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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 16:57

Quand les organisations sionistes
misent sur l'islam de France


Quand les organisations sionistes misent sur l'islam de France


Jusqu'à une époque récente, les relations entre les organisations sionistes, CRIF en tête et les associations musulmanes de France (CFCM, UOIF, RMF et Grandes mosquées), n'étaient pas au beau fixe. En dépit de tentatives d'approches, timides et restées lettre-morte, le rejet et la défiance ont toujours constitué le cœur de leurs relations, à de rares exceptions près (1).


Fouad Bahri Jeudi 29 Octobre 2009

Mais depuis le lancement de son institutionnalisation sous la férule de l'État, l'islam de France semble devenu l'objet de toutes les attentions de la part des organisations sionistes.

Une attention qui bénéficie de la bienveillance du bureau chargé du culte, place Beauvau. En effet, quelques semaines après son élection au poste de président du CFCM en 2008, Mohamed Moussaoui a été convié à se rendre au mythique diner du CRIF. Devant un premier refus de l'intéressé, le bureau chargé des cultes aurait fait pression pour qu'il s'y rende. Ce que Moussaoui, le vague à l'âme, s'est résolu à faire (2).

Dans un tout autre registre, l'émergence subite de l'imam de Drancy, Hassan Chalghoumi, sur la scène médiatique a révélé les dessous d'une nouvelle stratégie du sionisme en France (3).

Cet imam, ami de Marek Halter, avait déjà participé, aux côtés de l'imam de Bruxelles, Yacob Mahi, du prêtre Mathieu Gosse et du rabbin français Michel Serfaty, à un voyage à Sderot, puis à Gaza, en mars dernier, pour parler paix et respect des religions. Ils y avaient rencontré, à grands renforts de publicités, quelques responsables palestiniens, dont un des imams de Gaza.

Depuis, Chalghoumi est devenu le chouchou des organisations départementales du CRIF (Seine-Saint-Denis). A présent, elles n'hésitent plus à le louer comme le modèle de l'imam républicain, ami d'Israël. "Il est pour nous un interlocuteur plus favorable que le CFCM, trop influencé par la politique internationale," (4) dira de lui Sammy Ghozlan, le responsable du Bureau national de vigilance de l'antisémitisme."C'est un homme d'une extrême courtoisie dont les embrassades médiatiques avec le rabbin Serfaty [l'un des responsables de l'Amitié judéo-musulmane] sont utiles pour le vivre ensemble", insiste Bernard Kanovitch, chargé au CRIF des relations avec les musulmans (5).

Le cas de Chalghoumi est emblématique de la nouvelle stratégie mise en place par les mouvements sionistes en France.

Jusqu'à présent, cette stratégie était classique : recours systématique à l'accusation d'antisémitisme pour disqualifier les opposants, instrumentalisation du génocide juif comme source de chantage permanent et de tension inter-communautaire, dont Roger Cukierman (6) s'était fait le champion.

Dorénavant, une autre stratégie est utilisée : la dépolitisation de la communauté musulmane au moyen du dialogue inter-religieux. Parler de dialogue inter-religieux sur la toile de fond du plus vieux conflit de notre époque, permet à ces acteurs de créer un contre-feu, de dépolitiser un conflit purement politique.

Cette nouvelle stratégie marche assez bien, d'autant plus que le CRIF est une organisation politique, rodée aux méthodes politiciennes, à la différence d'un Consistoire israélite, institution religieuse plus légitimement fondée à dialoguer avec les autres communautés.

On retrouve cette stratégie à l'œuvre avec des associations musulmanes ayant pignon sur rue, et d'autres moins connues.

Les Scouts musulmans de France, sous la houlette du Guide soufi Khaled Bentounès, se sont ainsi engagés dans un programme inter-culturel judéo-musulman prénommé le projet Aladin, “soutenu par de nombreuses personnalités parmi lesquelles plusieurs centaines d’intellectuels, historiens et personnalités de premier plan du monde arabo-musulman”. Ce programme “vise à rendre disponibles en arabe, en persan et en turc des informations objectives sur la Shoah, les relations judéo-musulmanes et la culture juive.” (7) On remarquera le terme objectif, dont les auteurs ont jugé l'emploi nécessaire, et les signataires. (8)

L'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM 93), organisé sur le modèle du CRIF, ne manque jamais d'inviter, à ses dîners, les responsables départementales du CRIF, à l'instar de Sammy Gozlan et du désormais protégé Hassan Chalghoumi.

Même l'UOIF n'a pas échappé à cette nouvelle donne. Si une rencontre entre elle et le CRIF avait déjà été organisée en catimini par un Sarkozy à l'époque ministre de l'intérieur, rencontre sans lendemain, certains cadres uoifistes n'ont plus de scrupules à devenir les interlocuteurs régionaux du CRIF. Tareq Oubrou en est l'exemple le plus célèbre.

Interlocuteur depuis des années de la section sud-ouest acquitaine du CRIF, Tareq Oubrou n'hésite pas à participer aux conférences et dîners de cette section, au grand dam de la cause palestinienne dont l'UOIF prétendait être l'un des plus ardents défenseurs. (9)

Tous ces cas illustrent la dérive patente des représentants religieux musulmans, devenus supplétifs objectifs du mouvement sioniste, avec comme conséquence fâcheuse, le discrédit et le déshonneur ainsi portés à la fonction d'imam.

Mais les choses ne s'arrêtent pas là. Les organisations sionistes seraient mal inspirées de se limiter à des officines en mal de reconnaissance et de légitimité par leurs bases. La conquête des jeunes entrepreneurs et des futurs acteurs économiques s'est donc vite imposée comme une nécessité.

Depuis peu, la fondation de Rothschild organise des séminaires judéo-musulman à destination du monde de l'entrepreneuriat, dont le but officiel est de “de promouvoir le dialogue interculturel et d’explorer les différentes voies possibles au dialogue entre les communautés musulmanes et juives et cela hors contexte du Moyen-Orient” (10). L'idée est “de dépasser le conflit israélo-palestinien”. Pour ses auteurs, “il ne faut pas que le dialogue soit pris en otage par celui-ci.”

Et en guise de bonne foi, la Fondation de Rothschild a inauguré ce dialogue par une conférence sur... l'islamisme et ses origines. On ne doute pas un instant des bonnes intentions de cette noble institution.

Si les premiers résultats de cette stratégie semblent porter leurs fruits, il parait évident qu'à long terme, elle n'est pas viable. La compromission morale et politique tant des institutions religieuses que des imams qui les entourent, ne manquera pas de produire une rupture de plus en plus violente avec la base, complètement ulcérée par ces formes de collaborations.

En attendant la mise en place d'une nouvelle stratégie....


1- Dalil Boubakeur est l'une de ces exceptions. Fidèle des banquets du CRIF et des réceptions mondaines, le recteur de la Mosquée de Paris a été fortement contesté au moment de son soutien d'Israël, peu de temps après les massacres de Gaza de l'hiver dernier.

2- D'après ses propres confidences à un responsable associatif parisien.

3- Sur l'affaire Chalghoumi, voir notre article : http://collineverte.over-blog.com/pages/Ces_imams_de_la_honte-1828177.html

4- Le Figaro, L'imam de Drancy prône l'ouverture, 27 mars 2009.

5- Le Monde, Des associations musulmanes laïques et religieuses émergent face au CFCM, 11 juin 2009.

6- Ancien président du CRIF. Il avait notamment déclaré au soir du premier tour de l'élection présidentiel, que le succès de Le Pen était “un message envoyé aux musulmans pour qu'ils se tiennent tranquille.” On se souvient dans le même ordre d'idée, de la déclaration d'Ariel Sharon invitant les juifs de France à s'exiler en Israël, au motif d'une nouvelle montée de l'antisémitisme et de la présence importante de musulmans.

7- in http://www.fondationshoah.org/FMS/spip.php?article884

8- ibid. Parmi eux, Jacques Chirac, Gérard Schroder, le Prince El Hassan ben Talal de Jordanie et d'anciens chefs d'états de pays musulmans.

9- Cette attitude schizophrénique de l'UOIF se retrouve également chez l'UAM 93 qui invite, parallèlement, le juge palestinien Cheikh Tayseer al Tamimi.

10- Lire l'interview de Firoz Ladak, sur
saphirnews.com.

http://ism-france.org/news/article.php?id=12906&type=analyse http://ism-france.org/news/article.php?id=12906&type=analyse


http://www.alterinfo.net/Quand-les-organisations-sionistes-misent-sur-l-islam-de-France_a38572.html

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 04:21

.
  

Christian Delorme (prêtre catholique, diocèse de Lyon)



A propos du dialogue interreligieux :


  • nettoyer l’histoire :


    - comprendre les mécanismes qui ont conduit à tant de guerres,

    - savoir reconnaître et mettre en évidence ce qu’il y a eu de positif.
  • accueillir le présent :

    - savoir analyser ensemble le monde qui est le nôtre.

  • vouloir un avenir commun :

    notre monde est devenu un village planétaire, nos cultures doivent vivre ensemble.

                  

                  Nous vivrons ensemble
                ou nous périrons ensemble.


 
                            http://www.larcenciel.be/spip.php?article179

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 02:38
DOSSIERS
LA DÉBÂCLE DU MONDE ARABE L’Islam est-il responsable?

22 Octobre 2009 Les musulmans représentent 23% de la population mondiale

Le monde arabe, combien de divisions?

Depuis la chute de l’empire soviétique, il est apparu que la guerre froide, n’ayant plus raison d’être, des idéologues américains ont cherché et trouvé «un Satan de rechange». Ceci a donné lieu, notamment après l’invasion de l’Irak et l’incantation de Bush père de l’avènement d’un «Nouvel ordre mondial» à des floraisons d’étude. Cela va de «La Fin de l’histoire» de Francis Fukuyama, à Samuel Huntington avec Le Clash des civilisations qui désigne le péril vert et le péril jaune comme adversaires de la civilisation judéo-chrétienne. L’Islam, «Le tiers exclu de la révélation abrahamique» est le bouc émissaire des maux actuels de l’Occident. Il n’est pas étonnant de ce fait, de soupeser le poids de l’adversaire en le dimensionnant ce qu’a fait The Pew Forum on religion & public life qui a publié, ce mois-ci, une étude détaillée sur les musulmans du monde, intitulée Mapping the Global Muslim Population. A report on the Size and Distribution of the World’s Muslim Population.
Première leçon de cette étude, si l’on compte 1,57 milliard de musulmans (23% de la population mondiale), l’Asie représente la plus grande proportion d’entre eux, soit plus de 60% du total. Les quatre pays les plus peuplés de musulmans sont, dans l’ordre: l’Indonésie (202 millions), le Pakistan (174 millions), l’Inde (160 millions) et le Bangladesh (145 millions). Le pays arabe le plus peuplé de musulmans n’arrive qu’en cinquième position, c’est l’Egypte (78 millions). L’Afrique du Nord et le Proche-Orient ne comptent que 315 millions de musulmans (à peine plus de 20% du total), suivis de l’Afrique subsaharienne (240 millions). 80% des musulmans habitent des pays où ils représentent une large majorité.(1)

Les musulmans parlent

Dans le même ordre de la connaissance de l’Autre, un ouvrage important écrit par John L. Esposito, un des meilleurs spécialistes américains de l’Islam, et Dalia Mogahed, une analyste travaillant pour l’institut de sondage Gallup: Who speaks for Islam? What a billion muslims really think («Qui parle au nom de l’Islam?»). Cet ouvrage est intéressant à plus d’un titre, pour la première fois, à notre connaissance une image de la situation des musulmans dans le monde est donnée. Alain Gresh, qui le présente, écrit: «Cet ouvrage s’appuie sur une très large enquête d’opinion, à travers plus de 35 pays et représentant, selon les auteurs, plus de 90% des 1,3 milliard de musulmans. L’idée est de faire parler les musulmans eux-mêmes et pas les responsables ou les experts. Les auteurs résument ainsi les principaux résultats de leur enquête.»
«Les musulmans n’ont pas une vision monolithique de l’Occident. Ils jugent les différents pays en fonction de leur politique, pas de leur culture ou de leur religion. Leur principal rêve est de trouver du travail, pas de s’engager dans le djihad. Ceux qui approuvent des actes de terrorisme sont une minorité et cette minorité n’est pas plus religieuse que le reste des musulmans. Ce que les musulmans admirent le plus dans l’Occident, c’est sa technologie et la démocratie; ce que les musulmans condamnent le plus en Occident, c’est la "décadence morale" et la rupture avec les valeurs traditionnelles (dans des proportions similaires à celles des... Américains). Les femmes musulmanes veulent à la fois des droits égaux et le maintien de la religion dans la société. La majorité ne veut pas que les dirigeants religieux aient un rôle direct dans l’élaboration des Constitutions, mais est favorable à ce que la loi religieuse soit une source de la législation. Pour la majorité des musulmans (plus de 90% dans certains pays), la religion est un aspect essentiel de leur vie.» «Beaucoup considèrent la religion comme un aspect primordial de leur identité. L’Islam n’est pas, pour ses fidèles, ce qu’il apparaît aux ob-servateurs étrangers, une simple carapace de règles contraignantes et de punition. Pour beaucoup de musulmans, c’est une boussole mentale et spirituelle qui donne un sens à la vie, les guide et leur donne de l’espoir. Une proportion importante des personnes disent que leur vie a un but important (90% pour les Egyptiens, 91% pour les Saoudiens).»(2)
«
Les auteurs montrent les changements de la situation des femmes depuis quelques décennies, avec leur intégration massive dans l’éducation (notamment au niveau de l’université). Elles veulent toutes plus de droits et notamment l’égalité juridique avec les hommes, le droit de vote en dehors de toute pression familiale, la possibilité de travailler à n’importe quel poste en fonction de leur qualification (c’est notamment le cas de 76% des Saoudiennes). Désirent-elles pour autant être "libérées par l’Occident"? Pourtant, quand on leur demande si adopter les valeurs occidentales ferait avancer leur cause, seules 12% des femmes indonésiennes, 20% des Iraniennes et 18% des Turques sont d’accord. Elles pensent que l’attachement à leurs valeurs spirituelles et morales est un élément important dans les progrès que leur situation doit connaître. "Travailler pour le progrès des femmes en s’appuyant sur la charia plutôt qu’en l’éliminant est un thème qui renaît dans les sociétés musulmanes contemporaines."
Les femmes musulmanes veulent à la fois le respect de leur religion et leurs droits; alors qu’elles admirent certains aspects de l’Occident, elles n’adoptent pas toutes les valeurs de l’Occident; la majorité des femmes musulmanes considèrent avec suspicion les défenseurs occidentaux des droits des femmes.
»(2) De l’analyse rapide des deux études précédentes, on peut déduire que l’essentiel de l’Islam est asiatique. Les pays asiatiques semblent se développer dans l’ensemble, selon les règles de la démocratie et connaissent des taux de croissance à deux chiffres (Malaisie, Indonésie). De plus, l’alternance est consacrée (Turquie, Malaisie, Inde, Pakistan). Il est donc faux d’attribuer les problèmes des sociétés arabes à l’Islam qui est de ce fait innocent des avanies que subissent les musulmans arabes en son nom. Pourquoi alors, le monde arabe est-il dernier partout comme le martèlent chaque année les Rapports du Pnud? Pourquoi l’alternance se fait-elle toujours par l’émeute? Dans les années 60, il était relativement mieux placé au niveau des indicateurs de développement économiques et sociaux que l’Amérique latine. En quarante ans, la régression est patente à la mesure du désarroi des sociétés et des individus privés de repères et de règles de jeu,soumis à un autoritarisme permanent, asservis dans un climat de répression qui fait que l’impasse paraissant durer mille ans [on a calculé qu’en moyenne un potentat arabe restait au pouvoir une vingtaine d’années, le record du Guinness est détenu sans conteste par El Gueddafi], le désespoir gagne des couches sociales de plus en plus importantes. Résultat des courses: les pays prennent un retard qui n’est pas linéaire, mais exponentiel. On aurait pensé, écrit Hicham Ben Abdallah El Alaoui, que sur le plan économique, les «ajustements structurels» (y compris les privatisations et la réduction des subventions étatiques), les accords de libre-échange, l’appel aux investissements et les incitations à entreprendre allaient enfin faire émerger de nouvelles classes moyennes. (...) Vingt ans plus tard, le bilan de ces espérances dans les différents domaines (politique, économique, idéologique et relations internationales) est affligeant.(...) L’islamisme, sous ses différentes formes, est arrivé à apparaître comme le meilleur porte-parole des mécontentements et des exigences de changement, même parmi des groupes traditionnellement de gauche et laïques, comme les étudiants. Si les voix laïques et islamistes font partie d’un même grand choeur exigeant la démocratisation, les uns chantent la mélodie d’un ordre social fondé sur le droit et sur les principes politiques modernes universellement admis, les autres psalmodient les principes d’un ordre politique fondé sur un ensemble de préceptes coraniques. Bref, les «réformes» infligées à notre région depuis quinze ou vingt ans - sous la pression de l’Occident - n’ont pas conduit sur ce chemin qui mènerait inexorablement de la libéralisation économique à la démocratie, en passant par la modernisation et la sécularisation. (...) L’Etat fait feu de tout bois, il crée ses propres médias, son propre simulacre d’une société civile. Il s’agit d’une mise en scène, d’une rationalisation limitée de l’ordre politique. L’Etat autoritaire n’a pas été transformé par la démocratisation, il s’est affublé de ses accessoires. On pourrait, par dérision, le nommer «autoritarisme 2.0». (...) Les facteurs géopolitiques pèsent sur ces évolutions. (...) A partir de 2001, l’administration de M.George W.Bush a opté pour une nouvelle lecture du pacte avec la région: la priorité des Etats-Unis ne serait plus la stabilité, mais l’instauration de la démocratie, au besoin par la force. Cet abandon d’un vieux principe a effrayé nombre de régimes, mais l’opinion arabe l’a vite senti: cette ferveur démocratique n’était que le camouflage d’un programme d’interventions dans le seul intérêt des Etats-Unis et d’Israël. Les régimes locaux ont vite appris à déchiffrer les déclarations contradictoires venues d’Occident et retrouvèrent leur confiance. Une façade démocratique allait leur suffire, à condition d’apporter leur pierre à la «guerre contre le terrorisme» et de ne pas s’opposer trop vigoureusement à l’hégémonie des Etats-Unis ni aux intérêts d’Israël.(3) Burhan Ghalioun, dans un premier livre, explique le malaise des masses arabes à la fois par des causes exogènes (les interférences multiples) et endogènes (la chape du pouvoir). Dans le monde moderne, écrit-il, en perpétuel changement, voué à la globalisation, à l’instabilité, à la confusion, à la pauvreté, à la présence de menaces multiples, les peuples cherchent dans leur patrimoine davantage des repères qui manquent, un sens de l’enracinement dans l’histoire des références, et un recours que des valeurs de piété.

Le véritable mal
Avec l’avènement de la modernité, la pensée politique arabe se trouve tiraillée entre deux angoisses: d’une part, la peur que les sociétés musulmanes soient exclues du processus de modernisation, et d’autre part, la crainte qu’elles soient obligées à renoncer à leur religion et donc à leur identité. Ainsi, le débat politique s’est structuré en deux tendances principales: l’une, d’inspiration religieuse, que l’on peut appeler la tendance musulmane ou islamiste, et l’autre, à caractère séculier, que l’on peut qualifier de moderniste ou laïciste. A l’heure actuelle, alors que des désordres émergent, plusieurs questions resurgissent: quel rôle joue la religion dans la communauté nationale moderne? Quelle place doit avoir l’État et quel rapport doit-il entretenir avec la religion?...
Le véritable mal dont souffrent les sociétés musulmanes ce n’est pas l’Islam mais la gestion politique. «L’absence de catéchisme dans l’Islam fait dépendre l’enseignement religieux du pouvoir politique. Or les politiques culturelles ne sont nulle part innocentes. Elles reflètent des stratégies de pouvoir et répondent aux conditions de la reproduction des systèmes de domination sociale. (...) La formation d’une pensée déstructurée, qui est aujourd’hui la règle, est le fruit d’une stratégie éducationnelle et au-delà, politique. Elle fait partie de cette même entreprise qui voue le reste de la population à la marginalisation et à la clochardisation. Ces politiques ne sont pas séparables de l’ensemble des mécanismes sociopolitiques du système en place qui sanctionne, l’honnêteté, l’esprit d’initiative et la créativité. Il favorise le clientélisme, l’hypocrisie et la soumission aux chefs. Bref, il faut chercher la clé de la conscience déstructurée, désorientée, désaxée, désemparée et déstabilisée qui tend trop à définir la conscience musulmane d’aujourd’hui dans l’assujettissement de tout savoir, de toute culture, de toute religion, de toute littérature, de tout enseignement à la stratégie du pouvoir.»(4) Burhan Ghalioun ajoute l’instrumentalisation de tous ces Etats arabes dont le «tout-sécuritaire» est l’unique raison d’être, font subir à la religion, d’une part (réduite au seul aspect de la Shari’a) et au laïcisme proposé comme une nouvelle religion étatique, d’autre part. Pendant de longues décennies, l’Islam était considéré incompatible avec les valeurs de la démocratie. Quel est l’impact réel de l’Islam dans l’évolution politique des pays musulmans, en particulier les pays arabes du Moyen-Orient? (...) Il est aussi faux de dire que l’Islam est incompatible avec la démocratie que de soutenir le contraire. (..) Les musulmans sont, comme dans toutes les sociétés, divisés entre libéraux et radicaux, cléricaux et laïcistes, républicains et monarchistes. (...) Quelle serait la Solution? «Les facteurs qui favorisent une issue démocratique sont, à mon avis, poursuit Borhan Ghalioun, quatre: la faillite des systèmes autoritaires sur tous les plans: national, économique, politique et culturel, l’émergence de la pensée critique, de nouveaux espaces de sociabilité, de nouvelles forces politiques et civiles. L’éveil de l’opinion publique, sous l’effet de la mondialisation des médias et de la popularisation à travers Internet, des moyens d’information, avec pour conséquence la naissance de nouvelles aspirations et de fortes motivations pour la changement. (...) L’incertitude quant à la possibilité d’obtenir un soutien international cohérent et à long terme est avérée. En effet, il n’est pas certain que les puissances euro-américaines qui bénéficient d’une position privilégiée dans la région y croient vraiment. D’où la volonté d’exercer une sorte de contrôle continu sur l’évolution politique de systèmes et d’essayer d’imposer aux sociétés de la région des équipes ayant de bons rapports avec les puissances occidentales. (...)»(5) Comment, en définitive, dépasser l’impasse majeure depuis l’échec du réformisme: l’angoisse de l’exclusion de l’histoire moderne et celle d’un abandon de valeurs et référents religieux et culturels, cette fameuse double errance dont souffre en particulier les Algériens ballotés entre une métropole moyen orientale qui a montré ses limites et qui instrumentalise la religion d’une façon rétrograde et un Occident tentateur qui ne fait pas dans le détail pour broyer les identités grâce à la puissance de ces «industries du plaisir» que «l’Unique» pour citer son errance, tente d’imiter en programmant à la fois Foursane el Kor’an et l’équivalent de la Star Ac erstatz libanais de la Star Ac elle-même pâle imitation d’émissions de variétés outre-Atlantique. On le voit, la «solution» ne peut pas être exogène, au contraire, les interférences occidentales font tout pour maintenir en l’état les masses arabes.

(*) Ecole nationale polytechnique
(*) Ecole d´ingénieurs Toulouse

1.Alain Gresh. Musulmans du monde - Le Monde Diplomatique - 16 octobre 2009,
2.Alain Gresh: Que veulent les musulmans? Le Monde Diplomatique - 1er avril 2008,
3.H.Ben Abdallah - Les régimes arabes modernisent l’autoritarisme. Le Monde diplom. 04 2008
4.Burhan Ghalioun. Islam et politique. P.182. Editions La Découverte 1997
5.Borhan Ghalioun http://critique-sociale.blogspot.com/2005/islam-et-dmocratie-venise

Pr Chems Eddine CHITOUR (*)



Source : l'Expression


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-la-debacle-du-monde-arabe-l-islam-est-il-responsable--37991378.html

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 02:31



Le « choc des civilisations » aura vécu
 18/03/2005

            Sous ses airs abscons, la thèse du « choc des civilisations » peut se résumer en une phrase : les conflits idéologiques font peu à peu place à des conflits entre civilisations, qui seraient une forme ultime de l’idée d’affrontement entre les peuples. Selon certains observateurs, l’heure de la fin des civilisations avait sonné avec les attentats du 11 septembre 2001. Notre hypothèse est que le fameux « choc des civilisations »* tant annoncé, prédit et craint n’a finalement pas eu lieu (* : expression inventée par Bernard Lewis – un universitaire anglais proche des milieux néo-conservateurs américains – et médiatisée par la thèse de Samuel P. Huntington dans " ? " Foreign Affairs vol. 72, no 3, 1993, pages 22 à 49). Pour Oussama Ben Laden, qui consulte à n’en pas douter notre site Internet depuis les grottes afghanes, c’est assurément triste à entendre. Pourtant, force est de constater que non seulement le n’a pas, loin de là, recueilli les suffrages des populations arabes du Globe, mais qu’en plus les civilisations musulmanes et occidentales n’ont que trop rarement compté autant de points communs. D’Alger à Bagdad en passant par Gaza, de New York à Madrid en passant par Bali, on a peur autant qu’on abhorre le terrorisme des Islamistes fondamentalistes. Décryptage, à travers un duo de questions-réponses, de la chute d’une thèse trop séduisante pour ne pas être suspecte.
 
 
 
Comment se traduit cet atterrissage en douceur de l’idée d’un « choc des civilisations » ?
 
            Plusieurs éléments semblent indiquer la caducité de la thèse du « choc des civilisations ».
Ainsi, l’aide américaine à l’Indonésie, le plus grand pays musulman de la planète, très touchée par la vague de du lendemain du dernier Noël (l’épicentre de la catastrophe se trouvait dans la région d’Aceh), si elle a été la plus ostentatoire (la VIIème Flotte a constitué le gros de l’intervention humanitaire internationale, faisant de l’ombre aux autorités indonésiennes complètement désorganisées et dépassées par les événements), a également été la plus importante. Et ce, même en rapportant les montants apportés au produit intérieur brut. Quand bien même ce geste serait le fruit d’une volonté politique, ce n’est pas exagérer que d’affirmer que l’argent achète tout, même l’amitié.
 
Ont suivi les élections irakiennes, et la descente aux enfers des Sunnites qui, ne s’étant pas rendu aux urnes en masse, loin s’en faut, firent le ridicule score de deux pour cent, soit presque vingt-cinq fois moins que les Chiites qui cautionnent malgré eux la politique moyen-orientale des néo-conservateurs américains. On ne mesure peut-être pas totalement la portée de cet événement, mais les Chiites ont réhabilité la politique américaine en Irak contre la minorité sunnite de Saddam Hussein. Il est étrange d’asséner une telle formule alors que l’Irak est plus que jamais un bourbier sanglant, mais le peuple irakien s’est malgré lui et probablement involontairement réconcilié avec les Etats-Unis…
 
La tendance de fond est toutefois révélée par Gilles Kepel (Fitna, guerre au cœur de l’Islam, Gallimard, 2004). La , c’est le pouvoir de séduction des femmes sur les hommes, la victoire de la diplomatie contre la force, de la charité contre les armes, du contre le . Les exemples illustrant la victoire de la sur le ne manquent pas : les pays de l’Union Européenne, dans un effort commun soutenu par les Etats-Unis qui viennent de lever l’interdiction d’entrée dans l’Organisation Mondiale du Commerce de l’Iran, commencent finalement à contenir si ce n’est infléchir la politique d’armement nucléaire de l’Iran ; il est de plus banalité d’asséner le refrain selon lequel jamais depuis Oslo Palestiniens et Israéliens n’ont été si proche d’un accord de paix ; c’est la rue et les instances multilatérales qui poussent au retrait des troupes syriennes du Liban ; l’Egypte se prépare à un jeu de chaises musicales dans les sphères du pouvoir (cf. un éditorial  intitulé
« Fin de Règne au Caire » ) ; l’Arabie Saoudite augmente unilatéralement la production de barils pour soulager les économies occidentales ; enfin, c’est par le dialogue qu’on obtient de sanguinaires coupeurs de têtes la libération de journalistes européens.
 
 
Comment la collision entre les plaques tectoniques culturelles a-t-elle été évitée ?
 
            Un extraordinaire concours de circonstances est venu parachever la chute de la thèse « huntingtonienne ». Pourtant, nombre d’universitaires (dont le géopolitologue Pascal Boniface, dans un article intitulé « Le choc des civilisations et le conflit israélo-palestinien », publié dans La revue internationale et stratégique (Printemps 2004, N°53), et dont vous trouverez une analyse  
en cliquant ici), avaient confiné la thèse du « choc des civilisations » à une interprétation pessimiste. Intellectuellement séduisante, la thèse de Samuel P. Huntington relève d’une prophétie auto-réalisatrice (à force d’en parler, les événements tant redoutés arrivent) et de paroles angéliques – dont on pourrait cyniquement écrire que cet article s’y rapporte - qui écartent l’hypothèse d’un conflit alors que les dangers étaient réels. Arguons du fait qu’on pourrait cyniquement classer le présent éditorial dans cette dernière catégorie, encore que…
 

Les dangers étaient en effet réels : Gilles Kepel ( nous rappelle les thèses du docteur égyptien Ayman Al-Zawahiri (dont le manifeste intitulé « Cavaliers sous la bannière du Prophète » circule sur Internet depuis l’automne 2001), conscience d’Al-Qaeda en même temps que parrain spirituel d’Oussama Ben Laden. Pour Ayman Al-Zawahiri, les de la première heure ont échoué, dans les années quatre-vingt-dix, dans leur tentative de mobiliser les « masses musulmanes » contre leurs « ennemis proches », les dirigeants arabes anti-islamistes. Dans l’analyse proposée, la raison en incombe à l’absence de cause unificatrice telles que, par exemple, l’Intifada dans les Territoires palestiniens et en Israël.  rajouterait une seconde raison à cette première défaite de la contamination fondamentaliste : l’absence de vecteurs puissants et trans-nationaux des causes de soulèvement, réelles ou fictives, telles que peuvent l’être aujourd’hui les chaînes par satellite arabes. Deuxième tentative donc, en présence d’une rhétorique fédératrice et largement mythifiée (le conflit israélo-palestinien) et de ses rampes de diffusion (Al-Jazeera, Al-Manar, etc.) : le discours change et il s’agit désormais, grâce aux réseaux de terroristes organisés et éduqués dans les plus grandes institutions arabes et occidentales, de frapper les « ennemis lointains », les Etats-Unis…Pour Ayman Al-Zawahiri, qui joue les Cassandre, le temps du est cette fois-ci venu.


 
Mais loin s’en faut : on assiste en ce moment à la faillite morale de l’entreprise d’Oussama Ben Laden. Le 11 septembre 2001 devait être le cri de ralliement du monde musulman contre l’Occident, ou monde judéo-chrétien ; le début d’un mondial, il n’en fut rien. Si ce n’est que le terrorisme est marginalisé. Les attentats de Casablanca, le 11 Septembre marocain, ont été très significatifs : ils ont détourné le peuple des meneurs islamistes antisémites et anti-occidentaux. Oussama Ben Laden a échoué dans sa tentative de soulèvement global. Pour la prédicatrice islamophobe Oriana Fallaci, « il est contraire à la raison de distinguer un islam tolérant d’un islam intégriste : il n’existe qu’un seul islam, auquel il faut faire barrage » (La Rage et l’Orgueil, éditions du Rocher). N’en déplaise à Oriana Fallaci, qui confère à l’Islam une unicité simplificatrice en occultant les facultés qu’ont les confessions religieuses à se réformer, la distinction entre Islam et islamisme a bien lieu d’être : on craint autant les fondamentalistes à Moscou qu’à Casablanca, et les Musulmans se sont nettement et massivement désolidarisés d’Al-Qaeda au lendemain des attaques du 11 septembre 2001. Par généralisation, on peut sans sourciller clamer haut et fort, et une bonne fois pour toutes, que les Musulmans partagent plus de valeurs avec les Occidentaux qu’avec les Islamistes. Allons même un peu plus loin : distinguer l’Islam de l’islamisme est aujourd’hui une nécessité pour qui veut comprendre le monde sans attiser les ressentiments.
Samuel P. Huntington soulève un autre point : si le « choc des civilisations » devait concerner la civilisation musulmane, en pleine expansion, contestant la civilisation occidentale, « les Occidentaux doivent admettre que leur civilisation est unique mais pas universelle et s’unir pour lui redonner vigueur contre les civilisations non-occidentales » (Le Choc des Civilisations, Odile Jacob, 2000, p.18) - ce qui est chose faite, les Etats-Unis ayant de fait fomenté en Irak, comme c’est déjà le cas dans l’Iran d’Ali Sistani, un embryon de théocratie chiite islamique mais pas islamiste, pour peu que les foyers de la terreur soient endigués efficacement. Reste ensuite à déterminer si les Chiites ne tentent pas de se poser en alliés des Américains dans un premier temps pour ensuite mieux s’en débarrasser, en déclarant officiellement l’instauration d’une République islamique. Quoiqu’il en soit, toute tentative d’acculturation a semble-t-il été abandonnée.
 
Zones occidentales et musulmanes commencent pourtant à s’entremêler, s’observer, s’étudier – et vont même jusqu’à prendre comme modèle l’autre (l’exemple du miracle économique Dubaï, une cité avant-gardiste sortie du désert, est à ce titre édifiant). La Malaisie s’est affirmée sur un modèle de développement tout à fait original, et en tous cas plutôt efficace, en conservant sa tradition musulmane tout en jouant du levier économique chinois ; grande première dans l’histoire du monde arabe, on a vu se tenir le 9 janvier 2005 des élections authentiquement démocratiques dans ce qui sera un jour l’Etat de Palestine. Enfin, c’en est peut-être l’exemple le plus topique bien que Mein Kampf s’y vende comme des petits pains, la Turquie, autrefois rempart du libéralisme contre le socialisme sans être un pays libéral, sera le rempart de l’Occident contre l’islamisme sans être un pays occidental dès son intégration à l’Union Européenne. « Ainsi, le député européen Michel Rocard voit dans l'adhésion de la Turquie à l'Union un moyen de prévenir la guerre entre le monde musulman et l'Europe post-chrétienne... comme si l'on devait subordonner un projet à très long terme (l'union de l'Europe) au combat contre un péril conjoncturel (le terrorisme moyen-oriental). » nous rappelle André Larané dans un éditorial de la revue de référence en Histoire, la bien nommée Hérodote (
cliquez ici pour lire « L’enjeu turc »). Sur la même longueur d’onde, Jean-Pierre Raffarin ajoutait en première page du quotidien Le Monde le 5 mars 2005 la chose suivante : « le monde a besoin de l’Europe parce qu’elle est le rempart contre le choc des civilisations ». Adieu, « choc des civilisations »…
 
 
 
 
            Reste à refermer définitivement la plaie pour s’attaquer au prochain problème. Pour ce faire, rien de plus efficace que de rendre caduque la prétendue cause fédératrice d’un global, à savoir le conflit israélo-palestinien, et par conséquent ses produits dérivés à savoir l’antisionisme et la dénonciation systématique d’un prétendu axe américano-sioniste responsable de tous les maux. Les choses vont dans le bon sens : le désamorçage du conflit israélo-palestinien est en cours, et l’idée d’une paix fait définitivement, étant données la reprise du dialogue et les nombreuses avancées diplomatiques entre les deux camps, son chemin depuis la mort de Yasser Arafat ; l’existence d’un l’axe américano-sioniste, objet de quasiment toutes les diatribes haineuses incluant Israël et les Etats-Unis, est de plus en plus – et à raison - relativisée. C’est normal : George Walker Bush agit dorénavant dans une logique de second mandat, sans plus aucune préoccupation électoraliste, et sa nouvelle Secrétaire d’Etat Condoleeza Rice n’hésite plus à affirmer que « des décisions dures attendent Israël sur la route à la paix » (6 février 2005 - Herb Keinon et Greer Fay Cashman, - Jerusalem Post). Ce qui réduit de fait le champ de critiques gratuites des faiseurs d’opinions dangereuses. Encore que tous ces efforts et progrès ne sont pas vraiment relayés par les médias arabes dont la réforme vers plus de tolérance et d’ouverture apparaît, pour l’intérêt de la Planète, comme une nécessité absolue afin de confiner une bonne fois pour toutes les thèses « huntingtoniennes » aux archives des vaticinations géopolitiques anxieuses.

 
 

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 01:45

 

«Le dialogue est la véritable alternative à la guerre»

«Le dialogue est la véritable alternative à la guerre»

Appel à la paix lancé par les représentants des grandes religions lors de leur rencontre de Cracovie (6 – 8 septembre 2009)



Nous, hommes et femmes de religions différentes, nous nous sommes donné rendez-vous dans l’antique cité de Cracovie, en Pologne, soixante-dix ans après le début de la Seconde Guerre mondiale: pour prier, pour dialoguer, pour faire grandir un humanisme de paix. Nous rendons hommage à la mémoire de Jean-Paul II, fils de cette terre. Il a été un maître de dialogue et un témoin tenace de la sainteté de la paix, offrant une vision en des temps difficiles: l’esprit d’Assise.
Cet esprit a inspiré bien des changements pacifiques du monde. Ainsi, en 1989, il y a vingt ans, la Pologne et l’Europe de l’Est ont retrouvé leur liberté. C’est en septembre 1989, à Varsovie, que des hommes et des femmes de différentes religions, réunis par la Communauté de Sant’Egidio, ont proclamé leur amour pour la paix: «Jamais plus la guerre!». Nous sommes restés fidèles à cet esprit, quand bien même au long de ces dernières années beaucoup aient cru que la violence et la guerre pouvaient résoudre les problèmes et les conflits de notre monde.


On a souvent oublié la leçon amère de la Seconde Guerre mondiale. Elle a été pourtant une immense tragédie de l’histoire humaine. Nous nous sommes rendus en pèlerins à Auschwitz, conscients de l’abîme dans lequel l’humanité s’est engouffrée. Il fallait descendre dans cet abîme du mal pour mieux comprendre le cœur de l’histoire! On ne peut pas oublier tant de souffrance!


Il faut regarder les souffrances de notre monde: les peuples en guerre, les pauvres, l’horreur du terrorisme, les victimes de la haine. Nous avons écouté le cri de tous ceux, trop nombreux, qui souffrent. Des peuples entiers sont l’otage de la guerre et de la pauvreté, beaucoup doivent quitter leur maison, beaucoup ont disparu, ont été enlevés, ou vivent dans l’insécurité.


Notre monde est désorienté par la crise d’un marché qui se croyait tout-puissant et par une mondialisation qui risque d’être sans âme et sans visage. La mondialisation est une occasion historique, même si on a souvent choisi de la vivre dans la logique de l’affrontement entre civilisations et reli­gions. Le monde ne pourra jamais trouver la paix sans dialogue entre les peuples. Aucun homme, aucune peuple, n’est une île!


Nos différentes traditions religieuses disent toutes avec force qu’un monde sans esprit ne sera jamais humain. Elles montrent le chemin du retour vers Dieu, qui est l’origine de la paix.
L’esprit et le dialogue donneront une âme à un monde globalisé! Un monde sans dialogue sera l’esclave de la haine et de la peur de l’autre. Les religions ne veulent pas la guerre, elles ne veulent pas être utilisées pour la guerre. Parler de guerre au nom de Dieu est un blasphème. Jamais une guerre n’est sainte. L’humanité est toujours vaincue par la violence et la terreur.


L’esprit et le dialogue nous montrent le chemin pour vivre ensemble dans la paix. Nous avons découvert encore plus clairement à quel point le dialogue libère de la peur et de la méfiance envers l’autre. C’est la grande alternative à la guerre. Le dialogue n’affaiblit l’identité de personne, et permet de découvrir le meilleur de soi et de l’autre. Rien n’est jamais perdu avec le dialogue. Le dialogue écrit l’histoire la plus belle, alors que l’affrontement creuse des gouffres. Le dialogue est l’art du vivre ensemble. Le dialogue est le don que nous voulons offrir au XXIe siècle.


Cheminons donc, sans oublier la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et la prophétie de Jean Paul II, en tant que pèlerins de paix, bâtissant avec patience et audace une nouvelle saison de dialogue, qui unira dans un esprit de paix ceux qui se haïssent et qui s’ignorent, tous les peuples et tous les hommes. Que Dieu accorde au monde entier, à tout homme et toute femme, le don merveilleux de la paix!





Source: www.santegidio.org/index.php?pageID=903&res=1&idLng=1063&idEvento=87

hd. Depuis 1986, la Communauté de Sant’Egidio, qui a son centre dans l’église romaine du même nom, organise chaque année une rencontre de paix des religions du monde, à l’origine initiée par le pape Jean-Paul II. Cette année-ci, la rencontre a eu lieu à Cracovie, en Pologne. Vous trouverez de plus amples informations concernant cette ren­contre pour la paix sur le site Internet de la Communauté de Sant’Egidio www.santegidio.org/fr/index.html.


http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1781 http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1781



http://www.alterinfo.net/Le-dialogue-est-la-veritable-alternative-a-la-guerre_a37106.html?com#com_980404



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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 07:37
Mercredi 16 septembre 2009

Un 11 septembre israélo-palestinien  - 16.9.9.


C'était le vendredi 11 septembre, près de Bethleem, un endroit où peuvent se rejoindre Israéliens et Palestiniens. Et ceux là avaient décidé pour ce jour de célébrer la paix en partageant à la fois l'IFtar pour les musulmans (la rupture du jeune à la tombée du jour pendant le Ramadan) et le diner de Shabbat de ce vendredi pour les Juifs.  Ils étaient 130, ont observé une minute de silence et ont discuté de leurs traditions , de leurs foi, ceux des villes palestiniennes de Naplouse, Jericho ou des villes israéliennes de Tel Aviv et de Haifa ainsi que des étrangers venus des Etats Unis, d'Allemagne ou de France.

Par Denis Brunetti - Publié dans : blog-correspondant-a-jerusalem-tf1


http://www.juif.org/go-blogs-18405.php




_______________________________________________________________________________



Les commentaires sur le site :




Et gna gna gna et gna gna gna... T'y étais toi rigolo ?

Non, c'est bien ce que je pensais, alors la ferme.
Faut pas croire qu'en faisant le tout gentil, même pas trop à gauche , mais en mettant en avant ce genre d'évènement qui n'a rien d'extraordinaire, mais que le monde, évidemment ne veut surtout pas voir, en ne disant sûrement pas que parmi 10 palestiniens qui font sincèrement ce genre de pas, il y en a 5 qui ont juré à leur propres parents de tuer autant de juifs qu'ils pourraient dans cette vie, en mentant sur les programmes d'éducation et de TV particulièrement antisémite et virulant de toute l'AP, de Gaza, en étant gentil, de tout le monde arabe, vous allez vous racheter une conduite, et une probité journalistique... Il en faudrait bien plus !!!

Shana... ah non, je ne dirais pas Tova, allez donc vous faire f... , vous et vos oeillères liberticides et criminelles !


_______________




Et merci d'avoir préciser ce qu'est L'Iftar, des fois qu'on ne le saurait pas, on nous rabache les oreilles tous les jours avec le ramadan, par contre, pas de shana tova à la télé, hein c'est pas... comment dire, c'est pas... de circonstance, hahaha, desfois qu'on serait en train de manger les organes des pauvres enfants algériens ... Y'en a qui se foutent vraiment de notre gueule en toute impunité voyez vous cher Brunetti... Allez prochain reportage à Gaza, dans les morgues gazouies... ouh là, ça va être dur je sens, suffit d'aller voir l'Article de m. Garroté 'l4algérie est une hyène", regardez les photos à la fin, vous allez gerber je crois, ... jusqu'au prochain réveillon 



___________________




Qu'est que vous avez contre les club échangistes ?



____________________



INVITER A UN SHABBAT DES ISLAMISTES !!!N'IMPORTE QUOI !!!!!

DESOLE , MAIS CETTE SORTE DE """ FRATERNITE """ , JE N'EN VEUX PAS CAR NOUIS CONNAISSONS TOUS LE SENS DE LA TRAITRISE ET DU MENSONGE DES ISLAM0-TERRORISTES-TUEURS ...................!!
C'EST POUR LA GALERIE !!!!



http://www.juif.org/blogs/18405,un-11-septembre-israelo-palestinien.php




NB  Eva: Vous remarquerez, entre autres, l'amalgame entre Musulmans et Islamistes..  La communion des civilisations n'est pas pour demain !!!  Et la fraternité universelle non plus....


 
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 17:00
Vendredi 23 mars 2007
- Par laura asma - Voir le commentaire




L'Antisémitisme est un Racisme Totalement Contraire à l'Islam



 L'Antisémitisme est un Racisme Totalement
Contraire à l'Islam


L'antisémitisme, qui porte atteinte au bien-être et à la sécurité d'innocents, est une idéologie qui menace la paix dans le monde.
 

L'antisémitisme, cause de grands désastres pour l'humanité pendant le 20ème siècle, a aussi été l'origine de cruautés à l'égard des juifs par les nazis. Dans plusieurs pays du monde, beaucoup de régimes autoritaires ont visé les juifs, les soumettant ainsi à des traitements inhumains.

Des organisations fascistes les ont harcelés et ont mené des pogroms contre eux.


Comment un musulman doit-il considérer l'antisémitisme?

 


La réponse est évidente: chaque musulman doit s'opposer à l'antisémitisme comme il s'opposerait à toute autre idéologie raciste; il doit résister à cette idéologie de haine et défendre les droits des juifs comme il défendrait les droits de chacun.

Aujourd'hui, les musulmans condamnent à juste titre la politique cruelle et agressive de l'Etat d'Israël ainsi que l'occupation de la Palestine. Cependant condamner Israël et critiquer son idéologie officielle qu'est le sionisme ne peut justifier l'adhésion à l'antisémitisme.

La raison de notre objection au sionisme réside dans le fait que celui-ci constitue une forme de racisme.

Pour la même raison, nous rejetons l'antisémitisme.L'antisémitisme et le racisme, sous toutes leurs formes, sont contraires à l'islam.



Voici ce qu'il faut conclure de tout cela:


L'antisémitisme est une idéologie antireligieuse basée sur le néo-paganisme.

Par conséquent,il est inadmissible qu'un musulman adopte l'antisémitisme ou ait de la sympathie pour cette idéologie.

 Les antisémites n'ont aucun respect pour Abraham, Moïse ou David qui étaient des prophètes bénis et choisis par Dieu pour qu'ils servent d'exemples à l'humanité.

L'antisémitisme et les autres aspects du racisme (par exemple les préjugés contre les noirs) n'ont pas de place dans la vraie religion; ils sont des perversions résultant de diverses idéologies et superstitions.

En outre, quand nous examinons l'antisémitisme et les autres formes du racisme, nous voyons clairement qu'ils favorisent des idées et un modèle de société contraires aux valeurs morales du Coran.

 Notons, par exemple, que la haine, la violence et le manque de pitié sont à la source de l'antisémitisme.

 Un antisémite peut être si cruel qu'il peut facilement défendre le massacre des juifs (sans distinguer les femmes, les enfants et les vieux) et leur faire subir les pires atrocités.

Cependant, le Coran invite l'humanité à l'affection, à la compassion et à la miséricorde. Il commande également aux musulmans de traiter les gens avec justice et de pardonner même à leurs ennemis.

 

Par ailleurs, les antisémites et autres racistes n'approuvent pas que les personnes qui appartiennent aux différentes races ou qui ont différentes croyances vivent ensemble en paix (par exemple les racistes allemands, les nazis, et les racistes juifs, les sionistes, se sont opposés au fait que les Allemands et les juifs vivent ensemble; chaque parti a considéré, au nom de leur race respective, cela comme une dégénérescence).

 Cependant, dans le Coran, il n'y a aucune distinction entre les races; le Coran encourage les gens de toute confession à vivre ensemble heureusement dans la même société en paix.

Selon le Coran, les musulmans, les juifs et les chrétiens doivent vivre en harmonie

Les juifs et les chrétiens (appelés "gens du livre" dans le Coran) sont beaucoup plus proches des musulmans que les idolâtres (les païens ou les athées).

Cependant même si la Torah et la Bible ont été altérées, que et les juifs et les chrétiens ont une croyance religieuse incorrecte à cause de ces changements, ils croient au Dieu unique et se conforment à Ses commandements.

Dans le Coran, il y a une différence significative entre les gens du livre et les idolâtres.

Cela est particulièrement vrai dans le domaine de la vie sociale. Par exemple, nous lisons dans le Coran au sujet des idolâtres:


Les associateurs ne sont qu'impureté: qu'ils ne s'approchent plus de la Mosquée sacrée, après cette année-ci.

 (Le Coran, sourate at-Tawba, verset 28)


Les idolâtres, capables de commettre sans hésitation toutes sortes d'action dégradante et perverse, sont des gens qui n'obéissent à aucune loi divine et qui n'ont aucun précepte moral.

A contrario, les gens du Livre qui se basent fondamentalement sur la révélation de Dieu, ont des valeurs morales et savent ce qui est licite et illicite. Pour cette raison, si l'un des gens du Livre cuit une certaine nourriture, elle est licite pour les musulmans.

De la même manière, la permission a été donnée à un musulman d'épouser une femme parmi les gens du Livre. Voici ce qu'il en est dans le Coran :



Vous sont permises, aujourd'hui, les bonnes nourritures. Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise. (Vous sont permises) les femmes vertueuses d'entre les croyantes, et les femmes vertueuses d'entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur donnez leur mahr, avec contrat de mariage, non en débauchés ni en preneurs d'amantes. Et quiconque abjure la foi, alors vaine devient son action, et il sera dans l'au-delà, du nombre des perdants.

 (Le Coran, sourate al-Maida, verset 5)



Ce verset prouve d'une part qu'un musulman peut établir des liens de parenté avec les gens du Livre par suite d'un mariage et d'autre part que chaque partie peut accepter une invitation à un repas.


Ce sont les principes fondamentaux qui assureront l'établissement de rapports humains équitables et une vie commune heureuse. Puisque le Coran encourage cette attitude équitable et tolérante, il est impensable qu'un musulman adopte une idée opposée.



Conclusion


Pour un musulman,la justice est primordiale.

Quelle que soit la personne à qui il s'oppose, il ne doit jamais s'écarter de la justice. Il ne doit pas agir selon ses sentiments, mais avec sa raison et sa conscience. Il doit éviter le fanatisme et la bigoterie, et prendre ses décisions selon la raison.

Ce que Dieu nous révèle dans le Coran au sujet de différents peuples et différentes confessions est clair:

La morale coranique exclut toutes sortes de racisme.

Le Coran nous ordonne d'avoir une attitude tolérante et amicale envers les adeptes des autres religions, à condition qu'ils ne montrent aucune hostilité à l'islam ou aux musulmans.

Il est évident que les juifs ont commis beaucoup d'erreurs signalées et critiquées par le Coran et au sujet desquelles il nous avertit.

Les crimes perpétrés par l'Etat Israël aujourd'hui contre l'humanité sont bien connus, mais tout ceci ne doit pas être une cause pour que les musulmans soient hostiles aux juifs.


 Les crimes commis par un groupe de juifs à cause de leur adhérence à l'idéologie sioniste ne doivent jamais être mis sur le dos du judaïsme ou des juifs.

Nous désirons un monde dans lequel les gens pourront vivre ensemble en paix, sans tenir compte de la race et de la religion auxquelles ils appartiennent - selon laquelle toute perversion raciste sera rejetée - et dans lequel les droits de chacun seront considérés respectés.



HARUN YAHYA

 source: http://www.islamdenonceterrorisme.com/1.html


http://www.ouktiasma.com/article-6143118.html
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 16:53


  • _________________________________________________________________________________

Islam :
 

Le Coran

Wikipedia.org


Découvrir l'autre,
pour faire tomber les préjugés :



Introduction d'Eva
(qui sera mise dans son blog
http://eva-communion-civilisations.over-blog.com)


Bonjour chers Lecteurs et chères Lectrices

A l'heure du choc de civilisations présenté par les Médias comme l'horizon incontournable, qui conduira d'ailleurs l'humanité, si nous n'y prenons garde, à des guerres "préventives, permanentes et même nucléaires", via l'OTAN, dont personne ne sait comment elles se termineront,  et à l'heure où l'Islam, les Musulmans (comme les Russes ou les Chinois d'ailleurs) sont artificiellement  décrits comme les ennemis de l'Occident, de la Sécurité, etc, il me semble utile de présenter ce site, que je viens de découvrir dans les statistiques (que je consulte rarement, faute de temps) de mon blog
http://r-sistons.over-blog.com (origine lecteurs).

En effet, ce site permettra peut-être de briser des préjugés trop tenaces, du moins est-ce le but, lesquels préjugés ancrés dans notre esprit peuvent conduire certains à souhaiter voir la France de Sarkozy s'insérer dans le périlleux, et complètement artificiel, choc de civilisations, qui ne profitera en définitive qu'aux multinationales, et qui sèmera partout ruines et désolation.

Je le soumets à votre appréciation. Bonne découverte, Eva

Il serait souhaitable que CHAQUE religion ait SA page de réponse aux préjugés courants, à mon avis - mais je suis avant tout une femme de paix et de consensus. Si vous avez des liens à me donner, je suis preneur !

La connaissance de l'autre désamorce souvent les conflits... (eva)

______________________________________________________________

Mosquée bleue à Mazar-e-Charif, en Afghanistan. Devant, deux musulmanes portant la burka wikipedia





PREJUGES ISLAM

Sur " OuktiAsma", nous mettons les choses au clair !
Voici les articles du blog concernant les préjugés en islam, nous les traitons un par un, d'une manière  logique et compréhensible à tous.
Avec l'aide de Dieu Inchallah



New  Préjugé : La Femme musulmane et sa carrière professionnelle

Islam et héritage: La prétendue inégalité de la femme par rapport à l'homme

 



 

Tchador, voile, foulard, hijab :Mettons les choses au clair ! par Laura Asma

 

Assez de pratiques islamiques bizarr ...oïdes ! L'ascétisme ne signifie pas l'emprisonnement de l'être .

Islam : L'homosexualité, et l'amour entre deux personnes du même sexe

Le statut inquiétant de la Charia: :"Tout est permis sauf ce qui est explicitement interdit"


La venue de Mohamed (Mahomet) annoncée dans la Bible (Par Laura Asma)

Le Coran incite-il à la Haine et à la guerre ?


Aucune relation  entre l'excision et l'Islam : Nous n'avons pas à tolérer les vestiges du paganisme !

Terrorisme, mariage forcé, prophète pédophile, violence conjuguale,  antisémitisme ! Je suis musulman, je défends ma religion ! Par Laura Asma

Préjugés: L'APOSTASIE: changer de religion en islam ? Pas de sanction pour l’apostasie... La liberté de conscience est le fondement de l’Islam

Préjugés islam: La POLYGAMIE: " Et en cela , l'Islam se singularise, car il est la seule religion, la seule, qui dise dans son livre sacré “n'en épouser qu'une”"

PREJUGE ISLAM: Pourquoi est-ce que les hommes musulmans se laissent-ils pousser la barbe ?



AMELIORER L'IMAGE DE LA FEMME MUSULMANE
 


Aucun verset du coran donne le droit de battre sa femme.


20061124-SA0521.jpgLE DROIT DE CHOISIR SON MARI : Stop aux faux préjugés, l'islam interdit le mariage forcé !


ISRAEL/PALESTINE



TUER AU NOM DE L'ISLAM!!!

Le Jihâd n’est pas du terrorisme


FATWAS :VOTER OU PAS????

1er partie: Arte : « Le prophète Mahomet et les femmes » : MISE AU POINT

2ème partie : LES SUJETS RECTIFIES

 


http://www.ouktiasma.com/pages/PREJUGES_ISLAM-28546.html



Décorations à l'intérieur du Tilla-Kari Medressa, Samarkand, Ouzbékistan. Un joyau exceptionnel de l'architecture islamique



 
Mahomet et l'ange Gabriel
La Ka'ba, à La Mecque



Clergé

Sunnisme

Il n'y a pas de clergé dans le sunnisme. L'imam n'est pas un prêtre mais bien un membre de la communauté musulmane qui conduit la prière : il est « celui qui se met devant pour guider la prière » et n'est pas forcément un théologien : en arabe, l'imam veut dire « chef » ou « guide », et dans le sunnisme, il suffit que le chef soit musulman, sage, connaissant les piliers de l'islam et ait appris une grande partie du Coran par cœur pour être à la tête d'une communauté, d'un État. Le muezzin, celui qui fait l'appel à la prière, n'est pas un prêtre non plus.

L'islam reconnaît divers niveaux de compétences religieuses parmi ses fidèles : L'explication du Coran se nomme tafsîr. Et l'ijtihâd est la recherche de solutions nouvelles à partir des textes de référence pour répondre aux problématiques des populations musulmanes sur leurs affaires religieuses (عِبادات [`ibādāt], pratiques cultuelles, pl. de عِبادة [ibāda]) ou sociales (مُعامَلة [mu`āmalāt], « comportements », pl. de مُعامَلات [mu`āmala]) dans une condition sociale, politique ou économique inédite.

  1. al-mujtahid al-mutlaq, capable de « se battre » en absence de texte, comme l'indique la racine de mujtahid, pour en tirer une casuistique, rapprocher des textes traitant des sujets similaires et en tirer la synthèse, élaborer les principes juridiques sans référence à une école particulière. Ces compétences sont reconnues exceptionnelles et rarissimes ;
  2. al-mujtahid al-mutlaq al-muntasib, le même mais dans le cadre d'une école interprétative ;
  3. al-mujtahid fil-madh'hab, dans le cadre d'une école interprétative, capable d'élaborer des réponses juridiques sur des questions nouvelles ;
  4. al-'âlim al-mutabahhir, le vulgarisateur des grands anciens qui doit connaître le Coran et la Sunna ;
  5. al-'âmîy, celui qui ne connaît que les grandes lignes de l'islam.

Les savants exégètes sont considérés comme les « successeurs » des prophètes.

Chiisme

Le chiisme orthodoxe de la secte usuli (clergé des ayatollah) reconnaît, a contrario, un clergé à plusieurs niveaux hiérarchiques, tandis que le sunnisme rejette cette idée d'un clergé central jouant le rôle d'intermédiaire obligé. Par bien des aspects, l'islam, pour sa partie sunnite, est une religion décentralisée .

En Europe et dans certains pays musulmans, les gouvernements réclament un alignement de la formation des imams sur la formation des ministres des autres religions, c'est-à-dire trois ou quatre ans d'étude au minimum.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Islam




Les croyants se partagent en trois branches principales : le sunnisme rassemble environ 90 % des musulmans, le chiisme environ 10 %, l'ibadisme moins de 1 %.

La relation directe de l'homme à Dieu par le Coran et la liberté religieuse va amener une multiplication des tendances religieuses. L'absence de clergé permet l'existence de différentes normes juridiques, et différentes écoles religieuses. À la mort du prophète, des différences religieuses importantes et la conquête arabe fulgurante provoquent des rivalités politiques. Beaucoup de questions sur la liberté de l'homme, le péché, la foi, etc. conduisent à la constitution de théologies musulmanes qui essayent de donner des réponses aux questions et aux problèmes non détaillés par les textes divins, et de faire face aux défis de la vie humaine.

Le sunnisme

Le sunnisme (de sunna, « tradition ») est le courant considéré orthodoxe, et de loin le plus répandu. Le sunnisme s'organise lui-même en différentes écoles juridiques. Il y en a aujourd'hui quatre, mais il y en a eu d'autres dans le passé. Ces écoles s'acceptent les unes les autres, organisant ainsi un relatif pluralisme en matière de normes juridiques mais ont une foi commune. Ce sont, dans l'ordre de leur apparition : le hanafisme (de Abû Hanifâ, 700-767) ; le malékisme (de Malîk Ibn Anas qui vécu entre 712 et 796) ; le chaféisme de Al-Shafi'i 768-820) ; le hanbalisme de Ibn Hanbal (781-856). Ces quatre écoles ont donné forme à plusieurs groupes musulmans sunnites. Les sunnites se font appeler ahlou s-sounnah par opposition aux différents groupes considérés égarés.

Le chiisme

Le chiisme est divisé en différentes branches, dont les trois principales sont le chiisme duodécimain (90 % des chiites) que l'on peut séparer en deux grands groupes, les « orthodoxes », tels les usuli (clergé d'ayatollah, la plus répandue), akhbari, shayki, et les « hétérodoxes », tels les alaouites ou « Nusayri » de Syrie, les alévis de Turquie, les Ahl-e Haqq d'Iran et Irak, les Shabak, Kakai, Kirklar etc. ; le chiisme septimain (ou ismaélien) ; le chiisme quintimain ou zaydisme du Yémen ; et enfin les druzes de Syrie / Israël / et du Liban.

Le kharidjisme
Ghardaïa, la vieille ville ibadite en Algérie

Le Kharidjisme se divise à son tour en diverses communautés et tendances (Sufrites, Ibadites, etc). De nos jours la seule tendance kharidjite qui ne s'est pas éteinte ou marginalisée est l'ibadisme. Il se retrouve dans le sultanat d'Oman (qui pratique un ibadisme d'État), et dans quelques régions du maghreb très localisées : en Algérie (chez les Berbères de Ghardaïa) et en Tunisie (île de Djerba).



Allah en arabe




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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 16:31




Un enfant israélien reçoit le coeur d'Ahmed,
tué par un soldat de Tsahal

 

 Ce ne sont ni des publicités, ni même des restes de campagnes électorale, comme il peut y en avoir en France. Dans le camp de Jénine, les photos de martyrs s'affichent ostensiblement sur les murs.

 

La grande majorité des gens vivant ici ont perdu un ou plusieurs membres de leur famille. Tout le monde a en mémoire le massacre survenu en 2002, tout le monde se souvient de « l'opération Rempart » : en représailles après l'attentat-suicide de Netanya, qui avait tué 29 personnes, l'armée israélienne avait fait une incursion dans le camp de Jénine, connu pour sa forte résistance à l'occupant. Bilan : 58 morts, la plupart étaient des civils, et trois quartiers furent détruits.

 

Je m'arrête devant l'image d'un petit garçon, un petit brun aux yeux brillants, il doit ne pas avoir plus de 12 ans. Juste en dessous, on peut lire : « Ahmed Khaldi, mort sous les balles des soldats israélien en 2005. »



 

« Le corps de mon enfant
servira de symbole de paix
 »

 



« C'est un shahid martyr », me dit un jeune homme en passant devant moi. Sans même lui demander, il me propose de rencontrer le père de l'enfant. Celui-ci m'accueille avec un grand sourire, les mêmes yeux que son fils, le visage est serein. Je me demande comment on peut arriver à vivre après que la chair de sa chair ait pu disparaître de la sorte ?

 

Ahmed est mort en 2005 à l'âge de 11 ans. Comme chaque jour, il sortait jouer avec ses potes dans les rues du camp. Il y a eu cette incursion israélienne, Ahmed portait une arme en plastique. Le soldat israélien a visé juste : trois balles sont venues se loger dans le corps de l'enfant, des balles fatales.

 

Dans un hôpital, un enfant israélien attend une greffe du cœur. Un médecin demande au père d'Ahmed de faire don du cœur de son fils. Il accepte. « Le corps de mon enfant servira de symbole de paix et montre à quel point nous voulons la paix », dira le père de l'enfant décédé.

 

Nous voici avec lui, quatre ans après le terrible drame, ses yeux paraissent fatigués, mais aucune « haine » qu'on puisse déceler dans son discours. Il boit son café lentement. Il y a un long silence, son regard se fixe : « Ce n'est pas un problème de personne ni de religion, c'est l'occupation qui nous empêche d'avoir une vie normale. »

 

http://www.rue89.com/proche-orient/2009/08/24/un-enfant-israelien-recoit-le-coeur-dahmed-tue-par-un-soldat-de-tsahal

 

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 20:44



Des Français veulent comprendre Israël-
L'objectif serait-il impossible ?
  

Par Denis Aboab   

Pour un Israélien, la France est vue avec une certaine retenue. Le poids de l'histoire est lourd. Croisades, affaire Dreyfus, pétainisme, gaullisme, colonisation et décolonisation n'ont pas montré d'affinité particulière avec les Juifs. Mais la France est aussi terre d'asile, patrie des droits de l'homme, démocratie, fournisseur des avions de chasse « Mirage ».    

Pour un Français, Israël est vu avec une certaine retenue. Le poids de l'histoire est lourd. Israël est la Terre Sainte, celle de Jésus et de Judas. Israël est le refuge nécessaire du peuple juif qui a tant souffert. D'ailleurs, la place des Juifs est plus en Israël qu'en France. Mais Israël est « fier et dominateur », il opprime le peuple palestinien, construit des murs et des barrages, envoie son aviation bombarder des civils innocents.    Ainsi l'Israélien et le Français partagent le même sentiment trouble, un de ceux qui animent les cabinets des psychanalystes : la fusion entre l'amour et le désamour. Ils s'admirent et se détestent.    

Ces propos sont critiquables parce qu'ils sont généraux. Essayons de nous éloigner des généralités.   Quelques Français, catholiques pour la plupart, ont fait la démarche de vouloir sortir des clichés qui précèdent. Ils ont consacré dix jours pour comprendre Israël. Ce n'était pas un pèlerinage.

Ce n'était pas non plus un voyage touristique proposé dans les catalogues. Les Israéliens se sentent mal compris, ils sont le plus souvent disposés à s'expliquer. Il fallait donc faciliter les rencontres.  Ce fut possible !   L'Israélien imaginé est alors devenu le maire d'une petite ville, un militaire, un député, un journaliste, un universitaire, une infirmière, un homme de la rue. Le Français imaginé était un médecin, un marin, une journaliste, un juriste, un financier, un militaire
.

   La suite
 
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Présentation

  • : Eva pour la communion des civilisations
  • : Eva est une femme de paix, de consensus, s'opposant au "choc de civilisations", prônant la tolérance, le dialogue et même la communion de civilisations. Elle veut être un pont fraternel entre les différentes religions monothéistes. Elle dénonce les fondamentalismes, les intégrismes, les communautarismes sectaires et fanatiques, repliés sur eux, intolérants, va-t-en-guerre, dominateurs, inquisiteurs, haineux, racistes, eugénistes, impérialistes.
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