatiques, repliés sur eux, intolérants, va-t-en-guerre, dominateurs, inquisiteurs, haineux, racistes, eugénistes, impérialistes.
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