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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 03:57


Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent,
et où les voleurs percent et dérobent ;
mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille
ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur.

Evangile de Matthieu 6/19-21


 

 

Les origines de la crise…

 

Une sœur chrétienne m’a fait parvenir il y a quelques jours un petit diaporama, comme il en circule tant sur le Net, intitulé : Adieu « bon sens » !

Ce diaporama rappelait, entre autre, une règle simple, aujourd’hui apparemment oubliée « On ne dépense que ce que l’on possède ».

Je me suis dit : tiens, voilà une phrase pertinente, simple, accessible… et qui explique bien notre situation actuelle… cette fameuse crise qui semble gagner du terrain de jour en jour et rendre l’avenir économique de plus en plus incertain, voir de plus en plus sombre.


Même si les mécanismes techniques sont complexes, la crise économique actuelle repose sur une base simple : Notre économie s’est développée sur le principe de l’endettement généralisé. Aiguillonné par une conception matérialiste du bonheur - ou l’avidité, le désir de puissance ou de paraître et l’égoïsme sont rarement absents, ainsi que les logiques destructrices résumées par la Parole de Dieu sous le terme d’ «usure» -, tout le monde vit à crédit : les particuliers, les entreprises, les institutions étatiques… et même les organismes bancaires. Bref, tout le monde vit au dessus de ses moyens et un fossé s’est peu à peu creusé entre ce que l’on croit posséder et notre richesse réelle, concrète. Notre économie a progressivement basculé dans le virtuel, l’irréel, le rêve.  A plus ou moins longue échéance, ce type de situation finit toujours par une forme de « purge » ou de rééquilibrage. C’est ce que nous commençons à vivre aujourd’hui : le réel refait surface, nous rattrape et nos possessions virtuelles apparaissent pour ce qu’elles sont : des jeux d’écriture, des promesses sans garantie, des investissement dans des « bon plans » totalement éphémères, bref, du vent.


Arrive un temps où nous ne savons plus très bien quelle est la réalité tangible de notre « avoir » et la fiabilité des « lieux virtuels » où nous avons placés nos biens. Le doute nous saisit. L’incertitude se répand. Avec le doute et l’incertitude les mécanismes se grippent, en particulier le mécanisme du crédit. Avec lui, c’est le fondement même de notre vie matérielle qui vacille. Les discours rassurant des élites politiques et financières, saturés d’expressions comme « garantie des fonds », « fiabilité des placements», « solidité du système bancaire », etc. rassurent de moins en moins. Le discours démagogue et édulcorant des pouvoirs du temps du prophète Jérémie, prétendant maîtriser la situation  et traitant perpétuellement d’alarmistes et d’irresponsables les prophètes « de mauvais augures » (Bible ; Jérémie 6/14 ; 7/8 à 15 ; 14/15 ), n’a malheureusement pas pris une ride.

 


 

Que va-t-il se passer ? Bien malin celui qui pourrait répondre à cette question de façon précise, tant la dimension émotionnelle, irrationnelle, est importante dans ce type de situation. Pour s’en tenir à des généralités, il est possible d’affirmer sans trop prendre de risque que nous allons assister à une formidable « mise à plat » de notre économie globale. Les « bulles de vent » vont éclater les unes après les autres et la réalité va reprendre ses droits. Les dormeurs de la Matrice vont se réveiller, parfois de façon douloureuse… car celui qui croyait dormir sur un matelas confortable, se croyant abrités dans le lit du « système », apaisés par l’inconscience que procure la nuit (RA 1/8) du discours officiel raisonnable et rassurant,  va réaliser qu’il est en fait couché à même le sol.

 

Le côté positif de cette crise : elle va nous remettre les pieds sur terre.  L’effritement de nos illusions – le rêve qui cache la nuit (RA II/14)- peut déboucher sur une profonde prise de conscience et une nouvelle évolution décisive pour l’humanité. L’homme qui se met à douter des valeurs auxquelles il croyait – celles de la bourse comme celles plus générales du système auquel il a confié sa vie – est mûr pour rechercher d’autres valeurs, d’autre fondements à son existence. En sortant du rêve, en revenant à la réalité – notre propre réalité intérieure comme celle de la société que nous avons engendrée – nous retrouvons nos capacités à changer vraiment, nos capacités à réinventer le monde.

 

 

 

A ceux qui aiment le plaisir et les biens le tentateur dit:
«Restez dans la vallée grasse, dans les aises de vos maisons!
A ceux qui n’ont pas je prête pour payer le maçon, le tapissier et le jardinier,
pour les musiciens qui égaieront leurs fêtes; j’avance le prix de l’étalon
qui les portera chez leur belle, chez l’ami qui donne un banquet;
si brèves sont vos joies, les échangerez-vous contre les peines d’une folle ascension qui vous précipiteront plus vite encore, maigres et tristes,
dans la fosse sans retour?»
Ceux-là retournent se coucher, s’écriant:«Voilà un langage de sagesse!»

(RA 26/4)

Notes : La citation ci-dessus ne condamne pas la possession de biens matériels en tant que telle ni les plaisirs de la vie; Il faut distinguer entre les ambitions et possessions normales et la tentation des excès, sources d'avidité, d'égoïsme, d'orgueil. Le tentateur ne propose pas le confortable, légitime chez-soi (maison chaude 26/8), mais la maison d'aise, une inutile démesure de place et de luxe - Le Livre dit: Deux chaises pour une jambe, deux lits pour une nuit (V/7)-. Le tentateur propose la vallée grasse, un monde tellement tenté et exploité qu'il ne pense qu'à accumuler les biens superflus et qu'à obtenir des prêts pour les acheter. Dans la tentation des musiciens ce qui est en cause n'est pas la musique, que Dieu aime (30/11 et v.8), mais les spectacles-mirages abêtissants. Le tentateur ne propose pas la mule (26/9), c.-à-d. l'automobile utile et légitime, un grand progrès, mais l'étalon, c.-à-d. le véhicule inutilement puissant et voyant. De même la belle n'est pas l'épouse, mais la maîtresse, la prostituée; le banquet n'est pas le repas, mais le gâchis de nourriture. Ces quelques tentations en impliquent beaucoup d'autres qui, en tant que biens et plaisirs, peuvent ne pas être mauvais en soi, mais qui, en perdant la mesure (Veillée 7), gâtent les natures faibles, et peuvent empêcher l'âme d'éclore ou la tuer.


http://le-jardin.over-blog.net/article-23663027.html

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Published by Eva R-sistons au choc de civilisations - dans Sagesse
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commentaires

eva 15/10/2008 20:09

Très beau texte, Hadria, j'ai envie de le reproduire

Bien à toi, Eva

Hadria RIVIERE 13/10/2008 08:58

Je n'ai jamais cru et ne peux croire à cette hypothèse « de la fin du monde », l'apocalypse et encore moins au retour des chevaliers de l'apocalypse - si tenté qu'ils existent -

Que nous nous acheminions vers des temps difficiles OK,
Quant aux fascisme, depuis un certains temps déjà nous évoluons dans des sociétés fascisantes - donc rien de nouveau - si ce n'est qu'avec la crise financière les violences, les répressions, les privations de nourriture, du minimum vital s'accentueront - car pour un grand nombre des habitants de ce pays, la France - la faim, le manque de logement, de soins, de considération, l'indignité etc..sont déjà leur lot quotidien...

Si, les classes moyennes sont directement touchées par la crise, oui alors, le bateau FRANCE, va tanguer - D'où, -peut-être la création du livret blanc de l'armée, de regroupement des "policiers", le recrutement, abondant de policiers etc. du sieur Sarkozy...

Personnellement, je suis contente de l'existence d'une telle crise, car - et si, nous nous saisissons de cette opportunité - c'est une occasion en or, pour enfin changer, en profondeur nos sociétés pour leur faire faire un virage à 100 degrés afin de revenir aux fondamentaux, aux principes, aux vraies valeurs qui, ont fondés nos républiques..

Remettre l'individu, la valeur Humain au centre de toutes les décisions, orientations politiques, économiques, et non privilégier le financier au détriment justement du travail et de ceux qui,quotidiennement au prix de leur sueur, de leur sang, de leur santé produisent les richesses d'un pays.

Il n'est pas non plus juste ni logique que des pays comme la Chine - qui, n'a aucune dette et qui poursuit son développement, la Russie - également sans dette extérieure et en plein boom économique, l'Inde et les pays a matières premières importantes, usines, main-d'œuvre foisonnantes puisque être considérés comme des pays émergeant et exclus de toutes les organes et instanceq de décisions - crées a la suite de la deuxième guerre mondiale -

La crise financière qui, commence seulement a traverser l'Europe - symbole a mes yeux la fin de
5 siècles de domination de l'occident sur la planète et la fin de l'hégémonie Américaine = C'est une excellente bonne nouvelle ;

La fin d'une idéologie malsaine et mortifére que je caricaturerai de la sorte :

Une minorité de pays et d'individus se nourrissant en appauvrissant la grande majorité des habitants de cette planète - cela ne pouvait décemment pas durer !!!
Quant une société organise le sacrifice humain, de ses composants :

Licenciement, délocalisation = cout social et psychologique considérables et prend pas en compte la sécurité des travailleurs = le nombre d'accident du travail a bondi,

S'inscrit dans une logique schizophrène = augmentation du temps du travail alors que le nombre de chômeurs n'a de cesse d'augmenter,
Enferme des pan entier de son peuple derrière des barreaux, des enfants, les étrangers etc...

Organise la destruction de ses institutions en les ayant au préalablement laissées se gangrenées par la corruption, détournement de fonds publics dans l'impunité totale,

Massacre l'école, l'armée, favorise la délation, le violence policière etc..

Et, tout cela au détriment – de la seule valeur qui vaille la peine, d'être RESTECTE : l'HUMAIN son honneur et sa dignité, ses droits et toute en se revendiquant Démocratie -et en récitant la litanie de droits de l'homme...Ce n'est là, que pure FOLIE DEVASTATRICE qui, ne peut indéfiniment se perpétrer et, la crise financière en est l'aboutissement !!!

Ne vaut-il pas mieux que ce type de société et les valeurs néfastes qu'elle prône disparaissent ?

Personnellement, je réponds OUI, il vaut mieux que ces sociétés qui, se sont construites sur "L'AVOIR", la possession, la rivalité, la compétition, la haine de son semblable etc.. au détriment du partage, de l'empathie, du respect du travail et de l'honneur de ceux qui, la composent etc..DISPARAISSENT

Cette crise financière est donc une opportunité, pour un nouvel ordre ECONOMIQUE , une autre manière EQUITABLE de commercer, de travailler, une redistribution équitable et juste et logique des positions de pouvoir et de force et l'avènement de nouvelles valeurs, de nouveaux principes, de nouvelles règles de fonctionnement !!!..

C'est cela ne pourra se faire sans douleur, peur, souffrance, cadavres et destruction... C'est là, le prix a payer parce que justement nos sociétés sont allés trop loin dans le déni de son HUMANITÉ

Hadria RIVIERE

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  • : Eva pour la communion des civilisations
  • Eva pour la communion des civilisations
  • : Eva est une femme de paix, de consensus, s'opposant au "choc de civilisations", prônant la tolérance, le dialogue et même la communion de civilisations. Elle veut être un pont fraternel entre les différentes religions monothéistes. Elle dénonce les fondamentalismes, les intégrismes, les communautarismes sectaires et fanatiques, repliés sur eux, intolérants, va-t-en-guerre, dominateurs, inquisiteurs, haineux, racistes, eugénistes, impérialistes.
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