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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 09:29
Vendredi 8 février 2013

 

 

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La guerre mondiale qui rôde

Par Chantal Dupille (eva R-sistons)

 

 

La guerre mondiale est à nos portes. Le savons-nous ? Récemment, je discutais avec un voisin, militaire de profession (à la retraite), et il me disait sa crainte du Nouvel Ordre Mondial et sa certitude d'une guerre mondiale bientôt, plus terrible que les autres. Oui, nos militaires sont bien conscients de tout cela, eux.... Et tant d'autres, aussi ! (1)

 

Personnellement, je crois que cette guerre mondiale de dépopulation, de domination et de prédation, n'est pas pour tout de suite. Parce que je pense que la ploutocratie veut s'enrichir au maximum avant, bref racketter, pressurer, piller...

 

En Grèce, par ex, le pays et le peuple ont été mis à contribution,  pas après pas : Economie ruinée, destruction des emplois, détricotage des mesures sociales et des services publics, austérité croissante pour tous sauf pour les armateurs et les laquais de l'Oligarchie.

 

L'Empire, avant d'être militaire, est financier. Et les Grandes banques, les Goldman Sachs, cherchent par tous les moyens à remplir davantage leurs coffre-forts. Quand les Etats, quand les peuples sont ruinés, qu'ils ne peuvent plus être pillés, reste le patrimoine à saisir, les bijoux de famille, les monuments, les îles, les trésors. L'Espagne connaît le même sort: Austérité, chômage, effondrement de l'économie, faillite, destruction des services publics et des systèmes sociaux....pour rembourses des dettes iniques, scandaleuses, que les politiciens corrompus ne dénoncent pas.

 

Tous les pays européens vont connaître le même sort, petit à petit. La France serait déjà en faillite. La pauvreté augmente d'une manière exponentielle, les citoyens ne peuvent plus se soigner, travailler, manger, se loger décemment... Tout est détruit. Pour le plus grand profit de l'Oligarchie financière !

 

Lorsque l'Empire financier aura épuisé toutes les occasions de s'enrichir démesurément sur le dos des peuples, il lui restera le volet militaire (déjà employé pour soumettre un par un les Etats non alignés, en bombardant ou en organisant de pseudos révolutions, et en utilisant les intégristes musulmans, les "terroristes" armés, formés, financés par lui) : La guerre mondiale, avec des armes de destruction terrifiante. Pour d'abord réduire le nombre d'habitants, ensuite prospérer sur les décombres du monde (Industrie de la Reconstruction, asservissement des rescapés...). Les Etats-Unis doivent leur insolente prospérité pendant des décennies, à la 2e guerre mondiale.

 

Mais les apprentis sorciers, avides, égoïstes, cupides, sans scrupules, oublient une chose : l'effet boomerang de leur folies criminelles. Un jour ou l'autre, ces monstres seront confrontés au nuage nucléaire qu'ils auront créé, au mieux, et au pire, à des imprévus effroyables. Car si on sait comment une guerre commence,  on ne sait pas comment elle finit. On peut supposer que des Etats comme l'Iran, la Russie, la Chine, et d'autres, feront payer cher, très cher, les attaques subies. En sachant d'ailleurs que la Russie détient une arme que les Etats-Unis n'ont pas,  plus terrifiante que les autres. 

 

L'Occident assassin a déja détruit plusieurs pays, certains millénaires : Irak, Afghanistan, Libye, Syrie... La conflagration meurtrière touchera-t-elle l'ensemble de l'humanité ?

 

Qui arrêtera la main des Occidentaux avant qu'ils ne mettent à feu et à sang le monde entier ? Qui traduira en justice les vrais terroristes qui ensanglantent la planète ? Si nous restons inertes, attendons-nous au pire : Nous l'aurons !

 

Chantal Dupille

 

http://chantaldupille.over-blog.com

 

(1)

(..) Depuis quelques semaines, des signaux inquiétants se multiplient et donnent lieu à des commentaires peu habituels de la part de quelques personnalités en vue. Les déclarations de Juncker avant son départ (reproduites dans le numéro 271 de LIESI) ou celles d’Attali sont des annonces assez claires de ce que les Elites préparent : une prochaine guerre mondiale. (..)

A quand le prochain attentat style SARAJEVO, interroge J. Attali ? (..)

JAPAN : TSUNAMI Major Wave III on Gold – Partie II

 

 

Vendredi 8 février 2013

 

 

 

Détruire un Etat souverain, caillou gênant pour l'Empire. L'Iran s'oppose à la libéralisation du Marché à l'infini, à la colonisation, à la libéralisation des moeurs (bref valeurs contraires à l'idôlatrie argent, marchandisation...). L'Iran ne menace pas l'Europe, mais couloir transit énérgétique, réserves gaz, pétrole, et le pays s'oppose aussi non seulement au rouleau compresseur, mais à Israël.

 

Le "ménage" a été fait au Soudan, en Irak, en Jordanie régime soumis, bientôt le ménage sera terminé en Syrie... Bases avancées à détruire aussi, comme le Hezbollah, ou à tronçonner, à isoler diplomatiquement, le couper de ses alliés, le diaboliser, l'affaiblir, indirectement la Russie est visée (tentatives de Révolutions de velours, procédures de déstabilisation de l'opinion, via Internet..)

 

Iran : Bombe de dissuasion, pas offensive, mais alors le pays devient inattaquable, donc inacceptable pour l'Occident car peur de voir l'Iran se sanctuariser.

 

Nouvelle arme américaine terrifiante : Armes USA pouvant être transportées par missiles de croisières, ou drones, et créant un nuage électro-magnétique pouvant paralyser toutes les activités d'un pays, détruisant toutes les installations électriques, les ordinateurs, les services bancaires (pénurie d'argent, donc), tout, même le fonctionnement des armées et bien sûr des centrales nucléaires, jusqu'au système d'approvisionnement en eau... Cette arme est-elle déjà opérationnelle ? Toute la vie d'un pays serait gelée, et cette arme entre dans la stratégie de Washington.

 

Obama Prix Nobel poursuit les mêmes objectifs que Bush, mais par des moyens plus "bienveillants", + discrets, subtiles... et à l'arrivée on se retrouvera devant les mêmes résultats.

 

Une opération de destruction de l'Iran coûterait très cher à l'Occident : L'Iran a des moyens de rétorsion, par ex dans le détroit d'Ormuz, et puis crise psychologique, le prix du baril bondira, et le choc sera trop dur pour l'Occident. L'Iran ne pourra vaincre, mais ses représailles seront très fortes. Bref, tout cela est coûteux. (Résumé par Chantal Dupille)

 

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http://oummatv.tv/15717/iran-destruction-necessaire?utm_source=Oumma+Media&utm_campaign=932dbe46d6-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email

 

Au programme de l'Esprit d'actu, la seconde partie de l'entretien avec  le  journaliste et géopolitologue Jean-Michel Vernochet, auteur du livre Iran, la destruction nécessaire  paru aux éditions  Xenia.

 

Iran la destruction nécessaire

 

  Vidéo 1 voir ici :

La guerre mondiale qui rôde (Chantal Dupille, JM Vernochet), + vidéo

 

Autres vidéos :

 

(1)

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ENTRETIEN AVEC JEAN-MICHEL VERNOCHET

A PROPOS DE SON LIVRE:

IRAN, LA DESTRUCTION NECESSAIRE

iran destruction.png

 

L’Iran doit être « détruit » : en tant que théocratie nationalitaire il est voué à être « normalisé »… En tête des agendas politiques, l’inscription volontariste de l’Iran au rang des démocraties libérales est donc à l’ordre du jour… Car l’Iran est appelé, volen nolens, à se fondre dans le grand chaudron des sociétés éclatées dans lesquelles la segmentation du marchés atteint son paroxysme (minorités ethniques, confessionnelles, sectaires et sexuelles, femmes, jeunes, enfants, la publicité s’adressant à ces derniers dès l’âge de deux ans, l’âge de leur scolarisation précoce…) afin de pouvoir pleinement être intégré au marché unique, autrement dit le « système-monde ».


Francis RosL’armée hébreu vient de mettre fin précipitamment à ses bombardements de la bande de Gaza, quant au ministre de la Défense, Ehoud Barak, celui-ci vient de faire valoir ses droits à la retraite. N’est-ce pas le signe d’un net reflux des ambitions expansionnistes d’Israël et donc d’un renoncement implicite à toute agression contre l’Iran ?

JMV. Regardons les choses en face. Gaza a été pilonnée, l’aviation et les drones israéliens ont y semé la mort et la désolation. Certes, l’escalade s’est arrêtée assez vite, mais qui est nommément désigné comme le premier responsable de ces tragiques événements ? Téhéran ! M. Fabius, ci-devant ministre des Affaires étrangères ne s’est pas gêné pour accuser l’Iran, « ce pelé, ce galeux d’où nous vient tout le mal » [Les Animaux malades de la peste] de « porter une lourde responsabilité dans l’affaire de la bande de Gaza », ceci en ayant notamment fourni des « armes à longue portée au Hamas ». M. Fabius étant particulièrement déconnecté, comme la plupart des énarques, ne connaît apparemment pas le sens du couple de mots « longue portée »… mais l’expression fait « riche ». Ainsi s’est-il répandu le 22 novembre sur Radio Monte-Carlo et BFMTV où il a désigné la cible ultime : « L’Iran est indirectement impliqué dans plusieurs conflits graves dans cette région… les missiles à longue portée de 950 kg qui peuvent atteindre le centre d’Israël et les villes du sud du pays sont fournis par l’Iran ». Des missiles qui n’ont causé au demeurant aucune victime dans le centre d’Eretz Israël malgré leur supposée formidable létalité ! A contrario nombreux ont été à Gaza les morts et les blessés dus à des bombes réputées « intelligentes » ! Bref, l’arrêt de l’offensive sur Gaza, la démission (ou l’éviction) d’Ehoud Barak ne changent rien sur le fond. Certains vont même jusqu’à se demander si les « rats » ne se mettraient pas à quitter le navire, surpris qu’ils sont par une annonce intervenant cinq jours après la fin de l’opération « Colonne de nuées » autrement nommée en français « Pilier de Défense ». Certes l’actuel ministre israélien de la Défense, ancien premier ministre de 1999 à 2001, militaire le plus décoré du pays qui en janvier 2011 a tourné le dos au Parti travailliste pour rallier le cabinet de Benyamin Netanyahou, était considéré jusqu’à ce lundi 26 novembre comme le numéro 2 du gouvernement… âgé de soixante-dix ans il ne quittera cependant pas ses fonctions d’ici les élections législatives du 22 janvier 2013. Mais il est encore trop tôt pour savoir ce que cache ou dissimule ce départ impromptu… de graves désaccords au sommet de l’État hébreu à n’en pas douter et des révisions politiques – forcément « déchirantes » imposées de l’extérieur ou par l’effet d’un simple « retour au réel » ? La question se pose : Israël a-t-il trop présumé de ses forces ? Ses méfaits et son hybris ne sont-ils pas en train de le rattraper ? Désormais la coupe est-elle pleine ? Reste que nous pouvons compter sur le Likoud, génétiquement parlant, et sur ses épigones néoconservateurs de Washington, pour ne pas savoir ni ne vouloir s’arrêter à temps.

Au cours de cette dernière crise, MM. Obama et Fabius n’ont au demeurant ni lâché ni désavoué Israël et son gouvernement, le Likoud. J’en déduis que cet arrêt du pilonnage aérien de Gaza, n’est en réalité qu’une sorte de « repli tactique » et que cela ne change en rien – au moins pour l’instant – quant à l’agenda occidentaliste visant à un remodelage en profondeur du Proche-Orient, Syrie, Liban, Iran… Même si nous nous plaçons dans la perspective encore lointaine d’une autosuffisance énergétique de l’Amérique du Nord grâce au gaz de schiste. Les enjeux énergétiques liés à la bataille de Syrie ou au littoral gazaoui – lequel jouxte la partie méridionale du « Léviathan », poche de gaz super géante dont Israël entend bien s’approprier la totalité – ne sont qu’une dimension du projet occidentaliste de reconfiguration de l’aire islamique. Un projet auquel l’Administration américaine n’est pas prête à renoncer, qu’elle soit « démocrate » ou « républicaine ». Trop d’efforts et de moyens ont été déjà consentis en ce sens, la guerre de Syrie est coûteuse en termes diplomatiques, le mouvement est amorcé, la coalition euratlantiste ne reviendra plus en arrière. Même si M. Obama, en raison de restrictions budgétaires, réduit la voilure le cap sera maintenu contre vents et marées.

Syrie, Liban, Iran, ces trois pays constitutifs de l’arc chiite – l’Irak peinant durement à se reconstruire – doivent être et seront brisés sauf circonstances exceptionnelles. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe aucune dissension au sein des états-majors politiques et militaires à Washington et Tel-Aviv. Paris comptant pour du beurre, les états d’âme des exécutants n’entrant en effet pas en ligne de compte ! Désaccords, non pas sur les objectifs à atteindre – la nécessaire destruction d’un Iran souverain fait l’unanimité – mais sur les moyens d’y parvenir et le calendrier : la force brutale préconisée par le Likoud et les Néoconservateurs, ou encore l’usure et la ruse, les manœuvres indirectes, la guerre subversive ou les révolutions internes !

Depuis des années, surtout ces derniers mois nous voyons les nuées monter sur l’horizon. Les orages ont rarement pour habitude de faire demi-tour… de même les machines infernales, une fois le mécanisme enclenché. L’Iran est voué à la destruction… sauf capitulation en rase campagne de ses élites dirigeantes. À ce titre il est vrai que des élections présidentielles auront lieu en Iran en juin 2013. Rien n’indique cependant que les nouveaux dirigeants pourraient réorienter – du tout au tout – l’actuelle politique de la République islamique, ni, que de l’autre côté M. Obama veuille se déjuger en acceptant de négocier directement avec la théocratie parlementaire iranienne.

FRMais pourquoi au final l’Occident est-il si acharné contre l’Iran ? Le nucléaire est-il la seule ou la vraie raison ?

JMV – Le nucléaire n’est de tout évidence qu’un prétexte. Une grosse ficelle du même genre que les « armes de destruction massive » qui ont servi à tétaniser les opinions publiques occidentales et à lancer la croisade pour la démocratie en et contre l’Irak. Le 14 novembre dernier « Le Parisien » nous expliquait doctement que « selon les experts internationaux, le programme iranien se poursuit lentement mais sûrement malgré les sanctions économiques qui étranglent le pays. C’est une question de mois pour que Téhéran parvienne à ses fins », analyse un diplomate français. « Chaque jour qui passe nous rapproche peut-être d’une issue dramatique ». Observons que nul ne sait précisément qui sont « les experts internationaux » ni qui est le « diplomate français » ici mentionné. Tout cela n’est pas sérieux, mais c’est à l’image de ce que nous serinent quotidiennement grands et petits médias : une menace croît à l’Est qui est en passe de se muer en danger imminent. Conclusion : l’intervention est inéluctable. Répété mois après moi, semaines après semaines, années après années ce type de discours apparaît comme une fatalité et plus encore, comme une nécessité. La raison désarme devant tant de constance et d’énergie dans le prêche du malheur… et parce que dans nos magnifiques démocraties le peuple – de toutes façons désinformé à mort – n’est jamais consulté pour ce qui engage son avenir, l’opinion subit et accepte, toujours et encore. Et que pourrait-elle faire d’autre puisqu’elle ne dispose d’aucun choix alternatif possible ? Chacun sait pourtant que la possession d’une ou plusieurs têtes nucléaires ne feraient pas de l’Iran un adversaire redoutable face aux deux ou trois cents vecteurs de mort atomique que déploie Israël. Au fond, tout cela serait risible si ce n’était atrocement tragique. N’est-ce pas M. Rocard, l’ancien Premier ministre, qui, transverbéré par un trait de lucidité – mais à moitié goguenard et satisfait de lui-même comme seuls savent l’être les « égrotants » – s’exprimait ce dernier printemps en ces termes [[Libération 2 mars 2012] : « Nous avons une stratégie américano-anglaise… de torpiller toute possibilité de discuter sérieusement avec les Iraniens. Et même de faire un peu de provoc de temps en temps. Comme s’il s’agissait de préparer une situation de tolérance rendant acceptable une frappe israélienne. Dans cette hypothèse, la guerre devient une guerre irano-syrienne soutenue par la Chine et la Russie, comme on le voit à l’Onu, contre en gros l’Occident et ses clients. Et l’Europe se tait. C’est une affaire à millions de morts, l’hypothèse étant que ça commence nucléaire. Je connais bien ces dossiers et je n’ai jamais eu aussi peur. Nos diplomates ont perdu l’habitude de traiter des situations de cette ampleur et tous nos politiques jouent à se faire plaisir avec des satisfactions de campagne électorale. Ce qui est nouveau, c’est l’intensité des dangers par rapport à un état d’esprit futile. Autre nouveauté, ces dangers sont extérieurs, résolument mondiaux. Il n’y a que l’Amérique latine et l’Australie pour avoir une chance d’y échapper. Aucun grand pays, même la Chine ou les États-Unis, n’y peut quelque chose à lui tout seul. Il n’y a de réponse que dans une consultation mondiale attentive dont tout le monde se moque… Ça me rend malade ». L’agneau de la fable – innocent ou pas, là n’est pas la question – face au loup dominateur et sûr de lui, est forcément perdant : le premier démuni pollue l’eau du maître des lieux, l’autre manie la rhétorique sans appel du dominant. Iran/État-Unis, toutes proportions gardées, le schéma est à l’identique avec à l’arrivée, sans doute, le même résultat.

FRMais quels intérêts l’Iran menace-t-il concrètement ?

JMV – L’Iran ne menace personne mais barre le passage à une foultitude d’intérêts. Comme déjà dit, il ne faut pas réduire comme cela a été fait pour l’Irak, la question à sa seule dimension géoénergétique. Pour faire court disons qu’un processus d’unification global du Marché est en court et que l’Iran y fait obstacle. Après tout, il s’agit d’un pays où les prêts financiers taux usuraires sont interdits cela seul constitue un casus belli pour les potentats de la Finance mais pour tout le système. Où l’Iran se soumet, accepte sa conversion aux dogmes du Monothéisme du Marché, ou bien doit se résoudre à se voir effacé de la Carte du Temps. À prendre ou à laisser. Sauf miracle, révolutions, effondrement des nations occidentales sous l’effet de la crise systémique…

FRQuelles sont, à votre avis, les issues possibles ? La guerre est-elle inéluctable ou encore évitable

JMV – Obama veut ou voudrait temporiser. Sa préférence va aux stratégies indirectes, entre autres la subversion, l’étranglement par les sanctions, les révoltes populaires encouragées et soutenues de l’extérieur. Et cela marche. Les sanctions commencent à mettre l’Iran à genoux. Le peuple souffre. Les gens du Département d’État et les adeptes du smart power – le gros bâton subtil – comptent à ce titre sur un soulèvement de la population. De ce point de vue, pour le Département d’État, le président Ahmadinejad est devenu un personnage « contingent ». Il n’est plus le paramètre central. Les prochaines élections présidentielles pourraient en effet conduire à la tête des personnalités plus dures voire plus intransigeantes que l’actuel président. En tout cas, les stratèges de la terreur veulent d’abord priver l’Iran de ses bases avancées : celles du Liban, c’est-à-dire le Hezbollah ; de Syrie contre laquelle les coups de boutoirs se multiplient. En un mot, il s’agirait de ne pas aller trop vite en besogne, d’assurer les arrières, de déblayer le terrain et de faire le ménage avant de s’attaquer au sanctuaire iranien. Les autres, les faucons, veulent fondre sur la proie sûrs qu’ils sont de l’écraser sous leurs bombes en raison de leur infernale supériorité ; à savoir une maîtrise absolu des mers, de l’air et de l’espace… des espaces devrait-on dire puisqu’outre l’espace extra atmosphérique il est désormais question de guerre à outrance dans le cyberespace. Or les Occidentalistes sont déjà allés top loin. Ils n’ont d’ailleurs pas pour habitude de reculer. La Syrie mise à feu et à sang est un bon exemple de la détermination du camp israélo-américain, de leurs alliés, commensaux et satellites. Ils iront donc jusqu’au bout. Sauf que nul n’est vraiment assuré du résultat. Une victoire militaire coûtera de toutes façons cher, même si ce n’est pas à court terme. Car nul ne peut impunément et indéfiniment défier voire mépriser une communauté internationale en pleine mutation… Communauté des nations à présent traversée par les courants invisibles d’une information non filtrée véhiculée par la Toile. Dans l’actuel contexte de crise systémique, personne ne peut exclure non plus des révoltes en Europe et aux États-Unis. Une hypothèse qui devient chaque jour de moins en moins absurde pour ne pas dire de moins en moins « improbable ». L’hybris des maîtres du monde est telle qu’ils croient encore pouvoir contenir ou canaliser des mouvements populaires de grande ampleur. L’histoire certes se répète souvent, mais c’est refuser de tenir un compte exact des transformations sociétales en cours ou déjà accomplies. L’intelligence et la culture des dirigeants occidentaux promus par le cirque médiatique et le bastingue démocratique, ne sont plus à la hauteur des défis actuels. Sur ce point nous sommes entièrement d’accord avec Michel Rocard. Mais pas pour les mêmes raisons. En vérité, sauf miracle, nous irons à l’abîme parce que ces gens veulent y aller et ont décidé de nous y emmener avec eux, assurés qu’ils sont de n’avoir pas à payer le prix du sang versé. Le sang des autres, bien entendu.


Entretien conduit pour Geopolintel par Francis Ros

source: http://www.mecanopolis.org/?p=26964

http://eurempire.skynetblogs.be/archive/2012/12/29/iran-la-destrction-necessaire.html

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« Iran, la destruction nécessaire »,

l’indispensable livre de Jean-Michel Vernochet

 

L’Iran doit être détruit. Malgré sa série d’échecs militaires, l’alliance occidentale doit mener cette campagne peut-être suicidaire. Pourquoi ?

 

Non seulement parce que l’Iran  remettrait en cause le monopole du feu nucléaire détenu au Proche-Orient par l’État hébreu. Ni en raison de la lutte acharnée que se livrent les grandes puissances pour s’approprier les gisements d’énergies fossiles, notamment le gaz iranien. Et ne parlons pas des arguments émotionnels liés aux droits de l’homme et au statut de la femme.


Aucune de ces raisons n’est suffisante, mais toutes ensemble elles participent d’une logique d’ensemble, systémique, qui les englobe. Et qui ne peut souffrir la présence d’une puissance iranienne échappant au nivellement libéral-démocratique du monde.

 

La cible est donc déjà verrouillée sur les écrans de guidage des centres d’opérations américains.


Intégrant le contexte global et l’enseignement des décennies qui précèdent, sans s’aveugler sur le régime iranien, Jean-Michel Vernochet livre une réflexion géopolitique de haut vol sur «notre» prochaine guerre. Peut-être la guerre de trop ?

 

http://www.mecanopolis.org/?p=26841

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Published by Eva R-sistons - dans Le choc de civilisations
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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 09:23

28 1 2013

 

 

J'ai horreur de ce journal provocateur, mais l'image est excellente !

Elle oublie les Evangéliques, dommage, Chantal

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Pourquoi un seul fondamentalisme

est-il dénoncé ?

Par eva R-sistons


Sur France24, la chaîne ultra sioniste de Christine Ockrent (l'épouse du faux humanitaire et vrai néoconservateur Bernard Kouchner au service des guerres de domination), la propagande bat son plein. Contre l'Islam, toujours. On y parle à l'instant de "dictature de l'Islam". En réalité, c'est la dictature du CRIF que nous subissons en France, en matière de politique, de Défense, de désinformation, etc, avec de terribles conséquences pour les historiens par ex, ou pour les journalistes comme pour les auteurs indépendants priés de se plier à la Pensée Unique ou de se démettre (au mieux, d'être ostracisés dans les Médias). Aujourd'hui, nous sommes condamnés, par ex, à subir un BHL sur nos écrans, c'est-à-dire un authentique criminel de guerre, inspirateur des politiques les plus atroces (comme en Libye "pays de cocagne" - dixit Le Monde - du temps de Kadhafi, aujourd'hui détruite et pillée par les Occidentaux pendant que les Libyens s'entretuent), alors que cet homme qui paraît-il rêve de devenir Président en israël - et il ose influencer la politique française ! - devrait se retrouver devant un authentique Tribunal international pour incitation à la haine, et aux guerres illégales. 

Comme je l'ai écrit, notre pays frondeur (voir Chirac-de Villepin contre la guerre d'Irak) est occupé par les "Usraéliens" pour être maté, et nous subissons à notre insu, tous les jours, les conséquences mortelles de cette occupation pour la Patrie des Droits de l'Homme, avec notamment une presse totalement aux ordres, décriée partout en Europe.

La Police de la Pensée veille : Il n'y a qu'en France que nous ne devons pas débattre du 11 septembre, et c'est seulement en France que la réflexion sur la Shoa est criminalisée. L'enjeu est de taille, en effet : Tant que nous accepterons de penser qu'il s'agit là de l'événement majeur de l'humanité (et tant pis pour les autres génocides comme l'extermination des Amérindiens), nous nous croirons obligés de nous soumettre aux injonctions de l'entité sioniste totalement hors-la-loi, violant TOUTES les Résolutions internationales - au mépris du Droit, donc, mais aussi de la paix, du dialogue des civilisations, et bien sûr des intérêts de notre pays.

Et c'est aussi à cause de cette dictature de la pensée que nous devons en permanence diaboliser l'islam - pour ensuite, mieux dominer ses terres et surtout ses ressources, via un dévastateur choc de civilisations probablement nucléaire.

Or donc, sous la férule de cette Pensée unique effroyablement dictatoriale, nous sommes en permanence soumis à un déferlement anti Islam. Esprit libre, j'ai voulu découvrir moi-même cette religion en lisant le Coran il y a quelques années, et j'ai trouvé un livre empreint de poésie, de tolérance (le Coran reconnaît Abraham comme Jésus, eh oui !), d'une grande simplicité, et oeuvrant pour la paix. Car le djihad, le vrai, pas le caricatural, est la lutte contre ses mauvais penchants, et l'acceptation de la guerre... défensive. Dans la Bible hébraïque, au contraire, la guerre est de conquête, passant par l'épée tous ceux qui font obstacle aux plans de domination,  même les femmes enceintes !


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Et tous les jours, nos médias collabos nous rappellent l'existence d'un principe de la Charia concernant les voleurs : Mains ou pieds amputés. Je rappellerais à ce sujet 2 choses :

1) De quel droit voulons-nous imposer notre mode de pensée et de vivre aux autres ? Notre civilisation est-elle supérieure, meilleure, alors que par ex, elle sacrifie les citoyens aux banquiers cupides, ou qu'elle institue, sous l'auspice maléfique de l'OTAN, la guerre permanente, et que pour demain, elle envisage l'euthanasie pure et simple des vieux ?

2) Pourquoi avons-nous toujours toléré que dans certains pays, on coupe les têtes des ennemis ? En Amazonie, par ex, on m'a vendu une tête réduite. Il me semble que les touristes achètent ce genre de choses, sans protester ! 

Et entre nous, ne devrait-on pas couper mains et pieds de tous les voleurs internationaux de la Haute Finance qui font de la vie des peuples un enfer pour satisfaire leur voracité folle ?

Donc, haro sur les Musulmans et sur leur charia. Une charia d'autant plus dérangeante qu'elle prohibe l'usure (dette-endettement) à l'origine de la paupérisation de tous les peuples et de leur asservissement;  Les Banquiers centraux ne tolèrent pas qu'on limite leur puissance criminelle !

Haro sur les Musulmans pour leur intolérance ? Et pourquoi ne parle-t-on jamais de celle des Evangéliques, par ex ? Morceaux choisis, illustrés par des faits vécus par moi qui par hasard, me suis convertie jeune dans les milieux pentecôtistes (depuis, par dégoût du sectarisme et du fondamentalisme, je suis désormais sans chapelle).

- Pas de relation hors mariage.

- Pas d'avortement, de divorce, d'homosexualité, de superstitions, d'idolâtrie,  d'horoscopes, de yoga, de socialisme, de communisme, etc etc, et par ex, un jour j'ai été à une réunion d'évangélisation avec un jeune artiste, il s'est sauvé en entendant décrier son style de peinture préféré, qualifié de "satanique".

- Et n'osez pas prendre tant soit peu la défense des Palestiniens, vous êtes aussitôt traité de "suppôt de Satan"...

Dans nombre d'Eglises, il faut se couvrir la tête, et à tous ceux qui traquent le voile musulman, je rappellerai que nos "bonnes" soeurs sont voilées, et que certains Juifs ont un accoutrement qui n'a rien à envier aux plus décalés...

islamophobie-en-france.jpg

La réaction des Musulmans fondamentalistes à Tombouctou est-elle une abomination ? Pourquoi, alors, ne parle-t-on pas de l'intransigeance des Evangéliques que je connais bien ? Anecdote vécue :

Un Pasteur alsacien pénètre chez moi, jeune convertie (j'avais à peine 30 ans). En partant, une partie de la décoration est à la poubelle : je suis née en janvier, un tableau très moderne représentant un Capricorne est viré. La tête réduite achetée en Amazonie va au panier, comme les serpents empaillés ramenés du Mexique ou de Bornéo. Tous les tableaux ou gravures achetés chez les Amerindiens, ou à Quito, à Mexico, etc, partent illico à la poubelle. Mes livres sont soigneusement inspectés, et toute la maison est passée au crible. Adieu les souvenirs de voyages ! Des murs tous nus, plus de bibelots, le paradis évangélique. Il ressemble furieusement à celui de Tombouctou, non ? Alors, un peu de tolérance, s'il vous plaît, et surtout pas de dénonciation à sens unique.

Et les Juifs, alors ? Vous connaissez les 613 commandements, lois, interdits de la Torah ? Mais ce n'est rien à côté de ceux du Talmud, ainsi seulement pour les toilettes, vous avez tout un tas de prescriptions à respecter avant d'effectuer vos besoins - même si vous êtes pressé. Charmant, n'est-ce pas ? Et que dire de ce rabbin, à Marseille, laissant sa vieille mère, tombée dans l'escalier de l'immeuble, crever plutôt que la secourir un jour de shabbat (Je le sais par un ex- voisin non-Juif, médecin, témoin) ? Ce n'est pas de l'intégrisme, du fondamentalisme fanatique, ça ?

A noter d'ailleurs qu'en zappant de FR24 à LCP, même tonalité : Emission "Parlons-en" de Frédéric Haziza, "faut-il réformer l'Islam", animée par un sioniste pur sucre, fervent partisan de la guerre contre l'Iran. Et ce sont ces gens qui squattent nos écrans, polluent nos esprits, et se gardent bien d'aborder la question du fanatisme talmudique (1). On y parle à l'instant de lapidation, justement, mais seulement celle de l'Islam. Pourquoi n'évoque-t-on jamais la lapidation du temps de Jésus, ou la lapidation des prophètes (les meilleurs des Juifs, pourtant) par les grands donneurs de leçons hébreux ? 

Conclusion : Ca suffit l'indignation à sens unique, ça suffit l'intolérance, ça suffit la diabolisation, ça suffit la mauvaise foi, ça suffit la chasse aux sorcières, ça suffit la stigmatisation partisane, ça suffit les Médias poisons nous conduisant directement au choc de civilisations nucléaire de dépopulation (pour nous) et de prédation (pour quelques-uns) !

Il est parfois utile de remettre les pendules à l'heure...

Eva R-sistons 

http://chantaldupille.over-blog.com

 

(1) http://r-sistons.over-blog.com/article-voici-le-vrai-breviaire-du-racisme-et-de-la-haine-videos-et-citations-114099510.html

TAGS : Fondamentalismes, Islam, Coran, Musulman, Juif, Evangélique, Frédéric Haziza, LCP, France24, Ockrent, Kouchner, néoconservateur, Tombouctou, Torah, Talmud, Bible, lapidation, Palestiniens, Quito, Amerindiens, shoah, Bornéo, Amazonie, Mexique, finance, Charia, Police Pensée, CRIF, djihad, Jésus, Abraham, BHL, Kadhafi, Pensée unique, Médias, Chirac, de Villepin, Irak, Israël, 11 septembre, choc civilisations, OTAN, euthanasie, Pentecôtistes, Iran, prophètes, usure, dette, endettement

 

Mali. Pourquoi les islamistes ont saccagé Tombouctou ?

Politique lundi 28 janvier 2013

+ LIRE AUSSI. Les manuscrits de Tombouctou, un patrimoine qui n'a pas de prix

Tombouctou, la ville historique, investie par le groupe islamiste Ansar Dine depuis avril 2012, a été défigurée. Pourquoi cette attaque en règle contre cette ville qui fut un grand centre intellectuel de l’islam ? Ils s'en sont pris en fait au symbole d'un autre Islam.

La perle du désert

Tombouctou fait partie de ces lieux mythiques au parfum mystérieux.

Surnommée « la ville aux 333 saints » ou la « perle du désert », Tombouctou se situe au sommet de la boucle du fleuve Niger, à 900 km au nord-est de Bamako, la capitale du Mali. Elle compte aujourd’hui environ 30 000 habitants. La ville est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1988.

Sa « découverte » par René Caillié, en 1828, avait fait grand bruit à l’époque. L’explorateur français est considéré comme le premier occidental à être revenu de la cité interdite aux chrétiens.

Classée au patrimoine mondial

Tombouctou fut un grand centre intellectuel de l’islam et a contribué à sa diffusion en Afrique aux XVe et XVIe siècles. Elle avait tout, alors, d’une cité florissante accueillant jusqu’à 25 000 étudiants dans ses 180 écoles coraniques.

Témoins de cet âge d’or, trois grandes mosquées retiennent particulièrement l’attention : Djingareyber, construite en 1325, Sankoré et Sidi Yahia.

Outre ces mosquées, le site classé par l’Unesco comprend 16 cimetières et mausolées. Ils constituent, selon la croyance populaire, un rempart spirituel qui protège la ville du malheur. Les tombes des saints font l’objet de vénérations. La population du désert sollicite les anciens pour leur garantir un mariage heureux, apporter la pluie…

Tombouctou est également célèbre pour ses dizaines de milliers de manuscrits, dont certains remontent au XIIe siècle. Ils sont, en partie, détenus comme des trésors par les grandes familles locales.

Les saccages d'Ansar Dine

Le 2 avril 2012, la dernière ville du Nord encore sous contrôle gouvernemental est passée sous la coupe du groupe islamiste Ansar Dine.

Le 30 juin 2012, les islamistes d’Ansar Dine entament la destruction de mausolées de saints musulmans. Des constructions en terre, très fragiles. A coups de burin et de marteau, ils éventrent des tombes, saccagent l’architecture de sept mausolées et arrachent même la porte d’une mosquée du XVe siècle.

«Au nom de la pureté» de l'islam

Officiellement, il s’agit de représailles à la décision de l’Unesco de classer la ville patrimoine mondial en péril.

Mais, pour ces partisans d’une version extrême de la charia, il s’agit aussi de lutter contre l’idolâtrie. Le culte des saints étant assimilé, selon eux, à de la superstition. Pour les intégristes, « vénérer un saint, c’est porter atteinte à Dieu ». Ces fondamentalistes revendiquent ces destructions au nom de la pureté des origines de l’islam.

Cet iconoclasme (destruction délibérée de symboles ou représentations religieuses), se fonde notamment sur une sourate du Coran demandant aux fidèles de s’en prendre aux statues : « Ô vous qui croyez ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées et les flèches divinatoires sont une abomination et une œuvre du démon. Évitez-les. »

Cet islam « pur et dur » peut être rattaché au courant salafiste. Une doctrine qui voit l’avenir de l’humanité dans un retour aux valeurs du passé. Elle impose de calquer notre vie sur celle des salaf ou « ancêtres vertueux ».

Ce courant s’oppose notamment au soufisme, un courant de pensée, qui entend construire un avenir en se basant sur ce que les ancêtres ont construit.

Dans la même logique, les salafistes s’opposent à tous les symboles de la vie moderne, jugés comme contraires à l’islam pur. C’est ce qui justifie, par exemple, le port du voile par les femmes, l’interdiction du tabac, de la radio, de la télévision, des distractions…

François VERCELLETTO.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Mali.-Pourquoi-les-islamistes-ont-saccage-Tombouctou-_55257-2158075_actu.Htm#.UQa2XJcJNi0.twitter

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 00:40

 

Faut-il un choc des civilisations ? F d B

jeudi 21 juillet 2011, par Comité Valmy


 

C’est sur ce thème, percutant s’il en est, que se réunira l’élite mondiale les 27, 28 et 29 juillet prochain à Washington DC, à l’initiative de la très discrète, mais très huppée, société baptisée « Table Ronde de Caux ». Cette association, proche du CFR et de la Commission Trilatérale, n’ambitionne pas moins que de « moraliser le capitalisme ». C’était déjà dans ce noble but qu’elle s’était réunie, à Londres, pour mettre en place une monnaie mondiale émise par le FMI... les 10 & 11 septembre 2001.

Inutile de préciser que ce 11 septembre, alors que la nouvelle monnaie mondiale était présentée à cette noble assistance, l’émoi provoqué par l’effondrement du World Trade Center a quelques peu perturbé la réunion, comme le révèle son compte-rendu [1]. S’il restait des partisans du statu quo, il y fort à parier que ces récalcitrants, ébranlés par le choc des images en provenance de New York, ont été plus réceptifs à la nécessité d’œuvrer à la mise en place un nouvel ordre financier mondial !

Une précision d’horloger

Mais revenons à la réunion [2] à venir, celle de cette fin juillet 2011. Il est frappant de constater à quel point elle s’inscrit parfaitement dans le calendrier : quelques jours avant la date fatidique du 2 août, juste avant que, faute d’accord sur la modification constitutionnelle, les Etats-Unis devraient très logiquement être déclarés en faillite. De là à imaginer une mise en scène, une attaque « false flag » du même acabit que celle du 11 septembre 2001, en pleine réunion de l’élite mondiale, il n’y a qu’un pas que nous nous garderons bien de franchir [3]. Cela n’empêche pas de remarquer le curieux télescopage, comme si les instances qui planifient ces colloques maîtrisaient à l’avance un calendrier où les évènements qui paraissent, aux communs des mortels, soudains et fortuits y étaient inscrits longtemps à l’avance.

Ce choix de la date est remarquable à plus d’un titre. Qui aurait pu prévoir qu’un seul week-end et un seul lundi ne séparerait la fin du colloque de l’éventuelle fin du rêve américain, programmée le 2 août ? Que la veille, le 1er août, la guerre contre Kadhafi, éternel empêcheur de mondialiser en rond, devrait être terminée pour cause de ramadan ? Que ce même 1er août, l’ancien directeur général du FMI devrait être libéré ou enfermé pour de bon ? Que celle qui lui succède serait également fixée sur son sort judiciaire le 4 août ? Que les européens seraient alors en passe de s’entendre pour abandonner à l’Allemagne le peu de souveraineté qu’il leur reste ?

Inversion apparente des thèmes

Le thème retenu, lui aussi est étonnant. Le mardi 11 septembre 2001, l’élite mondiale était réunie par la Table Ronde de Caux pour disserter sur le remplacement du dollar par une monnaie mondiale, alors baptisée « Terra ». [4] Dix ans après, alors que le monde retient son souffle dans la perspective de la mise en faillite des USA, de la chute du dollar et de l’éclatement de l’euro, alors que l’Union pour la méditerranée a été remplacée par un sanglant conflit Nord-sud en Libye, la Table Ronde de Caux se réunit pour travailler sur la nécessité d’un Choc des Civilisations, choc qui avait démarré en fanfare dix ans plus tôt, lors de la réunion prémonitoire consacrée à la problématique financière actuelle.

Qui aurait pu si bien choisir ce thème et cette date, sinon, précisément, l’élite mondiale qui organise ce colloque.

Une vieille histoire

Si la Table Ronde de Caux a été créée en 1986, elle s’est ensuite inscrite dans la continuité de la Fondation Ditchley, créée, elle, en 1958, soit quelques mois après la signature du traité de Rome. La Fondation Ditchley affichait alors l’objectif de resserrer le lien transatlantique, dans l’esprit de Winston Churchill, sans préciser que le fameux resserrement du lien transatlantique consistait avant tout à asseoir la prééminence de la finance britannique.

La Fondation élabora ensuite le « Plan Ditchley » qui visait précisément à remplacer le dollar par une monnaie mondiale émise et contrôlée par le Fond Monétaire International. Selon le plan Ditchley, la politique financière et monétaire des Etats-Unis passerait, au mépris de la loi, sous le Contrôle du FMI. Ce plan permettrait au FMI de réunir dans la Banque mondiale toutes les banques centrales des différentes nations. [5]

En 1986, Olivier Giscard d’Estaing [6], aujourd’hui membre du conseil pour l’avenir du monde et président du comité pour un parlement mondial depuis 1995 [7], et Frederik Jacques Philips, alors directeur général de Philips, avec le soutien de Ryuzaburo Kaku, alors président de Canon, créaient la Table Ronde de Caux en affichant la noble mission de moraliser le capitalisme et l’objectif de court terme, plus trivial, de s’entendre avec les industriels japonais sur les prix des produits industriels, pour éviter le dumping que permettait déjà le différentiel de compétitivité en faveur de l’Extrême-Orient.

Au fil de l’eau, la Table Ronde de Caux édictait des principes de bonne gouvernance, ce qui est parfaitement louable si ces principes moraux ne concernent que les entreprises privées. Mais peu à peu, une étrange confusion s’installe, si bien que ces principes deviennent généraux et concerneraient autant les états que les entreprises. La confusion franchit une nouvelle étape en 2001, quand la table Ronde de Caux s’empare de la thématique du Plan Ditchley et préconise à son tour la monnaie mondiale FMI.

L’épisode vaudevillesque - qui restera dans les annales - est certainement le limogeage précipité de DSK, devenu trop empressé, au point que sa façon de gérer à la fois l’explosion de l’émission monétaire du FMI et la réforme de son instance dirigeante [8] aurait justifié que son remplacement programmé pour sa déclaration de candidature par Christine Lagarde a dû être avancé, avec le concours d’un room service et d’une femme de chambre. Ce spectaculaire épisode de la longue marche vers le fascisme mondial est parfaitement analysé par Thierry Meyssan dans l’article Obama, la guerre financière et l’élimination de DSK.

 ? « Moraliser » le capitalisme ?

Selon la conception « morale » de la Table Ronde de Caux, l’idée même de la démocratie n’existe pas. Les chefs d’état sont l’équivalent des PDG de multinationales, les citoyens étant considérés comme des actionnaires : « Le gouvernement est une fiducie publique ; les dirigeants sont les fiduciaires au profit de ceux placés sous leur autorité. Quand le gouvernement abuse de sa confiance, il doit perdre sa légitimité. Quand il perd sa légitimité, il doit quitter ses fonctions. » Ainsi analysent-ils le conflit libyen : Kadhafi s’étant comporté comme un mauvais PDG, une mauvaise « fiducie publique », ses actionnaires (ex-citoyens) devraient le démettre... [9]

Le mot « démocratie » a disparu du raisonnement. La séparation des pouvoirs, la souveraineté de la Nation sont ignorées au profit d’un droit divin d’ingérence par ceux-là mêmes qui déstabilisent, de l’extérieur le pays. [10] Ne parlons pas du cas particulier de la Libye avec sa structure tribale, son « guide » dépourvu de tout pouvoir constitutionnel, autant de réalités superbement ignorées par les moralisateurs du capitalisme.

En réalité, le Choc des civilisations censé camoufler l’effondrement du système financier est déjà en cours. Malgré tout, l’instauration d’un fascisme mondial, l’abolition définitive du droit international et de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes ne sont pas encore acquises. Même si le pire n’est jamais sûr, Il faut bien envisager l’hypothèse que, dès la fin de ce mois, parallèlement à leurs colloques délirants, les mondialisateurs mettent en scène de nouveaux drames pour masquer aux peuples la faillite de leur système et leurs funestes desseins, sauf, si ils parviennent, à moindre frais, au consensus nécessaire au franchissement de cette nouvelle étape vers le fascisme mondial.

Ainsi ira le monde vers sa perte, jusqu’au jour où les mots retrouveront leur sens, où les ennemis de l’intérêt général seront démasqués, quand les peuples, en état de légitime défense, parviendront à faire échec à ce nouvel ordre cistercien dans un vaste mouvement libérateur, une sorte de nouvelle renaissance.


Remplacer par :

Source : DECAPACTU : Faut -il un choc des civilisations ?

 

Notes

[1] Comme le groupe a commencé à remonter après la pause d’environ 14 heures, les nouvelles ont commencé à arriver dans la salle à propos d’un avion de ligne qui venait de s’écraser sur le World Trade Center à New York. Il y avait une certaine confusion et un ou deux membres du groupe ont utilisé les téléphones mobiles internationaux pour tenter d’obtenir de plus amples renseignements. L’ampleur réelle des événements à New York, Washington, DC et en Pennsylvanie ne serait pas pleinement être connu par les participants que plus tard dans l’après-midi, à l’issue de la réunion. Incertain des détails, mais conscient une grande tragédie qui se passait, les participants resta un moment de silence et de prière pour réfléchir sur le mal violent qui avait été fait par des mains inconnues.

Le cauchemar du terrorisme aux États-Unis a choqué le monde civilisé, le 11 Septembre 2001. Nos vies ont changé comme CRT achevé sa réunion à Londres, et notre vie ne serait jamais la même. En effet, le commerce mondial - symbolisée par les tours jumelles du Centre de New York mondiale du commerce - ne sera jamais le même. Peut-être que nous pourrions espérer que d’une nouvelle effusion de l’unité et la solidarité entre les nations tirer quelques bien commun de cette atrocité terrible. Et, peut-être, peut-on espérer que la nouvelle vision globale de la Table Ronde de Caux - née à cette réunion - fera partie de ce bien commun. (Source Table ronde de Caux)

[2] -Sur le site officiel

[3] Une excommunication pour théorie du complot est si vite arrivée

[4] extrait du programme : Lundi soir, Septembre 10, 2001 :

Réception, salle Winston Churchill à la Maison du Parlement, avec le prince Michael de Kent [chef de la franc-maçonnerie mondiale] et la Rt. Hon. Lord Howe et la baronne Howe Identité & religion].

Mardi matin, 11 Septembre, 2001 - : Conférencier : Edward G. Schuh, professeur en commerce international et en politique d’investissement à l’Université du Minnesota : Thème : « Nous devons transformer le FMI en une banque centrale du monde, et le volume de « DTS » (droits de tirage spéciaux) devrait augmenter à un rythme constant."

Bernard Lietaer, professeur de finance internationale à l’Université de Louvain, a offert une présentation PowerPoint sur son papier. Sa proposition est que les multinationales adopter une monnaie parallèle à long terme, la « Terra », qui viendrait appuyer leurs résultats écologiques, économiques et sociaux si souvent entendu parler d’aujourd’hui.

[5] Source : Les sociétés secrètes au XXe siècle

[6] Très discret frère de l’Ex, celui qui avait promis de toucher la France au cœur et qui a œuvré pour sa disparition dans l’arnaque européenne (façon de tenir sa promesse ?...)

[7] comité qui milite ouvertement pour la mise en place d’un gouvernement mondial, voir l’extrait de sa « Déclaration de Buenos Aires » : « À plus long terme, l’Assemblée pourrait être transformée en un parlement mondial législatif élu au suffrage direct à la suite d’une révision de la Charte de l’ONU »

[8] -Les banquiers centraux refaçonnent le FMI

[9] - CRT Principles and Col. Gaddafi’s Legitimacy

[10] C’est précisément la logique sur laquelle se construit le discours des agresseurs otaniens sur la Libye : « Le régime de Kadhafi n’est plus le pouvoir légitime en Libye. Kadhafi et les membres de sa famille doivent partir", indique le document. Les ministres ont convenu de maintenir des contacts avec le seul Conseil national de transition (CNT) qui sera désormais "la structure du pouvoir légitime en Libye." Ainsi, l’Alliance, qui dirige l’opération en Afrique du Nord depuis le 31 mars et jusqu’à fin septembre au moins, a pour la première fois soutenu l’une des parties dans un conflit civil et s’est fixé pour but de changer le régime d’un pays souverain. » Cette violation du droit a été clairement dénoncée par le représentant russe auprès de l’OTAN en ces termes : « Ce que font certains pays membres de l’Otan est un scandale absolu qui est en contradiction flagrante avec toutes les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité de l’Onu concernant la situation en Libye ».

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1670

Site Web pour cette image

comite-valmy.org

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 00:34

 

 

Choc-des-civilisations-j.jpg

Le choc des civilisations n’existe pas

Posté par calebirri le 22 janvier 2013

 


La mondialisation est un phénomène irrépressible, indestructible, irréversible. Elle conduit à transformer les relations entre les Etats pour en nouer de nouvelles totalement différentes de ce qu’elles ont toujours été. Et c’est bien cette mondialisation, créée par les « occidentaux » pour continuer à faire du profit -suivant ainsi la loi « des marchés », qui est responsable de la crise actuelle : car à force de dérégulations, de modifications du droit et de la complexification de la production, les pays riches ont voulu profiter (une fois encore) des pays pauvres pour forcer leur prospérité déclinante à l’intérieur de leurs frontières -sans penser que le développement induit presque « malgré eux » à l’étranger allait finir par se retourner contre eux.

Et ce qui devait arriver arriva : c’est le retournement du capitalisme au profit des « anciens » pays pauvres contre celui des « anciens » pays riches. Les « BRIC » font aujourd’hui presque jeu égal avec les occidentaux, et même si pour les autres pays le chemin est encore long les choses bougent aussi : les révolutions arabes, les mouvements en Amérique Latine, et même le retour de la droite extrême à l’est de l’Europe sont des symptômes de cette volonté populaire d’accéder eux-aussi aux « bienfaits » de ce capitalisme.

Il apparaît donc que face à ce retournement, les pays occidentaux sont pris à leur propre piège : enfermés dans le libéralisme, ils leur est difficile de retrouver la sacro-sainte « compétitivité » en retirant plus à ceux qui n’ont déjà presque rien, le tout sans prendre trop à des riches qui ne le sont que fictivement. Il leur faut donc trouver de nouveaux marchés pour faire repartir la croissance, ce qui implique la mise en place d’une politique expansionniste ; en concurrence désormais avec ceux qu’on appelle maintenant les « émergés ».

Pour ce faire, nos gouvernants ont besoin d’une terre à conquérir, ainsi qu’un ennemi à attaquer, si possible correspondants l’un à l’autre : et nous voilà plongés dans le fameux « choc des civilisations ». Car cette terre c’est l’Afrique et ses formidables ressources, et cet ennemi c’est l’Islam. Et comme il fallait donc trouver un exutoire au peuple pour qu’il accepte les visées expansionnistes de son « camp » (l’Europe avec les USA et quelques autres), nous voilà aujourd’hui face à la réalité : le Mali, la prise d’otages en Algérie sur une plateforme gazière, le terrorisme international ; l’uranium, Areva et les Chinois…

Englués dans cette crise qui conduit peu à peu la majorité d’entre nous à la misère, les gouvernants occidentaux, mais aussi ceux des pays émergents, se disputent donc aujourd’hui les ressources formidables détenues par l’Afrique (qui elle aussi voudrait sa part du «gâteau», mais qui s’en soucie ?) pour retrouver enfin le chemin de la croissance. Devenue le seul continent « prenable » pour les deux camps qui se disputent en réalité le pouvoir et l’argent, l’Afrique est devenue le centre d’intérêt de toutes les convoitises.

Et comme il faut toujours une excuse pour s’emparer légalement du bien d’autrui – et que la colonisation n’a plus très bonne presse- nos gouvernants lui ont préféré la vieille technique de la croisade… contre le « terrorisme international islamiste » qui paraît-il frappe aux portes de l’Europe. L’islamisation de l’Afrique, dont les récentes révolutions arabes ne voulaient pas mais qui, avec le concours (involontaire ?) des occidentaux a tout de même percé, semble une aubaine pour qui recherchait un ennemi à combattre, et cela même sans être un fondu d’analyse géostratégique, non ?

Sauf que cette histoire ne tient pas debout. Ce ne sont pas les quelques 1500 djihadistes (on apprend à cette occasion que le « péril musulman » n’est pas si massif que l’on croyait !) qui vont envahir l’Europe mais bien les entreprises européennes ou chinoises (on verra qui l’emportera) qui vont envahir l’Afrique. Le « choc des civilisations », en tant qu’opposition de valeurs religieuses (Islam contre judéo-christiannisme) ou politiques (la « civilisation » occidentale contre la « civilisation » orientale) ne tient pas,il n’existe pas. En réalité c’est juste un affrontement pour le pouvoir et la richesse, comme tous les affrontements précédents. Il n’y a pas plus de « péril musulman » qu’il n’y a de « péril jaune », car ce n’est pas ainsi que se définit la lutte.

La véritable lutte, la véritable opposition, le choc qui se fait entre tous est celui des pauvres contre les riches. Il est là le choc. Tous les riches de tous les pays exploitent les pauvres de tous les pays, quelle que soit leur religion, leur couleur de peau ou leur orientation sexuelle. c’est le choc de LA civilisation capitaliste en décadence contre la montée du désir démocratique des peuples. Et c’est de ce choc que devra sortir quelque chose de nouveau, d’inconnu : soit les pauvres se rassembleront et lutteront, ensemble pour une démocratie mondiale, soit ils ne réussiront pas à vaincre et ce sera alors l’avènement d’une dictature, elle-aussi mondiale, pour le contrôle total des populations. Nous en reparlerons bientôt.

 

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 15:46

Sur mon blog officiel,

publié sous mon nom, pas sous pseudo

Fondamentalismes religieux, choc de civilisations, et Cité céleste

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                        Charlie Hebdo


 

"Puissent les hommes se souvenir qu'ils sont frères"  Voltaire

 

 

 

Fondamentalismes,

ou fraternité universelle ?

Par Chantal Dupille


 

11 septembre. Un jour abominable.... Pour moi, étonnement d'abord, incrédulité ensuite, et puis la réalité est là, les orgueilleuses tours tombent. Je ne comprends pas. Croyante en Dieu (désormais sans étiquette, sans "chapelle" pour ne pas me cloisonner), je fais silence en moi, prête à accueillir la Parole de Dieu : "Je ne comprends pas ce qui se passe, mon Dieu. Eclaire-moi, s'il te plaît". "Il" ne répond pas par une parole, mais Il m'envoie aussitôt une vision, une image : Celle de la Tour de Babel symbolisant l'orgueil humain, la folie humaine, s'écroulant.

 

Ensuite, sans vraie investigation, nous avons très vite toutes les réponses, "leurs" réponses. Bush le menteur (rappelez-vous les armes de destruction massive en Irak, en réalité celles de l'Occident diaboliquement surarmé !) nous impose ses explications, commodes alors que le Président texan a depuis longtemps programmé la guerre israélienne d'occupation des terres riches en pétrole de la région, et la lutte contre le "terrorisme" assortie des fameuses lois liberticides et notamment du Patriot Act.

 

L'explication qu'on donnait alors ne me convenait pas. Pourquoi cibler les Musulmans seulement ? Je venais justement de lire le Coran, par curiosité, pour me faire une idée moi-même de la 3e religion monothéiste et ne plus subir les interprétations imposées, si caricaturales; Et puis, j'avais découvert le fondamentalisme chrétien, protestant, pour avoir "rencontré" Dieu, un peu par hasard, dans les milieux évangéliques pentecôtistes, et je connaissais d'autant mieux son sectarisme que je l'avais vu vivre aux Etats-Unis, avec à la clef toutes sortes d' excès, une arrogance bien peu évangélique, l'intolérance, l'atlantisme et le sionisme radical. Bref, cette mouvance religieuse conduit directement à la politique... néoconservatrice d'essence américaine : Celle de Bush avec son ultra libéralisme,  son ultra-sionisme et ses guerres impériales et impérialistes insensées, meurtrières, monstrueuses.

 

J'ai gardé la foi vivante, et j'ai fui ces milieux sectaires. Mais je retiens l'horreur du fondamentalisme... et évidemment, je n'oublie pas l'intégrisme de Bush et de sa clique d'hystériques. 

 

Et puis, j'avais entendu parler de l'abomination du nationalisme religieux juif. A l'époque, je ne connaissais pas le Talmud, son bréviaire de haine, de racisme et ses projets d'holocauste planétaire : Un peuple élu, une race supérieure, dominer le monde, soumettre les non Juifs considérés comme des impurs, des porcs, ou mieux, les éliminer (Voir ici,  Le Talmud est le vrai bréviaire de l'intolérance, de la haine et du racisme).

 

 

 

Je me suis mise à accumuler des tonnes de documents pour écrire, en réponse aux événements du 11/9 et à ses interprétations sulfureuses (il y a peu, j'ai ridiculisé la bouffonnerie des raisons invoquées dans une courte vidéo,  La bouffonnerie du 11 septembre 2001 en 2 mn - R-sistons vidéo 13)un ouvrage contre les fondamentalismes religieux, renvoyant dos à dos le Juif, le Chrétien, le Musulman intégristes, fanatiques. Et je devais clore cet ouvrage par un appel à la fraternisation des religions, et même à leur collaboration pour, sur la base des préceptes de vie communs, tenter de bâtir ensemble un monde plus beau, plus juste, etc. Quelques années plus tard, j'ai mis en place un blog contre le choc de civilisations. Hélas, depuis que j'ai découvert, voici peu, l'horreur du Talmud, je me demande comment alimenter mon site, alors que cette doctrine abominable conduit directement à l'affrontement raciste, haineux, et si meurtrier qu'il s'agira en fait, d'un holocauste planétaire. 

 

En tous cas, je déplore tous les chocs, Chiites-Sunnites, Judéo-chrétiens contre les Musulmans, etc...En réfléchissant à l'écriture de ce livre que je n'ai pu concrétiser (perfectionniste, le temps m'a manqué), je songeais à la Jérusalem sur terre que je voulais reflet de la céleste : Une ville lumière, symbole de la coexistence pacifique, fraternelle et constructive, des quatre grandes religions monothéistes (Juive, Chrétienne, Musulmane, Baha'i).

 

Et je souffrais de voir cette terre historique, chère aux grandes religions monothéistes, souillée par les appétits d'une seule religion voulant dominer toutes les autres - et le monde. La ville qui aurait pu être Lumière, Espérance pour le monde, devient le pire lieu d'affrontements.

 

Et si l'on se souvenait, comme Mère Teresa, qu'il n'y a qu'un seul Dieu, et que tous les chemins mènent à Lui ? Qu'il n'y a qu'une race, humaine, et que le monde irait tellement mieux si tous coopéraient pour gérer la terre et oeuvrer pour le Bien commun ?


Chantal Dupille

http://chantaldupille.over-blog.com 

 

 

TAGS : Chrétiens, Evangéliques, Juifs, Talmud, Musulmans, Coran, Chiites, Sunnites, Jérusalem, choc civilisations, fraternité, Bien commun, coopérer, 11 septembre, Bush, Mère Teresa, fondamentalisme, intégrisme, Chiites, Sunnites, Baha'i, Irak, Patriot Act, Etats-Unis, sionisme, Pentecôtistes, néoconservateurs, atlantisme...

 

 

 

 

 

Sur mon blog eva contre le choc de civilisations


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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 05:13

 

 

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Chronique du choc des civilisations, nouvelle édition (2011), par Aymeric Chauprade

 

Vidéo de présentation

 


 

Chronique du choc des civilisations, nouvelle… par realpolitiktv

 

Chronique du choc des civilisations, nouvelle édition (2011)

 

Chronique du choc des civilisations, nouvelle édition (2011)

 

Des attentats du 11 septembre aux révolutions arabes du printemps 2011, en passant par l’expansion planétaire de la Chine, le retour de la puissance russe et les réveils africains et latino-américains, ou bien encore le défi migratoire mondial et la fin d’Oussama Ben Laden, les événements géopolitiques se bousculent et l’on assiste à la naissance d’un nouveau monde multipolaire, riche d’espoirs comme de menaces.

À travers des photographies souvent spectaculaires, des cartes explicatives et des textes accessibles à tous, « Chronique du choc des civilisations » présente un décryptage unique de l’actualité et une analyse des événements replacée dans le temps long de l’histoire. Une véritable grille de lecture du monde actuel éclairant les luttes implacables des relations internationales.


Chronique éditions, août 2011. ISBN 978-2-918978-80-0 — 31 euros
En vente dans toutes les bonnes librairies

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 23:03

 

 

lundi 17 décembre 2012

Islam des lumières

 « Ce que j’ai voulu montrer, dit André Miquel, c’est l’ouverture d’un Islam trop oublié aujourd’hui. »

Plus loin, il poursuit : « J’ai toujours ressenti une estime particulière pour Ma’Mûn, ce fils du fameux Haroun al-Rachid. Au IXe siècle, alors que l’Occident chrétien peine à sortir d’une époque de troubles, ce calife de Bagdad encourage la traduction en arabe des oeuvres grecques, fonde un institut des sciences et invite ses frères à discuter des rapports entre religion et raison, débat aujourd’hui encore d’une étonnante actualité. J’ai donc voulu le faire revivre en renouant avec un genre très en honneur dans la littérature arabe classique : les maqâmât, des entretiens autour d’un sujet convenu ou sans programme préétabli. »

 

Michel Peyret

16 décembre 2012

 


André Miquel : "J’ai toujours ressenti une estime particulière pour Ma’Mûn, ce fils du fameux Haroun al-Rachid."

André Miquel, Entretiens de Bagdad (Bayard, 2012)

arton1826

 

Depuis plus d’un demi-siècle, André Miquel traduit inlassablement les plus beaux textes du patrimoine arabe, des vers de Qays, le fou d’amour de Leyla, aux Mille et une nuits, en passant par les grands géographes. Né en 1929, ce poète-écrivain-traducteur nous a permis de pénétrer des textes rares, parfois difficiles, avec toujours la même passion de transmettre.

Mais quelle place tient cet Islam raffiné qu’il aime tant dans le monde d’aujourd’hui ? Est-ce pour conjurer les démons de la violence et de l’ignorance qui accompagnent souvent le développement de la deuxième religion du monde que cet ancien professeur au Collège de France consacre à un étonnant calife du IXe siècle ses Entretiens de Bagdad (Bayard, 2012) ?

Cette ode à la sagesse et à la tolérance est-elle un rêve de poète ou le message d’un sage ? L’Islam d’André Miquel n’est-il pas trop beau pour être vrai ? Entretien autour d’une civilisation mythique, l’Islam des Lumières.

Dans votre dernier livre, vous mettez en scène le calife abbasside Ma’mûn et des sages musulmans discutant de Dieu, de l’amour et du pouvoir avec des chrétiens et des juifs. Un joli conte ?
André Miquel : Ce livre exprime ce que pour moi l’Islam pourrait être. C’est mon testament d’arabisant, après cinquante-cinq ans de carrière. J’ai toujours ressenti une estime particulière pour Ma’Mûn, ce fils du fameux Haroun al-Rachid. Au IXe siècle, alors que l’Occident chrétien peine à sortir d’une époque de troubles, ce calife de Bagdad encourage la traduction en arabe des oeuvres grecques, fonde un institut des sciences et invite ses frères à discuter des rapports entre religion et raison, débat aujourd’hui encore d’une étonnante actualité. J’ai donc voulu le faire revivre en renouant avec un genre très en honneur dans la littérature arabe classique : les maqâmât, des entretiens autour d’un sujet convenu ou sans programme préétabli.

Ma’mûn est aussi le calife qui favorisa les mu’tazilites, ces penseurs musulmans qui défendaient au nom de la raison la liberté de l’homme face à Dieu, mais qui se montrèrent d’une rare intolérance...
C’est vrai que, comme d’autres, ces penseurs ont été tentés d’imposer leur vue. Mais ils ont posé le problème essentiel : les rapports de la foi avec la raison.

Cette période est souvent désignée aujourd’hui comme l’Islam des Lumières. Mais n’est-ce pas un mythe ?
Les Lumières sont certes un phénomène occidental, directement lié à l’évolution des sciences et du christianisme. Mais ce mouvement a pu dans certains pays être orchestré ou favorisé par un pouvoir "éclairé" : Louis XV, par le relais de Madame de Pompadour, ou Frédéric II de Prusse ont fait au XVIIIe siècle ce que Ma’mûn a tenté au IXe, favoriser les sciences et les arts.
Certes, ce calife n’a pas tout inventé : les traductions des oeuvres grecques avaient commencé avant lui et le mouvement s’est amplifié du fait de l’ouverture du monde musulman à l’Iran et à l’Inde. J’ai d’ailleurs pris un peu de liberté avec la chronologie, pour les besoins de la cause, notamment quand Ma’mûn évoque l’envoi d’ambassadeurs vers la Russie, la Chine et l’Inde, qui est en fait postérieur. Ce que j’ai voulu montrer, c’est l’ouverture d’un Islam trop oublié aujourd’hui.

Vous décrivez des chrétiens et des juifs débattant librement avec le calife. Quel était leur statut dans cet Islam du IXe siècle ?
En contrepartie d’un impôt, ils restaient libres de pratiquer leur foi, avec l’assurance de la protection du pouvoir. Bien des non-chrétiens auraient sans doute souhaité bénéficier d’un statut aussi favorable dans l’Europe du temps. Est-ce que je m’en contenterais aujourd’hui ? Non. Les temps ont changé. La tolérance sous Ma’mûn demeurait effectivement un statut octroyé, et notre époque doit rêver d’autre chose, qui a pour nom fraternité. Mais il faut juger ce calife dans son contexte.

Mais vous qui êtes chrétien, n’avez-vous jamais été rejeté par les musulmans ?
Jamais. Le problème ne s’est posé ni avec mes amis, ni avec mes collègues, ni avec mes étudiants musulmans. Je savais qui ils étaient, ils savaient qui j’étais et nous nous respections. En tant que croyant chrétien, je ne peux que comprendre et respecter l’islam, cette religion qui répète inlassablement le mystère de l’unité de Dieu : Dieu est un. Mais ce que je demande, c’est qu’on me laisse imaginer cette unité à travers le mystère de la Trinité.

Dans les années cinquante, qu’est-ce qui peut intéresser un fils d’instituteurs de l’Hérault à s’intéresser à la culture islamique ?
C’est une longue histoire. Quand je suis entré à Normale Sup, j’étais désigné pour faire carrière dans les langues classiques, mais je rêvais de désert, de palmiers, de minarets. J’ai appris l’arabe par pur plaisir, puis suis parti à Damas comme boursier. Entre-temps, mon maître Régis Blachère m’a confié la traduction d’un livre de fables, Kalîla wa Dimna, d’Ibn-al-Muqaffa. Ce fut extraordinaire. Je voulais poursuivre dans cette voie, mais, parce que je n’avais pas l’agrégation d’arabe, je n’ai pas pu aller à l’institut français du Caire ou de Damas. Alors, dépité, j’ai participé à des fouilles en Éthiopie, j’ai été professeur de lycée à Clermont-Ferrand, puis j’ai travaillé à la direction des affaires culturelles du Quai d’Orsay pour l’Afrique et l’Asie.

Et comment vous retrouvez-vous en 1961 en prison au Caire ?
J’avais cru avoir vocation à être diplomate et j’ai accepté un poste de chargé de mission culturelle, en République arabe unie, celle de Nasser. Ce fut une réussite : deux mois après mon arrivée au Caire, j’étais, avec mes collègues, accusé d’espionnage, de complot contre la sûreté d’État et de tentative d’assassinat du président Nasser. Un procès monté de toutes pièces, à un moment où la guerre d’Algérie n’en finissait pas de finir... J’ai été libéré en avril 62, après que les Français ont libéré Ben Bella, le leader algérien.

Cinq mois de réflexion...
Oui, et au secret absolu, comme je l’ai raconté en 1964 dans mon livre Le repas du soir (Flammarion). Cela m’a donné le temps de conclure qu’il n’y avait pas de plus beau métier que la recherche et l’écriture. À partir de là, ma voie a été tracée : être chercheur, écrire si possible des livres compris par un public honnêtement cultivé, mais aussi me donner le temps de l’écriture libre, celle des romans, des nouvelles et de la poésie. C’est ainsi qu’après avoir été maître assistant à Aix-en-Provence en langue et civilisation arabes, je suis entré à l’École pratique des hautes études, puis j’ai enseigné à Paris VIII-Vincennes, à Paris-III, et enfin au Collège de France.

Vous avez écrit sur la littérature et la civilisation arabes, mais jamais sur la religion musulmane. Pourquoi ?
Je ne suis pas un islamologue. Ce qui m’intéresse, ce sont les hommes et la société que cette religion a modelés. J’ai voulu savoir si la poésie, et en particulier la poésie classique, participait des mêmes joies, des mêmes bonheurs et angoisses que les nôtres. Comment elle parlait de l’amour, de la mort, de l’au-delà.

Cette recherche de l’Autre dans ce qu’il a de plus intime vous a-t-elle permis de devenir "arabe" ?
Non. Il y a dans chaque culture un jardin clos absolument irréductible. Pour moi, c’est la musique. Bien sûr, je peux prendre plaisir à écouter un morceau de musique "orientale", mais elle ne me procure pas la même émotion que la mienne. J’explore donc un autre jardin, immense, ouvert sur le monde, la littérature. Les chefs-d’oeuvre, évidemment, comme Kalila, et les Mille et une nuits, que j’ai traduites avec Jamel Eddine Bencheikh pour la Pléiade.
Mais aussi la littérature qui échappe aux doctes, aux savants, celle des géographes arabes ou les Mémoires d’Oussama ibn Mounqidh, un chevalier syrien en contact avec les Templiers, qui, fait rare en son temps, a laissé une autobiographie. Lisez son portrait des Francs : c’était déjà une leçon d’ouverture aux autres.

Mais peut-on vraiment traduire dans sa véracité la poésie arabe ? On vous a accusé de transformer les oeuvres...
Il y a une sacrée différence entre le poème arabe à rime unique et le poème français. Un jour, l’idée m’est venue que cette poésie pouvait être lue comme une poésie classique française, avec son jeu de rimes et ses rythmes, de manière que le lecteur français soit dans le même contexte d’accueil qu’un Arabe le lisant dans sa langue d’origine. Évidemment, on m’a accusé de ne pas être assez fidèle au texte original. Mais je ne fais que mettre en évidence les correspondances. Quand Qays, le fou de Leyla, s’imagine avec la femme aimée, il décrit ainsi deux poissons qu’agite l’abîme de la mer. "Deux poissons dans les flots : je rêve et crois nous voir/Lorsque la vaste mer nous berce avec le soir/Je rêve, je nous vois : ma vie, ta vie, ensemble !/Je vois, je rêve, et la mort même nous rassemble." Pour traduire cela, j’ai tourné autour du pot pendant des jours et des jours, et je me suis finalement souvenu des Fleurs du mal de Baudelaire : "La mer, la vaste mer, console nos labeurs." Et j’ai traduit le "ballotter" de l’original par "bercer". Je crois avoir été dans le ton, même si je n’ai pas respecté la littéralité stricte. Je préfère une autre littéralité qui est la fidélité minimale au sens, et maximale au contexte.

Vous évoquez la beauté, la tolérance de la culture arabe. Mais cette pensée n’est-elle pas surtout une réflexion sur le déclin ?
Il y a sa part. Les Arabes ont été les maîtres du monde seulement pendant un siècle et demi, du VIIe siècle au milieu du VIIIe siècle. Ensuite, ils se sont politiquement effacés derrière les Iraniens, les Turcs, les Mongols, etc. Ces gens ont vécu dans la peur latente des invasions. Ibn Khaldoun et aussi Ibn Battûta vivent le problème de la naissance et de la mort des civilisations, même s’ils veulent croire que l’Islam, lui, ne mourra pas. Quant à l’Égyptien Suyyuti, il a écrit plus de 500 ouvrages en trente ans, tous consacrés à transmettre le patrimoine arabe. Pourquoi ? La peur obscure que cela ne se perde ? La volonté, en tout cas, de retrouver la grandeur du passé, portée par la puissance de la littérature.

Et qui peut expliquer la violence de l’Islam aujourd’hui ?
Dans le cas français, le problème est surtout celui de l’échec scolaire. Pour être un homme dans la cité, il faut d’abord avoir les moyens de réussir sa scolarité. Dans mon Hérault natal, mes parents enseignaient à des enfants dont les parents étaient parfois des immigrés espagnols. Quand ces enfants étaient bons élèves, leurs parents comme mes parents étaient fiers. C’est cela qui manque trop souvent aujourd’hui, cette fierté de part et d’autre.

La France a connu de très grands orientalistes : Henry Corbin, Louis Massignon, Jacques Berque, etc. Pourtant, l’Islam est très mal connu en France. Pourquoi, selon vous ?
Par manque d’intérêt. C’est aussi cela, notre échec. La civilisation musulmane n’est pas toujours connue des Français, ni même des musulmans. Pourtant, connaître l’héritage arabe n’empêche pas d’être français à part entière. Mais les médias ont leur part de responsabilité, non ? Les orientalistes sont trop souvent sollicités dans deux situations : pour qu’ils confortent les clichés qu’a l’Occident de l’Islam, ou pour tenter d’expliquer la situation en temps de crise. N’est-ce pas dommage ?

(vendredi 14 décembre 2012, par Assawra (Mouvement Démocratique Arabe) - Propos recueillis par Catherine Golliau)

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 01:58

 

11 septembre 2001

http://www.stream-tv.fr/reportage-tv/loose-change-3-documentaire-2011/

 

 

mardi 13 novembre 2012

Sur le "choc des civilisations"

LE DROIT INTERNATIONAL POUR TOUS !

 


Le propos de Georges Corm est daté.

Avec un recul de seulement quelques années, on comprend bien comment et pourquoi on peut en arriver à la situation que l'on connaît aujourd'hui.

Les responsabilités étaient déjà définies .

Resterait sans doute à préciser les raisons plus profondes, économiques, énergétiques, financières... qui ont conduit « l'Occident » à persévérer dans les politiques qui ont été mises en œuvre, avec les risques et les conséquences que l'on sait.

Mais mes lecteurs sont déjà des personnes averties...

 

Michel Peyret


 

 

 GEORGES CORM TORD LE COU AU "CHOC DES CIVILISATIONS"

 

jeudi 3 novembre 2005

Nous publions ci-dessous une interview de l’intellectuel libanais Georges Corm réalisée par Thierry Leclère dans l’un des derniers numéros de Télérama, qui met en évidence l’indigence du concept de "choc des civilisations".



Quatre ans après le 11 Septembre, quel regard porte-t-on, de l’autre côté de la Méditerranée, sur le chaos du monde ?

 

On a peu entendu - ou peu écouté -, ces derniers temps, les intellectuels des pays arabes. Dans Orient-Occident, la fracture imaginaire, l’essayiste libanais Georges Corm stigmatise le discours « triomphant et narcissique » de l’Occident, tout en décrivant un monde arabe défait, divisé, gouverné depuis plusieurs décennies par des autocrates corrompus. Des sociétés arabo-musulmanes prostrées dans « une attitude de vaincus ».

Télérama : Comment cette fracture entre l’Orient et l’Occident que vous décrivez dans vos livres se manifeste-t-elle, aujourd’hui, dans les pays arabes ?

Georges Corm : L’incompréhension est visible. Beaucoup d’Arabes, par exemple, sont frappés de voir que les victimes occidentales ont un statut spécial. Avec le 11 Septembre, les attentats de Madrid ou de Londres, on a eu l’impression d’avoir affaire à une catégorie particulière d’humanité : couverture non-stop des médias, cérémonies d’anniversaire, minute de silence dans toute l’Europe...

Alors que les milliers de tués en Irak ou les victimes d’un tremblement de terre en Iran ou d’une famine en Afrique disparaissent vite de l’actualité.

La vie humaine n’a pas la même valeur : il y a les citoyens de première classe et ceux de seconde classe.

La fracture Orient-Occident s’élargit, donc, c’est indéniable. Même s’il ne faut pas oublier que la préoccupation de l’immense majorité des jeunes Arabes est ailleurs : il s’agit pour eux de trouver du travail, voire d’émigrer, de se marier et de se loger.

Les gens sont démobilisés depuis une vingtaine d’années. C’est le sauve-qui-peut. Chacun s’occupe de son destin individuel.

Télérama : Nourri par ce sentiment d’injustice, l’antiaméricanisme est-il devenu le ciment commun des opinions arabes ?

Georges Corm : Il suffirait que les Etats-Unis changent de politique et cet antiaméricanisme tomberait vite. Au fond, les Arabes se sentent mal aimés et pas respectés. Mais ils sont aussi dans une schizophrénie totale : les mêmes personnes qui peuvent détester politiquement l’Amérique vont faire des sacrifices pour envoyer un enfant étudier aux Etats-Unis ! Et beaucoup sont prêts à risquer leur vie pour traverser la Méditerranée et vivre en Europe.

Télérama : Ne sentez-vous pas une montée d’exaspération et de radicalité ?

Georges Corm : Les islamistes rallient à eux une infime minorité de militants dans le monde arabe. Et Ben Laden n’est pas un idéal. Certains ont pu le voir à un moment donné comme un Robin des bois, mais très peu le soutiennent vraiment. Faire des opérations terroristes en Europe ou à l’intérieur de nos pays ne peut pas être un idéal collectif. D’ailleurs, les gens parlent relativement peu de lui, sinon pour se poser des questions : pourquoi les Américains ne l’ont-ils toujours pas arrêté ? Pourquoi ses cassettes arrivent-elles au bon moment politique pour Bush ou pour Blair ?

Télérama : Les peurs de l’Occident se focalisent beaucoup autour de l’islam. Est-ce la principale source d’incompréhension ?

Georges Corm : Ilfaut cesser de considérer que ce terrorisme islamiste est quelque chose de nouveau, de totalement spécifique à l’Orient. On peut comparer les djihadistes d’aujourd’hui aux anarchistes et aux nihilistes du XIXe siècle, mais aussi aux mouvements d’extrême gauche européens et à l’Armée rouge japonaise des années 70. Al-Qaida s’inscrit tout à fait dans la lignée des mouvements qui pensent qu’une violence dite « rédemptrice » peut changer le cours de l’histoire. Les médias ont tendance à présenter l’islamisme comme consubstantiel à l’islam et aux musulmans. Mais c’est comme si on avait dit d’Action directe qu’elle incarnait la gauche française ou la pensée marxiste ! Ou que la bande à Baader incarnait l’esprit allemand ! C’est grotesque ! Malgré tout, je comprends très bien la peur qui peut s’installer chez le téléspectateur occidental : l’image du Moyen-Orient et du musulman, cet « homo islamicus » qu’on présente dans les médias, est effrayante... On décrit à longueur de journée l’Orient comme le monde de l’irrationalité, du terrorisme et des barbus. C’est exotique, ça fait peur, ça vend. C’est le trou noir, l’enfer !

Télérama : Mais on entend encore assez peu d’intellectuels du monde arabe ou de vrais savants de l’islam s’exprimer sur toutes ces questions. A qui la faute ?

Georges Corm : Bien qu’elle soit très vivante, la vie intellectuelle et religieuse des pays du monde arabe n’est pas connue en Occident. Or ici, à Beyrouth, par exemple, elle est exceptionnelle. Des hommes de religion musulmane peuvent y prêcher la laïcité ou vanter la personnalité du Christ...

Est-ce que quelqu’un s’est donné la peine, en Occident, de lire l’oeuvre considérable de Mohamed Chahrour ? Cet auteur syrien a fait notamment une analyse linguistique du Coran qui constitue une vraie révolution. L’un de ses ouvrages s’est même vendu à plus de 600 000 exemplaires dans le monde arabe !

Est-ce que l’on s’est ému, aussi, en 1992, de l’assassinat de Farag Foda, un réformateur égyptien qui a dénoncé l’imposture des doctrines religieuses des mouvements radicaux ? Un autre grand intellectuel égyptien qui prêche une lecture différente du patrimoine religieux, Ahmed Abou Zeid, a été, encore, quasiment expulsé d’Egypte en 1995, et cela n’a pas suscité beaucoup de sympathie...

Du côté de la recherche, même chose. Dans les universités européennes ou américaines, il ne s’écrit quasiment rien sur les réformateurs de l’islam.

En France, une pléiade d’auteurs réécrit depuis des années des livres qui se ressemblent tous, sur le même thème : « islam et politique ». Seule la couverture change !

Dans les années 80, la nouvelle génération d’islamologues français s’est même exclusivement spécialisée dans l’étude des mouvements radicaux musulmans, en ignorant l’Islam, avec un grand I, treize siècles de pensée, de différentes écoles théologiques et juridiques. Leur seul centre d’intérêt consiste à lire les brochures de propagande de ces mouvements ou à décrire leur mouvance et leurs réseaux, ce qui est pratiquement un travail d’enquête de police.

Certains d’entre eux, à l’inverse, ont pensé, avec une naïveté surprenante, que l’islamisme radical était une nouvelle forme d’action révolutionnaire salvatrice, après l’échec des mouvements tiers-mondistes, nationalistes ou marxistes.

Télérama : En Europe, on entend souvent dire que l’islam est un frein à l’évolution des sociétés arabes à cause de l’absence de séparation entre le spirituel et le temporel.

Georges Corm : C’est incohérent. Dans le monde musulman, le pouvoir a toujours été de nature civile et il n’a jamais existé l’équivalent d’une institution religieuse de la puissance de l’Eglise romaine. Les oulémas [docteurs de la foi, NDLR] n’ont jamais gouverné nulle part. Même en Arabie saoudite, pays qui est le plus proche d’un modèle théocratique, la famille des Séoud incarne un pouvoir civil.

Télérama : Et l’Iran ?

Georges Corm : En Iran non plus on ne peut pas parler, stricto sensu, de théocratie ; vous avez quand même un équilibre des pouvoirs entre le Guide suprême et le Conseil des gardiens de la foi d’un côté, et le président de la République et son gouvernement de l’autre.

De plus, la théorie de Khomeyni sur la nécessaire « tutelle » des religieux sur le pouvoir civil est une innovation totale, très contestée par certains des plus grands penseurs religieux chiites.

Non, le problème, en Islam, ce n’est pas la séparation du spirituel et du temporel. On projette sur les sociétés musulmanes une problématique propre à l’histoire de l’Europe.

Télérama : Revenons à l’islamisme. Cette fièvre est-elle la cause de tous les désordres, ou le symptôme de la crise ?

Georges Corm : Le symptôme, à l’évidence. Rechercher dans le Coran ou la charia les raisons des violences du terrorisme dit « transnational » est une absurdité qui embrouille la compréhension des vrais problèmes.

Tout comme l’anarchisme russe de la fin du XIXe siècle, le terrorisme dit « islamique » est le produit des graves malaises politiques, sociaux et économiques provoqués par les changements brutaux qu’a connus le Moyen-Orient au cours du siècle dernier.

Les vraies causes sont donc profanes : quand les Palestiniens vont-ils avoir leur Etat et où va s’arrêter la colonisation de la Cisjordanie ? Pourquoi les résolutions des Nations unies ne sont-elles pas appliquées à Israël avec la même vigueur qu’elles l’ont été à l’Irak ou, plus récemment, à la Syrie ? Quand les Américains vont-ils se retirer de l’Irak et de la péninsule Arabique, qui abrite les lieux saints musulmans ?

Il faudrait aussi parler des facteurs économiques : l’autoritarisme des régimes en place s’explique principalement non par le facteur religieux, mais par la persistance de l’économie de rente (pétrolière, principalement), qui continue d’être prédominante. Une économie de rente ne peut jamais permettre l’installation d’une démocratie ; elle ne peut qu’engendrer des régimes autoritaires qui distribuent la rente entre groupes sociaux de manière à se maintenir au pouvoir.

Télérama : Qu’attendez-vous de l’Europe ? Peut-elle rapprocher les deux rives de la Méditerranée ?

Georges Corm : Je suis sûr que la moitié de la population européenne, au moins, continue d’avoir des aspirations pacifistes et antiracistes, comme l’ont montré les manifestations grandioses contre la guerre en Irak.

Mais, pour le moment, c’est peine perdue, parce que l’Europe continue d’être alignée sur les Etats-Unis. Si elle veut vraiment jouer un rôle dans le règlement des conflits, c’est simple : il faut qu’elle défende l’application du droit international pour tous. Dans le conflit palestinien, mais aussi en ce qui concerne la possession de l’arme atomique. En appliquant une politique des droits de l’homme à géométrie variable, l’Occident décrédibilise les valeurs démocratiques et n’aide pas les démocrates de cette partie du monde à faire progresser leur cause.

Télérama : Votre pays, le Liban, est placé depuis toujours sur cette ligne de fracture entre l’Orient et l’Occident. Comment analysez-vous les convulsions actuelles, après l’assassinat du Premier ministre Rafic Hariri et le retrait de la Syrie ?

Georges Corm : Le Liban reste plus que jamais un Etat tampon. Pendant quinze ans, les Etats-Unis l’ont placé sous la tutelle de la Syrie, parce que cela leur convenait. Aujourd’hui ils ont décidé de nous en faire sortir.

Le Liban a donc été kidnappé, et voilà comment on est repassé brutalement de la tutelle syrienne à la tutelle américaine. L’ambassadeur américain et, accessoirement, l’ambassadeur de France sont aujourd’hui les personnages centraux de la vie politique libanaise.

Notre libération reste donc à faire. Il faut se débarrasser d’une classe politique qui se maintient en jouant du communautarisme et en sollicitant les tutelles étrangères.

Autrefois, le Liban était considéré comme un pays charnière entre Orient et Occident : chrétiens et musulmans vivaient ensemble depuis treize siècles, et les meilleurs des Libanais avaient développé une philosophie de la convivialité islamo-chrétienne qui aurait pu être un exemple pour le monde entier.

Mais le résultat de quinze années de guerre civile - de 1975 à 1990 - et la priorité, pour l’Occident, d’intégrer l’Etat d’Israël dans la région ont fait oublier la sagesse de la philosophie politique libanaise des années 40, de la génération de l’indépendance.

Aujourd’hui, au Liban comme dans le monde entier, j’ai parfois l’impression que la prophétie de Samuel Huntington se réalise et que Le Choc des civilisations, ce mauvais livre, brouillon et indigent, qui désignait l’Islam et la Chine comme les nouveaux ennemis de l’Occident, est plus que jamais le bréviaire des néoconservateurs au pouvoir en Amérique (1).

Le monde actuel me rappelle la république de Weimar, en Allemagne, cette période de flou et de chaos qui a accouché du nazisme. Un monde où tout le monde a peur de tout le monde.

(1) "Les conflits les plus importants et les plus dangereux n’auront pas lieu entre classes sociales, entre riches et pauvres, mais entre peuples appartenant à différentes entités culturelles", écrivait Samuel Huntington, en 1996, dans Le Choc des civilisations (éd. Poches Odile Jacob)."

Propos recueillis par Thierry Leclère - Télérama n° 2909

Posté par Alaindependant à 13:20

 

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2012/11/13/25452355.html

 

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Le 11 septembre nous mène directement au choc de civilisations.

Dénoncer l'imposture,

 

L'imposture du 11 septembre 2001 en 2 mn

 

 

 



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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 23:56

 

 

Roger Garaudy est un ardent défenseur du dialogue des civilisations,

comme moi ! (note d'eva)

 

DIALOGUE_111 Réédition aux Editions du Devin d'un essai important de Roger Garaudy. L'initiative est intéressante... et courageuse.

 

L'édition est une édition de poche (272 pages) au prix de 12,90 €.

 

Pour découvrir ou redécouvrir un penseur témoin du XXe (et du XX1ème !) siècle autrement qu'à travers le prisme déformant des héraults de la pensée unique.


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Réédition d'un livre de Roger Garaudy

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 03:23

 

 

 

Rencontre entre M. Ahmadinejad

et des juifs antisionistes

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  • : Eva pour la communion des civilisations
  • Eva pour la communion des civilisations
  • : Eva est une femme de paix, de consensus, s'opposant au "choc de civilisations", prônant la tolérance, le dialogue et même la communion de civilisations. Elle veut être un pont fraternel entre les différentes religions monothéistes. Elle dénonce les fondamentalismes, les intégrismes, les communautarismes sectaires et fanatiques, repliés sur eux, intolérants, va-t-en-guerre, dominateurs, inquisiteurs, haineux, racistes, eugénistes, impérialistes.
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