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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 18:09
Musulmans occidentaux :
Ce que je crois

lundi 22 septembre 2008, par Tariq Ramadan 
  







Musulmans occidentaux : Ce que je crois

 

 

Cela fait vingt-cinq ans que je me suis engagé dans la réflexion et l’action autour de la question des musulmans en Occident. J’ai observé les évolutions de terrain, accompagné la réflexion et participé à l’élaboration de la nouvelle identité du citoyen européen de confession musulmane. J’ai pu visiter la quasi totalité des pays occidentaux d’Est en Ouest et débattu avec des politiques, des ulémas et des leaders religieux ou associatifs. Aujourd’hui, après une génération, et en m’appuyant sur les chiffres et les faits, je ne partage pas le pessimisme ambiant au sujet de la présence de l’islam en Occident.

 

Loin des positions des partis d’extrême droite et de l’instrumentalisation politicienne de « la question de l’islam » par des leaders en quête d’électeurs qui n’hésitent pas à verser dangereusement dans le populisme le plus simpliste (au point d’intégrer à leurs discours une version revue des thèses de l’extrême droite), j’affirme avec force que les communautés musulmanes vivent encore une révolution silencieuse (intellectuelle, psychologique et sociale) que l’on peut observer sur le terrain. Ils sont désormais des millions à être citoyens européens (américains, australiens, etc.) : ils parlent la langue du pays, respectent les lois et sont loyaux à leur nation (même s’ils peuvent être critiques sur le plan des choix politiques comme chaque citoyen devrait pouvoir l’être). En Angleterre et en France (les deux pays en avance historiquement quant à l’accueil des premiers migrants musulmans), les deuxième, troisième et quatrième  générations sont désormais de plus en plus visibles dans tous les domaines de la vie civile (universités, médias, business, travail social, etc.) car ils sortent des anciens ghettos géographiques et sociaux (ou ethniques) dans lesquels leurs parents avaient été (ou s’étaient eux-mêmes) enfermés. C’est cette nouvelle visibilité qui, paradoxalement mais assez naturellement, fait peur : les musulmans sont nombreux, on pense qu’ils vont changer l’Europe et l’immigration n’est pas prête de s’arrêter (l’Europe elle-même en a besoin). Les perceptions craintives sont en retard vis-à-vis des évolutions positives de l’histoire et poussent à se tromper sur l’interprétation des faits : la nouvelle visibilité des musulmans n’est pas un signe d’isolement communautaire mais au contraire celui d’une intégration de plus en plus effective. Je défends l’idée qu’il faut désormais passer, sur le plan religieux et culturel, à l’étape de la « post-intégration » : le succès de l’intégration est de cesser de parler d’intégration.

 

L’immigration ne va pas cesser et l’on va continuer, dans les médias, à parler des cas difficiles et des faits divers, etc. Ces faits peuvent être parfois graves mais au lieu d’utiliser les nouveaux immigrés musulmans (qui ont des difficultés naturelles à s’intégrer) pour jeter la suspicion sur tous les citoyens musulmans parfaitement intégrés, on devrait faire le contraire : utiliser ces derniers pour accompagner l’installation des nouveaux venus. Ce n’est pas le chemin qu’empruntent les politiciens : embarqués dans la surenchère médiatique et populiste, ils se laissent entraîner, à gauche comme à droite, par la passion des controverses et de l’usage des faits divers qui prouveraient que les musulmans sont « in-intégrables », comme on le disait des Italiens en Suisse ou des Polonais en France dans les années soixante. Il faut absolument sortir de ce climat politique malsain qui entretient la peur et rend impossible la cohésion sociale et un pluralisme apaisé. Le rapport de l’institut américain Pew Research Center publié la semaine dernière révèle que près de la moitié des Européens (45%) ont une image négative de l’islam alors que l’antisémitisme augmente parallèlement de façon inquiétante. Au lieu de ne penser qu’à gagner les prochaines élections, les politiciens devraient de préoccuper de ce problème majeur pour l’avenir de nos sociétés.

 

Les musulmans ont également une grande part de responsabilité s’ils veulent inverser la tendance. Comme je le répète depuis des années, il leur appartient de prendre la mesure des peurs de leurs concitoyens et de tenir un discours clair. Il existe bien sûr des politiciens ou des intellectuels qui utilisent « la question islamique » en cherchant la stigmatisation mais la majorité des citoyens ont des questionnements sincères qu’il faut entendre et auxquelles il faut répondre. Il faut commencer par cesser de se penser minoritaires et d’entretenir une attitude victimaire (de victimes). Comme je l’explique dans mon court ouvrage de clarification[1] qui est paru hier, Islam e Liberta, il faut que les citoyens européens de confession musulmane tiennent des propos clairs sur l’impératif respect des lois, contre la violence terroriste, pour l’amélioration du statut des femmes et s’inscrivent dans leur société en s’intéressant à toutes ses dimensions (et pas seulement à l’islam) . Ils ont commencé à le faire mais ils faut aller plus loin. Les musulmans devraient être les premiers à refuser d’ « islamiser » les problèmes sociaux du chômage ou de la violence urbaine. Ces questions n’ont rien à voir avec le religieux ou le culturel mais sont des problèmes socio-économiques qui requièrent des politiques sociales. Il faut le rappeler aux politiciens en manque de projets et s’engager fortement dans ces domaines.

 

Il est l’heure pour les citoyens musulmans d’être une force de contribution. Leur présence doit devenir positive par ce qu’ils apportent au niveau social, politique, culturel. Leur ouverture à la communication interculturelle et interreligieuse, la créativité (sociale et artistique), l’apport critique (en tant que citoyens, en matière de politique domestique et étrangère) et l’engagement solidaire doivent transformer leur présence en un message : nous avons tant de valeurs en commun et notre présence n’est pas un problème pour l’avenir mais une promesse d’enrichissement mutuel.

 

 Sources : Il Riformista

Article paru le mercredi 24 septembre 2008.

 

  http://www.tariqramadan.com/spip.php?article10363

 

 



[1] Islam e Liberta / Face à nos Peurs

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 08:16



Vatican: un rabbin pour la première fois
au synode des évêques catholiques  25/09/2008

Un dignitaire religieux juif - le grand rabbin de Haïfa, Shear-Yashuv Cohen - s'exprimera pour la première fois de l'histoire lors du synode des évêques catholiques qui entamera ses travaux au Vatican le 5 octobre prochain, rapporte mercredi le service de presse du Saint-Siège.

Le rabbin arrivera au Vatican à l'invitation du pape Benoît XVI et interviendra devant les évêques le lendemain de l'ouverture du synode, en présentant un rapport intitulé "La place centrale de l'écriture juive dans la tradition juive".

Shear-Yashuv Cohen a beaucoup apprécié l'invitation du souverain pontife.

Pourtant, a-t-il indiqué, certains rabbins estiment que le dialogue interreligieux n'est qu'un moyen de "persuader les Juifs de se convertir au christianisme".

"C'est justement la raison pour laquelle certains leaders juifs se sont opposés à mon intervention lors du synode. Certains craignent qu'incapables de nous y amener par la force, les chrétiens ne le fassent par la parole", a dit le rabbin.

"S'ils ont raison, je suis en train de commettre une erreur, mais je ne pense pas qu'il en soit ainsi", a conclu Shear-Yashuv Cohen.
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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 00:02


Un empire américain mondial constitué de bases militaires 
http://aipas.over-blog.org


Mes amis,

Il y a quelques mois, j'écrivais dans ce blog (article sur les fondamentalismes religieux, fin sept.2007) :

"Nous vivons dans un monde terriblement dangereux, coincés entre les prétentions d’Etats hégémoniques et prédateurs, les appétits de l’ogre libéral, les projets de dirigeants irresponsables, et les fanatismes religieux. Pour réagir, il faut d’abord comprendre ce monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Il est explosif !"

Etudier les rapports de la religion avec la politique, c'est comprendre une partie des  enjeux d'aujourd'hui. Car le néo-libéralisme n'explique pas tout. En effet, notre société est menacée, dans ses fondements, par la lutte sans merci que les extrémismes religieux se livrent pour la domination du monde. Les Islamistes veulent imposer la charia au monde entier, les évangélistes envoient leurs missionnaires partout pour convertir les peuples à leur foi et les rendre dociles, les sionistes ne souhaitent pas seulement la création du Grand Israël, mais aussi établir leur suprématie financière et idéologique sur le monde. Et si les évangélistes et les sionistes sont provisoirement alliés, c'est circonstanciel, le moment venu chacun ne pensera plus qu'à absorber l'autre.  Pour reprendre un mot célèbre, ce sera "la lutte finale" pour le Pouvoir. La domination totale du monde, le IVe Reich. Hitler n'est pas mort !

Alors, pourquoi ce sujet aujourd'hui ? Figurez-vous que j'ai trouvé tout à l'heure ce message dans ma boîte mails :

Chère Eva


Tout d'abord, moi aussi je m'appelle Eva et j'ai lu un peu sur le blog ce que vous avez écrit sur vous, sur Israël et la notion du "Peuple Elu"...

Je vous sens sincère et vous avez des questions auxquelles vous cherchez des réponses.

Je vous encourage à consulter un site qui m'a fait beaucoup de bien et qui a répondu à toutes les questions que je me posais moi-même.
  www.pierre2.org

 Bonne chance dans votre recherche dans la Justice
 
 Eva
 



Or, comme vous le savez, j'ai eu la
surprise de faire un jour l'expérience de la foi, dans les milieux évangéliques, ceux-là mêmes qui, lorsqu'ils dérivent vers le sectarisme fanatique, sont qualifiés d'évangélistes : Comme les Musulmans deviennent des Islamistes, et les Juifs des sionistes, ou plus exactement, des néo-sionistes.

Aujourd'hui, de cette expérience il me reste la foi, vivante, profonde, en Dieu, mais je ne suis membre d'aucune Eglise, et cela me permet d'être ouverte à toutes les dénominations, en songeant, tout simplement, que les êtres humains sont tous enfants du même Créateur, d'un même Dieu d'Amour, et frères et soeurs en humanité, citoyens du même monde. En pensant cela, vous considérez automatiquement l'autre comme un ami, quelles que soient sa croyance, sa culture, sa philosophie. Et vous le respectez en tant que tel. Concrètement, vous ne pouvez pas supporter l'idée d'abord d'une guerre, ensuite d'un choc et d'un conflit de civilisation. La fraternité est universelle.




 C'est pourquoi, aujourd'hui, je rejette le prosélytisme, j'appelle au respect de toutes les croyances en considérant que tous les chemins mènent au Dieu d'Amour, au Dieu Père-Créateur, et au Bien, à l'amour du prochain. Et je dénonce tous les sectarismes, les fanatismes, les excès, les crispations, les intégrismes, les communautarismes identitaires ou religieux qui, aujourd'hui, de plus en plus, gangrènent la planète. Et pour ne citer qu'un exemple, Bertrand Delanoë ne souhaite-t-il pas devenir le premier Président homosexuel ? A sa place, je saluerai plutôt le désir de devenir le Président de tous les Français. Et c'est avec plaisir que j'ai appris la candidature de Martine Aubry, que je préfère à celle de ce socialo-libéral, diluant le socialisme dans le libéralisme si préjudiciable aux intérêts de tous. Et pour refermer la parenthèse, voilà qui serait inédit, le cas échéant : Un duel Martine Aubry-Ségolène Royal pour la tête du P.S.. Deux femmes. Quant à moi, mon coeur va plutôt à celui qui pourrait être le recours idéal, dans la conjoncture actuelle : Jean-Pierre Chevènement, homme d'Etat, d'autorité, de conviction, courageux, indépendant, laïc (et donc de rassemblement), très à gauche sur le plan social et économique, et capable de tenir tête à la mafia anglo-usraélienne. Une voix forte, comme celle du Général de Gaulle, qui aurait porté très haut la France dans le concert des nations couchées devant l'ogre néo-libéral, dominateur, prédateur, carnassier, criminel. Il n'y a pas beaucoup d'individus, aujourd'hui, capables de tenir tête aux ennemis de la France - et de l'humanité.

Ceci étant dit (eu égard à l'entrée en scène de Martine Aubry), je reviens à mon sujet. Celui de l'universalisme de la foi en Dieu. Seule capable de réunir les individus, au lieu de les opposer les uns aux autres. Bref, le rêve d'une humanité réconciliée, célébrant le même Dieu (ou ne le reconnaissant pas), au lieu de laisser les hommes et les femmes se dresser les uns contre les autres au nom de vérités absolues et contradictoires.  Bannissant l'intolérance, le monolithisme, l'unilatéralisme, le fanatisme, le sectarisme, les guerres qui font le malheur de l'humanité.   


En ces temps  abominables, lourds de menaces, où l'on brandit l'idéal de la liberté, de la démocratie, et même de Dieu - d'un Dieu aux couleurs provisoirement évangélistes et néo-sionistes -, contre le Dieu des islamistes, alors que l'on cherche seulement à imposer sa suprématie, à faire main-basse, aussi, sur les ressources des autres tout en amoindrissant les puissances émergentes, en ces temps-là, donc, n'est-il pas temps de plaider pour la raison, la sagesse, l'unicité du genre humain, et, selon le cas, la laïcité de consensus ou la foi en l'Unique, le Père d'Amour gage de Paix et d'harmonie ?




Ce post, je l'ai écrit parce que j'ai lu le texte que je joins, dans le blog conseillé par cette autre Eva, soeur inconnue mais si tendrement fraternelle et, comme moi, tournée vers la quête de la vérité, d'une Vérité qui rassemblerait tous les individus au lieu de les dissocier, de les opposer, de les conduire à se dresser les uns contre les autres.

Mes amis, vous savez combien le politique m'interpelle, puisque ce blog est un blog politique d'alerte, de dénonciation, de combat des atrocités qu'on nous prépare, comme la domination de quelques-uns sur les autres, la destruction de toutes les solidarités humaines, les guerres infâmes qui ne profitent qu'à une petite minorité de prédateurs, au nom d'un choc de civilisations en réalité seulement destiné à masquer les vrais problèmes et à détourner notre attention des vrais coupables, au sommet, relayés par des médias bien serviles.

Notre époque hyper-technique est cruelle, brutale, égoïste. Raison de plus pour découvrir, ou redécouvrir, l'unité du genre humain, et, pourquoi pas, de la foi. Ce serait aussi une manière de combattre ceux qui ne songent qu'à nous diviser - pour leur seul profit.

Eva.

                       


Attention
! Sauf information urgente (dont je prendrai connaissance, grâce à mon réseau de relations, avant que les médias ne s'en emparent), je serai en congé pendant au moins 15 jours.


En attendant, vous pouvez vous abonner, c'est gratuit (à droite de l'écran, présentation du blog), recommander à vos amis mon blog, leur offrir un abonnement (cadeau gratuit si vous êtes fauchés) à R-sistons, ou aux supporters des néo-cons ou du libéralisme, afin qu'ils entendent une voix différente.



 

Unité en Abraham

Juifs, Chrétiens et Musulmans sont tous les enfants d’Abraham. Les Juifs et les Chrétiens par Isaac, fils de Sara la femme d'Abraham.. Les Musulmans par Ismaël, fils d'Agar, sa servante....
http://eva-coups-de-coeur.over-blog.com/article-18863741.html


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Voici comment
le site se présente :

 Les fanatiques n'ont pas d'amis dans ce site


Notre mission est d'injecter l'amour de l'Inspiration biblico-coranique dans les cœurs purs de tous rites, religions et confessions, sans fanatisme ni bigoterie, afin que l'Amour règne sur terre entre l'homme et l'homme son frère
.

Découvrons la vraie foi par la connaissance des Saintes Ecritures ! Car cette connaissance seule est capable d'affranchir les cœurs purs des pièges de l'ignorance et des chaînes de certains cultes et diverses traditions hérités d'une foi aveugle, et pratiqués par simple habitude.

Dieu ne désire pas ces pratiques. Il nous demande simplement de Le connaître et de L'aimer (Osée 6,6 / Jean 4,23-24 / Jean 17,3 ;
Coran XXII ; Le Pèlerinage, 37).


http://eva-coups-de-coeur.over-blog.com
/article-18863741.html




Le texte à l'origine de ce post :
(http://www.pierre2.org/fr/drame.htm) :



Judaïsme, Sionisme, Jésus, Universalité
Le sionisme politique trahit le judaïsme


Peu de personnes comprennent le drame de Jésus et la raison pour laquelle les Juifs refusèrent de reconnaître en Lui le Messie attendu : Il refusa de restaurer un Royaume juif car, avait-il révélé, le Royaume de Dieu "n'est pas de ce monde" (Jean 18,36).

Ainsi, un Etat juif est aussi condamnable par Dieu qu'un Etat chrétien ou musulman.

En effet, Dieu est pour tous les croyants, mais les Etats appartiennent chacun à ses citoyens, croyants et incroyants.


Sionisme contre Judaïsme
 

Le drame de Jésus c'est le sionisme, la politisation du judaïsme. Tout le problème est là ! L'essence du judaïsme est spirituelle. Cette foi en Dieu débuta avec Abraham, il y a 4000 ans, à qui le Créateur se révéla en vue de Se faire connaître par lui à tous les hommes. L'intention divine n'était pas de créer un courant politique juif restreint mais de répandre la connaissance du Dieu unique.

Durant les siècles, le sionisme a étouffé le judaïsme au point de le réduire à un nationalisme juif. Les Hébreux crurent qu'ils devaient traduire leur foi en créant un Etat national. Le judaïsme, est-il une foi ou un Etat ? Dans l'optique de Dieu, les deux ne sont pas compatibles. Tout le drame est là !


Histoire de la politisation du Judaïsme
 

Le Judaïsme prit une tournure politique au XIe siècle av.J.-C., après l'entrée des Israélites en Palestine. Dès cette époque, la communauté juive voulut se transformer en royaume : "Les gens d'Israël dirent à Gédéon : "Règne sur nous, toi, ton fils et ton petit-fils..." ; Gédéon leur répondit : "Ce n'est pas moi qui régnerai sur vous, ni mon fils non plus, car c'est Dieu qui doit être votre Roi" (Juges 8,22-23). Gédéon, avait compris le danger d'une telle dynastie politique et rejeta le projet, comme Jésus après lui, en déclarant que Dieu est l'unique Roi.

Un second essai fut tenté un siècle plus tard sous Samuel. Cette fois, un royaume juif fut établi avec Saül comme premier roi, mais contrairement à la volonté explicite de Dieu et du Prophète Samuel. En effet, Dieu se considéra détrôné par les Juifs et déclara à Samuel : "...C'est Moi qu'ils ont rejeté ne voulant plus que je règne sur eux" (1 Samuel 8,7).

Après l'intronisation de Saül, Samuel invita la communauté israélite au repentir et à reconnaître son tort d'avoir choisi un homme comme roi : "Reconnaissez clairement combien grave est le mal que vous avez commis au regard de Dieu en demandant pour vous un roi" (1 Samuel 12,17). Et les Juifs d'avouer : "Nous avons mis le comble à tous nos péchés en demandant pour nous un roi" (1 Samuel 12,19). La politisation du judaïsme est ainsi condamnée, dès l'origine, par ceux-là mêmes qui l'ont instituée.

Des siècles plus tard, les prophètes rappelèrent aux Juifs leur déviation vers la politique. Dieu dit par le prophète Osée : "Ils (les Israéliens) ont fait des rois, mais sans mon aveu ; ils ont établi des chefs mais à mon insu….(Osée 8,4). ...Tu t'es détruit, Israël ! En Moi seul est ton secours ! Où donc est-il ton roi ? Qu'il te sauve ! Tes chefs, qu'ils te protègent ! Ceux-là dont tu disais : 'Donne-moi un roi et des chefs'. Un roi, Je te l'ai donné dans ma colère et dans ma fureur je te l'enlève" (Osée 13,9-11).

Effectivement, le royaume fut enlevé d'Israël après l'invasion babylonienne sous Nabuchodonosor, en 586 av.J.-C.. Le Temple de Salomon fut détruit, les Juifs furent déportés en Babylonie et la royauté, la dynastie de David, cessa en Israël depuis (2 Rois 25,8-12 / 2 Chroniques 36,17-21).

Dès lors, les Israéliens eurent la nostalgie de ce royaume davidique, oubliant totalement que le seul Roi est Dieu. Durant les siècles qui suivirent l'invasion babylonienne, ils tentèrent souvent de rétablir leur royaume en Israël. Ils voyaient dans le Messie la seule personne capable de rétablir ce royaume davidique. Ce royaume terrestre devint leur obsession. Comme les vieux Siméon et Anne, ils attendaient de toutes leurs forces cette "consolation d'Israël", cette "délivrance de Jérusalem" (Luc 2,25-38).

Au premier siècle av.J.-C., sous l'Empire Romain, les Juifs parvinrent à rétablir un royaume avec l'aide des Romains. Le premier roi fut Hérode le grand. Celui-ci n'obtint pas le consentement du peuple, n'étant pas de la lignée de David, mais un descendant des Maccabées (de la tribu de Lévi).

Or les Juifs voulaient un royaume autonome dirigé par une dynastie issue de David. Ils cherchaient donc à se soulever, à la fois, contre Hérode et contre les Romains pour rétablir ce royaume. Mais ils croyaient qu'il fallait qu'apparaisse d'abord le Messie pour rassembler le peuple au combat contre les Romains.

Cette nostalgie croissante d'un royaume israélien éclipsa totalement la dimension spirituelle du judaïsme. Le Messie n'était attendu que pour "sauver" Israël militairement, en vue de restaurer un vaste empire juif, un "Grand Israël" semblable à celui de Salomon
.


Jean-Baptiste
 

Voyant Jean-Baptiste attaquer Hérode, les nationalistes le prirent pour le Messie et le suivirent en foules nombreuses. Mais lui disait aux foules qu'un autre, plus puissant et plus important que lui, devait apparaître (Matthieu 3,11 / Jean 1,26-37). Mais pour Jean-Baptiste, ce Messie qui devait le suivre ne pouvait être qu'un guerrier libérateur. Lui-même ne comprenait pas le comportement de Jésus et, "ayant entendu, dans sa prison, parler des œuvres du Christ, il lui envoya certains de ses disciples pour lui dire : 'Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre' ?" (Matthieu 11,2-3). Il s'attendait à ce que Jésus rassemble le peuple au combat. Or "ces œuvres" du Christ dont il entendait parler, étaient celles d'un miséricordieux qui pardonne et d'un guérisseur, non d'un révolutionnaire juif. Ces œuvres spirituelles ne pouvaient satisfaire les nationalistes, dont Jean faisait partie.

C'est pourquoi, sans douter de Jésus comme envoyé divin, Jean envoya des disciples Lui demander s'il était le Messie attendu, ou bien "fallait-il en attendre un autre" comme Messie pour mener la révolte ? Il n'avait pas encore saisi la dimension spirituelle de la Libération. C'est la raison pour laquelle Jésus avait dit que Jean-Baptiste est, à cause de sa conception matérialiste du royaume, plus petit que le plus petit dans le Royaume des Cieux, ce dernier ayant compris que ce Royaume est intérieur, dans l'âme. Jean-Baptiste lui-même ne l'avait pas compris (Matthieu 11,2-11).

Aujourd'hui encore, tous ceux qui ne saisissent pas cette dimension, attendent de même cet "autre Messie" pour restaurer le royaume politique en Israël.


Jésus
 

A l'époque de Jésus, les Juifs avaient déjà perdu la notion spirituelle du salut. Les meilleurs parmi eux comprenaient ce fait politiquement. Pour eux, le Messie devait naître d'une famille de haut rang ou riche et puissante de Jérusalem, capable de mobiliser le peuple au combat. Paradoxalement, Jésus sortit d'une modeste famille du village lointain de Nazareth : "De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ?" (Jean 1,46).

Un pauvre charpentier n'a pas convaincu l'orgueilleuse attente des Israéliens. Sa mission principale était de rétablir le judaïsme dans sa pureté originelle, spirituelle, le libérant de la politique : "Mon royaume n'est pas de ce monde" avait dit Jésus. (Jean 18,36). Par Jésus, Dieu devait reconquérir son Trône dans le cœur des croyants. Ce Royaume ne devait pas se limiter aux seuls Juifs, mais à tous les hommes de bonne volonté du monde entier.

Jésus apparut parlant du Royaume de Dieu. Les Juifs crurent en Lui en Le voyant opérer des miracles, mais ils voyaient en Lui le libérateur politique et militant. Au lieu de répondre à son invitation au repentir, leur réaction devant ses miracles était nationaliste.

Ils voulurent Le forcer à être le roi politique d'Israël, à rétablir le royaume de David, Lui qui était issu de la lignée de David. En effet, Jean, dans son Evangile, nous dit que les Juifs, après le miracle de la multiplication des pains, crurent en Jésus, puisqu'ils dirent : "C’est vraiment Lui le Prophète qui doit venir dans le monde". Mais leur réaction devant ce miracle ne fut pas spirituelle, vu que Jean ajoute :

"Jésus se rendit compte qu'ils allaient venir L'enlever pour le faire roi ; alors Il s'enfuit de nouveau dans la montagne tout seul" (Jean 6,14-15).

Il faut souligner ce fait qui passe ici inaperçu : "Ils allaient venir L'enlever pour le faire roi... et Jésus s'enfuit". Les Juifs ne venaient pas "solliciter" Jésus, ni Lui "offrir" le royaume israélien, mais le Lui imposer. Il n'avait d'autre choix que la fuite devant ce qui faisait la trahison de sa mission. N'avait-Il pas déjà repoussé l'offre de l'empire israélien de la main du diable ? (Matthieu 4,8-10).

Dans ces versets paraît le drame de Jésus car, devant sa persistance à renier le royaume d'Israël, les Juifs finirent par le renier, à leur tour, comme Messie.

Les nationalistes en voulurent à Jésus et le jugèrent non patriotique parce qu'Il n'avait pas mis sa puissance miraculeuse au service de la nation et du trône. C'est pourquoi ils l'accusèrent de "tromper le peuple" (Jean 7,12). C'est que les Juifs nourrissaient, en Le voyant agir et parler, de faux espoirs de restauration nationale : "Nous espérions, nous, que c'était Lui qui délivrerait Israël" dirent deux de ses disciples après Sa mort (Luc 24,21). Voyant que Jésus ne satisfaisait pas leurs espoirs politiques, les chefs juifs conclurent que Ses miracles étaient faits par la puissance du diable (Jean 10,20 / Matthieu 12,24-28). Ils obtinrent enfin que Jésus soit crucifié car, par son messianisme spirituel qui galvanisait les foules, Il était devenu un obstacle à la réalisation de leurs buts politiques et nationalistes (Jean 7,37-52 / 12,10-11).

Pourtant, Jésus n'est pas le premier Juif à avoir refusé d'établir un royaume israélien, sachant que cela était contraire à la volonté de Dieu.

Gédéon, Samuel et Dieu Lui-même ne s'étaient-ils pas prononcés contre la réalisation d'un tel royaume, "Dieu étant l'unique Roi" ?

Jésus eut beaucoup de mal à expliquer à ses amis les plus intimes son Royaume spirituel. A plusieurs reprises Il préparait ses Apôtres à sa mise en croix, non au combat contre Hérode et les Romains. Le Royaume dont Il leur parlait n'avait rien de politique et son langage n'a jamais été celui d'un nationaliste. Il ne parlait jamais du royaume de David mais du Royaume des Cieux. Eux s'attendaient à l'entendre dire par exemple : "Enfants d'Israël, vous les fiers descendants de Jacob et les héritiers de la Terre, suivez-moi, n'hésitez pas à prendre les armes et à libérer la terre de vos ancêtres etc…". Or, Ses discours étaient du genre : "Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux, heureux les doux… heureux les miséricordieux… (Matthieu 5,1-12)… Aimez vos ennemis, priez pour vos persécuteurs...(Matthieu 5,43-45)".

Aux Pharisiens qui lui demandaient "quand devait arriver le Royaume de Dieu" (d'après eux, le royaume davidique), Jésus répondit : "La venue du Royaume de Dieu ne se laisse pas observer et l'on ne saurait dire : 'Le voici ! Le voilà !'. Car sachez-le, le Royaume de Dieu est en vous" (Luc 17,20-21). Ce Royaume étant intérieur, il ne fallait donc plus en attendre un autre à l'extérieur. Nul en Israël ne s'attendait à ce genre de Royaume ni à ce messianisme. Le courant nationaliste avait séduit tous les Juifs, les Apôtres inclusivement.

Afin d'instituer ce Royaume divin, il fallait briser l'idole qu'était le Messie politique. Jésus savait qu'il n'y parviendrait qu'au prix de son sang. Il prépara donc ses Apôtres à ce dénouement dramatique : "Le fils de l'homme doit être livré aux mains des hommes et ils Le tueront". A ces mots, "ils furent tout consternés" (Matthieu 17,22-23), car, ne voyant encore en Lui qu'un Messie nationaliste, ils n'imaginaient pas que Jésus soit vaincu, mis à mort, sans rétablir le trône et la dynastie de David.

Les Apôtres eurent beaucoup de mal à saisir la dimension spirituelle du Royaume quoique Jésus demeurât avec eux durant trois années. Ils continuaient de croire que ce Royaume était politique et lui demandèrent, juste avant l'Ascension : "Seigneur est-ce en ce temps-ci que tu vas restaurer la royauté en Israël ?" (Actes 1,6). Ce n'est qu'après avoir reçu l'Esprit Saint, qu'ils commencèrent à comprendre l'intention du Maître (Actes 1,7-8 / 11,15-18 / 15,7-11).

Jésus devait remplacer, dans la mentalité de ses Apôtres, la notion du messie sioniste par celle du Messie spirituel et universel. C'est un subtil exorcisme qu'il fallait opérer. Il attendit deux ans avant d'entamer cette délicate opération. D'abord, Il devait s'assurer que ses Apôtres croyaient indéfectiblement en Lui comme Messie. Il fallait qu'Il manifestât sa puissance par les miracles pour donner aux disciples confiance en Lui. C'est ainsi, en effet, qu'ils crurent en Lui (Jean 2,11 / Jean 6,14). C'est alors seulement qu'Il leur demanda : "Pour vous qui suis-Je ?". Et Pierre, lui seul, eut le courage de répondre : "Tu es le Messie".  Néanmoins, pour Pierre et les Apôtres, le messianisme de Jésus ne pouvait être que nationaliste ; Il est le Messie, oui, mais le messie guerrier ! Pierre portait encore son épée lors de l'arrestation de Jésus ! (Jean 18,10-11).

Le deuxième pas à franchir, le plus délicat, était la révélation de son messianisme spirituel ; les Apôtres ne pouvaient même pas l'imaginer. Jésus, après avoir obtenu de ses disciples, pour la première fois, la reconnaissance de sa qualité de Messie, pouvait franchir ce deuxième pas qui consistait à leur présenter son vrai visage de Messie spirituel, non nationaliste. C'est ce qu'Il fit en leur annonçant, pour la première fois, sa prochaine mise à mort. Il leur déclara cela "à dater de ce jour" où ils Le reconnurent comme Messie, non pas avant, précise Matthieu (Matthieu 16,21). C'était leur dire : Je suis le Messie, oui ! Mais Je ne restaurerai pas de royaume politique. Pour que vous le compreniez, je serai livré à la mort.

La réaction spontanée de Pierre était de rejeter cette annonce inattendue : "Dieu t'en préserve Seigneur ! Cela lui a valu une sévère réprimande du Christ : "Eloigne-toi de moi, Satan. Tu m'es un scandale, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes" (Matthieu 16,21-23). La réaction de Pierre est due, justement, au fait que les disciples ne pouvaient pas, à ce moment, concevoir que le Messie, le futur roi d'Israël et le sauveur de la nation, finisse sur une croix, comme un vulgaire criminel, eux qui L'imaginaient déjà sur le trône d'Israël, inaugurant la nouvelle dynastie davidique. Le Messie, le roi d'Israël, mourir sur une croix ?! Jamais ! Lui qui doit détrôner Hérode et chasser les Romains ! Les Apôtres "ne comprenaient pas cette parole : elle leur demeurait voilée" (Luc 9,44-45).

Il fallait que les Apôtres subissent de la part du Maître un réel lavage de cerveau, un "baptême". Il ne pouvait changer leur mentalité que sur la croix. Il fallait que meure le concept du messie sioniste auquel ils croyaient. Il fallait que Jésus meure sans restaurer de royaume israélien. Alors, leur foi en Lui comme Messie -non plus nationaliste, mais spirituel et universel- devait continuer à vivre en eux ; ce qu'ils ne comprirent, en effet, que plus tard, après la crucifixion de Jésus.

Ainsi, par la mort de Jésus, s'écroule, dans l'esprit de ses disciples, l'idole sioniste. Par sa mort, Jésus triompha de la mort qu'est ce nationalisme : "J'ai vaincu le monde", dit Jésus la veille de sa crucifixion (Jean 16,33).

Après la mort de Jésus, en effet, les Apôtres continuèrent à croire en Lui comme Messie. Ils découvrirent ainsi la dimension spirituelle et universelle du salut. Dieu n'est plus le monopole des Juifs, Il appartient au monde entier : "Dieu est-il le Dieu des Juifs seulement, et non point des Païens. Certes, également des Païens" (Romains 3,29). Par contre, les nationalistes endurcis, ceux pour qui Jésus était "une occasion de chute" (Matthieu 11,6), et une "pierre d'achoppement" (Romains 9,30-33), furent choqués par son manque de "patriotisme" et Le renièrent.

Il y a lieu de distinguer entre un nationalisme religieux coupable, créé au nom d'une foi -celui-ci est condamné par Dieu- et un patriotisme légal indépendant de la foi.

A noter que le messie sioniste représente tout esprit matérialiste et dominateur.

Cet esprit a séduit d'innombrables Chrétiens le long des siècles. Ceux-ci n'ont rien compris à la Croix du Christ. Tous les matérialistes suivent l'esprit du messie sioniste et meurent dans leurs péchés. C'est le cas des Juifs qui refusèrent, par le passé, et qui refusent encore aujourd'hui, de croire en Jésus (Jean 8, 21-24). Jésus répète encore aujourd'hui à tous : "Si vous ne croyez pas que Je Suis (le Messie) vous mourrez dans vos péchés" (Jean 8,21-24).




Judas


Quant à Judas Iscariote, le prétendu apôtre qui trahit le Christ, il n'a jamais suivi Jésus par conviction spirituelle, mais par intérêt matériel.

Judas croyait que Jésus était le Messie nationaliste.  Les miracles de Jésus et ses discours spirituels le laissaient spirituellement indifférent. Il n'y voyait qu'un moyen pour rétablir le royaume politique et réaliser ses propres ambitions matérielles.

(..) Quand Judas eut la certitude que Jésus ne comptait pas établir un règne politique, et qu'il ne pouvait plus rien tirer de Lui, il décida de Le livrer (Jean 13,2).

L'intérêt matériel de Judas primait sur toute autre considération, cela se voit dans son désir de livrer Jésus en en tirant, au moins, un certain profit pécuniaire ...





Les Apôtres après la Croix


Les pèlerins d'Emmaüs étaient consternés après la crucifixion de Jésus, déçus de sa mort car, dirent-ils : "Nous espérions, nous, que c'était Lui qui délivrerait Israël" (Luc 24,21). C'est qu'ils s'attendaient à une délivrance politique.

Lors de l'Ascension, les Apôtres, "quand ils Le virent, ils se prosternèrent ; d'aucuns cependant doutèrent" (Matthieu 28,17). Quelle était la nature de ce doute ? Ils doutèrent de Lui comme Messie vu qu'Il n'avait pas restauré le Royaume en Israël. C'est pourquoi, à ce moment, ils Lui demandèrent de nouveau : "Est-ce en ce temps-ci que tu vas restaurer la royauté en Israël ?" (Actes 1,6).


Les Juifs d'aujourd'hui


Aujourd'hui, le drame de Jésus se renouvelle par la résurgence du nationalisme juif incarné dans l'Etat d'Israël. Cet Etat a séduit des foules de Chrétiens menées à le soutenir aveuglément.


Et ceci, malgré la mise en garde de Jésus : "Prenez garde qu'on ne vous abuse… lorsque vous verrez l'Abomination de la Désolation installée dans le Saint Lieu (Terre Sainte, Jérusalem)… Ne vous mettez pas à leur suite…" (Matthieu 24,4-15 / Luc 21,7-8). Et pourtant, ils se mirent à leur suite !!

Comment est-il possible de convaincre les Juifs -et particulièrement les Sionistes parmi eux- que Jésus de Nazareth est le Messie qu'ils attendent ?

Comment les convaincre que le règne auquel ils aspirent est spirituel et en faveur de toute l'humanité ? Comment les convaincre de renoncer à un Etat politique sioniste à travers lequel ils veulent régner sur le monde ?

Heureux ceux d'entre eux qui entendront la voix du Messie crucifié, l'Unique capable de donner la  vraie paix.

http://www.pierre2.org/

http://eva-coups-de-coeur.over-blog.com/article-18863741.html

http://eva-coups-de-coeur.over-blog.com/article-18863741.html
http://eva-coups-de-coeur.over-blog.com/article-18747126.html

http://le-jardin.over-blog.net/ -
La spiritualité universaliste, humaniste, fraternelle...

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 21:30





Je fais le rêve


  M.L. King 


Je fais le rêve que les hommes,

un jour, se lèveront et comprendront enfin

qu'ils sont faits pour vivre ensemble

comme des frères.

 

Je fais encore le rêve que nous serons capables

de repousser au loin les tentations du désespoir

et de jeter une nouvelle lumière

sur les ténèbres du pessimisme.

 

Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera

et vivra pleinement la véritable réalité

de son credo : "Nous tenons ces vérités

pour évidentes par elles-mêmes

que tous les hommes sont créés égaux."

 

Je rêve que, un jour,

sur les rouges collines de Georgie,

les fils des anciens esclaves

et les fils des anciens propriétaires d'esclaves

pourront s'asseoir ensemble

à la table de la fraternité.

 

Je rêve que mes quatre petits enfants

vivront un jour dans un pays

où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau,

mais à la nature de leur caractère.

 

Oui, nous serons capables de hâter le jour

où la paix règnera sur Terre

et la bonne volonté entre les hommes.

Ce sera un jour merveilleux,

les étoiles du matin

chanteront ensemble,

les fils de Dieu

pousseront des cris de joie.

 

 

                Martin Luther King


http://alainindependant.canalblog.com/archives/2008/09/22/10619244.html

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 01:47

 

Hélder Câmara

Sur Wikipedia.org
Prière (Helder Camara)


Pour garder l'espérance envers et contre tout !



Prière de Carême
      

Je crois en Dieu, Père et Mère de tous les êtres humains
         Et qui leur a confié la terre.

Je crois en Jésus-Christ qui est venu pour nous encourager et pour nous guérir,
        Pour nous délivrer des puissances et pour annoncer la paix de Dieu avec humanité.

          Il s'est livré pour le monde. Il est au milieu de nous, ce Seigneur vivant.

Je crois en l’Esprit de Dieu qui travaille en toute personne de bonne volonté.

Je crois en l'Église donnée comme un signe pour toutes les nations,
         Armée de la force de l'Esprit et envoyée pour servir l’humanité.

Je crois que Dieu, à la fin, brisera la puissance du péché en nous et en tout être humain.

Je crois que l’homme vivra de la vie de Dieu pour toujours.

Je ne crois pas au droit du plus fort, au langage des armes, à la puissance des puissants
 
Je veux croire aux droits humains, à la main ouverte, à la puissance des non-violents.

Je ne crois pas à la race ou à la richesse, aux privilèges, à l’ordre établi.

Je veux croire que tous et toutes sont des personnes humaines
         Et que l’ordre de fa force et de l’injustice est un désordre.

Je ne croirai pas que je n'ai pas à m'occuper de ce qui arrive loin d'ici

Je veux croire que ce monde entier est ma maison

         Et que tous moissonnent ce que tous ont semé.

Je ne croirai pas que je puisse là-bas combattre l’oppression si je tolère ici l’injustice.

Je veux croire que le droit est un, ici et là,
         Et que je ne suis pas libre tant qu'une seule personne est esclave.

Je ne croirai pas que la guerre et la faim soient inévitables et la paix inaccessible.

Je veux croire à l’action modeste, à l’amour aux mains nues et à la paix sur terre.

Je ne croirai pas que toute peine est vaine.

Je ne croirai pas que le rêve de l’être humain restera un rêve et que la mort sera la fin.

Mais j'ose croire, toujours et malgré tout à l’homme nouveau.

J'ose croire au rêve de Dieu même :
         Un ciel nouveau, une terre nouvelle où la justice habitera.


 D'après Don Helder Camara qui fut archevêque de Récife, au Brésil.


http://alainindependant.canalblog.com/archives/2008/09/20/10516027.html

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-22992573.html







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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 01:41
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Je fais un rêve....
21-04-2008 Actualité






Deux images, aujourd'hui. Très frappantes.

Dans l'une, on voit le Pape saluer Bush, le Vice-Président Cheney..., et puis il s'agenouille devant Ground Zero, ce symbole de l'orgueil américain fracassé.

Moi qui suis croyante, j'ai été révoltée. Le Pape, ce Chef de l'Eglise chrétienne, fraternise avec les plus grands criminels de notre époque, acceptant de fouler le tapis rouge qu'on déroule devant lui, comme si ce tapis n'était pas rouge du sang de tant de victimes de la puissance américaine.

 Je fais un rêve. Je suis Pape, et au lieu de serrer la main aux assassins des peuples, je leur dis: Je viendrai seulement quand vous aurez demandé pardon pour tous vos péchés, et promis de vous amender.

 Bush et sa clique de soi-disant chrétiens, enfreignent tous les commandements divins, et d'abord les plus graves. Ils tuent, ils volent (les ressources des autres), ils mentent, ils font de faux témoignages, ils sont cupides, rancuniers, ivres de puissance et d'orgueil, ils s'agenouillent devant les Riches et piétinent ou méprisent les pauvres, ils adorent Mâmon, ils convoitent les biens d'autrui, et j'en passe de meilleures...

 Oui, je fais un rêve : Que l' Eglise, avant de dénoncer l'avortement de manière obsessionnelle, plaide pour la vie de ceux qui sont déjà  sur terre, pour le respect de toute vie, pour la Vérité, pour la Sagesse, pour la Justice, pour la Paix.... Oui, au lieu de s'occuper des futurs vivants, que l' Eglise commence par prendre soin de ceux qui sont déjà nés. Qu'elle refuse de s'associer aux criminels, de leur rendre visite, de s'afficher avec eux. Qu'elle les mette en face de leurs péchés. Qu'elle plaide pour les victimes des puissants, Palestiniens, Irakiens etc etc, au lieu de se faire l'avocat des  conflits de civilisation... judéo-chrétiens, véritables guerres de purification, de nettoyage ethnique..

Alors, au lieu d'être complices des criminels,  elle s'érigerait en défenseur du Bien, du Bon, du Juste, du Vrai, du Sage... Jésus ne s'est associé aux malfaiteurs que pour les mettre en face de leurs péchés, et pour les encourager à changer de vie.

 Alors, l' Eglise serait Lumière, lumière de Vie, de Paix, d'Amour, de Justice....et espérance pour le monde.

 Et pendant ce temps-là, au Paraguay, un Evêque des Pauvres accède au pouvoir suprême, pour l'exercer  comme un sacerdoce au service non des puissants qui font horreur à Dieu, mais des petits, des faibles, des rejetés, des opprimés.... Et pour accéder à la charge qui lui permettra de servir ses concitoyens, l' Evêque a dû braver la colère de l'Eglise, du Pape. Belle hypocrisie !

Oui, deux images : Un Pape qui pactise avec les pires criminels de la planète, festoyant à leurs côtés, se faisant applaudir, marchant au milieu des fidèles dans une papa-mobile blindée (n'est-il pas dit dans la Bible : " ne crains point, crois seulement" ?), recevant mille honneurs dans un faste coûteux qui déconsidère l'Eglise. Si j'avais été Pape, j'aurais distribué aux pauvres tout cet argent gaspillé en fastes inutiles et vaniteuses.

 Et puis de l'autre côté, un Evêque humble, d'abord soucieux de la libération des opprimés, de leur dignité, de leur bien-être.

Quel contraste ! L'Eglise des puissants, du faste, du pouvoir, celle du Vatican, ou l'Eglise des petits, de la rue, du don de soi, de la pauvreté partagée, l'Eglise de la Théologie de la Libération, qui porte si bien son nom. La foi en Dieu n'est-elle pas libération ?

 Et la libération doit concerner tous les aspects : Le corps, l'âme, l'esprit. Si elle n'est pas sociale, aussi, elle est incomplète.

 C'est ce que la Théologie de la Libération a compris.

 Le Pape a pactisé avec le Diable, l'Evêque s'est donné pour les pauvres. Comme son maître, Jésus.

 Il y a bien deux Eglises.

Je fais un rêve : Qu'il n'y en ait plus qu'une, celle de Martin Luther King.



http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/archive-day/20080421


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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 01:37


Fondamentalismes
- islamiste (voir vidéo école coranique musclée)
- chrétien (catholique ou évangéliste)
- juif (Bétar, par exemple)
choc de fondamentalismes
choc de civilisations
dialogue et même communion de civilisations



Editorial d'Eva,
à la suite d'une vidéo reçue sur des écoles coraniques, intégristes :


Les fanatismes, les fondamentalismes, les intégrismes sont un des cancers de la société. Instrumentalisés par des pouvoirs aux abois,  notamment financiers, comme aux USA, afin de détourner notre attention et de nous entraîner vers un choc de civilisations qui profitera seulement aux multinationales de la mort, ils constituent une menace, en particulier pour la paix civile.

Personnellement, j'ai bien connu le fondamentalisme chrétien, très exactement l'évangéliste, je l'ai approché de près, pendant plusieurs années. Soumission au responsable, assurance de détenir la vérité à l'exclusion des autres, et donc intolérance et sectarisme, prosélytisme conquérant, intransigeance sur les principes, etc. Du côté "néo-sioniste", ce n'est pas mieux . Là, il ne s'agit pas de pointer du doigt le sionisme qui s'est battu pour que les Juifs aient une terre où se protéger de futures persécutions; je songe à toutes les dérives politiques, à toutes les instrumentalisations (notamment de la Shoah), à toutes les intolérances envers ceux qui réprouvent le sionisme, ou même qui critiquent de près ou de loin l'Etat d'Israël, devenu, à cause de ses dirigeants, raciste, prédateur, impérialiste, colonisateur. Quant aux islamistes, aussi conquérants que les nouveaux croisés de Benoît XVI ou évangélistes, ils constituent eux aussi une menace pour le bien-vivre ensemble. Leur terrorisme est redoutable, certes, mais il l'est moins que celui qui est pratiqué par certains Etats prédateurs et surarmés, ou des Institutions comme l'OTAN, le FMI et la B.M.

Actuellement, on parle d'Inquisition à propos des néo-sionistes ombrageux, mais l'expression s'applique tout aussi bien aux extrémistes chrétiens et musulmans.

Tous les fondamentalismes sont odieux, et à dénoncer. Sous couleur de "démocratisation", de "combat pour le Bien", "pour Dieu", ou pour la "Liberté", Georges Bush en a fait son fond de commerce au nom d'un Evangile complètement dévoyé, et au service d'intérêts plus bassement temporels que spirituels. Lorsque les médias, à l'unisson, ont dénoncé l'islamisme comme danger suprême pour la civilisation, après les événements du 11 septembre 2001, je savais déjà, pour avoir fréquenté les fondamentalistes évangéliques, très exactement les évangélistes souvent pentecôtistes, toujours prêts à défendre le modèle américain, je savais déjà, donc, que la menace venait de TOUS les fondamentalismes, et non seulement de celui des islamistes comme on voulait nous le mettre dans la tête de manière réductrice, pour servir des intérêts financiers bien étrangers aux soucis et aux droits des peuples.

Tous les fondamentalismes se valent : Ils sont dangereux par leurs excès, par leur fanatisme, par leur intolérance, par leurs instrumentalisations... Aujourd'hui, j'ai reçu une cassette vidéo pointant du doigt l'accueil musclé réservé à une équipe de télévision quand elle s'intéresse de trop près aux méthodes de groupes islamistes. Je ne voudrais surtout pas qu'on fasse d'amalgames douteux, qu'on fasse porter sur le dos des Musulmans, pour l'essentiel parfaitement intégrés, le poids d'actes ou de comportements à la marge. Même chose pour les deux autres religions monothéistes.

Reste que cette vidéo montre clairement que la vigilance doit prévaloir, à l'encontre de tous ceux qui veulent se servir de la Religion pour d'autres fins, non avouées, et généralement politiques. Et par exemple, les Evangélistes ne faisaient "pas de politique", officiellement, mais ils passaient leur temps, au moment de la campagne électorale de Reagan, à soutenir ce candidat, à l'encenser, etc. Pire encore : ils militaient ouvertement pour l'apartheid sud-africain, en laissant se produire des groupes musicaux faisant l'apologie de l'Ordre sud-africain, raciste, élitiste... je me souviens avoir ferraillé avec des organisateurs de concerts, encourageant les témoignages de Noirs convertis, devenus soudain de zélés serviteurs de l'Apartheid, au nom de la soumission au pouvoir, et à l'Ordre. Les membres des Eglises pentecôtistes gobaient tout cela, et certains d'entre eux partaient en Afrique du Sud pour observer de plus près ce pays "exemplaire". Pour ma part, je boycottais consciencieusement les produits de ce pays. La suite, on la connaît. Je doute que ces zélés fanatiques chrétiens se soient repentis de leurs choix.



Bref, nous devons rester vigilants, et ne pas tolérer que les fondamentalismes musulman, juif ou chrétien, gangrènent notre société laïque - et de moins en moins démocratique.

Je joins le lien de la cassette vidéo, et j'en profite pour vous renvoyer à des articles ou liens concernant d'autres extrémismes, aussi dangereux. Toutes les religions ont leurs chancres. Ce n'est pas la religion qu'il faut dénoncer, mais l'usage qu'on en fait, politique, en particulier, comme dans certains Etats islamistes, comme aux USA et comme en Israël ! Et ne nous laissons pas entraîner par les diatribes des uns ou des autres, gardons raison, relativisons, ne nous laissons pas entraîner vers un choc de civilisations qui, en définitive, ne profitera qu'aux multinationales, à la City, à Wall Street, etc. Ce sont les extrémistes qu'il faut dénoncer, sans relâche. Pas les Musulmans, les Juifs ou les Chrétiens sincères. Et ceux-là, d'ailleurs, on ne les entend pas...

Et je vous renvoie aussi à mon dernier article, sur les nouveaux croisés Benoït XVI  et Nicolas Sarkozy,  qui partent en guerre contre l'un de nos biens les plus précieux, la laïcité, et plus généralement, en faveur d'un redoutable choc de civilisations, qui risque de nous conduire tous droit dans le mur si nous n'y prenons garde.

Eva


TAGS : Sarkozy, Benoît XVI, fondamentalismes, intégrismes, fanatismes, sectarismes, communion civilisations, choc civilisations, Musulman, Islamiste, Juif, Bétar, Sioniste, néo-sioniste, Chrétien, évangéliste, catholique, Vatican, croisés, City, Walll Street, civilisation, USA, Israël, pays arabes, démocratie, Noirs, Apartheid, Afrique du Sud, Reagan, religion, Finance, 11 septembre 2001, OTAN, BM, FMI...


Voir parution complète
(tous les liens pour les 3 religions)
sur
http://r-sistons.over-blog.com/article-22981257.html
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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 01:32

 






Signes extérieurs d'intégrisme

Abbé G. de Tanoüarn

Pacte n°84 - 26 mars 2004

Les événements marquants pour la Tradition catholique se sont multipliés à Paris en ce mois de mars si changeants, jusqu'à la sortie, le 31 mars, du film de Gibson. Il ne faudrait pas que nous en oubliions un colloque, organisé conjointement par Civitas et par l'abbé Thouvenot, recteur de l'Institut Universitaire Saint Pie X, qui s'est tenu le 20 mars dernier au Forum de Grenelle dans le XVème arrondissement. Réussite sur toute la ligne. Le plus intéressant dans cette réunion,c'était encore le thème et la manière dont il fut traité par les nombreux intervenants qui se succédèrent sur l'estrade : Géopolitique de l'intégrisme.

Comment définir l'intégrisme ? Ce slogan trop souvent entendu finit par regrouper tous les opposants à la mondialisation heureuse, de quelque religion, de quelque politique qu'ils se réclament. Comment reconnaître l'intégrisme ? L'un des intervenants, que les lecteurs de Certitudes connaissent bien, Jacques Henry, a proposé la définition suivante : « Je définis l'intégrisme comme une idéologie (philosophie diffuse) fortement opposée à la vision chrétienne du monde, à caractère religieux, à caractère politique, et qui conduit à une certaine forme de surdité ou aveuglement par rapport à la réalité et au pire à la guerre sainte ». Le ton était donné ! L'abbé de Tanoüarn avait proposé le matin même de définir l'intégrisme comme une variante absolument moderne de l'idéalisme, un idéalisme pratique qui se formule donc comme un légalisme (le règne du Tu dois/tu ne dois pas) et qui se caractérise par son refus de reconnaître une forme de nature universelle, surplombant les diverses croyances et dont le respect s'impose à tous les hommes sans distinction. Il pointait du doigt trois intégrismes principaux, trois légalismes, tendant à la théocratie ou à l'idéocratie : l'intégrisme juif, l'intégrisme musulman et l'intégrisme républicain ou laïque.

L'abbé Héry avait la charge de définir l'intégrisme catholique : il le fit longuement, en remontant au XTXème siècle, pour découvrir une matrice commune à l'intégrisme et au progressisme dans un commun refus de la réalité dans sa complexité. Il citait Emile Poulat dans Certitudes : « Historiquement le catholicisme intégral et le catholicisme social sont, sous Pie X, deux produits de la dissociation du catholicisme intransigeant, régnant au XIXe siècle »... Quant à François Thual, dont les travaux en géopolitique font autorité, il concluait son exposé en mettant en cause, dans la naissance de l'intégrisme, un mauvais rapport au temps, une négation pratique (et gnostique) du temps. Et de pointer la mégalomanie des hommes qui pensent que c'est eux qui doivent sauver Dieu et non Dieu qui vient les sauver. Je pensais en l'écoutant à la formule d'André Frossard : « L'intégriste est celui qui veut faire la volonté de Dieu, que Dieu le veuille ou pas ».

Ce colloque extrêmement riche et dont je suis loin d'épuiser la matière, il n'est pas indifférent qu'il ait été organisé par la Fraternité Saint Pie X, à travers l'Institut du même nom. Cela nous rappelle que saint Pie X est le pape qui, le premier, a condamné l'intégrisme en la personne de Ramon Nocedal, un dissident du carlisme espagnol, dont la politique tendait à faire de l'Espagne une sorte de théocratie

http://site.pacte.free.fr/pacte/84/pacte84f.htm


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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 01:24



 
Siné, sur le blog de Laplote le caricaturiste
http://laplote.over-blog.fr/



L'intégrisme, c'est quoi exactement ? 





Un article publié dans le
numéro 2 de la revue Parvis, de juin 1999

Une catégorie universelle ?

Question : Dans le numéro de “Cultures et Foi” sur l’intégrisme, publié en 1986, tu posais toi-même la question : “L’intégrisme phénomène catholique ou catégorie universelle?”. Aujourd’hui, l’extension du concept hors du champ religieux est encore plus sensible. Qu’en penses-tu ?

Réponse : Historiquement, “intégrisme” est un mot de culture catholique et qui par ailleurs s’est développé en milieu catholique. Pendant longtemps, personne ne parlait d’intégrisme en dehors des milieux catholiques. Aujourd’hui, il se trouve qu’il y a une espèce d’épidémie sociale qui atteint tout le monde : le mot est employé à toutes les sauces  sans qu’on le définisse, sans que personne ne sache qui cela englobe. La mode, c’est d’en faire une catégorie universelle. On peut s’interroger pour savoir si ce passage est légitime. Personnellement, je suis très réservé. Je suis d’ailleurs déjà réservé sur l’emploi du mot intégrisme : les intégristes, c’est les autres. C’est comme les modernistes : c’est une étiquette infamante mais vue de l’autre côté. On peut se jeter mutuellement à la face des étiquettes : je ne crois pas que ce soit cela qui permette de clarifier beaucoup les problèmes.

Q : Ne pourrait-on pas définir l’intégrisme comme le refus de la modernité ?

R : A ce moment là, il faudrait dire que l’ACJF était intégriste. “Nous referons chrétiens nos frères». C’était un mouvement de reconquête chrétienne contre le monde moderne. C’est en 1921 que Maritain a publié son livre Antimoderne. Le catholicisme a été anti-moderne pendant tout le 19ème siècle, encore largement pendant le 20ème. Et maintenant, quand il se prétend moderne, c’est de manière souvent non critique. C’est Péguy qui a dit que les socialistes “encensent sous le nom de moderne ce qu’ils condamnent sous le nom de capitaliste”.

Un phénomène catholique

Q : Revenons à l’origine que tu as rappelée. Serais-tu d’accord avec la définition proposée par Etienne Fouilloux au cours du colloque de l’ACAT en 1996 : “Fer de lance du catholicisme intégral et intransigeant, réduit contre son gré à l’état de groupes de pression minoritaire, voire oppositionnel, du fait de l’évasion partielle de l’Eglise hors du modèle antérieur” ?

R : Ce que je vais dire peut paraître étonnant. Mais j’ai une approche beaucoup plus historique que Fouilloux qui est pourtant historien. Sa définition m’apparaît trop abstraite. C’est à partir des conflits intérieurs à l’Eglise que j’ai saisi l’émergence et le développement de ce qu’aujourd’hui on appelle intégrisme.

Q : Dans ce cadre, y-a-t-il selon toi continuité entre le mouvement du début du siècle et celui d’aujourd’hui ?

R : Il n’y a pas de continuité historique. On voit seulement l’un ou l’autre personnage secondaire qui peut servir de relais, mais de toute évidence le mouvement intégriste tel qu’il s’est développé autour de Mgr Lefebvre, c’est autre chose que la Sapinière.

Q : Comment interpréter la lettre envoyée à près de 30.000 prêtres ? Signe de faiblesse ?

R : Non. D’autant que les expéditeurs mettent les points sur les “i” dans cette lettre : “Nous sommes l’Eglise qui continue et vous êtes en train de virer à la secte. Nous avons raison, vous avez tort, rejoignez-nous”. Mon sentiment est que le mouvement ne s’étend pas mais ne s’affaiblit pas non plus. Il s’enracine et se consolide dans ses limites. C’est quand même un mouvement international : il y a actuellement une dizaine de districts dans le monde, et un district très important aux USA.

Q : Est-ce que la crise interne du Front National peut avoir une incidence ?

R : Tous les intégristes ne sont pas Front National. La majorité des membres du Front National ne sont pas catholiques. Beaucoup se déclarent athées. Je pense donc que cette crise n’aura pas un effet important, même si elle crée des tensions entre traditionalistes.

Un pluriel ambigü

Q : Sans tout confondre, n’est-il pas légitime de parler, à côté d’un intégrisme catholique, d’un intégrisme juif et d’un intégrisme musulman ?

R : Le problème au niveau du langage, c’est qu’on ne parle pas d’intégrisme protestant mais de fondamentalisme protestant. Là, on est capable de faire la différence. Mais quand on parle des Musulmans, c’est indifféremment des intégristes ou des fondamentalistes.

Quand il y a conflit entre Hindous et Musulmans, est-ce de l’intégrisme ou du fondamentalisme ? Quand on parle d’intégrisme laïque, est-ce l’un ou l’autre ? J’ai aussi entendu parler d’intégrisme ultra libéral en économie !

Q : Est-ce que la manière de se référer aux textes fondateurs ne serait pas un bon critère ?

R : A partir du moment on l’on définit l’intégrisme en référence à la Tradition, et le fondamentalisme en référence à l’Ecriture, on s’aperçoit que l’on peut trouver de l’intégrisme chez les Protestants (ils ont eux aussi leurs traditions) et du fondamentalisme chez les catholiques. Quand on dit : “Il y aura toujours des pauvres parmi vous” ou “rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu”, c’est du fondamentalisme !

Q : Impossible donc de définir une constante qui serait valable dans tous les cas ?

R : En revanche, il y a un terme qui est complètement oublié et que les Lumières du 18ème  siècle connaissaient bien, c’est celui de “fanatisme”. Avec ce qui se passe aujourd’hui, en Algérie, en Inde, au Pakistan ou en Afghanistan, n’a t-on pas affaire à des fanatiques tout simplement ? C’est une espèce de folie théologique : on s’enferme dans l’idée que l’on se fait de Dieu et au nom de Dieu, tout est permis.

Un nouveau paysage

Q : On parle beaucoup aujourd’hui des nouveaux mouvements : Opus Dei, Communion et Libération, Focolari, Néo-Catéchuménat. Comment les situerais-tu au regard de l’intégrisme ? Ne retrouve t-on pas, là, un même intransigeantisme ?

R : C’est un type de catholicisme qui déplaît aux progressistes : je ne peux pas considérer que tous ceux qui me déplaisent sont intégristes… Oui, il y a de l’intransigeance dans ces mouvements, mais l’Eglise n’a jamais renoncé à son intransigeance. Il faut revenir à la méthode que je préconise : ces mouvements répondent à des besoins et révèlent des tensions, voire des conflits au sein de l’Eglise.

Q : Vatican II représente tout de même un infléchissement sérieux ?

R : Oui, mais ce n’est pas la sortie de l’intransigeantisme.

L’intransigeantisme se définit par un certain nombre de refus de principe dont les foyers et les enjeux se déplacent : aujourd’hui, refus de l’ordination des femmes, exclusion des divorcés-remariés, l’œcuménisme même… On se rend compte que l’ouverture de Vatican II est une ouverture limitée : quand on ouvre une porte, il faut savoir si c’est pour que ceux qui sont dedans sortent, ou pour que ceux qui sont dehors entrent. Vatican II a ouvert  la porte pour que ceux qui sont dehors entrent.

Q : N’y-a-t-il pas plusieurs lectures possibles du Concile ? Jean-Paul II lui-même respecte-t-il toujours l’esprit du Concile ? Quid aujourd’hui de la collégialité ? La conception de la vérité qui s’exprime dans “Splendor Veritatis” est-elle conciliable avec la Déclaration sur la liberté religieuse du Concile ?

R : Il faut lire les textes. Concernant la collégialité, le récent document romain a trait à la théologie des Conférences épiscopales qui ne peuvent pas se substituer aux évêques. Certaines Conférences épiscopales arrivaient à fonctionner par bureaux interposés. Les évêques ont réagi : le document traduit cette réaction. Quant à la déclaration sur la liberté religieuse, j’aurais beaucoup de choses à en dire : dans cette déclaration, le mot Etat n’est même pas prononcé. Or la liberté religieuse y est définie par rapport aux Etats contemporains sécularisés. C’est un texte qui marque un progrès. Mais je ne peux pas réussir à l’admirer sans réserves. En tout cas, il n’y est pas question de liberté de conscience au sens où nous l’entendons.

Q : Reste tout de même Assise qui représente une ouverture incontestable. On est en pleine ambiguïté…

R : C’est l’ambiguïté de l’interprétation. Quand on dit “tout le Concile, rien que le Concile” que dit-on ?

Q : Permets-moi de revenir, pour terminer, sur les nouveaux mouvements. En 1986, tu les évoquais en parlant “d’extrême-centre” ?

R : Je parlais d’extrême-centre parce qu’on l’on parlait d’extrême-droite et d’extrême- gauche. J’ai repris l’image : des mouvements pugnaces et combatifs comme “Communion et Libération” sont des mouvements “très au centre”. Si la démocratie chrétienne est au centre, on a affaire là à un extrême centre.

Q : En France, on a eu aussi les “vierges pèlerines” en 1996. Et après, les JMJ…

R : Je suis frappé moi-même de voir que dans notre quartier, le 5ème arrondissement, les églises qui autrefois étaient vides, maintenant sont pleines, avec de très belles liturgies. Et un public assez jeune ! Reflet du courant charismatique ? Je ne pense pas.

Notre-Dame est sans doute un lieu touristique. Mais il se trouve que l’Archevêque de Paris a nommé pour accueillir les touristes japonais un chapelain qui est un ancien prêtre-ouvrier au Japon. Comment interpréter cela dans nos vieilles catégories ?

Est-ce le chapelain qui devient “intégriste” ou le cardinal qui devient “progressiste” ? Ou les Japonais qui se transforment en “néo-chrétiens” ?

On est devant une transformation en profondeur qui rend nos catégories dérisoires. Où placer la communauté Sant’Egidio, née en 1968 ?

Émile Poulat, interviewé par Jacques Chatagner

Retour au sommaire du numéro 2  de la revue Parvis, de juin 1999

http://reseaux.parvis.free.fr/1999_n2_integrisme_poulat.htm

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 15:53
Jeudi 26 juin 2008

Alors que la plupart des autres chrétiens sont organisés en paroisses ou Eglises locales dans le cadre d’une hiérarchie (de prélats ou de synodes), d’une organisation pyramidale (très centralisée pour les catholiques et les témoins de Jéhovah), les communautés unitariennes, quant à elles, vivent et s’ébattent en toute liberté ! Chacune s’organise à sa guise (toutefois en fonction d’une histoire et d’une culture) et établit les relations qu’elle veut avec les autres. Certaines peuvent ainsi mener une vie tout à fait paisible, loin de tout débat, se contentant d’elles mêmes.

Les unitariens français se sont " internationalisés " à la suite de l’adhésion en 1992, de Suisses (le groupe de Roger Sauter) et de Belges à l’Association unitarienne française (AUF, 1986-2005), celle-ci devenant statutairement "francophone ". Mais il faudra attendre 2005, cette fois-ci à l’initiative de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU, fondée en 1996), pour que les unitariens établissent des partenariats avec les communautés italienne, burundaise et congolaise (Brazzaville), puis en 2006 avec le réseau international fondé au Québec, le Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU), enfin en 2008 avec les congolais de la RDC.

Les chrétiens unitariens vont se montrer très actifs, n’hésitant pas à prendre des initiatives :

Relance du réseau européen des protestants libéraux après mars 2007, à la suite de la mort subite de la révérende Péronne Boddaert qui en était l’âme ; réunion d’Utrecht en octobre 2007 avec des amis Remonstrants. Voir le site de l’AFCU, à la rubrique " ELPN (Europe) ", http://afcu.over-blog.org/categorie-10136976.html 

Manifeste d’Avignon, signé en août 2006, par toutes les associations de chrétiens unitariens européens (associations en Grande Bretagne, France, Italie, Burundi, Congo Brazzaville et Congo RDC) donnant leur positionnement au sein de la diversité de l’unitarisme contemporain.
Voir le site de l’AFCU, à la rubrique : " le manifeste d’Avignon ",
http://afcu.over-blog.org/categorie-10148421.html

Représentation statutaire de la France par l’AFCU, agréée groupe en émergence en avril 2006 par l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), à la rencontre internationale de cette instance à Oberwesel, en Allemagne, en novembre 2007. Voir le site de l’AFCU, à la rubrique " ICUU (international) ", http://afcu.over-blog.org/categorie-10209966.html

Jean-Claude Barbier à Ottawa, devant le Musée national de l'histoire sociale et humaine du Canada, en mai 2008 ; le badge est celui des participants au rassemblement annuel du CUC ; photo Léo Poncelet. 

Participation de Jean-Claude Barbier à la rencontre annuelle du Conseil unitarien du Canada (CUC), sur invitation officielle de cette instance, qui s’est tenue à Ottawa du 16 au 19 mai 2008 : contribution aux ateliers en français, proclamation solennelle de l’appel francophone d’Ottawa dans le cadre d’une réunion animée par l’ICUU
(voir le site de l’AFCU, à la rubrique " l’appel francophone d’Ottawa ",
http://afcu.over-blog.org/categorie-10446540.html), participation aux cultes en anglais et en français de l’Eglise unitarienne de Montréal le dimanche 25 mai.

Enfin, dans la dynamique de cet appel d’Ottawa qui recommande l’utilisation des langues internationales en plus de l’anglais, lancement, en juin 2008, d’une Eglise unitarienne francophone (EUfr) qui est une église " linguistique " entièrement sur la Toile concernant les unitariens de plusieurs pays (Québec, France et Europe occidentale francophone, Afrique noire francophone).

Pour l’instant celle-ci se présente comme un site portail, mais elle pourra se doter d’espaces communs : un espace " prière " est déjà mis en place ; et, dans l’avenir, pourraient également être organisés, un module " formation des jeunes ",  à partir de l’expérience de nos amis montréalais, et un espace " cultuel " comportant des cultes réguliers et une pratique à domicile pour les isolés. Avant la fin de cette année, un conseil d’Eglise sera établi avec des personnes désignées par les communautés concernées.

Pour plus ample information,
voir sur le site de cette Eglise, à la rubrique " questions-réponses ",
http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr

bilan paru dans les informations de la Correspondance unitarienne, n° 81, juillet 2008


http://afcu.over-blog.org/article-20777732.html
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  • : Eva pour la communion des civilisations
  • : Eva est une femme de paix, de consensus, s'opposant au "choc de civilisations", prônant la tolérance, le dialogue et même la communion de civilisations. Elle veut être un pont fraternel entre les différentes religions monothéistes. Elle dénonce les fondamentalismes, les intégrismes, les communautarismes sectaires et fanatiques, repliés sur eux, intolérants, va-t-en-guerre, dominateurs, inquisiteurs, haineux, racistes, eugénistes, impérialistes.
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