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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 22:38





INSUFFISANCES DU MATÉRIALISME ÉCONOMIQUE

Beaucoup de Français éprouvent un sentiment de lassitude à l'égard des idéologies sans fondement solide qui réclament leur adhésion; ils sentent le besoin de se rattacher à des points fixes, à des repères immuables; ils en viennent à mettre en question l'élément central commun aux idéologies qui leur sont proposées : le matérialisme économique; ils sentent qu'il faut d'autres critères que la croissance du P.I.B. (produit intérieur brut) pour définir une bonne politique; ils sentent que la société doit être ordonnée autrement qu'en fonction des seuls besoins de l'économie; qu'elle doit l'être en fonction d'une certaine hiérarchie des valeurs, en fonction de certains principes.

 

Hiérarchie des valeurs tenant compte d'autres valeurs que de celles qui  sont purement économiques;  principes  stables d'organisation sociale : la pensée s'achemine ainsi vers la notion de doctrine sociale.

 

QU'EST-CE QU'UNE DOCTRINE SOCIALE ?

• Le dictionnaire Le Robert définit le mot «doctrine» : «Ensemble de notions qu'on affirme être vraies, et par lesquelles on prétend fournir une interprétation des faits, orienter ou diriger l'action».

A l'idée de doctrine est associée par conséquent l'idée d'ensemble, de synthèse.

Une doctrine sociale sera ainsi un ensemble d'explications rendant compte ou prétendant rendre compte de tous les aspects de la vie sociale de l'homme sur terre.

• Une deuxième idée - non mise en évidence par Le Robert – se rattache au mot «doctrine» : idée de permanence et d'universalité. Une doctrine est un ensemble de notions stables dans le temps et dans l'espace, valables pour toutes les époques et pour tous les hommes.

Un système sociopolitique méritera donc le nom de doctrine sociale s'il est suffisamment synthétique, stable et universel, s'il se présente vraiment comme une synthèse expliquant la destinée de l'homme en tant qu'être social et donnant à son activité un cadre et des normes.

OÙ TROUVER UNE DOCTRINE SOCIALE DIGNE DE CE NOM ?

Étant donnée cette définition, on pourrait penser que toutes les  grandes religions, que tous les partis politiques soucieux d'une certaine cohérence possèdent leurs propres doctrines sociales et les considèrent comme obligatoires pour leurs adeptes. Il n'en est rien


Les religions non-catholiques - sauf le judaïsme et l'islam –n’ont, en fait de doctrine sociale, que des éléments si notoirement insuffisants qu'on ne peut guère parler de doctrine à leur sujet. (NB Eva : Que pourrait-on bâtir ensemble sur les valeurs communes ?)



Quant aux organisations politiques - exception faite de la franc-maçonnerie et du parti communiste - elles proposent des recettes en matière sociale et politique, mais rien qui ait le caractère d'une doctrine sociale au sens qui vient d'être défini; elles expliquent comment restreindre le chômage, réformer les municipalités accroître les exportations, organiser le crédit, assurer la stabilité monétaire... Dans tout cela, il n'y a pas à proprement parler de doctrine faute d'une vue synthétique des choses; ou bien si l'on croît y découvrir une synthèse, elle se rattache inévitablement soit à la conception marxiste, soit à la conception maçonnique, soit à un mélange des deux (tel est le cas des socialistes français) (
[1]).

Ainsi, en dehors de la doctrine sociale de l'Église catholique, on ne trouve guère, comme systèmes méritant plus ou moins le nom de doctrine sociale, que ceux qui se rattachent au coran, au talmud, ou aux idéologies maçonnique ou marxiste.

Nous n'allons pas faire ici la critique de ces systèmes. Qu'il suffise de rappeler qu'aucun d'entre eux ne respecte la loi naturelle; le coran et le talmud ont amputé celle-ci d'une partie de ses commandements codifiés dans le décalogue; et dans les idéologies maçonniques et marxistes, la notion même de loi morale immuable et universelle a disparu.

De ce fait, quand nos contemporains sentent le besoin d'établir une hiérarchie des valeurs dans la société et d'y faire respecter un certain sens de la dignité de l'homme, ils sont bien en peine de trouver une doctrine sociale répondant à leur requête à moins qu'ils ne se tournent vers celle de l'Église.

 

UNE DOCTRINE UNIQUE EN SON GENRE

L'Église est donc le seul corps social à présenter avec autorité une doctrine sociale cohérente et respectant intégralement la loi naturelle. A lui seul, ce fait constitue un puissant argument d'apologétique en faveur du catholicisme.

 

UNE DOCTRINE QUI REVIENT EN FORCE

Jean-Paul II, plus que ses prédécesseurs immédiats, a consacré de grands efforts à faire connaître la doctrine sociale et à en montrer l'importance :

«La "nouvelle évangélisation" dont le monde moderne a un urgent besoin  (...) doit compter parmi ses éléments essentiels l'annonce de la doctrine sociale de l'Église,  apte, aujourd'hui comme sous Léon XIII, à indiquer le bon chemin pour répondre aux grands défis du temps présent, dans un contexte de discrédit croissant des idéologies. Comme à cette époque, il faut répéter qu'il n'existe pas de véritable solution de la "question sociale"  hors de l'Évangile  et que, d'autre part, les "choses nouvelles" peuvent trouver en lui leur espace de vérité et la qualification morale qui convient».

(Encyclique Centesimus annus du 1er mai 1991, § 5)

 

On comprend que des groupes extérieurs à l'Église aient pu parler de «retour en force» de la doctrine sociale, comme en témoigne cette remarque du Centre patronal de Lausanne ([2]) dans sa revue Études et Enquêtes :

«La publication par Jean-Paul II de l'encyclique Centesimus annus, à l'occasion du centième anniversaire de Rerum novarum, confirme le retour en force de la doctrine sociale de l'Église catholique après l'éclipse subie au lendemain de Vatican II, Il faut reconnaître que le rejusqu'à l'avènement du pape venu de l'Est» ([3])

UNE DOCTRINE DONT L'ENSEIGNEMENT CONNAIT UNE CERTAINE CRISE

Il faut reconnaître que le retour en force de la doctrine sociale s'accompagne d'une certaine crise dans son enseignement.

suite à

http://www.salve-regina.com/Chretiente/Doctrine_sociale_de_lassus.htm

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Published by Eva R-sistons au choc de civilisations - dans 3 religions du Livre
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  • : Eva est une femme de paix, de consensus, s'opposant au "choc de civilisations", prônant la tolérance, le dialogue et même la communion de civilisations. Elle veut être un pont fraternel entre les différentes religions monothéistes. Elle dénonce les fondamentalismes, les intégrismes, les communautarismes sectaires et fanatiques, repliés sur eux, intolérants, va-t-en-guerre, dominateurs, inquisiteurs, haineux, racistes, eugénistes, impérialistes.
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