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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 07:50

Livre de Pascal BonifacePar Jean-Claude Lefort

Le livre de Pascal Boniface, « Vers la 4ème guerre mondiale ? », est une alerte « rouge » basée, comme le font les « scientifiques », non pas sur des hypothèses mais sur des faits réels, prouvés et incontestables. Sa conclusion : l’épicentre de tous les dangers mondiaux qui nous guettent aujourd’hui c’est cela, le conflit israélo-palestinien. La centralité de ce conflit pour le présent et l’avenir du monde est clairement établie.

Il est assez rare, et même exceptionnel, que des auteurs puissent publier, quatre ans après la sortie d’un premier livre nous alertant sur les risques patents du déclenchement d’une guerre mondiale, une version nouvelle de leur livre initial. Une version certes actualisée mais non pas modifiée en ses fondements. Quand on peut s’adonner à cet exercice, c’est que l’auteur du livre initial voyait juste – « terriblement » juste en l’espèce – et que les événements nombreux survenus depuis, qui auraient pu faire fondre son raisonnement comme neige au soleil, sont venus au contraire renforcer son opinion et ses analyses prémonitoires, en quelque sorte. C’est assez rare pour être souligné d’emblée car combien de livres sont éphémères en cette matière.

C’est ce que vient de faire Pascal Boniface, directeur de l’IRIS, avec la sortie, non pas revisitée mais actualisée, de son livre fondamental : « Vers la 4ème guerre mondiale ? »*

La question qu’il pose, ou plutôt la démonstration rigoureuse qu’il fait, aboutissant à cette interrogation en forme d’affirmation suspendue, car si tout est possible rien n’est jamais fatal, est suffisamment sérieuse pour que les médias, qui connaissent les travaux de l’auteur, son sérieux, ses sources d’information incontestables, les médias donc devraient lui ouvrir tout grand leurs plateaux, leurs micros ou leurs colonnes pour qu’il s’explique. Il n’en va rien de moins, en effet, que de l’existence humaine sur la planète, et dans le « meilleur » des cas du devenir chaotique mais durablement dangereux des relations internationales. Au lieu de cela, c’est un silence assourdissant.

C’est une question sérieuse, s’il en est, mais le simple citoyen est loin de mesurer qu’elle se pose aujourd’hui et qu’elle n’est pas du tout résolue dans un sens qui pourrait l’amener à être soulagé. Alors on préfère lui offrir les jeux du cirque, le Loto, le « Qui veut gagner des millions ? » et autres anesthésiants du même acabit.

On est donc amené logiquement à se poser la question : mais pourquoi donc sur un sujet aussi sérieux et vital, cette chape de plomb ?

La lecture de ce livre nous apporte une explication qui est loin d’être flatteuse pour ces censeurs irresponsables : les stratégies mises en œuvre aujourd’hui par les puissances dominantes – qui sont donc délibérées – ne sont rien de moins que porteuses, en toute connaissance de cause, d’une guerre mondiale.

On pourrait se dire : « Mais c’est trop grave, il faut alerter l’opinion ! ». Ce serait logique si, comme il serait normal, on veut empêcher que le pire ne se produise. Mais si on le faisait, alors on ne verrait que trop que leur responsabilité est manifeste et accablante. Et évidemment il faut cacher cela au « bon peuple ».

Pascal Boniface, avec son livre, rompt le silence contenu en lui. On le sent à le lire. Son livre est une alerte « rouge » basée, comme le font les « scientifiques », non pas sur des hypothèses mais sur des faits réels, prouvés et incontestables. C’est pourquoi, pour peu que son livre soit largement connu par l’opinion publique, celle-ci se mobiliserait pour empêcher absolument cette folle course vers « l’abîme déluge » que les « Grands qui nous gouvernent » nous préparent. Sciemment. Mais bien loin de tout regard. Secrètement, presque.

Je ne veux ni ne peux ici résumer ce livre, un livre dense mais d’une lecture aisée et accessible au plus grand nombre. Ce n’est pas du BHL ou du Glucksmann qui vous embrouillent pour peu que vous parveniez à les lire. Il leur échoit de rendre présentable ou acceptable ce qui ne l’est pas ! Contorsions verbales confuses et mensongères poudrées de philosophie de bazar font le reste. Incompréhensibles à l’évidence, ineptes de manière flagrante, égocentrés à coup sûr mais qu’importe, ils ont « table ouverte » à TF1 ! Notamment.

Je ne résumerai pas, car je ne le peux, ce livre d’opinion et de géostratégie d’autant plus que mon message principal, après avoir lu ce livre d’une traite, est simple : « Courez vite l’acheter ! Organisez des rencontres avec l’auteur ! Faites la chaine pour la paix ! Et vite, car il y a urgence. »

Mais on comprendra, que dans des temps pas si anciens, ayant suivi avec une attention toute particulière ces questions à la « Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale », je décide d’écrire – ce qui est très rare – une présentation de ce livre.

En effet, Pascal Boniface évoque avec son travail couché sur papier « une quatrième guerre mondiale ». Pourtant il n’y a pas eu de 3ème ! Si, la « troisième » s’étant terminée dans un fracas inévitable avec la fin du monde bipolaire – Est-Ouest. Elle n’a cependant pas, fort heureusement, donné lieu à une guerre « chaude ». Les camps en présence à l’époque étaient également équipés militairement et non sans heurts ils se sont tenus en respect jusqu’à ce que l’un des deux chute sous le poids de ses propres contradictions avec un coup d’épaules, pour accélérer le mouvement, de la part de l’Ouest. Celui-ci s’est empressé de déclarer « la fin du monde », pas la fin physique du monde mais la fin de l’histoire en termes de choix différents autres que le modèle triomphant.

Cette « quatrième guerre mondiale » dont parle, pour nous alerter vivement, Pascal Boniface, est bien différente de la précédente.

Depuis que le monde n’est plus lisible comme il l’était avant avec sa grille de lecture simple, bipolaire et binaire – Est contre Ouest – « on » a introduit une nouvelle dimension autrement moins claire, autrement moins définissable et atteignable, une course contre un adversaire qui peut durer des lustres. Un adversaire sorte de « furet » qui est passé effectivement par ici et qui à coup sûr repassera par là.

Car il faut toujours un ennemi pour régner en maître. Dans son livre, Pascal Boniface rapporte cette phrase qui ne manque pas de sel, d’un conseiller diplomatique de M. Gorbatchev, Gueorgui Arbatov de son nom, annonçant malicieusement en 1987 à ses interlocuteurs américains : « Nous allons vous rendre le pire des services : vous priver d’ennemi. »

Mais l’ennemi nouveau est vite arrivé, pour les Occidentaux, sorti tout droit de quelque école de Chicago ou d’ailleurs : le « choc des civilisations », le monde musulman et l’Islam, seraient devenus l’ennemi. Et pas n’importe lequel. Un ennemi particulièrement dangereux et très différent du précédent, car insaisissable, divers, une nébuleuse non organisée à la manière d’une armée. Un point commun à cet ennemi : il est classable dans la rubrique par eux concoctée de « terroriste ». La version « douce » de cette thèse étant : « Non pas que tous les musulmans soient terroristes, mais tous les terroristes sont musulmans. », comme le note Pascal Boniface.

Et de fait des événements tragiques sont intervenus, notamment aux USA, en septembre 2001. Pour la première fois, un Etat à l’apogée de sa grandeur a été frappé en plein cœur. Ce qui indique que la supériorité militaire ne fait plus tout pour assurer la sécurité. Et depuis, si Ben Laden n’a (curieusement) toujours pas été attrapé, face à cet « adversaire », une seule réponse basée sur la force a été mise en œuvre. Une politique qui, comme le remarque l’auteur, n’a qu’une façon d’aborder le problème : la force brutale des armes. Non pas qu’il ne faille pas se protéger. Mais l’éradication des causes est plus efficace que celle des effets, laquelle provoque une véritable montée de haine contre l’Occident de la part du monde musulman. C’est un engrenage fou qui est à l’œuvre. Fou et dangereux. Plus il y a de coups violents et militaires portés de manière aveugle mais systématique et plus le fondamentalisme monte en écho. Et le terrorisme, prétendument adversaire déclaré.

En toute chose c’est une solution politique qui peut avoir raison et nous éviter le pire, nous dit ce livre. Loin d’éradiquer le « terrorisme » cette politique lui donne une matière propice à prospérer, c’est son engrais. Car la haine qu’elle provoque inévitablement accouche de radicalismes encore plus nombreux.

Mais on retiendra toute son attention sur la thèse centrale de Pascal Boniface. Le cœur du cœur de tout cela, pour lui, c’est le conflit israélo-palestinien. C’est sa thèse principale, que je partage totalement. Il n’affirme pas, il la démontre comme il souligne comment et pourquoi, dans cette optique, Israël bénéficie de cette protection sans faille qui place ce pays au dessus du droit international. Et il est encouragé à le faire puisque ce pays, qui bafoue et foule aux pieds non seulement le droit mais ses propres engagements, connaît une incroyable impunité. Une totale et absolue impunité. C’est un cas unique au monde.

Au terme de son raisonnement, plus exactement de sa démonstration étayée avec soin et rigueur, sans manichéisme d’aucune sorte, Pascal Boniface en arrive à cette conclusion : l’épicentre de tous les dangers mondiaux qui nous guettent aujourd’hui c’est cela, le conflit israélo-palestinien. La centralité de ce conflit pour le présent et l’avenir du monde est clairement établie.

Car avec raison il écrit à propos de ce conflit qui n’en finit pas de durer tandis que la solution est connue mais qu’on se refuse à imposer, uniquement, encore, dans ce cas, et en totale contradiction avec le chapitre VII de la Charte des Nations unies. « La paix est un choix difficile mais hasardeux. Mais l’absence de paix est la garantie de la catastrophe qui ne concerne pas les seuls Israéliens et Palestiniens. Car chaque jour qui passe et qui ne nous rapproche pas de la paix élargit le fossé entre le monde musulman et le monde occidental ». Et l’auteur enfonce le clou : « Cet état de guerre permanent ne sera pas confiné au seul Proche-Orient et au fur et à mesure, il y aura contagion dont nous ferons les frais ».

La nouvelle direction israélienne extrémiste totale (qu’on reçoit sans scrupules sous les lambris dorés de la République) n’a qu’un objectif au demeurant déclaré : frapper l’Iran. Imaginez un instant la somme des réactions qui s’enchaineraient. Pascal Boniface ne pourrait plus écrire de livres, et nous ne pourrions plus les lire. Des livres qui seraient intitulés : « Vers une 4ème guerre mondiale ? » ne seraient plus. Plus de livres de ce type pour nous alerter. Il y aurait une guerre mondiale sans point d’interrogation.

L’avenir du mode contemporain se joue là-bas, et cela on ne nous l’avait pas dit, à ne rien faire pour régler cet « épicentre » de l’instabilité internationale à partir duquel prolifèrent tous les risques encourus.

Allez vite, encore une fois, acheter le livre de Pascal Boniface. Et offrez-le, à coup sûr, ceux qui sont spectateurs d’un monde rendu incompréhensible volontairement, deviendront des acteurs d’un monde qui soit au moins un monde de paix. Et donc de justice. C’est trop sérieux pour s’abstenir de le faire.

Jean-Claude Lefort

Le 1er juin 2009

* Pascal Boniface, « Vers la 4ème guerre mondiale ? », 210 pages, chez « Armand Colin ».

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4220#4220


Sur le sujet, tous MES articles - liste :

http://www.over-blog.com/recherche/recherche-blog.php?ref=1080274&query=guerre+mondiale

en particulier: Scénarios, acteurs, buts
http://r-sistons.over-blog.com/article-31673726.html

La guerre comme solution à la surpopulation ! Seule une riposte mondiale des populations peut...  : http://r-sistons.over-blog.com/article-18033524.html

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 15:50

Régis Mex, Mecanopolis

Suite aux divers événements en provenance du Vatican, que ce soit la polémique autour des propos de Benoît XVI décourageant l’utilisation du préservatif ou son voyage auprès des communautés juives et musulmanes en Terre Sainte, il m’a paru intéressant de reprendre quelques informations visant à cerner la stratégie du Vatican. Bien sûr, il n’est aucunement dans mon intention de critiquer la religion en elle-même, mais bien la politique (car c’est bien de cela qu’il s’agit) que mènent ses représentants par son biais.

 

croix-preservatif3

Christian Terras, catholique de 56 ans qui avait notamment dénoncé l’affaire des prêtres pédophiles en Suisse, est le poil à gratter du Vatican depuis maintenant 15 ans. Directeur de la revue progressiste «Golias», il explique ce qui sous-tend, selon lui, les propos de Benoît XVI:

“Benoît XVI propose un idéal sectaire et totalitaire si l’on met en parallèle cette morale catholique en tant que telle et la situation africaine. Ce n’est malheureusement pas nouveau. L’an dernier, les ONG humanitaires catholiques ont été réunies à Rome. Le Vatican voulait peser contre les campagnes qui font du préservatif un passage obligé. Il faut lire cette volonté dans le sens du message de Benoît XVI dans l’avion. Il ne veut pas tomber dans la mécanisation éthique du préservatif.”

3409248794_7857c359b0“Cela commence à bien faire; depuis quatre ans, il y a une accumulation de gaffes. Sur les musulmans à Ratisbonne, sur les Nazis à Auschwitz, une «bande de criminels», sur les peuples d’Amérique du Sud qui n’auraient pas été évangélisés de manière violente… Puis la levée des excommunications des Lefebvristes, en janvier dernier, dont le négationniste Williamson, et enfin l’excommunication par un prélat brésilien d’une mère qui a fait avorter sa fille de 9 ans, violée par son beau-père et enceinte de lui, qu’il a approuvé…”

“Il y a autre chose derrière l’irresponsabilité de ces déclarations. Il agit en fait dans le cadre d’une stratégie concertée. Il est en croisade pour un nouvel ordre mondial. Une croisade contre ce que Benoît XVI appelle le relativisme, une stratégie concertée contre le monde moderne et ses évolutions en matière de famille, de bioéthique, de santé (le débat sur l’euthanasie). Or, Benoît XVI n’a de cesse de remonter le temps, d’instrumentaliser la tradition chrétienne, la loi naturelle et Saint Thomas d’Aquin par exemple. Depuis plusieurs décennies, les médecins chrétiens avaient commencé à faire bouger les lignes sur le préservatif. Un certain nombre d’évêques avaient fait montre de pragmatisme: si le préservatif peut permettre de sauver des vies, bon… Mais Josef Ratzinger, lorsqu’il était préfet de la congrégation et garant de l’orthodoxie romaine, avait mis à mal ce travail progressiste, en faisant condamner 1.000 théologiens, dont 200 théologiens moralistes selon mes recherches. L’Eglise a laminé toute la pensée théologique qui travaillait sur une nouvelle morale catholique moderne et adaptée, en prenant en compte les progrès de la science, de l’anthropologie, le statut de la femme. C’est une stratégie suicidaire, je pense qu’il est dangereux.”

Les propos polémiques sur l’usage du préservatif font donc partie, en fait, d’une stratégie de communication qui vise une certaine fortification de l’identité de l’Église, une certaine radicalisation. Ce qui est paradoxal, c’est l’ouverture que semble pourtant périodiquement accorder Benoît XVI aux autres religions. Lors de son voyage en Jordanie, le Pape a effectivement précisé : « Nous pouvons dire que ces précieuses initiatives ont obtenu de bons résultats en favorisant la promotion d’une alliance des civilisations entre l’Occident et le monde musulman mettant en échec les prédications de ceux qui considèrent inévitables la violence et les conflits.» Il est indiscutable qu’à l’heure où les tensions entre communautés judéo-chrétiennes et musulmanes sont grandes, l’initiative de Benoît XVI va dans le bon sens puisqu’elle s’inscrit dans la recherche d’une réconciliation. Cependant, il pourrait se cacher quelque chose de moins noble derrière cette volonté de promouvoir “une alliance des civilisations entre l’Occident et le monde musulman”. Dans ces temps de mondialisme effréné, il n’est pas impossible que le mot “alliance” soit lourd de nuances. Pour se faire une meilleure idée sur la portée de ce terme, il faut se référer à un extrait d’un ancien discours de Noël du Pape:

Le 24 décembre 2005, Benoît XVI a délivré son message de Noël : « La force vivifiante de sa lumière (de Dieu) t’encourage à t’engager dans l’édification d’un Nouvel Ordre Mondial, fondé sur de justes relations éthiques et économiques. Que son amour guide les peuples et éclaire leur conscience commune d’être une famille appelée à construire des relations de confiance et de soutien mutuel. L’humanité unie pourra affronter les problèmes nombreux et préoccupants du monde présent.»

Les propos du supérieur général de l’Ordre des Jésuites, surnommé le “Pape Noir”, Peter-Hans Kolvenbach, n’en sont pas moins intriguants. Dans un discours tenu en 1997, ce prince de l’Église a réaffirmé la nécessité de l’unité dans des termes proches de l’Être suprême : « L’homme de foi est intimement convaincu que l’histoire de l’union humaine peut être écrite en collaboration avec le Seigneur de l’Histoire. L’échec de la tour de Babel n’est pas fatal. Le monde se meut vers un nouveau phénomène pentecostal où chacun, avec ses particularités, se fait communion avec l’esprit.»

Mais les propensions de l’Église envers le Nouvel Ordre Mondial ne s’arrêtent pas là. Le rapport aux évêques de la COMECE (Commission des Episcopats de la Communauté européenne) intitulé « Gouvernance mondiale: Notre responsabilité pour que la mondialisation devienne une opportunité pour tous», contient, entre autre, les lignes suivantes:

« Nous accueillons chaleureusement ce rapport, plus particulièrement, au nom de la Commission des Episcopats de la Communauté européenne (COMECE) dont la tâche est de surveiller et de commenter la politique de l’Union européenne. Une conclusion clé du texte suivant est que l’UE, étant donné sa genèse, son architecture, la compréhension qu’elle a d’elle-même, ainsi que ses responsabilités dans des domaines politiques comme le commerce, la concurrence et la coopération au développement, a un rôle crucial à jouer dans la transformation de l’ordre international existant en un système de gouvernance mondiale . Nous considérons que l’Union européenne est un modèle pionnier d’intégration régionale et qu’elle constitue un exemple pour l’avenir de la gouvernance dans de nombreuses autres régions du monde, malgré son expérience encore naissante et donc, contingente, dans certains domaines politiques. Nous espérons que ce rapport contribuera également à ranimer la réflexion et le débat public sur la signification profonde de l’intégration européenne.»

« Les économies ouvertes ne tiendront pas sans la volonté des Etats de s’ouvrir également sur le plan politique. Dans un monde marqué par une interdépendance croissante, l’Union européenne est un exemple unique et convaincant d’un système de gouvernance basé sur la coopération politique supranationale et multilatérale. En outre, la volonté politique d’aboutir à un système de gouvernance mondiale et de le maintenir doit être soutenue par des convictions et des valeurs fermes.»

« L’ implication des Eglises et des autres communautés religieuses, des ONG et des entreprises privées, ainsi que des Etats et des blocs régionaux dans la gouvernance mondiale: Les Eglises et les autres religions peuvent s’informer et informer leurs fidèles sur les défis globaux et les encourager à prendre leurs responsabilités. Les problèmes de la gouvernance mondiale doivent être inclus dans des programmes d’enseignement et de catéchèse. Les Eglises pourraient faire du thème de la gouvernance mondiale un sujet de dialogue oecuménique et interreligieux. Au sein de l’Eglise catholique, par exemple, le réseau d’universités, les commissions ‘Justice et Paix’ et les «Semaines sociales» pourraient être une ressource à utiliser fidèles à leurs mandats initiaux pour contrôler et analyser les développements.»

Á la lumière de ceci, les motivations mondialistes de l’Église nous apparaissent clairement, tout comme le fait que cette même Église outrepasse le cadre purement spirituel dans lequel son pouvoir est censé être restreint pour s’immiscer dans le domaine temporel, politique. Parmi les plus influentes personnalités du Vatican règne donc une corruption manifeste, qui explique sans doute pourquoi les élites ecclésiastiques oeuvrent de temps à autres pour le rapprochement des communautés, et le reste du temps à la solidification de leur identité propre. En effet, en ce qui concerne la radicalisation du christianisme, Benoît XVI mènerait sa propre politique, et serait influencé par les pressions politiques qui sont exercées au sein du Vatican de sorte à appuyer le mondialisme de temps à autre, en donnant à ce courant une touche religieuse qui permet de le faire d’autant mieux passer dans les pensées des croyants qui seront plus enclins à considérer le mondialisme comme une bonne chose, voire à le rendre inconsciemment acceptable au plus grand nombre, c’est-à-dire à ceux qui ne sont de toute façon pas conscients de ce que représentent les déclarations du Pape sur le Nouvel Ordre Mondial.

En outre, bien que cela ne soit pas directement lié, il n’est pas impossible que certains des représentants de notre élite occidentale veuillent encourager des mesures, dans les pays musulmans corrompus et désireux de satisfaire les volontés de l’axe américano-européen, qui puissent rendre peu à peu l’Islam assimilable à l’esprit de consommation, tout comme le concile de Vatican II y avait contribué vis-à-vis du christianisme. En attestent les propos de Ralph Peters, auteur de nombreux ouvrages traitant de la stratégie et des relations internationales:

« Imaginez comme le monde musulman se sentirait mieux si la Mecque et Médine étaient dirigés par un Conseil représentatif tournant issu des principales écoles et mouvements de l’Islam dans le monde au sein d’un État sacré islamique - une sorte de super Vatican musulman - où l’avenir de la foi serait débattu au lieu d’être arbitrairement fixé. » Soit une sorte d’Islam des Lumières élaboré au cœur de cet État sacré islamique qui permettrait de rayonner sur l’ensemble du monde musulman et de remodeler les esprits afin qu’ils épousent pleinement la philosophie mondialiste.

D’autres éléments contribuent à renforcer le rôle de la religion chrétienne en l’utilisant à des fins politiques. Les actions en ce sens de Nicolas Sarkozy sont particulièrement connues parce qu’elles sont en désaccord avec le statut laïc de la France.

On ne peut effectivement s’empêcher de penser que la croyance et l’espérance, dont Nicolas Sarkozy parle benoit-xvi-21avec constance, sont précisément les sentiments qu’il voudrait inspirer aux Français. « Pas de pouvoir sans croyance », disait Paul Valéry. L’exposition sans retenue de ses interrogations métaphysiques procède aussi de cette logique-là. Qu’importent la réalité et ses contraintes, qu’importent les vicissitudes de l’action politique quand il suffit de croire. A cette logique, à laquelle les Américains sont habitués depuis longtemps, Nicolas Sarkozy voudrait accoutumer les Français.

Il a détaillé ses convictions dans un livre, la « République, les Religions, l’Espérance » , paru en 2004, ouvrage qui s’insère dans une bibliographie dont les titres ont un étrange parfum d’encyclique ou de prêche ésotérique : « Ensemble », « Témoignage libre », « Au bout de la passion : l’équilibre ». Et s’il est vrai qu’un responsable politique écrit généralement la biographie d’hommes auxquels il voudrait secrètement qu’on le compare, alors le titre de son ouvrage sur Georges Mandel, « Le Moine de la politique », laisse songeur.

Dès les premières pages de la République, tout est dit : « Je considère que, toutes ces dernières années, on a surestimé l’importance des questions sociologiques, tandis que le fait religieux et la question spirituelle ont été très largement sous-estimées.» On remarquera, en outre, que cette phrase opère un étonnant rapprochement entre le fait religieux, phénomène social qui ressort de la sphère publique, et la question spirituelle, en principe exclusivement privée, elle.

Explication de texte, par l’auteur : « Le fait religieux est un élément primordial en ce qu’il inscrit la vie dans un processus qui ne s’arrête pas avec la mort. C’est pourquoi je n’ai pas une conception sectaire de la laïcité. Pas même la vision d’une laïcité indifférente. Je crois au besoin religieux pour la majorité des femmes et des hommes de notre siècle. La place de la religion dans la France de ce début de troisième millénaire est centrale. »

Il faut évoquer la réception, en grande pompe, au ministère des Finances, de l’acteur Tom Cruise, dont personne n’ignorait alors qu’il était le porte-parole de la scientologie.

Il faut lire Sarkozy, toujours dans la « République, les Religions, l’Espérance », lorsqu’il reconnaît « la légitimité de certaines des nouvelles religiosités », estimant que le mot secte « est parfois utilisé abusivement contre des mouvements spirituels nouveaux ». Nouveau mouvement spirituel, ce qualificatif est précisément celui dont se réclame la scientologie, secte pourtant parmi les plus dangereuses, aux dires même des pouvoirs publics. Il est vrai, comme l’exprimera Nicolas Sarkozy, que les « sectaires » sont les autres, ceux qui ont fait de la laïcité une « laïcité de combat ». Inquiétant dévoiement du sens des mots.

Par Régis Mex, pour Mecanopolis.

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  • Par tarci, le 17 mai 2009 à 16:25

    Christian Terras de Golias n’est pas à sa première caricature. Il en a contre le pape.
    Le preservatif ne peut qu’encourager l’amour libre…. On voit en Afrique des enfants ramasser des préservatifs utilisés et les gonfler pour en faire des ballons… D’autre part, sait-il qu’un préservatif vaut des heures de travail dans ces pays ? On voit bien le discours d’un européen, peu au courant de l’Afrique ! La réaction des journaux et dignitaires africains a été de dire que les anciens colonisateurs sont responsables du sida en Afrique : en encourageant par des films, l’immoralité. Dans la culture africaine, il n’ y a pas ces débordements… ou plutôt, il n’y avait pas !
    Il revient sur l’excommunication par un prélat brésilien, d’une mère qui a fait avorter sa fille de 9 ans… Elle n’a jamais été excommuniée !

    Non, Le Nouvel Ordre Mondial, il vient de groupes tels que celui de Bilderberg…

    La réunion se tient actuellement en Grèce et réunit plus d’une centaine de top-dirigeants européens et étasuniens.

    Le journaliste vétéran d’investigation Jim Tucker a découvert l’agenda du Bilderberg 2009, qui inclut le plan pour un Ministère mondial de la Santé, pour un Ministère mondial du Trésor, et pour une récession plus courte plutôt qu’une dépression économique plus longue. En partie parce qu’une récession de 10 ans causerait des dommages aux industriels du Bilderberg eux-mêmes…

    Tucker a noté que de tels mouvements constitueraient des pas de géants vers le Gouvernement mondial que le Groupe Bilderberg s’est promis d’achever, mais n’a pu finaliser durant ces 10 dernières années.

    Le groupe Bilderberg tenait à souligner, que les problèmes causés par la crise économique, tout autant que la menace posée par la pandémie grippale, justifiaient d’une centralisation du Pouvoir.

    Le group a également parlé du réchauffement global dans le contexte d’une taxe sur les émissions de carbone, qui est depuis longtemps inscrite sur l’agenda des Bilderbergueurs. (pourtant de nombreux scientifiques ont démontré que les causes du réchauffement étaient à trouver en dehors de la terre). Malgré cela, une taxe devra être payée directement à l’ONU. Elle sera introduite graduellement, d’abord sous forme d’une taxte peu sensible sur l’essence et le gazole, avant d’être augmentée une fois en place.

    Concernant le “crucial” Traité de Lisbonne, qui fut retiré après le vote “Non” des Irlandaisl’an passé, Tucker a dit que le Bilderberg planifiait d’envoyer de manière privée des représentants en Irlande pour parler aux leaders politiques afin de soutenir ce traité. (qui est pourtant responsable de la dérèglementation de notre économie en donnant plus de pouvoirs aux financiers).

    Tucker a déclaré qu’un élément-clé de la réunion du groupe Bilderberg de cette année était un effort pour amener le Président Obama à “glisser vers la ratification du Traité de la Cour Internationale de Justice” en transmettant cette ratification au Sénat pour la faire voter.

    Que Golias ose faire un article sur Bilderberg ! au lieu de raconter des salades comme c’est souvent le cas.

  • Par Mecanopolis, le 17 mai 2009 à 19:18

    Tarci,

    Amusant ton commentaire. Il n’y a qu’un Breton (St-Brieuc, c’est bien en Bretagne ? ;) ) qui peut penser que les Africains fabriquent eux-mêmes leurs préservatifs, ou encore qu’ils les achètent en pharmacie, et prétendre que si les gosses les ramassent dans la rue pour en faire des ballons, c’est à cause de ces pervers d’occidentaux…

    Je me suis étranglé de rire en lisant ton passage sur les “dignitaires” africains. Tu penses à qui ? Denis Sassou-Nguesso ? Robert Mugabe ? Ou peut-être Teodoro Obiang Nguema ? :)

    Quant à l’évangéliste Jim Tucker, il est surtout un vétéran de la bouteille…

    Mais, Tarci, continue de nous faire rire, le monde est si triste…

    Mecanopolis

  • Par Lepoilux, le 18 mai 2009 à 8:40

    Christian Terras, catholique de mauvaise foi (la juxtaposition des termes est rigolote) voit en Benoît XVI un gaffeur aux déclarations irresponsables. C’est son droit le plus absolu, mais je ne peux que lui conseiller de mettre ses actes en conformité avec ses idées et de briguer la présidence de la Fédération des Oeuvres Laïques ou de se livrer au bouddhisme zen.

    Monsieur Terras évoque l’éviction de 1000 théologiens progressistes. Le terme même de “progressiste”, au doux parfum de progrès ne me paraît pas approprié pour des théories prônant la casse de la famille et allant à l’encontre de tous les dogmes de l’Eglise. Les propos de Mr. Terras seraient plus compréhensibles dans la bouche d’un libre-penseur athée et gauchisant que dans celle d’un croyant catholique pratiquant. Voilà le paradoxe que je ne m’explique pas.

    Au surplus, le passage sur Nicolas Sarkozy, dont le mysticisme ne m’apparaît pas vraiment, est ahurissant; que des protestants sectaires à la Bush ou Obama mêlent leur dieu au pouvoir semble évident, mais malgré une certaine tentation à l’imitation des Américains, je ne crois pas à ces tendances chez notre judéo-tzigane national; à peine y vois-je un appel du pied aux électeurs croyants pour essayer de les circonvenir.

    Enfin, empli de charité chrétienne, Christian Terras adoucit son propos sur le Pape sur ce qui va dans le sens de l’oecuménisme béat de Vatican II. Trop aimable!
    Mais si le Pape envisage un Nouvel Ordre Mondial, il ne s’agit pas de celui des Frères de la Grande Finance que veulent nous imposer les tenants du mondialisme à la Bilderberg, mais bien d’un ordre moral retrouvé dans l’Eglise Catholique. Je n’imagine donc pas son Chef tenir un autre discours.

    Ce discours est d’ailleurs le même que celui de Jean-Paul II, adulé des foules, alors que Benoît XVI est vilipendé par ceux-là même qui devraient le défendre. Il est cependant patent que Jean-Paul II pouvait dire ce que bon lui semblait; c’était le pape idéal: il remplissait les stades d’une jeunesse nigaude mais vidait les églises.

    Benoît XVI fait l’inverse: c’est peut-être ça qui gêne…

  • Par aladin, le 18 mai 2009 à 10:55

    Tous ces gens ne veulent qu’une chose .

    DU POUVOIR

    Et le fric qui va avec.

    Nous amener comme des moutons à leurs abattoirs.

    Certes il est plus façile d’avoir la foi .
    Tant mieux pour ceux la.

    Le nouvel ordre mondial est un pouvoir absolu.
    Voulu par une bande de psychopathe paranoïque et doté d’un sentiment pervers de toute puissance.

    C’est un pouvoir dur. Un totalitarisme .
    Il est évident que “la foi” en sera un des moteurs pour faire avancer “la masse” dans le sens voulu.

  • Par Pikpuss, le 18 mai 2009 à 11:38

    Les nouvelles religiosités sont pilotées depuis les pays anglo-saxons, dans une stratégie de conquêtes des esprits. L’utilisation des textes anciens auprès d’un public ingorant est une arme de guerre très efficace. Elles prônent toutes, sous couvert de théocratie et de spiritualité l’avènement d’un système totalitaire mondialisé.
    Il n’est donc pas étonnant que notre président, ô combien américanophile, soit devenu le cheval de Troie de tous ces mouvements d’inspiration néo-libérale…

  • Par José, le 18 mai 2009 à 14:15

    Je me permets de vous écrire pour la première fois sur ce thème en particulier, puisque je suis catholique, mais également conscient de la façon dont se mène le monde et ce(ux) qui le mène(nt).
    je suis au regret de vous dire que votre analyse est très médiocre. Faire appel à christian Terras pour justifier votre analyse est assez sidérant car lorsque que l’on connait un minimum la doctrine catholique on sait que cette personne n’en est pas, et je pèse mes mots.
    Vous semblez tout comme lui un partisant de l’adaptation de l’Eglise au monde, plutôt qu’à l’évangélisation du monde, soit. Mais de grâce, faites nous gré de la cohérence doctrinale : l’Eglise prone l’abstinence avant le mariage et la chasteté, pas la perversion des moeurs que favorise l’appel à l’utilisation massive de préversatifs.
    Vous ignorez par ailleurs que dans les pays africains ou les recommandations de l’Eglise sont véhiculées, le taux de sida est bien moindre qu’ailleurs : et ce sont des études scientifiques, objectives, alors qu’en conclure ? Moi j’en conclu que les gens qui pronent le préservatif et attendent que l’Eglise fasse de même essayent de se donner bonne conscience de leurs moeurs déréglés et attendent une caution “morale”.
    Vous semblez être atteind du biais ou l’horizon politique est indépassable. Vous oubliez (à un niveau que vous pouvez comprendre)que les gens ne sont pas prêt à mourrir pour une idée politique ou un parti, mais le sont pour Dieu ( je parle des vrais martyrs et même de ceux qui se font exploser et tuent des innocents par la même occasion). Ceci pour vous montrer que le spirituel est qui anime Benoît XVI, et le Politique n’est que la résultante de la distance d’une société vis à vis de Dieu.
    Vos analyses sur le 11/09, le NOM.. sont vrais mais par trop “matérialistes” car manquant d’une vision spirituelle. En effet, il me semble que vous aussi, comme tous les comploteurs que vous dénoncer, avez “décidés” que Dieu est mort, et l’avez évacué de votre vie, de votre pensée, de votre coeur si j’osais. Or de même que l’esprit doit régir le corps, la réalité spirituelle gouverne le monde visible, que vous décrivez très bien dans ce qu’il a de “caché”. La réalisation d’une partie des prophécies de Fatima vous le prouvent et le prouveront car sa conclusion est à venir.
    Tout n’est pas parfait dans l’Eglise, comme le dit Benoît XVI (la barque de l’eglise prête à sombrer…), c’est vrai. Elle est minée de l’intérieur par la franc-maçonnerie éclésiastique depuis des centaines d’année, sujet que je vous invite à creuser, et qui vous expliquera beaucoup de choses, et en partie la déchristianisation massive de l’occident.

    Je vous invite donc à ne pas emboiter le pas des clichés véhiculés par la grosse presse sur Benoît XVI et l’Eglise, à ne pas rester à une vision manichéenne du monde, mais à considérer que dit ce Pape mérite d’être écouté car il ne parle pas en son nom mais en celui de Jésus-Christ, vrai homme et vrai Dieu.

    José

  • Par anime, le 18 mai 2009 à 18:48

    Tarci,
    il n’est pas illégitime d’accuser l’occident ou les pays développés concernant les maladies entre autre le SIDA ce dernier est apparu au entre l’Afrique du sud et le zaïre a un moment ou les laboratoires de Pfizer y étaient et il ont vite fait de déguerpir!!!
    Qui plus est la grippe porcine apparait comme par hasard dans une région du monde, et la je cite MECANOPOLIS, ou depuis déjà quelque années les USA et notamment la CIA s’adonnent a des recherches secrètes en biologie en guerre bactériologique et tout le toutime!!!Moi en tout cas je ne crois pas au hasard !

  • Par Régis Mex, le 18 mai 2009 à 19:20

    Je m’abstiens généralement de répondre aux commentaires qui m’exaspèrent par leur absurdité pour ne pas paraître inutilement méprisant. Mais là, je n’y tiens plus. Tarci, Lepoilux et José feraient bien de n’écrire que s’ils sont sûr que le silence ne serait pas préférable à leurs propos. Or ici, il aurait été d’une valeur inestimable…

    Tout ce que vous trois, chers monsieurs, semblez avoir retenu de votre lecture, n’est que le ressenti négatif que vous éprouvez envers la personne de Christian Terras, et qui vous fait apparemment considérer tout l’article comme une attaque envers votre communauté catholique. À en croire le commentaire de Lepoilux, on dirait que ce dernier croit même que l’article entier est de sa plume. Or, Terras m’indiffère totalement, et je n’ai repris quelques extraits d’une de ses interviews que parce qu’elles retraçaient de façon complète et brève les polémiques que Benoît XVI a suscité, en plus d’avancer le fait que les dires du Pape faisaient partie d’une stratégie de communication et qu’il participait à un “Nouvel Ordre Mondial”. Si vous êtes, excusez moi le mot, assez naïfs pour penser que le groupe Bilderberg, avec ses 130 membres et son unique réunion annuelle (je m’adresse là à Tarci, à qui je conseille au passage de lire ceci http://www.lameuse.be/actualite/monde/2009-03-05/bresil-mere-fille-9-violee-excommuniee-688152.shtml pour éviter de raconter encore plus de “salades” que ne le fait Golias), a l’exclusivité de l’avancée du NoM, et si, pire encore, vous soutenez sincèrement le fait que le Pape n’a d’autre motivation que d’oeuvrer au plus grand épanouissement moral de tous et qu’il parle au nom du Christ (@Lepoilux et José respectivement), alors, je ne pense pas que ce soient des gens comme vous que nos dirigeants auront une difficulté particulière à manipuler… Au contraire, c’est déjà très réussi. Il paraît effectivement évident qu’à partir du moment où le Pape encourage un “Nouvel Ordre Mondial”, la majorité des gens qui l’écouteront feront bien difficilement la différence avec celui que les personnalités du monde des finances et de la politique proposent, et son discours facilitera d’autant plus l’avancée de ce dernier. De toute façon, le Pape ne désire sans doute rien d’autre que ce même NoM là…

    Mais je voudrais m’adresser tout particulièrement à José qui s’est permis des jugements sur ma personne, qu’il ne connaît au demeurant pas. D’une part, je pense que les populations d’Afrique subsaharienne n’ont nullement besoin d’être encouragées par la facilité que permet le préservatif pour “pervertir les moeurs”, ni qu’ils s’abstiennent si le Pape leur dit de le faire. Je serais d’ailleurs intéressé que vous puissiez me donner une source de “preuve scientifique” qui illustre vos propos sur une différence significative au niveau du taux de séropositifs entre les pays qui appliquent les dogmes du Pape et ceux qui ne le font pas. Et s’il y a effectivement moins de victimes du SIDA dans ces pays là que dans les autres, je doute qu’il n’y ait pas d’autres facteurs qui entrent en jeu que les seules recommandations du Pape…

    Mais nous en arrivons au passage le plus drôle. Pour ce qui est de mes prétendues “moeurs déréglées”, rassurez-vous tout de suite, il n’en est rien. Quant à vos recommandations de m’instruire sur le rongement de l’Église par la Franc-Maçonnerie, rassurez-vous de nouveau, je pense savoir l’essentiel du sujet. Je ne peux cependant m’empêcher de vous conseiller également à mon tour de vous renseigner sur les merveilles de l’Inquisition, des indulgences, du soutien des riches et de la corruption en général de l’Église de ses débuts jusqu’à nos jours. Cela devrait vous aider dans la compréhension du fait que les manoeuvres de Benoît XVI reprises dans cet article ne peuvent être que politiques. Je passerai vos propos carrément dangereux à deux doigts de vanter les mérites du martyr; la seule chose que quelqu’un qui se fait sauter dans une foule d’innocents “pour Dieu” récoltera sera de rôtir dans les flammes de l’Enfer, parce que son action est on ne peut plus contraire aux principes divins. Quelqu’un qui préfère mourir du SIDA parce qu’il n’a pas pris de préservatif pour respecter “la volonté de Dieu” aura tout simplement le privilège de mourir idiot. Au sujet de mon manque supposé de spiritualité, je vous invite chaleureusement à lire l’avant-dernier paragraphe de cet article: http://www.mecanopolis.org/?p=5294. Il vous apprendra que l’on ne se permet pas d’interpréter aussi mal et selon de vulgaires préjugés les propos de quelqu’un que l’on ne connaît pas sans avoir l’air stupide. Je terminerai en constatant que si Jésus-Christ est le “vrai Dieu”, et que vous mettez ce “titre” sur pied d’égalité avec “vrai homme”, je me demande ce qu’il en est de la grandeur qu’a Dieu pour vous… Le réduire à un homme, n’est-ce pas faire preuve du plus grand matérialisme ? Je conclurai en vous conseillant de ne pas confondre spiritualité et endoctrinement religieux… Les moutons du troupeau de Saint Pierre n’ont rien à voir avec les libres penseurs.

    Heureusement, le commentaire de Pikpuss me rassure quant au fait que certaines personnes sont en mesure de comprendre mes propos sans les prendre pour une attaque personnelle à leurs croyances et à leur égo. J’avais d’ailleurs écrit en tout début d’article que mon but n’était nullement de juger la religion chrétienne, mais de faire part d’évidences quant à la malhonnêteté de certains de ses dignitaires. Apparemment, l’évidence des faits ne suffit pas à tout le monde…

    Bien à vous.

    Régis.

  • Par eric, le 18 mai 2009 à 22:58

    Bilderberg 2009 Attendee List

    May 18, 2009 Dutch Queen Beatrix,

    Queen Sofia of Spain

    Prince Constantijn Belgian Prince

    Philip Ntavinion Etienne, Belgium

    Joseph Akerman, Germany

    Friends Alexander, United States (NSA)

    Roger Altman, United States

    Arapoglou, Greece (National Bank of Greece governor)

    Ali Bampatzan, Turkey (Deputy Prime Minister responsible for economy)

    Francisco Balsemao bidet, Portugal

    Nicholas Bavarez, France

    Franco Bernampe, Italy (Telecom Italia)

    Xavie Bertran, France

    Carl Bildt, Sweden (Secretary)

    January Bgiorklount, Norway

    Christoph Blocher, Switzerland

    Alexander Bompar, France,

    Boten Anna, Spain

    Henri de Kastios, France

    Juan-Luis Themprian, Spain

    Clark Edmunds, Canada

    Kenneth Clarke, Great Britain (TD Bank Financial Group)

    Luc Cohen, Belgium

    George David, Greece

    Richard Ntiarlav, Great Britain

    Mario Dragan, Italy (Italia VANCA d)

    Elntroup Anders, Denmark

    John Elkan, Italy (Fiat SRA)

    Thomas Enders, Germany (Airbus SAS)

    Jose Entrekanales, Spain

    Isintro phenomena casket, Spain

    Naial Fergkiouson, United States (Harvard University)

    Timothy Gaitner, United States (Minister of Finance)

    Ntermot convergence, Ireland (AIV Group)

    Donald Graham, United States (Washington Post Company)

    Victor Chalmperstant, Netherlands (Leiden University)

    Ernst hirsh Ballin, Netherlands

    Richard Holbrooke, the U.S. (Obama’s special envoy for Afghanistan and Pakistan)

    Jaap De Hoop Scheffer, Netherlands (CC NATO)

    James Jones, the U.S. (National Security Advisor to the White House)

    Vernon Jordan, United States

    Robert Keigkan, United States

    Girki Katainen, Finland

    John profit Britain (Royal Dutch Shell)

    Mustafa Kots, Turkey (Group Kots)

    Roland GT, Germany

    Sami Cohen, Turkey (Journalist)

    Henry Kissinger, United States

    Marie Zose Ktavis, United States (Iudson Institute)

    Neli Kroes, the Netherlands (European Commissioner for Competition)

    Odysseas Kyriakopoulos, Greece (Group S & B)

    Manuela Fereira mode, Portugal (PSD)

    Bernarntino Leon, Spain

    Jessica Matthews, United States

    Philip Meis Tant (EIB)

    Frank MakKena, Canada (TD Bank Financial Group)

    John Mikelthgoueit, Great Britain (journalists, The Economist)

    Tieri Montmprian de France (Franse Instituut) Tieri Montmprian de France (French Institute)

    Mario Monti, Italy (University Louitzi Bokoni)

    Angela Miguel Moratinos, Spain (Minister of Foreign Affairs)

    Craig dirty, U.S. (Microsoft)

    Egkil Miklempast, Norway

    Mathias A, Germany

    Olive Denis, France (Le Nouvel Observateur)

    Frederick Ountea, France (Societe Generale)

    Avg Ozntemir, Germany (Green Party)

    Tomazo Pantoa-Siopa, Italy

    Papalexopoulos Dimitris, Greece (Titan)

    Richard Pearl, United States (Αmerican Enterprise Institute)

    David Petreous, United States (head of the Central Administration of the U.S. Armed Forces)

    Pint Manuel, Minister of Finance of Portugal

    Robert Pritsarnt, Canada (Totstar Corporation)

    Romano Prodi, Italy (former Italian Prime Minister)

    Heather Raisman, Canada (Indigo Vooks & Music Inc.).

    Eivint Reitan, Norway

    Michael Rintzier, Czech Republic

    David Rockefeller, U.S.

    Dennis Ross, United States

    Ruby Barnet, United States

    Alberto Rouith-Gkalarthon, Spain

    Susan Sampantzi Ntintzer, Turkey

    Ιntira Samarasekera, Canada

    Rountol Solten, Austria

    Jürgen Stemp, Germany

    Pedro Solbes Mira, Spain (Ministry of Finance)

    Sampatzi Saraz, Turkey (banker)

    Sanata Seketa, Canada (University of Canada)

    Samer Lawrence, United States

    Peter Sutherland, Ireland

    Martin Taylor, UK

    Peter Thiel, USA

    Agan Ourgkout, Turkey

    Eye Vanchanen, Finland, (Prime Minister)

    Daniel Vazela, Switzerland,

    Jeroen van der Veer, Netherlands

    Guy Verhofstadt, Belgium (ex-Prime Minister)

    Paul Volker, the U.S.

    Jacob Valenmpergk, Sweden

    Marcus Valenmpergk, Sweden

    Nout Wellink, the Netherlands

    Viser Hans, Netherlands

    Martin Wolf, Great Britain (Financial Times Journalist)

    James Goulfenson, United States (the former World Bank President)

    Paul Goulfovits, United States

    Fareed Zakaria, United States (Analyst Journalist, Newsweek)

    Robert Zoellick, United States (President World Bank)

    Dora Bakoyannis, Greece (Minister of Foreign Affairs)

    Anna Diamantopoulou, Greece (PASOK MP)

    Papathanasiou, Greece (Minister of Finance)

    Alogoskoufis, Greece (former Minister)

    David, Greece (businessman, president of Coca-Cola

  • Par freeminder, le 19 mai 2009 à 11:49

    L’arme la plus efficace a depuis tout temps été “l’effet de surprise”. Quoi de pus efficace que de dissimuler un danger, là où personne ne l’attends dans le temps et l’espace. L’homme est influençable par nature et il doit cela à ses cinq sens. Mais la définition de l’être humain ne se limite pas seulement à l’énumération de ces sens. L’humain est doté de capacités de raisonnement (ou esprit critique), de libre arbitre. Il doit considérer son environnement avec intelligence à défaut de ressembler à son “cousin génétique” (le porc), son dit “ancêtre” (le singe) ou son “meilleur ami” (le chien).
    L’introduction du NoM ou autre complot est facilitée par les domaines riches en fervents défenseurs passionnés. Le manipulateur compte sur ces ignorants naïfs qui en défendant passionnément ce qu’ils croient connaître défendent sa propre idéologie.
    Ainsi tous les secteurs forment une même écurie de chevaux de Troie disponibles, qu’ils soient politique, économique, judiciaire, religieux, sportif… Et quand le terme de paranoïa est utilisé négativement pour décrédibiliser toute initiative de dénonciation, d’éveil ou d’information, n’importe qui peut se rendre compte que ce mot n’a pour finalité que de redynamiser le conformisme, première « religion » mondiale. Les peuples sont utilisés pour leur seul pouvoir : propager ce qu’ils ignorent mais que d’autres leurs semblent bien maîtriser. C’est le règne de la manipulation pour les uns et de l’illusion pour les autres.

    http://www.mecanopolis.org/?p=6858&type=1

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 04:40





Eva : J'ai horreur de Doc Gynéco,
fan obséquieux de Sarkozy et d'Israël,
provocateur déguisé en homme de paix,
fédérateur qui exclut,
universaliste partisan, communautariste !
J'ai souligné en orange ce avec quoi je suis d'accord.
Et j'ai sursauté à plusieurs reprises ! 

Oui, avec des hommes comme lui,
c'est le choc de civilisations garanti !




Extraits.

Doc Gynéco ne laisse pas indifférent. Pour Judéocité, le Gainsbourg du rap français partage ses doutes et ses certitudes avec franchise. Car il est comme cela, Bruno, franc et direct. Il prend toujours autant de plaisir à parler de ses chansons, mais aussi ses opinions, une facette intéressante de son personnage encore peu connue du grand public.



Vous dites souvent qu’être artiste, c’est s’engager…

On ne peut pas se cantonner à vendre des disques. Un artiste qui ne s’engage pas est inutile.



Quel est votre message alors pour fédérer les communautés ?


En se référant au meilleur message de paix… celui de Moise. Je ne pourrais jamais faire mieux que ces lois qui nous ont été apportées depuis des millénaires. Après, se battre sur le terrain, convaincre et aimer les gens, ça devient mon travail. C’est sûr, les clivages religieux, de race, de couleur prennent une importance énorme. Mais cela ne m’intéresse pas. Je suis pour les mélanges. Le racisme, ce n’est jamais qu’une preuve, un aveu qu’on est complètement inhumain et con. J’adorerais rencontrer toutes les races d’humains qu’il y a sur cette belle planète terre.



Vous avez dit en parlant de Dieudonné, qu’en tant que Noir, il devrait ressentir ce qu’est être juif


Oui. Il a normalement la connaissance de l’Histoire et des souffrances endurées par le peuple juif. Mais Dieudonné est un antisémite, c’est une maladie nouvelle. Je suis fatigué aussi d’entendre des stéréotypes sur les Juifs et l’argent. C’est vrai qu’on trouve des Juifs dans les banques, le cinéma… Où est le problème ? L’argent n’est pas un tabou. Il y a autant de Noirs dans le football. Si Dieudonné a un malaise à être dans un milieu où il y a beaucoup de Juifs, qu’il change de métier.


Il a attisé les haines...


Malheureusement. Mais chacun a une responsabilité. A nous de nous réveiller et de réfléchir à ce que l’on peut faire, à notre manière de s’en sortir pour être aussi bons économiquement. Mais à aucun moment il ne faut avoir de jalousie, de rancoeur envers les autres. C’est ridicule et inutile. Les Juifs ne sont pas responsables de mon malheur ni de celui des miens. Tout ça me fait penser à Ilan…


Etiez-vous présent à la manifestation ?


J’étais le seul rappeur. Ce n’est pas normal, je suis fâché contre eux. Ilan est précisément le symbole de ces préjugés idiots et dangereux. Il faut arrêter. Je dis aux gens d’être plus fort que les préjugés. Surtout, ce n’est pas les caractéristiques que je connais du peuple juif.


Qu’en connaissez vous ?


Je sais que comme l’homme de couleur, le Juif a toujours été persécuté. Et il l’assume. D’ailleurs, le policier martiniquais qui a risqué sa vie en Novembre dernier pour un supporter israélien est un symbole magnifique. Comme l’étoile David que je porte qui symbolise la philosophie rasta, proche du peuple juif. Je connais aussi celui qu’il ne faut pas nommer…mais j’écris son nom.


C’est interdit !


Moi, je peux parce que je suis auteur. Il faut faire connaître son nom, c’est important. C’est notre D. à tous. Tout passe par lui et ses prophètes. Israel est ma mère et le D. d’Israel est mon père. Après, chacun l’interprète comme il veut... Nous venons tous du peuple d’Israël.


Etes-vous déjà allé en Israel ?


Pas encore. Mais je rêverais de me marier sur cette terre chargée de sainteté (NB Eva : souillée de sang aujourd'hui). Je trouve beau l’idée d’avoir enfin une terre promise. Quand je lis la Torah, ça me fait vibrer. J’y vois quelque chose de vrai, l’histoire d’un peuple et du monde. Et maintenant je vois Israel, j’ai de la chance.


Son existence est pourtant menacée…


Israel est né en faisant la guerre
mais Israel est toujours là. On ne peut pas remettre cet Etat ni ce peuple en question. C’est illogique. Autant arrêter les croyances et les religions. Par ailleurs, je déteste l’expression « reconnaître Israel ». Cela ne veut rien dire. Moi, je ne reconnais pas l’Iran plutôt. Il n’y a pas de diplomatie avec ces gens là. Pas de dialogue avec des gens qui veulent te tuer. Je me suis toujours mis à la place des persécutés très facilement. J’ai toujours trouvé injuste ce qui arrivait au peuple juif. D’ailleurs, il faudrait protéger davantage les israéliens et les juifs. Sinon on va se réveiller encore trop tard.


juif.org



Annexe : Le vote juif....
(même parution de ce dimanche 29 3 2009)


Même si le "vote juif" n’existe pas et qu’il n’y a pas eu de "consigne officielle" des Institutions communautaires, Nicolas Sarkozy est le candidat plébiscité par une grande partie de la communauté juive. Il n’y a qu’à lire la presse juive pour le comprendre. François Bayrou est le candidat montant de ces dernières semaines et Ségolène Royal reste la candidate des juifs qui ont toujours été de gauche. Certains journaux annoncaient qu’une petite frange de la communauté juive soutiendrait Philippe de Villiers mais nous avons pris le parti de ne pas le croire...Zoom sur les 3 candidats choisis par la communauté juive de France.



Nicolas Sarkozy, Président de l’UMP : Grand Favori de la communauté juive

 

Fils d’un immigré hongrois et d’une descendante de Juifs de Salonique, les origines juives de Nicolas Sarkozy contribuent à rassurer l’électorat juif. Selon Patrick Gaubert, député européen UMP et président de la Licra, Nicolas Sarkozy est « une véritable star chez les Juifs de France ». Dans le quotidien israélien Haaretz , le ministre de l’Aménagement du territoire, Christian Estrosi, assurait, fin novembre,que « Sarkozy est un candidat naturel des électeurs juifs ». Nicolas Sarkozy montre une certaine continuité dans son soutien à la communauté juive. Concernant Israël, ses différentes déclarations diffèrent de la politique internationale menée par Jacques Chirac et le quai d’Orsay, considérée par la  communauté juive comme « pro arabe ».

Un homme d’engagement

Il déclare lors de son discours d’investiture le 14 janvier 2007 : « J’ai changé quand j’ai visité le mémorial de Yad Vashem dédié aux victimes de la Shoah. Je me souviens, au bout d’un long couloir, d’une grande pièce avec des milliers de petites lumières et des prénoms d’enfants de 2 ans, de 4 ans, de 5 ans prononcés à voix basse de façon ininterrompue. C’était le murmure des âmes innocentes. Je me suis dit alors que c’était cela la politique : faire barrage à la folie des hommes en refusant de se laisser emporter par elle ». Concernant l’antisémitisme, Nicolas Sarkozy assure son engagement : « L’antisémitisme ne s’explique pas, car il ne peut y avoir d’explications à l’inexplicable. L’antisémitisme, ça ne s’explique pas, ça se combat ». Pour lui, « l’antisémitisme n’est pas la question des Juifs. C’est la question de la République  française. Chaque fois qu’un Juif est injurié en tant que Juif, c’est une tache sur la République ». Il préconise « la double tolérance zéro » à l’égard des actes antisémites : « ce serait faire trop d’honneur aux racistes et aux antisémites que de laisser penser que la France est un pays antisémite ». Après chaque acte antisémite, il a montré sa détermination à lutter activement contre ce fléau et n’a pas hésité  à se rendre au chevet des victimes. En 2003, le centre Simon-Wiesenthal lui a remis son prix.

L’ami d’Israël

 

Depuis son avènement à la tête de l’UMP le candidat à l’élection présidentielle multiplie des déclarations équilibrées à l’égard d’Israël et ne s’est jamais rendu dans les territoires palestiniens, contrairement aux autres responsables politiques français.

Nicolas Sarkozy se présente volontiers comme « un ami d’Israël ». A l’occasion de son voyage en Israël en décembre 2004, il prône « la fin de la politique arabe de la France ». Il rappelle qu’Israël est une « démocratie amie de la France ». L’ancien Premier ministre israélien, Ariel Sharon le considérait comme « faisant partie de ses amis ». Shimon Pérès avait ajouté que Nicolas Sarkozy est « l’homme avec lequel il est possible de regarder l’avenir ». Lors d’une interview accordée au Figaro, le 1er septembre 2006, Nicolas Sarkozy, a déclaré que « le droit à la sécurité pour Israël est un droit sur lequel on ne peut pas transiger. Israël est une démocratie. Israël est né dans les conditions que l’on sait. C’est une responsabilité essentielle, pour tous les pays libres, d’assurer sa survie ».

Concernant la guerre du Liban, lors d’une interview sur TF1, Nicolas Sarkozy désigne le Hezbollah comme « un agresseur qui se comporte de manière invraisemblable » estimant qu’« Israël doit se défendre et a le droit de se défendre » tout en devant « garder son sang froid ». Il ajoute : « si on est un ami d’Israël – et je le suis – on doit conseiller à Israël de ne pas faire de la surenchère, de proportionner la réaction. Je sais bien que c’est plus facile à dire de Paris que d’Haïfa mais c’est une réalité ». Le Ministre de l’Intérieur manifestera également son soutien au peuple libanais : « Je suis un ami du Liban. Le comportement irresponsable du Hezbollah conduit aujourd’hui à la désagrégation d’un Etat qui depuis 15 ans faisait des efforts pour se reconstruire. Chacun doit bien comprendre qu’il faut débarrasser le Liban des influences extérieures ». Le 24 juillet 2006, Valérie Pecresse, porte-parole de l’UMP exprimera le souhait de l’UMP « d’une application pleine et entière de la résolution 1559 de l’ONU qui prévoit, outre le départ des forces d’occupation au Liban, le désarmement des milices armées présentes au Liban, notamment du Hezbollah, qui seul peut apporter les garanties de sécurité nécessaires à Israël ». Lors de la récente visite de Benjamin Netanyahou à Paris, Nicolas Sarkozy l’a accueilli à bras ouverts et a de nouveau manifesté son amitié pour l’Etat hébreux.

Politique internationale

Les positions de Nicolas Sarkozy concernant les Etats-Unis sont très différentes de celles du Président Chirac. Alors que Jacques Chirac avait refusé d’engager la France dans la guerre en Irak et que Dominique de Villepin, avait mené campagne, en 2003, contre la politique américaine, Nicolas Sarkozy semblait très proche du président George W. Bush, lors de son voyage aux Etats-Unis en septembre 2006. Une visite fortement critiquée par les chiraquiens. A cette occasion, Nicolas Sarkozy avait rencontré à New York les organisations juives américaines ainsi que le président du Congrès Juif Mondial, Israël Singer. Le prix de « l’homme politique de l’année » lui a été attribué par l’Union des patrons juifs de France qui l’ont désigné comme celui qui « saura sans doute redonner une nouvelle dynamique aux relations d’amitiés solides qui lient Paris, Washington et Jérusalem ».

Les positions de Nicolas Sarkozy concernant l’Iran sont très fermes. Invité du journal de TF1, le dimanche 16 juillet 2006, il déclare : « L’Iran se met un peu plus au banc de la communauté internationale. Il y a un moment où il faut dire les choses telles qu’elles sont : il y a plus que des soupçons sur les liens entre le Hezbollah et le régime iranien dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’on est consterné par son attitude et par ses déclarations. ».

Lors d’un entretien accordé au Figaro, le 1er septembre 2006, il qualifie le Hezbollah de « mouvement terroriste » et ajoute : « L’attitude qui consiste à envoyer des roquettes sur le nord d’Israël sans se demander sur qui vont tomber ces roquettes est une opération terroriste. Accepter d’être financé par l’Iran dont on sait ce que disent ses dirigeants revient à se situer dans le camp des terroristes ».

Nicolas Sarkozy, « Français de sang mêlé » comme il se qualifie lui-même, paraît être le candidat « choisi » par une grande partie de la communauté juive. La rupture avec la politique pro-arabe de la France semble être définitivement consommée par le nouveau dirigeant de l’UMP avec lequel « tout semble devenu possible ».

Les plus : Nicolas Sarkozy est un homme qui a dirigé de nombreux ministères, ce qui peut rassurer certains électeurs. Il est jeune, dynamique, expérimenté. Il est démocrate, parle de droits et de devoirs envers la République. Il est entouré d’une équipe dont beaucoup sont issues de la diversité. Il est contre le communautarisme. Il a manifesté son soutien et son écoute aux droits des femmes. Il a reçu la communauté musulmane, africaine, asiatique. Il soutien aussi la communauté homosexuelle. Il a signé le Pacte écologique de Nicolas Hulot. Concernant la communauté juive, il semble être concerné dans la lutte contre l’antisémitisme. Entretenant de bonnes relations avec le Crif et le Consistoire de Paris, il est à l’écoute des préoccupations religieuses de la communauté juive. C’est un Européen convaincu. Il manifeste à l’encontre d’Israël, une position plus équilibrée que ses prédécesseurs, il ne pratique pas un antiaméricanisme primaire. De nombreux élus de prestige l’ont rejoint, comme Mme Simone Veil. Il met le travail et l’emploi au premier plan d’un programme offensif. Il est le chouchou des patrons de PME et des entrepreneurs. Il a su rallier des artistes et des intellectuels qui votaient à gauche (Marek Halter, André Glucksman, Alain Finkelkraut…).

Les moins : Il dérape souvent et emploi des termes trop familiers comme Karcher, racaille…Il parle de « moutons dans les baignoires » et tombe dans les pires clichés concernant les pratiques musulmanes. Maladresse ou ratissage d’électeurs de l’extrême-droite, il veut un ministère de l’immigration et de l’Identité nationale et prend comme caution, Mme Veil, ancienne déportée. Il fait peur par ses prises de positions extrêmes et ses dérapages. Il se dit non communautaire mais rencontre séparément chaque communauté, homosexuelle, juive, musulmane, africaine, asiatique…Il appréhende de se rendre dans les cités ; Il n’aime pas le contact, n’embrasse pas, ne serre pas les mains lors de ses meetings. S’il est élu, saura t-il faire face aux émeutes de banlieues prévisibles ? Ne pratiquera t-il pas une politique intérieure trop sécuritaire ? Proche du Medef, il prône un ultra-libéralisme calqué sur le modèle anglo-saxon (suppression des 35h, assouplissement des règles de licenciements...). Ce qui constituerait pour certains, une menace pour les acquis sociaux. Il multiplie les erreurs de castings pour ses people supporters, de Doc Gyneco, Steevy à Jonnhy Halliday qui s’expatrie pour ne plus payer ses impôts en France.



François Bayrou, le Dauphin de la Communauté juive

 

François Bayrou représente un véritable danger pour Nicolas Sarkozy et commence à séduire la communauté juive. Toujours présent lors des manifestations contre l’antisémitisme, ce fervent catholique se dit conscient que « l’antisémitisme n’appartient pas au passé » et que « le sort d’Israël importe non seulement aux Israéliens, ou aux Juifs, mais surtout à l’ensemble de l’humanité ! ».

« Rester vigilant face à l’antisémitisme »

Lors d’une interview accordée à Tribune juive, François Bayrou déclare : « Il faut toujours se méfier, toujours être vigilant. L’antisémitisme est prêt à se réveiller, surtout chez les esprits fragiles, surtout dans les moments de tension. La vieille dérive antisémite chez les chrétiens a pratiquement disparu et au moment où l’on s’apprêtait à respirer, on voit aujourd’hui grandir un nouvel antisémitisme, aux racines gauchistes, tiers-mondistes, qui reprend les mêmes abjections ‘relookées’. Le peuple juif a été le bouc émissaire de toute l’horreur et de toute la barbarie du monde ». Mais François Bayrou refuse la démagogie, le double langage et la complaisance et ne fait pas des différences de traitement entre les citoyens français : « Quelle que soit la personne attaquée, que ce soit un musulman, un catholique ou un juif, un Français et une communauté intégrée du peuple français méritent la même attention et la même émotion, le même bouleversement, et la même solidarité ». François Bayrou se revendique comme chrétien pratiquant régulier et comme un lecteur passionné de la Bible et avoue « se confier à Dieu dans les moments de choix ». Il confie avoir mis « beaucoup de lui-même à réfléchir à l’histoire du peuple juif, à son destin, à sa mission ». Mais pense à ce même titre qu’il est « nécessaire de bien délimiter le domaine de la foi et de la pratique - personnelles, familiales ou communautaires - et le domaine des principes républicains qui nous permettent de tous nous retrouver ». En 1990, il déclare : « Mon engagement chrétien est plus important que mon engagement politique. Et je ne tiens pas à ce qu’ils se mélangent." « Moi qui aime Israël, le Liban et qui aime et respecte la Palestine » Lors de son discours à l’Université des jeunes de l’UDF, à la Grande Motte, François Bayrou a affirmé l’importance de « relancer l’Europe pour le Proche-Orient ». Il a ajouté que « le chemin ouvert jadis par Schuman et Monnet - pour moi qui aime Israël, qui aime le Liban, qui aime et respecte la Palestine - est le seul chemin disponible pour qu’ils sortent de la guerre et retrouvent la paix. L’édification d’une communauté où chacun garderait sa souveraineté, j’allais dire de manière fédérale. Passer directement de la guerre à la maison commune, dans laquelle chacun a son espace, dans laquelle, épuisés de se faire la guerre pour des choses tellement sensibles qu’il n’y a pas de fin à cette guerre, on décide que ces choses sensibles on les gérera ensemble : l’eau, les réfugiés, les Lieux Saints. Nous avons géré comme ça le charbon et l’acier : on s’est fait cent ans de guerre pour le charbon et l’acier ! ». Il a réaffirmé la nécessité d’une position commune de l’Europe pour peser davantage dans le Conflit : « Le sort d’Israël importe non seulement aux Israéliens, ou aux Juifs, mais surtout à l’ensemble de l’humanité ! L’avenir d’Israël, c’est la pierre de touche de notre capacité à refuser la fatalité ».

Politique internationale

François Bayrou pense que si l’Europe veut se faire entendre et peser sur l’échiquier international, il lui faut réussir à parler d’une seule voix : « Tant que l’Europe ne parlera pas d’une seule voix, tant que chacun des Etats européens parlera pour soi, on n’aura pas l’efficacité qu’on attend. La communauté internationale a besoin d’une Europe forte et unie qui assume ses responsabilités » a t-il déploré. Face à l’Iran, il a qualifié les propos du Président iranien à l’encontre d’Israël de « purement et simplement inacceptables ». Il s’est alarmé du danger incarné par l’Iran « pour l’ordre mondial de par son appel à la destruction d’Israël et sa décision supposée d’acquérir l’arme nucléaire ». Il a rappelé que « les démocraties ne peuvent pas accepter la prolifération nucléaire dans un pays qui affirme haut et fort qu’il faut en détruire un autre » et a comparé le défi lancé par l’Iran à la communauté internationale à celui lancé par l’Allemagne nazie au moment de la conférence de Munich en septembre 1938. François Bayrou a demandé également au gouvernement français de se montrer plus ferme vis-à-vis de l’Iran :« que le ministre français des Affaires étrangères se rende à l’ambassade d’Iran à Beyrouth et délivre de surcroît un brevet de respectabilité en désignant l’Iran comme « une puissance stabilisatrice dans la région » nous a paru un risque que la France n’aurait pas dû prendre. » Lors d’une interview, le bras droit de François Bayrou, le député Rudy Salles, président du groupe d’amitié parlementaire France-Israël, a rappelé que les discours de haine contre Israël ne sont pas nouveaux sous le soleil de la République islamique d’Iran : « celui qu’on qualifie depuis quelques années de chef de file des conservateurs modérés, l’ayatollah Ali Khamenei, est en effet lui aussi un coutumier du fait. C’est donc le régime islamiste lui-même qui révèle sa part la plus sombre à travers la figure radicale d’Ahmadinejab ». Concernant le Liban, Rudy Salles estime que la communauté internationale doit prendre le relais d’Israël au Liban. François Bayrou a déclaré que la France devrait demander « un mandat clair qui lui donne la capacité de désarmer les milices du Hezbollah ». Cette opération permettrait à Israël de ne plus subir les attaques terroristes et au Liban de retrouver sa souveraineté.

François Bayrou représente le vrai changement, une autre manière de faire de la politique. Attentif, respectueux des croyances sans trop d’ostentation, il veut rassembler les citoyens autour des valeurs républicaines françaises sans fragmenter la société en communautés. Il rassure par son côté politique de droite ferme et par son côté de gauche sociale. La communauté juive se dit de plus en plus sous le charme…

Les plus : Il incarne le changement. Il veut changer la manière de faire de la politique, mettre fin à la politique des clans. Il veut faire évoluer les Institutions. Croyant et républicain, il respecte la religion de tous en se montrant clair sur la séparation de la sphère publique et privée. Il respecte les communautés sans fragmenter la société française. Il est proche des jeunes de cité, tout en ne faisant pas de démagogie excessive. Il n’utilise pas la diversité comme moyen de convaincre. Il est conscient du danger de l’antisémitisme sans tomber dans la victimisation et la stigmatisation des immigrés. C’est un homme du terroir, attaché aux valeurs du Patrimoine français tout en voulant faire évoluer en profondeur la société. Il connaît à fond tous ses dossiers. Concernant l’Iran, il montre une attitude d’extrême fermeté. Défenseur de l’existence d’Israël, il prône le désarmement des milices du Hezbollah. Il fait la part des choses et ne fait pas d’amalgame entre la population palestinienne ou libanaise avec les extrémistes terroristes.

Les moins : Il a un côté « brave homme », ce qui peut être ressenti comme de la faiblesse. Il a un côté eau tiède, ni de droite ni de gauche. Peu d’élus « de prestige » le soutiennent, on est en droit de se demander avec qui il gouvernerait s’il était président. De plus, on ne connaît pas bien son entourage. Il a une étiquette vieille France catho, démocrate chrétien proche de Giscard. Il a connu un gros échec au sein du gouvernement Balladur en tant que Ministre de l’Education nationale lorsqu’il a entrepris de réviser la loi Falloux pour permettre le financement public des dépenses d’investissement des écoles privées.



Ségolène Royal, l’outsider de la communauté juive

 

Ségolène Royal ne fait pas l’unanimité dans la communauté juive, même si « le Parti des juifs de gauche » vient d’être crée sous l’impulsion de Patrick Klugman, ancien président de l’UEJF. L’incident survenu au Liban avec le Hezbollah, la présence de Jean-Louis Bianco à ses côtés qui se déclare favorable à un dialogue avec le Hamas, ne rassure pas la communauté juive.

Lors de son voyage au Liban, Ségolène Royal provoque un tollé général. Alors qu’un député du Hezbollah compare « Israël à un Etat nazi », elle ne le reprend pas, expliquant qu’elle ne l’avait pas entendu. Les réactions à Paris se mettent à pleuvoir : sa non connaissance de la politique internationale lui ait reproché par la droite et la communauté juive via le Crif exprime son indignation. Son voyage en Israël sera pourtant positif. Un dîner dans un restaurant chic de Jérusalem avec Tsipi Livni fait la une de la presse. Apparemment, lui fait un topo de la situation au Proche-Orient. L’incident semble oublié en France même si Julien Dray exprime sa colère dans Actualité juive, expliquant que si Ségolène Royal remporte l’élection présidentielle, le Crif devrait « ramper » pour être reçu. Après n’avoir pas répondu à l’invitation pour un petit déjeuner avec Roger Cukierman, Ségolène Royal se rend pourtant pour quelques minutes au dîner du Crif. Seul François Hollande reste dîner même s’il semble un peu vexé de ne pas être placé à la table d’honneur et relégué à une table annexe.

Pour un « Etat palestinien viable » et « un Etat juif sécurisé »

Lors de sa rencontre avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, Ségolène Royal a rappelé les principes de la diplomatie européenne : « Les principes de la paix sont connus : le peuple palestinien a droit à un État souverain et viable et Israël a droit à une sécurité durable ». Mais malgré ses déclarations équilibrées, son directeur de campagne, Jean-Louis Bianco, a signé ce texte,lors d’une rencontre avec Mme Monique Étienne, présidente de l’association France-Palestine Solidarité 04 : « Le Conseil des ministres européens des Affaires Etrangères a pris une décision politique grave en décidant de suspendre une partie importante de son aide financière au peuple palestinien. La suspension de l’aide (...) apparaît comme une volonté d’étranglement économique et social et comme la sanction de tout un peuple qui connaît déjà une terrible situation sociale. La décision de l’Union européenne revient ainsi encourager Israël à poursuivre, en toute impunité, sa politique unilatérale, en contradiction flagrante avec le droit international ». François Hollande, Premier secrétaire déclare également que « la réaction israélienne est disproportionnée au Liban, comme à Gaza, très au-delà de l’objectif annoncé : la libération de ses soldats. Israël a le droit à la sécurité et au respect de ses frontières, mais il doit également respecter le droit international, notamment le droit humanitaire, la souveraineté et l’intégrité de ses voisins ».

Selon le PS, l’Europe doit jouer un plus grand rôle dans la paix au Proche-orient et ne doit pas laisser « aux Etats-Unis d’Amérique le soin de régler, mal d’ailleurs, les questions du monde ».

Politique internationale : « Une position ferme contre l’Iran »

Ségolène Royal a été très ferme concernant l’Iran. Elle a déclaré : « Je suis la seule dirigeante politique française à m¹être prononcée contre l¹accession de l’Iran au nucléaire civil. Lorsque j’ai exprimé cette position, j¹ai entendu les mêmes reproches, formulés par les mêmes personnes. Le Premier ministre israélien m’a, lui, remerciée pour cette prise de position ». Mais déclare également : « si on considère qu’on ne peut pas dialoguer avec ces régimes ou avec ces organisations, alors il faut en payer le prix, c’est-à-dire une escalade de la violence comme on le voit aujourd’hui. Et on voit que la situation militaire est sans issue. Et surtout que la politique américaine a abouti à l’inverse de l’effet recherché », tout en reconnaissant qu’il est difficile de « dialoguer avec un pays qui veut détruire Israël ».

Concernant la dernière guerre du Liban, plusieurs déclarations ont été faites. Julien Dray, Porte parole du PS déclare que « le Hezbollah est l’agresseur en s’en prenant à des soldats de l’armée israélienne et en déclenchant des tirs de roquette sur les populations israéliennes » tout en déclarant que les moyens qui ont été mis en oeuvre afin de riposter sont « évidemment disproportionnés par rapport à la situation ». Malgré cette fermeté, Jack Lang s’est rendu à Téhéran afin de « comprendre leurs positions, sans pour autant les épouser ».

Malgré des déclarations sur la légitimité d’Israël d’exister et de se défendre, l’entourage de Mme Royal dit parfois tout et son contraire. Le Parti socialiste, à force de vouloir, se dire l’ami des uns et l’ami des autres, semble ne pas vraiment savoir vraiment quelle attitude adopter dans cette région du monde.

Les plus : Ségolène Royal est la plus engagée et innovante dans ses propositions écologiques. Elle est proche des citoyens avec sa démocratie participative et sa proposition de jury de citoyens. A l’écoute des jeunes, particulièrement ceux des quartiers sensibles pour lesquels elle souhaiterait lancer un plan sur cinq ans afin de les aider à créer leurs propres entreprises. Elle est la plus libérale concernant l’homoparentalité, les mariages gay.

Les moins : Plusieurs bourdes en matière de politique internationale, elle semble la moins expérimentée. Elle se montre inconstante dans ses déclarations concernant le Proche-Orient et l’Iran.

Savoir si le "vote juif" existe ou pas n’est pas ce qui compte. L’important est de se dire que les juifs ont mis de nombreuses années à être reconnus comme citoyens français et à obtenir le droit de vote. Chacune de vos voix compte, alors allez votez !

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http://www.juif.org/go-blogs-14535.php
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 09:20


Le vrai choc de civilisations ?
Interprétation de Leveilleur


Le vrai choc des civilisations pourrait bien avoir lieu prochainement non pas entre une civilisation arabo-musulmane et l'occident mais plutôt entre une administration obamienne qui se réclame ouverte au dialogue avec l'orient et un état israelien qui poursuit une ligne pure et dure que certains qualifient d'un "autre âge".

Nous savons combien la "civilisation" Israelienne est fondée sur la généalogie, le lien du sang, à la terre; nous savons combien elle est prête à défendre bec et ongle son dessein d'un "grand Israel". Pendant longtemps, l'état hebreux a joui d'un soutien inconditionnel des Etats-Unis en s'appuyant sur de vrais et solides soutiens politiques au plus haut niveau de l'état américain. Le vent serait-il en train de tourner pour Israel ? En apparence au moins.

Un signe qui n'a pas du plaire à tous : on se souviendra que le premier coup de fil présidentiel passé par Obama au proche Orient ne fût pas donné aux Israeliens mais aux palestiniens (M. Abbas) LIRE ICI

Barack Obama est l'expression d'une tendance au metissisme qui est une autre et nouvelle idéologie des races et qui représente sans doute la nouvelle vision que l'on voudrait donner à l'humanité pour les années à venir, c'est à dire un monde où les races, les cultures sont vouées nécessairement au mélange et à la cohabitation. C'est en fait le bon sens même qui parle ici, le metissisme étant l'une des conséquences d'un monde nomadisé par les effets de la mondialisation. Cela dit, gare aux idéologies. ils s'en trouvent toujours l'un ou l'autre pour les usurper et les détourner.

Le 10 février, les élections se tiendront en Israel et les sondages donneraient en tête des hommes très à droite. On sait que "Bibi" (Benjamain Netanyahu), leader du Likoud,  tient le haut du pavé dans cette affaire mais il s'en trouve dans son parti, et autour de lui, des plus radicaux que lui encore.  Voici ci-dessous quelques liens qui évoquent ce risque potentiel de divergences croissantes entre Israel et les Etats-Unis. Cela dit, rappelons nous que nous vivons dans un monde d'apparence et rappelons nous aussi que l'équipe Obama est composée de personnalités qui sont historiquement liées aux causes israeliennes. On pourrait donc bien souffler le chaud et le froid dans ce dossier. Notons toutefois qu'il semble que B.B. ne semble pas avoir les faveurs personnelles d'Hilary Clinton suite à de vieux contentieux qui remontent à la présidence Clinton.

J'écris ces lignes au moment où le Président US s'apprête à adresser une première lettre d'ouverture diplomatique à l'Iran. LIRE ICI Tout cela alors que tout récemment, certains ont averti que l'Iran était à quelques centimètres de posséder LA bombe. Encore une fois, jeu des apparences ou véritables divergences stratégiques avec Israel ?? A suivre.

Sur l'opposition des politiques de Bibi vs Obama - LIRE ICI en anglais
Sur Bibi et les radicaux LIRE ICI
Sur les différences présumées entre les candidats LIRE ICI
 
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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 20:13


Fichier:Clash of Civilizations world map.png


Samuel Huntington,
auteur du "Choc des civilisations",
meurt à 81 ans

Samuel Huntington, auteur du célèbre "Choc des civilisations" et considéré par ses pairs comme "l'un des plus influents politologues américains de ces cinquante dernières années", s'est éteint à la veille de Noël à l'âge de 81 ans. Lire la suite l'article

Samuel Huntington est mort le 24 décembre à Martha's Vineyard (Massachusetts, nord-est), l'île où il passait ses étés depuis 40 ans, selon le site internet de Harvard.

Ancien professeur au sein de cette prestigieuse université de la côte Est des Etats-Unis, Samuel Huntington n'avait cessé de donner des cours qu'en 2007, après 58 ans de bons et loyaux services, précise le site. Diplômé à 18 ans d'une autre grande université américaine, Yale, il avait commencé à enseigner à Harvard, près de Boston (Massachusetts) où il vivait, à l'âge de 23 ans.

Né le 18 avril 1927 à New York, il était l'auteur, co-auteur ou éditeur de 17 ouvrages et 90 articles scientifiques, sur la politique américaine, la démocratisation, la politique militaire, la stratégie, ou encore le développement, a précisé Harvard.

Il est surtout connu à l'étranger pour son best-seller, "Le choc des civilisations", publié en 1996 et traduit dans 39 langues.

Il y développe l'idée que dans le monde de l'après-guerre froide, les conflits violents n'opposeraient plus les Etats-nations mais naîtraient des différences culturelles et religieuses entre les grandes civilisations.

Il comptait parmi elles l'Occident (l'Europe de l'Ouest et les Etats-Unis), les civilisations latino-américaine, islamique, africaine, orthodoxe (autour de la Russie), hindoue, japonaise et sino-vietnamo-coréenne.

"Je reste persuadé", disait-il en 2007 dans une interview à Islamica Magazine, "que les identités, les affiliations et les antagonismes culturels ne joueront pas seulement un rôle, mais un rôle majeur dans les relations entre Etats".

"Dans le monde entier, des gens étudiaient et débattaient de ses idées", a réagi l'économiste Henry Rosovski, son ami depuis près de 60 ans, cité par le site. "Chacun de ses livres a eu un impact", a-t-il poursuivi, soulignant qu'"ils font partie de notre vocabulaire".

Jorge Dominguez, l'un des vice-doyens de Harvard, l'a décrit comme "un des géants de la science politique dans le monde au cours du dernier demi-siècle. Il avait le chic pour poser la question cruciale mais dérangeante. Il avait le talent et l'intelligence pour formuler des analyses capables de résister au temps".

Pour le professeur Stephen Rosen, spécialiste des affaires militaires et de sécurité nationale, "l'intelligence brillante de Samuel Huntington était reconnue par les universitaires et les hommes d'Etat qui avaient lu ses livres à travers le monde. Mais ceux qui le connaissaient l'aimaient car il combinait une loyauté féroce envers ses principes et ses amis et un plaisir à se confronter à ceux qui s'opposaient à ses idées".

Selon sa femme Nancy Arkelyan Huntington, avec qui il était marié depuis 51 ans, Samuel Huntington, dont le dernier livre "Qui sommes nous? Identité nationale et choc des cultures" est paru en 2004, s'était toujours placé en politique du côté démocrate.

Il avait travaillé à la Maison Blanche pour le Conseil de sécurité nationale de Jimmy Carter en 1977 et 1978.

Pour Timothy Colton, professeur à Harvard et spécialiste de la Russie, Samuel Huntington "était ancré dans la vie américaine et dans son identité américaine mais il a fini par s'attaquer à des questions beaucoup plus larges". Ses dernières recherches portaient ainsi sur les liens entre religion et identités nationales.

Le site de Harvard ne donne pas d'indication sur la cause de sa mort, mais rappelle que sa santé déclinait depuis l'automne 2005. Il doit être enterré à une date non précisée au cours d'une cérémonie familiale à Martha's Vineyard.


http://fr.news.yahoo.com/2/20081227/tcu-samuel-huntington-auteur-du-choc-des-0b4785e.html




Livre de Samuel Huntington -
Wikipedia.org
 

Pour le professeur Huntington, la chute du Mur de Berlin annonce le passage d'un monde caractérisé par des clivages idéologiques, entre communisme et capitalisme, ou impérialisme et anti-impérialisme, à un monde marqué par des clivages culturels. Pour appuyer cette thèse, Huntington montre que la chute des idéologies s'est accompagnée d'une résurgence des sentiments identitaires, que ce soit dans le monde musulman, avec le réveil de l'islam radical, qu'en Asie ou dans les pays d'Europe orientale, qui ont fait leur révolution au nom de leur nation et de leur culture, comme en Pologne.

Le deuxième temps de la thèse du grand seigneur d'Huntington consiste à avancer que ce réveil identitaire ne s'affirme plus par le biais des nations, comme au XIXe et au XXe siècle, ni des ethnies, mais à l'échelle civilisationnelle, du fait de la mondialisation des échanges. Or, pour Huntington, les civilisations ont toutes pour origine une grande religion, qui en a formé le socle moral et politique.




  • Les premiers arguments visibles du livre sont des faits d'actualité


  • D'autres arguments rappellent les analyses historiques

  • Samuel Huntington critique par ailleurs l'idée d'une
    Civilisation Universelle
    • Pour lui, la Civilisation Universelle qu'il appelle la Civilisation de Davos, celle qui rassemble des hommes du monde entier partageant les mêmes valeurs (Démocratie, droits de l'homme, liberté économique et libéralisme), ne représente qu'une infime part de la population mondiale, ce qui est insuffisant pour donner une civilisation universelle homogène.
  1. En proportion, de plus en plus de guerres ont désormais un caractère ethnique.

  2. Dans son livre, Huntington décrit les
    civilisations suivantes :



    Remarques : Huntington précise qu'on ne peut pas parler de civilisations bouddhiste ou juive. Le
    bouddhisme est une grande spiritualité mais son extinction en Inde et sa capacité à se fondre dans des modèles préexistants ne permettent pas d'en faire le socle d'une grande civilisation. En ce qui concerne le judaïsme, sa faiblesse démographique est antinomique avec la définition même de civilisation et l'identification subjective des juifs est complexe : de nombreux juifs diasporiques se reconnaissent comme juifs mais pas comme Israéliens, se réclamant de fait comme membres de leur civilisation de rattachement...



    Les conflits civilisationnels peuvent selon Huntington se manifester de plusieurs manières :


    1. entre deux civilisations sur leurs frontières : cas de l'Islam au contact des autres civilisations (
      Bosnie-Herzégovine, Cachemire, Nigéria...) ;
    2. entre civilisations du fait de la domination de l'Occident : les autres civilisations cherchent à s'affirmer face à un Occident dominateur ;
    3. à l'intérieur d'une civilisation : lutte de pouvoir pour le contrôle d'une civilisation, comme la lutte entre islamistes et réformateurs dans le monde islamique ;
    4. lutte à l'intérieur d'un pays : cas d'un pays déchiré entre plusieurs civilisations (Huntington cite la Turquie, le Mexique, la Russie et l'Australie).


  3. Cette théorie est contestée dans les milieux intellectuels et universitaires nord-américains.


    Elle constitue un tenant de la base
    idéologique de la guerre contre le terrorisme[2]. Parmi les détracteurs de M. Huntington et de sa thèse géopolitique figurent Naipaul, auquel se joint Edward Saïd dans l'introduction à la nouvelle édition de son ouvrage L'Orientalisme ; ils s'inscrivent en faux par rapport à cette définition des rapports du Monde.


    1) Critiques d’ordre géopolitique

    La thèse d’Huntington offre un axe de lecture tentant mais réducteur et simplificateur du monde d’aujourd’hui. En effet, le découpage des aires civilisationnelles est arbitraire et l’auteur lui-même reconnaît quelquefois la faiblesse de certains choix, comme l’incertitude de l’existence d’une civilisation sub-saharienne. Quant à la civilisation musulmane, elle masque l’extrême complexité des différentes tendances de la religion et les éventuels conflits internes.

    Par cette grille sont ignorés la présence de conflits au sein même de ce qu’il appelle les civilisations, tels les affrontements interethniques (Bosnie, Rwanda), avec les cultures « en guerre contre elles-mêmes » (Yvon Le Bot), mais aussi les conflits de territoire comme celui du Cachemire entre l’Inde et le Pakistan, ou encore l’enjeu du pétrole au Moyen-Orient.

    Ensuite, outre le manque de pertinence du critère géographique pour le tracé pour le moins approximatif de ces aires, le choix du facteur de la religion comme facteur déterminant occulte complètement d’autres variables géopolitiques (D Cohen pour la comparaison de pays voisins), économiques, … La thèse est en effet particulièrement contredite par le libéralisme économique contemporain et capitaliste par la voix de la mondialisation, qui montre que chaque aire considérée échange avec les autres et tend à s’uniformiser avec le reste du monde. L’ASEAN seule montre le recoupage de plusieurs aires d’une zone de libre-échange. Abdelwaheb Meddeb, auteur de La maladie de l'Islam, s’oppose à une telle conception en montrant comment le fondamentalisme n’est pas spécifique à une religion mais touche bien toutes, notamment à cause justement des rapports et des échanges avec les autres cultures.


    2) Critiques d'ordre anthropologique

    Pour Huntington, une civilisation est valable par sa définition essentialiste. En effet, chacune aurait son identité propre et serait comme un bloc revanchard, cohérent, anhistorique et intègre. Or en réalité les civilisations se caractérisent par leur capacité à s’ouvrir à l’extérieur et à échanger avec d’autres pour apporter et recevoir.

    Cette interprétation du monde actuel peut être dangereuse, car pouvant légitimer des politiques qui ont tendance à lui conférer une réalité : c’est la dérive des prophéties auto-réalisatrices.

    Il ne tient pas compte non plus du métissage possible entre les cultures et il considère même que certaines civilisations ne seraient pas en capacité de pouvoir se moderniser. Or cette conception est assez égocentrée sur une conception occidentale du progrès


    L'un des premiers ouvrages maîtres sur les questions des
    identités et des civilisations a été celui de l'historien français Fernand Braudel (Grammaire des civilisations, 1987). Samuel Huntington s'appuie fortement sur l'œuvre de Braudel, cité à de nombreuses reprises.



  4. Samuel Huntington, Le Choc des Civilisations, Odile Jacob, Paris, 2007, p 15
  5. « Depuis le 11 septembre, l’un de ces monstres est invoqué d’un studio de télévision à l’autre par ceux qui dénoncent la menace que représentent ces barbares pour notre civilisation capitaliste mondiale. » Tariq Ali, « Au nom du "choc des civilisations" », Le Monde Diplomatique, octobre 2001.

  6. Fin de l'histoire
    , une théorie qui lui fut opposée dans les années 1990
  7. Civilisation universelle
  8. Terme repris et développé dans Manhattan-Kaboul
  9. Culture

  10. (fr)
    « Le "Choc des Civilisations" aura vécu » [archive], Afidora
  11. (en) "The Clash of Civilizations?" [archive] -- Texte complet tel que paru dans Foreign Affairs 1993
  12. (en) La thèse revisitée dans le "contexte post-11 septembre" [archive]

  13. Il existe un blog qui dénonce le choc de civilisations,
    http://eva-communion-civilisations.over-blog.com/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Choc_des_civilisations#Liens_externes



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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 23:31
Mercredi 22 octobre 2008


LA LIGUE
DES DEMOCRATIES-MENEE PAR LES USA – EN GUERRE CONTRE LES DICTATURES – LES REGIMES AUTORITAIRES –

ET,

PAR LE PUR DES HASARDS LES REGIMES AUTORITAIRES SONT LA CHINE, LA RUSSIE

ET

QUI  D’AUTRES…?

 

 

Robert Kagan, de l’Occident aux démocraties

Robert Kagan s’est fait connaître du grand public avec la publication de son ouvrage en 2003 La puissance et la faiblesse, dans lequel il fustigeait la faiblesse des Européens, descendants de Vénus, par opposition à la force des Américains, venus de Mars.

 

Aujourd’hui conseiller de campagne de John McCain, cette figure de proue du mouvement néoconservateur américain revient à la charge avec The Return of History, un ouvrage qui s’inquiète de la montée des dictatures, et reprend sans le savoir le titre d’un livre publié il y a quinze ans en France par Guillaume Parmentier, Le retour de l’histoire - mais certainement pas le contenu, l’apport de Kagan étant une fois de plus aussi limité qu’inquiétant, et les deux travaux ne se rejoignant que pour s'opposer à La fin de l’histoire de Francis Fukuyama- .

 

On y lit un glissement rhétorique de l’Occident vers les démocraties, qui symbolise l’évolution des néoconservateurs, mais n’en est pas moins préoccupant, et marque le retour de ceux qui façonnèrent la politique étrangère américaine après le 11 septembre, à défaut de l’histoire.

 

Une ligue des démocraties pour contrer les régimes autoritaires

 

Une forme de messianisme qui peut facilement dépasser les frontières

Une ligue des démocraties, voilà une idée a priori séduisante, et qui semble presque à contre-courant des thèses des néoconservateurs, réputés à l’écoute de l’unilatéralisme.

 

Pas tant que cela cependant.

 

Les néoconservateurs renient facilement le réalisme en politique, pour lui préférer une forme de messianisme qui peut facilement dépasser les frontières.

 

Avec une formule qui les caractérise :

 

"Multilatéraux quand nous le pouvons, unilatéraux quand nous le devons", comme pour rappeler les limites du multilatéralisme.

 

Kagan ne fait que revenir aux fondements du mouvement néoconservateur

Mais l’aventure américaine en Irak a prouvé que la formule inverse était tout aussi valable pour les néoconservateurs, qui semblaient systématiquement rechercher l’unilatéralisme.

 

Revenus à un réalisme par nécessité plus que par choix, ils retrouvent donc leur objectif initial, un messianisme imposant ses vues largement au-delà des frontières, et profitant d’un multilatéralisme dans lequel la morale -à laquelle ils adhèrent- serait érigée en dogme.

 

Bref, en plaidant pour une ligue des démocraties, Robert Kagan ne fait que revenir aux fondements du mouvement néoconservateur.

 

Cette ligue des démocraties est dès lors inquiétante car elle a pour seul but de faire accepter l’unilatéralisme, pour lui donner plus de force.

 

Des démocraties de Mars, ou de Vénus ?

 

Reste à savoir quelle doit être l’attitude des démocraties si les régimes autoritaires refusent de se soumettre.

 

Si les néoconservateurs se sont reconvertis dans une nouvelle quête, celle d’un front des démocraties, continuent-ils pour autant de plaider pour le recours à la force, ou ont-ils modifié leur manière de concevoir les relations avec les ennemis de la démocratie ?

 

Sur ce point, Kagan dévoile son projet, qui consiste à élargir à l’ensemble des démocraties sa vision de la politique étrangère américaine, faite de promotion de la démocratie et de moyens coercitifs quand cela est nécessaire.

 

En d’autres termes, il plaide pour des démocraties bienveillantes, mais rejette dans le même temps une forme de passivité déjà relevée et dénoncée chez les Européens.

 

Des démocraties venant de Mars donc, et non de Vénus, pour reprendre la distinction qu’il avait opérée dans La puissance et la faiblesse entre Américains et Européens.

 

Un retour de l’histoire… récente, en quelque sorte.

 

Les Européens, hostiles à l’unilatéralisme, pourraient toutefois être plus facilement séduits.

 

Le problème vient du fait que les Européens, hostiles à l’unilatéralisme, pourraient cette fois être plus facilement séduits par un messianisme qui les inclurait.

 

L’objectif de Kagan est donc simple :

 

convaincre les Européens que eux aussi peuvent descendre de Mars, au cas où les autres moyens, comme la diplomatie - notamment la diplomatie transformationnelle de l’administration Bush 2, qui consiste à promouvoir la démocratie-, échoueraient.

 

Démocratie ou puissance : de quoi parle-t-on exactement ? 

 

La démocratie ne s’impose pas d’elle-même, ce qui suppose qu’elle doit être imposée.

 

Mais le plus gros problème, qu’on relevait déjà dans La puissance et la faiblesse, vient du fait que Robert Kagan confond souvent démocratie et puissance.

 

Une confusion qui n’est certainement pas étrangère au fait qu’il plaide en faveur de démocraties fortes, capables de vaincre les dictatures.

 

Kagan estime ainsi que la démocratie ne s’impose pas d’elle-même, ce qui suppose implicitement qu’elle doit être imposée.

 

Une vision wilsonienne des relations internationales, selon laquelle la démocratie doit s’imposer ; mais un wilsonisme botté, déjà difficilement expérimenté à l’occasion de l’administration Bush 1.

 

En ajoutant à cela un "choc des régimes" entre des démocraties fortes et des dictatures qui ne le sont pas moins -avec en ligne de mire la Chine-, tous les ingrédients d’une nouvelle vision inquiétante des relations internationales sont réunis, sans apporter de réponse crédible aux moyens de faire reculer les dictatures.

 

En tout cas, à ceux qui se demandaient ce que sont devenus les néoconservateurs, Robert Kagan répond qu’ils sont toujours en embuscade, et que si leur obsession pour l’unilatéralisme s’est dissipée, c’est toujours bel et bien la puissance américaine qui les anime… » 

 


Barthélémy COURMONT -
Responsable du Bureau IRIS à Taiwan et chercheur au Centre d’Etudes Transatlantiques –CET- Ouvrages publiés :

 

L’autre pays du matin calme. Le paradoxe nord-coréen, Paris, Armand Colin, 2008 / La guerre, Collection « 128 », Paris, Armand Colin, 2007 / Pourquoi Hiroshima ?

La décision d’utiliser la bombe atomique, Paris, L’Ha


http://hadria.riviere.over-blog.com/article-24005815.html
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 17:17



Guerre et mondialisation




Le 11 septembre
et «l’Inquisition américaine»


http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10367
Mondialisation.ca, Le 28 septembre 2008


L’actuelle « guerre au terrorisme » est une forme moderne d’inquisition. Elle contient tous les ingrédients essentiels des Inquisitions française et espagnole.

 

Afin de justifier un agenda militaire, on utilise la chasse aux « terroristes islamiques » et une guerre préventive mondiale pour « protéger la patrie ».

 

On décrit la « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) comme un « choc des civilisations », une guerre entre des valeurs et des religions concurrentielles, alors qu’il s’agit en réalité d’une véritable guerre de conquête guidée par des objectifs stratégiques et économiques.

 

La GMAT est le pilier idéologique de l’Empire américain. Il définit la doctrine militaire américaine, incluant l’usage préventif d’armes nucléaires contre les « États qui financent » le terrorisme.

 

La doctrine de « guerre défensive » préventive et la « guerre au terrorisme » contre al-Qaïda représentent des éléments de base de la Stratégie de sécurité nationale américaine telle que formulée au début de l’année 2002. Le but est de dépeindre « l’action militaire préventive », c’est-à-dire la guerre, comme un acte « de légitime défense » contre deux catégories d’ennemis, les « États voyous » et les « terroristes islamiques », qui possèderaient, dit-on, des armes de destruction massive.

 

La logique « de l’ennemi extérieur » et du scélérat, prétendument responsable de la mort de civils américains, a priorité sur le bon sens. Dans la conscience des Américains, les attaques du 11 septembre 2001 justifient des actes de guerre et de conquête :

 

« Les pertes de vie du 11 septembre 2001 l’ont démontré, le but précis des terroristes est de faire un grand nombre de victimes civiles, et ces pertes pourraient augmenter de façon exponentielle si les terroristes faisaient l’acquisition d’armes de destruction massive ». (Stratégie de sécurité nationale, Maison-Blanche, Washington, 2002)


 

 


L’Inquisition des États-Unis

 

La légitimité de l’inquisition n’est pas remise en question. La « guerre mondiale au terrorisme » justifie un budget de défense gigantesque au détriment de la santé, de l’éducation et pratiquement de toute autre catégorie de dépenses publiques d'ordre civil.

 

La « guerre mondiale au terrorisme » exige la « poursuite » des terroristes à l’aide d’armes sophistiquées. Elle entretient un semblant de croisade religieuse préventive contre le mal servant à occulter les objectifs réels d’intervention militaire.

 

Les mensonges sous-jacents au 11 septembre sont connus et documentés. L’adhésion du peuple américain à cette croisade contre le mal ne se base sur aucune compréhension ou analyse rationnelles des faits.

 

L’Inquisition des États-Unis sert à étendre la sphère d’influence du pays ainsi qu’à justifier l’intervention militaire dans le cadre d’une campagne internationale contre le « terrorisme islamique ». Son objectif ultime, qui n’est jamais mentionné dans les reportages de la presse, est la conquête territoriale et le contrôle de ressources stratégiques.

 

Le dogme de la GMAT est énoncé et formulé par les think tanks (laboratoires d'idées) néoconservateurs de Washington, et mis en œuvre par l’establishment de l’armée et du renseignement. Il s’incarne dans les discours présidentiels et les conférences de presse :

 

« On nous a prévenu qu’il y a des gens malfaisant dans ce monde. On nous a très clairement prévenus. […] Et nous serons vigilants. Votre gouvernement est vigilant. Les gouverneurs et les maires sont conscients que des gens malfaisants rôdent dehors. Comme je le mentionnais hier, des gens ont déclaré la guerre à l’Amérique et ils ont fait une terrible erreur. […] Mon administration a un travail à faire et elle le fera. Nous allons débarrasser le monde des scélérats. » (George W. Bush, CNN, 16 septembre 2001, souligné par l’auteur)

 

La compréhension d’événements politiques et sociaux fondamentaux est remplacée par un monde de pure fantaisie où rôdent « des gens malfaisants ». L’objectif de la « guerre au terrorisme » lancée en septembre 2001 est de galvaniser l’appui du public pour une campagne mondiale contre l’hérésie. Le fait de détenir une « cause juste » pour mener une guerre est un élément central aux yeux de l’opinion publique : une guerre est juste si elle est menée pour des raisons morales, religieuses ou éthiques. 

 

La diabolisation des musulmans et la bataille pour le pétrole

 

La guerre menée par les États-Unis dans la région élargie du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale consiste à prendre le contrôle d’importantes réserves de pétrole et de gaz naturel. Les géants du pétrole anglo-américains cherchent également à prendre le contrôle des voies d’oléoducs et de gazoducs à l’extérieur de la région. (Voir les cartes ci-dessous.)

 

Les pays musulmans possèdent 66 pourcent des réserves mondiales de pétrole. (Michel Chossudovsky, La « diabolisation » des musulmans et la bataille pour le pétrole, Centre de recherche sur la mondialisation, 4 janvier 2007). En revanche, les États-Unis d’Amérique détiennent à peine deux pourcent de ces réserves. L’Irak a cinq fois plus de pétrole que les États-Unis.

 

La diabolisation s’applique à un ennemi qui possède plus de 60 pourcent des réserves pétrolières mondiales. « Axe du mal », « États voyous », « États en déliquescence », « terrorisme islamique » : la diabolisation et la diffamation sont les piliers idéologiques de l’Inquisition américaine. Elles tiennent lieu de casus belli afin de mener une bataille pour le pétrole.

 

Cette bataille pour le pétrole nécessite la diabolisation de ceux qui le possèdent. L’ennemi est défini comme étant diabolique dans le but de justifier une intervention militaire incluant l'assassinat en masse de civils. (Ibid.)  

 

Origines historiques de l’Inquisition

 

L’objectif est d’entretenir l’illusion que « l’Amérique est attaquée » par al-Qaïda. Sous l’Inquisition américaine, Washington a un mandat divin autoproclamé d’extirper le fondamentalisme islamique et de « propager la démocratie » à travers le monde.

 

« Pourchasser Ben Laden » fait partie du consensus. La peur et l’insécurité prévalent sur le sens commun. Malgré les preuves, dans l’esprit des Américains la Maison-Blanche, le Département d’État, le système bipartite ne peuvent pas être tenus responsables des actes criminels (11 septembre) qui se sont soldés par la mort de civils américains.

 

Nous faisons face à l’approbation absolue et aveugle des structures du pouvoir et de l’autorité politique.

 

À cet égard, l’Inquisition américaine en tant que construction idéologique est, sous plusieurs aspects, comparable à l’ordre social inquisitorial prédominant en France et en Espagne au Moyen-Âge. L’inquisition ayant débuté en France au 12e siècle a servi à justifier conquêtes et interventions militaires.

 

Elle a d’abord pris la forme d’une offensive dans le sud de la France contre les Cathares et les Vaudois, qui défiaient les enseignements de l’Église catholique romaine. Le mouvement cathare était une secte religieuse protégée par l’ordre féodal de la région contre le dominion de l’Église catholique et de la monarchie française de Paris. « Les cathares croyaient qu’ils étaient les vrais chrétiens et que l’Église catholique étaient une fausse église, fondée par le démon ».

 

Au début du 13e siècle, « le pape Innocent III a lancé une croisade contre les cathares » sur ordre de la famille royale française. En fait, la croisade était une guerre de conquête déguisée en campagne contre l’hérésie.

 

L’Inquisition  dirigée contre l’hérésie avait pour but de consolider le contrôle territorial de la monarchie. Elle fournissait un prétexte pour intervenir militairement dans le sud et le sud-ouest de la France en utilisant l’autorité de l’Église catholique comme façade.

 

L’Inquisition est devenue une composante du consensus politique, a été mise à exécution par les inquisiteurs de l’Église, imposée par l’ordre féodal dirigeant et appuyée militairement. Elle avait pour but de maintenir et renforcer l’ordre politique et social, d’étendre les pouvoirs de l’État central et de subjuguer les pouvoirs régionaux en France en exploitant l’offensive contre l’hérésie comme « justification pour faire la guerre ». Ça vous dit quelque chose?

 

 

L’ordre inquisitorial actuel

 

Quiconque doute de la légitimité de l’Inquisition américaine (11 septembre et « guerre mondiale au terrorisme ») est un hérétique adepte des théories de conspiration ou un complice des terroristes.

 

L’Inquisition américaine participe d’un consensus bipartisan : les Républicains et les Démocrates appuient l’Inquisition américaine.

 

La « poursuite d’Oussama ben Laden » fait partie des deux plateformes électorales. Il s’agit en fait de la pièce maîtresse de la campagne:

 

« J’ai [Barack Obama] plaidé en faveur de l’augmentation des ressources et des troupes afin de terminer le combat contre les terroristes qui nous ont réellement attaqués le 11 septembre, et j’ai précisé que nous devons débusquer Oussama ben Laden et ses acolytes s’ils sont dans notre champ de vision. » (Barack Obama, discours d’investiture, convention nationale démocrate, Denver, août 2008)

 

« Nous avons porté un sérieux coup à al-Qaïda ces dernières années. Mais ils ne sont pas vaincus et ils nous attaqueront encore, s’ils le peuvent. » (John McCain, Discours d’investiture, convention nationale républicaine, St-Paul, septembre 2008)

 

Il y a un « ennemi extérieur ». La patrie est attaquée. Les terroristes islamiques « menacent notre mode de vie ». « Nous devons nous défendre » de manière préventive contre Oussama et ses lieutenants.

 

Le Commandement Nord US (Northcom), dont le quartier général est situé sur la base de l’armée de l’air de Petersen au Colorado, a été créé au début de l’année 2002 afin de protéger les États-Unis contre une attaque terroriste. Northcom a été présenté à l’opinion publique comme étant une réaction aux attaques du 11 septembre. Toutefois, les réels objectifs stratégiques de Northcom ne sont pas mentionnés, soit l’utilisation d’armes de défense aérienne sophistiquées, y compris des ogives nucléaires.

 

Consensus politique

 

Les porte-parole de l’ordre inquisitorial américain sont les entreprises médiatiques occidentales.

 

Ceux qui questionnent la validité de ne serait-ce qu’une de ces affirmations ou qui ont des doutes sur les auteurs du 11 septembre sont considérés comme des complices de ceux qui menacent la patrie américaine.

 

En 1232, le pape Grégoire IX a institué un système de tribunaux religieux spéciaux nommé Inquisition. Les moines dominicains étaient tenus de trouver et questionner les hérétiques : 

 

« On ne peut anéantir l’hérésie sans anéantir les hérétiques […], leurs défenseurs et leurs sympathisants, et cela se fait de deux façons : […] en les convertissant à la véritable foi catholique ou […] en les brûlant. » (Henry Charles Lea, Histoire de l’Inquisition au Moyen-Âge, p. 535, 1887)

 

Ceux qui refusaient d’abjurer, c’est-à-dire de renoncer à leur hérésie, étaient brûlés vifs.

 

L’actuel Patriot Act, les tribunaux militaires, le camp de concentration de Guantanamo, les centres de détention de la CIA, Abou Ghraib, etc., font tous partie d’un système inquisitorial élaboré. Les présumés terroristes sont détenus incommunicado. Ils sont torturés, jugés et condamnés par des tribunaux militaires. On ne leur donne pas le droit d’abjurer.


 


Le but n’est pas de « rendre le monde plus sécuritaire » en mettant les terroristes derrière les barreaux.

 

De plus, les procès spectacles des présumés terroristes exercent une fonction sociale importante : ils forment une partie intégrante de la campagne de désinformation du Pentagone. Concrètement, ils donnent un vrai visage à l’ennemi, puisque, dans la conscience des Américains, ils entretiennent l’illusion voulant que les « terroristes islamiques » représentent une menace réelle.

 

Les arrestations, les procès et les condamnations des « terroristes islamiques » préservent la légitimité de l’État de sécurité national des États-Unis, de son appareil inquisitorial légal servant au maintien de l’ordre.

 

Le but ultime est d'instiller dans l’esprit de millions d’Américains le fait que l’ennemi est réel et que le gouvernement américain protégera la vie de ses citoyens.


 

Fabriquer la dissidence

 

Washington ne réduit pas ses critiques anti-guerre au silence. Au contraire, l’ordre social inquisitorial permet certaines formes de dissidence. Dans une « démocratie », il est politiquement correct de condamner la politique étrangère américaine en termes vigoureux.

 

Ce qui n’est pas permis, c’est de remettre en question l’Inquisition.

 

Les opposants au gouvernement des États-Unis ne sont pas taxés d’hérétiques. De nombreux « progressistes », libéraux et activistes anti-guerre, guidés par d’éminents intellectuels, croient fermement que des musulmans étaient derrière l’attaque du 11 septembre. « Nous sommes contre la guerre, mais nous appuyons la guerre au terrorisme. » 

 

Le Nouvel ordre mondial fabrique un consensus politique et médiatique (c’est-à-dire la GMAT), mais parallèlement, il crée et façonne sa propre opposition. Il établit les limites de la dissidence. Il « fabrique la dissidence ».

 

Les candidats à la présidence dans la course bipartisane ont l’appui de puissants intérêts corporatifs, comprenant les pétrolières, Wall Street et les entreprises sous-traitantes du Pentagone.

 

Par l’intermédiaire de différentes fondations (dont Ford, Rockefeller, Gates et al), ces mêmes intérêts corporatifs appuient et financent simultanément un grand nombre d’organismes progressistes ou libéraux et de médias alternatifs.

 

Le 11 septembre est la pierre angulaire de l’Inquisition américaine.

 

Les mouvements anti-guerre dominants adhèrent aux mensonges derrière le 11 septembre.

 

On condamne la politique étrangère des États-Unis, mais on appuie la « guerre mondiale au terrorisme ». Qu’il soit volontaire ou non, l’appui à la GMAT de ceux qui affirment être opposés à l’administration américaine procure une légitimité à l’ordre inquisitorial à la base de l’actuelle politique étrangère du pays.

 

En revanche, ceux qui ont de sérieux doutes concernant le récit officiel du 11 septembre, incluant le Mouvement pour la vérité sur le 11 septembre, sont taxés d’hérétiques et de mécréants.


 

La théorie de la « guerre juste »

 

La théorie de la « guerre juste » (justum bellum) est une vieille tradition. On l’a utilisée à travers l’histoire afin de maintenir l’ordre public et mener des guerres.

 

Pour ce qui est de l’Afghanistan, le 11 septembre a joué un rôle dans la justification de l’invasion. La guerre contre l’Afghanistan était considérée comme une « guerre juste », menée pour des raisons humanitaires.

 

Le 12 septembre 2001, pour la première fois dans l’histoire, l’OTAN a invoqué « l’article 5 du Traité de Washington, la clause de défense collective » en déclarant que les attaques contre le World Trade Center (WTC) et le Pentagone « étaient des attaques contre tous les membres de l’OTAN. ».

 

Sans la moindre preuve et sans la moindre enquête, l’Afghanistan a été étiqueté comme étant « l’État commanditaire » des attaques du 11 septembre. On a décrit l’invasion de l’Afghanistan au début d’octobre 2001 comme une opération antiterroriste dirigée contre les auteurs du 11 septembre et les États les ayant financés.

 

Des syndicats, des ONG et de nombreux intellectuels « progressistes » ont cautionné l’invasion menée par l’OTAN et les États-Unis. Les événements du 11 septembre ont joué un rôle clé dans l’adhésion de différents secteurs de la société étasunienne, y compris les opposants et les critiques de la politique étrangère de l’administration Bush.

 

Aussi, la guerre contre l’Afghanistan a été préparée avant le 11 septembre. À l’époque, les préparatifs de la guerre étaient déjà à un stade avancé, et on a donné le feu vert aux États-Unis et à l’OTAN dans les 24 heures suivant les attaques.

 

Les reportages de la presse ont toutefois omis de révéler un fait établi et reconnu par les analystes militaires : un grand théâtre de guerre ne peut, en aucune circonstance, être planifié et mis en œuvre en l’espace de quatre à cinq semaines.

 

Le 11 septembre a été utilisé comme justification pour mener une « guerre humanitaire ». Or, il s’agit d’un fait connu des analystes militaires, la guerre contre l’Afghanistan avait été planifiée bien avant les événements tragiques du 11 septembre 2001.

 

 

L’Inquisition espagnole

 

Aux 14e et 15e siècles, l’Inquisition s’est répandue à d’autres coins de l’Europe. En Italie, l’Inquisition s’en est prise aux mouvements nationalistes dans des régions telles la Lombardie au nord, à Venise ou en Sicile. On l’utilisait dans le but de réprimer ces mouvements politiques. Dans le nord de la France et les territoires germaniques, l’Inquisition est intervenue politiquement et militairement en prétextant s’en prendre à de petites sectes mystiques. Les pouvoirs régionaux, y compris les principautés locales, ont refusé de coopérer à cette inquisition. Dans le monde d’aujourd’hui, cette forme d’interventionnisme s’effectue en envoyant des forces spéciales américaines pour « aider les gouvernements » à combattre le terrorisme.

 

Conquise par les Musulmans et reconquise en partie par les chrétiens au 13e siècle, l’Espagne était « hétérogène sur le plan religieux, et une certaine tolérance s’était établie si bien que les Musulmans, les Chrétiens et les Juifs puissent vivre en paix ». Vers la fin du 15e siècle, alors qu’avait lieu une consolidation politique et territoriale, « la tolérance espagnole s’est brusquement transformée. L’Espagne a vu naître une forme d’inquisition encore plus impitoyable et dérangeante que n’importe où ailleurs en Europe ». (Bill of Rights in Action)

 

L’Inquisition espagnole se distinguait, elle aussi, par un procédé consistant à fabriquer un consensus et à pourchasser les hérétiques et les non-croyants. Or, on s’en servait pour appuyer un processus de consolidation territoriale dans la péninsule ibérique, dont le but était de renforcer la monarchie absolue, ainsi que les pouvoirs de l’aristocratie foncière contre les classes marchandes juive et musulmane.

 

C’est sous les ordres de la reine Isabelle, la Reina Catolica, que l’Inquisition espagnole a été instituée. En 1483, les Reyes Catolicos, Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, ont établi un Conseil pour diriger l’Inquisition. Tomas de Torquemada, un conseiller d’Isabelle, est devenu le premier Grand Inquisiteur, lui qui avait autrefois prêché contre les juifs et les musulmans convertis (conversos). Cette inquisition visait la répression des classes marchandes émergentes. « Un pays, un dirigeant, une foi », tel était désormais la devise du Grand Inquisiteur.

 



Le pape a maintenu l’Inquisition et son agenda caché : l’ordre féodal et les guerres coloniales menées par l’Espagne. L’Inquisition espagnole a duré 300 ans.

 

Aujourd’hui aux États-Unis, le Grand Inquisiteur est le secrétaire du Département de la Sécurité intérieure.

 

(suite post 2)
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 17:10



Guerre et mondialisation



Le système légal

 

L’Inquisition du Moyen-Âge colportait des accusations sur les bases suivantes :Le recours aux avocats n’était pas permis, car on considérait que défendre un hérétique était de l’hérésie.

 

« Si deux témoins, sous serment, accusaient quelqu’un d’hérésie, l’accusé était cité à comparaître. Les opinions, les préjugés, les rumeurs et les commérages étaient tous admis comme preuves. On ne mentionnait à l’accusé ni le nom de ses accusateurs, ni même les accusations précises.

 

Les inquisiteurs interrogeaient l’accusé en secret. Quiconque refusait d’avouer quoi que ce soit était immédiatement présumé coupable. Ces inquisiteurs étaient uniquement formés sur le plan religieux et tentaient de piéger l’accusé avec des questions d’ordre religieux. Par exemple, un inquisiteur demandait « Croyez-vous ce que croît la Sainte Église? », et le suspect craintif répondait « Je suis un chrétien pieux. »

 

L’Inquisiteur hurlait « Ah bon! Nous savons déjà que vous croyez aux hérésies! Vous dites que vos croyances sont celles de la véritable chrétienté et que l’Église est une imposture! » (Bill of Rights in Action)

 

 

 

 

« Ils torturaient ceux qui refusaient d’abjurer. Pendant la torture, les inquisiteurs religieux étaient présents en tant que témoins afin de noter les confessions ou le nom d’autres hérétiques. Aussi, le gouvernement exécutait la sentence finale, soit l’emprisonnement ou la peine de mort.

 

Ceux qui abjuraient immédiatement pouvaient recevoir une sentence plus légère: réciter des prières, jeûner, être fouettés en public ou faire un pèlerinage. Certains étaient obligés de porter une croix de feutre jaune cousue sur tous leurs vêtements. Cette croix les étiquetait comme étant d’anciens hérétiques et beaucoup de gens, par crainte, les évitaient.

 

Nombreux sont ceux qui ont été condamnés à la prison à vie parce qu’ils refusaient d’abjurer sur-le-champ. S’ils refusaient totalement d’abjurer, l’Inquisition les confiait aux autorités gouvernementales afin qu’ils soient brûlés vifs. Certains inquisiteurs étaient si consciencieux qu’ils pourchassaient les morts : si une personne décédée était accusée d’hérésie, on pouvait la déterrer et brûler ses ossements.

 

La plupart des personnes accusées d’hérésie ne pouvaient aller en appel. Pour quelques riches ou puissants, il était possible de supplier le pape de modifier la sentence, mais en général, la sentence était définitive. Les familles de ceux qu’on envoyait en prison ou sur le bûcher perdaient leurs biens. »

 

(Bill of Rights in Action, voir aussi Histoire de l’Inquisition au Moyen-Âge)

 

Le système légal actuel aux États-Unis comporte toutes les caractéristiques essentielles d’un ordre inquisitorial. La torture est permise « dans certaines circonstances », selon un « avis juridique » du Département de la Justice datant d’août 2002 :

 

« Si un employé gouvernemental devait torturer un suspect en détention, ‘’ il le ferait afin de prévenir de futures attaques du réseau terroriste al-Qaïda contre les États-Unis’’. Voilà ce qu’indiquait le mémo du bureau de conseil juridique du Département de la Justice en réponse à la demande d'orientation juridique émanant de la CIA. On pouvait également y lire que les arguments axés sur « la nécessité et la légitime défense pouvaient fournir des justifications éliminant tout risque de poursuites judiciaires » par la suite. (Voir le Washington Post, 7 juin 2004)

 

« Même si une méthode d’interrogatoire était susceptible de transgresser, de manière discutable, les limites inscrites dans la Section 2340, et que l’application du règlement n’était pas considérée comme une violation inconstitutionnelle de l’autorité du président en tant que Commandant en chef, nous croyons que dans les circonstances actuelles [la guerre au terrorisme], la possibilité d’utiliser certains moyens de défense justifiés pourrait potentiellement éliminer les risques de poursuites judiciaires. »

 

(Mémorandum intégral du Département de la Justice du 2 août 2002 en pdf)

 

 

La torture

 

« L’Inquisition espagnole était particulièrement terrifiante en raison de ses caractéristiques inhérentes. Les accusés ne savaient jamais qui les accusait. Une fois arrêtés, les biens des hérétiques accusés étaient saisis. »

 

« Ces biens étaient d’abord administrés par la Couronne, ensuite par le Grand Inquisiteur […]

 

Même si l’accusé était dorénavant un chrétien dévot, il était jugé aussi sévèrement que possible en raison de ses racines. Il n’avait également pas le droit de faire appel à un avocat ou à un défenseur, et on ne lui révélait pas les noms des témoins. »

 

(Jason L. Slade, L’Inquisition espagnole, 6 août 1996)

 

La torture était à l’ordre du jour, les accusés n’avaient pas droit à un avocat.

 




Les méthodes de torture appliquées par les présents inquisiteurs d'aujourd'hui de la CIA sont étrangement similaires aux techniques utilisées par les inquisiteurs du Moyen-Âge, incluant le supplice de l’eau ou aselli, communément appelé « supplice de la baignoire » (waterboarding) dans le jargon de la CIA :

 

« L’Église s’occupait des tribunaux puisqu’ils étaient institués pour des raisons spirituelles. Toutefois, comme les punitions étaient en général très physiques, l’État s’en chargeait. On employait de nombreux types de torture physique pour la confession des accusés. Les deux plus populaires ou impopulaires étaient le strappado ou poulie et l’aselli ou supplice de l’eau.» (Jason L. Slade, L’Inquisition espagnole, 6 août 1996)

 






Photo : Le supplice de la baignoire hier et aujourd’hui 

 

À cet égard, Alfred McCoy signale que la CIA :

 

« a souvent ajouté à son inaccessible répertoire des méthodes physiques évoquant les tortures ayant été la marque de fabrique de l’Inquisition – la poulie, le supplice de l’eau, le chevalet et les « masques de moquerie ». Par exemple, en 2002 au siège de la CIA près de Kaboul, les interrogateurs américains forçaient les prisonniers «  à se tenir debout les pieds enchaînés et les mains enchaînées au plafond », un effet similaire à la poulie. Au lieu d’utiliser le chevalet de fer pour écarteler le corps de la victime, les interrogateurs de la CIA leur demandaient de se placer dans des « positions inconfortables » semblables à celles provoquées par le chevalet, sans toutefois utiliser de mécanisme, et ce toujours dans le but de provoquer les effets psychologiques de l’automutilation.

 

(Alfred McCoy, The Hidden History of CIA Torture: America’s Road to Abu Ghraib, Global Research, décembre 2004)

 

Au 16e siècle, l’Inquisition était acceptée en Espagne. Il existait un consensus. On a fait croire à la population que c’était une bonne chose et que la torture « servait à purifier la société ».

 

« Un évêque sortait et hurlait le nom des condamnés. Ensuite on amenait les prisonniers portant des robes noires ornées de démons et de flammes et les fonctionnaires les attachaient au bûcher.

 

Un prêtre les défiait : ‘’Renoncez-vous à votre hérésie contre la Sainte Église?’’ Quiconque se repentait était étranglé à mort avant qu’on allume les feux. Cependant, la plupart d’entre eux demeuraient silencieux et provoquants. On allumait les feux et la place retentissait des cris des hérétiques et des acclamations de la foule. »

 

(Cité dans Bill of Rights in Action, op cit)

 

Quiconque osait remettre en cause la validité de cette « guerre au terrorisme » était étiqueté comme terroriste et soumis aux lois antiterroristes, qui, à l’époque en Espagne, signifiaient la peine de mort.

 

Dans l’ambiance inquisitoriale actuelle, la plupart de gens sont sceptiques face au récit officiel du 11 septembre, mais personne n’ose remettre en question la validité de la « guerre au terrorisme ».

 

« Ces gens sont malfaisants et nous devons les pourchasser, les débusquer. » Le discours est pratiquement le même que celui du Moyen-Âge.

 

L’objectif ultime est de mater les citoyens, de dépolitiser complètement la vie sociale aux États-Unis, d'empêcher les gens de réfléchir, de conceptualiser, d’analyser les faits et de défier la légitimité de l’ordre social inquisitorial régnant aux États-Unis.

 

Le mensonge éhonté devient la vérité. La réalité est inversée.

 

La guerre devient la paix, une « entreprise humanitaire » qui en vaut la peine.

 

La dissidence pacifique devient de l’hérésie.

 

Le but est de créer un climat de peur et d’insécurité afin de maintenir le Nouvel Ordre mondial.

 

Monthy Python le formulait ainsi :

 

« PERSONNE ne s’attend à l’Inquisition espagnole!

 

Notre meilleure arme c’est la surprise… la surprise et la peur… la peur et la surprise…

 

Nos deux armes sont la peur et la surprise… et une efficacité impitoyable…

 

Nos *trois* armes sont la peur, la surprise, et une efficacité impitoyable… et un dévouement quasi fanatique au pape…

 

Nos *quatre*… non… «*parmi* nos armes… Dans notre arsenal… se trouvent des éléments tels la peur, la surprise…

 

Je reviendrai. »

 

(Monthy Python, The Sapnish Inquisition)

 

 

Comment renverser la vapeur?

 

Saper l’Inquisition;

 

Révéler les mensonges derrière le 11 septembre;

 

Briser le consensus;

 

Révéler les crimes commis par ceux qui occupent de hautes fonctions;



Désarçonner les inquisiteurs :

 

« Des millions de gens ont été trompés à propos des causes et conséquences du 11 septembre.

 

À travers le pays, l’image d’un « ennemi extérieur » est propagée dans la conscience des américains. Al-Qaïda menace l’Amérique et le monde. On décrit l’abrogation de la démocratie sous la législation Patriot comme un moyen d’assurer la « sécurité intérieure » et le respect des libertés civiles.

 

Lorsque les gens aux États-Unis et à travers le monde découvriront qu’al Qaïda n’est pas un ennemi extérieur, mais une création de la politique étrangère américaine et de la CIA, la légitimité de l’agenda guerrier bipartisan s’écroulera comme un château de cartes… »

 

(Michel Chossudovsky, America’s War on Terrorism , 2005, en français Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre

 

 



Article original,  9/11 and the « American Inquisition» , publié le 11 septembre 2008.

Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca. Révisée par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala.

 


 


Michel Chossudovsky

 est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 11 langues).    
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10367

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 02:49



Alerte !
Contrefaçon de dialogue de civilisations !
Avec des criminels notoires,
et des milliardaires des industries
de l'armement ou de Bilderberg.....




Le 23 septembre 2008, la Fondation Appel de la Conscience a remis ses prix 2008 lors d’un dîner de gala rassemblant plus d’un millier de convives à l’hôtel Wasdorf Astoria de New York.


L’Appeal of Conscience Foundation a été créée par le rabbin Arthur Schneier en 1965. C’est une association juive promouvant le dialogue inter-religieux et non la laïcité en faveur de la paix et de la tolérance.

Le rabbin Schneier est représentant suppléant des États-Unis à l’Assemblée générale des Nations Unies et membre du Groupe de haut niveau pour le Dialogue des civilisations institué par le secrétaire général.


La soirée était placée sous le haut patronage du président George W. Bush, du vice-président Dick Cheney, des anciens présidents George H. Bush et Bill Clinton, et des anciens secrétaires d’État Madeleine Albright, James Baker, Lawrence Eagleburger, Alexander Haig, Henry Kissinger, Colin Powell et George Shultz.


La soirée était co-présidée par Stephen A. Schwarzman (pdg du fonds de placement Blackstone Group, membre des Skull & Bones, et propriétaire de l’ex-immeuble 7 du WTC), et le sénateur Serge Dassault (Pdg honoraire de Dassault aviation et directeur du Figaro).


Le rabbin Arthur Schneier a remis :
- le prix de l’homme d’État 2008 à Nicolas Sarkozy, président de la République française ;
- le prix du Service public 2008 à Michael Bloomberg, maire de New York et patron de Boomberg TV, membre du Groupe de Bilderberg ;
- le prix Appel de la Conscience à Jeffrey R. Immelt, Pdg de General Electric, membre du Groupe de Bilderberg.

Le Dr. Henry Kissinger (récipiendaire du Prix Nobel de la Paix pour avoir cessé de massacrer les Vietnamiens sous les bombes et co-fondateur du Groupe de Bilderberg) a prononcé l’éloge du président Sarkozy. John Negroponte (secrétaire d’État adjoint et ancien chef des escadrons de la mort US, membre du groupe de Bilderberg) a prononcé le discours de clôture.

S. Ém. le cardinal Theodore E. McCarrick, archevêque émérite de Washington et conseiller du Center for Strategic and International Studies, a prononcé l’invocation de fin de soirée. Tandis que S. Ém. l’archevêque Khajag Barsamian, primat de l’Église arménienne des États-Unis, et S. Ém. l’archevêque Demetrios Trakatellis, primat de l’Église orthodoxe grecque des États-Unis, prononçaient la bénédiction finale.


Parmi les personnalités présentes,
on relevait :

Josef Ackermann (directeur de la Deutsche Bank, membre du Groupe de Bilderberg) ; le banquier Robert Agostinelli (qui offrit aux Sarkozy leurs vacances à Wolfendoro) ; Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert qui fut témoin au mariage de Nicolas et Carla) ; Lance Armstrong (champion cycliste, président de la Fondation Livestrong) ; Bernard Arnault (Pdg du groupe de luxe LVMH, membre du groupe de Bilderberg) ; l’oligarque Len Blavatnik (Pdg d’Access Industries) ; Philippe Camus (president du Groupe Lagardère, membre du Groupe de Bilderberg) ; Henri de Castries (Pdg d’AXA et membre du Groupe de Bilderberg) ; Jean-Claude Decaux (Pdg de JCDeaux, membre du Groupe de Bilderberg) ; Muhtar Kent (Pdg de Coca-Cola, membre du Groupe de Bilderberg) ; Marie-Josée Droin (chercheuse au Hudson Institute et épouse d’Henry Kravis) ; Henry Kravis (co-Pdg du fonds de placement Kohlberg Kravis Roberts & Co, membre du Groupe de Bilderberg) ; Ralph Lauren (Pdg de Polo Ralph Lauren) ; Anne Lauvergeon (Pdg d’Areva, membre du Groupe de Bilderberg) ; François Maisonrouge (directeur du conseil aux sociétés pharmaceutique au Crédit suisse et administrateur de la Fondation Appel de la Conscience) ; Christophe de Margerie (Pdg de Total, membre du groupe de Bilderberg) ; Jean-Pierre Meyers (héritier de L’Oréal et Netslé) ; Jean-Marie Messier (ancien Pdg de Videndi, actuel associé de Rentalbiliweb, membre du Groupe de Bilderberg) ; Rupert Murdoch (Pdg de News Corporation, membre du groupe de Bilderberg) ; Peter Peterson (ancien secrétaire au Commerce des USA et actuel co-Pdg du fonds de placement Kohlberg Kravis Roberts & Co) ; Felix Rohatyn (ancien ambassadeur des États-Unis en France, président du conseil international de Lehman Brothers, membre du Groupe de Bilderberg) ; Frederick W. Smith (Pdg de FedEx et membre des Skull & Bones) ; Daniel Vasella (Pdg de Vasella, membre de la direction du Groupe de Bilderberg) ; Paul Volcker (ancien président de la Réserve fédérale, membre du groupe de Bilderberg) ; Guy Wildenstein (président de la section US de l’UMP et président de la galerie Wildenstein) ; James Wolfensohn (ancienprésident de la Banque mondiale et actuel Pdg du fonds de placement Wolfensohn & Co., membre du Groupe de Bilderberg) ; Mortimer Zuckerman (ancien président de la Conférence des présidents des principales organisations juives US et actuel Pdg de  Boston Properties, membre du Groupe de Bilderberg).

http://www.voltairenet.org/article158263.html


Eva :

Quel a été le discours de tous ces gens qui ne songent en réalité qu'à rayer de la carte une partie de l'humanité,  en raison notamment de  ses options religieuses ?

Je classe cet article... à la rubrique "choc de civilisations"


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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 02:55

Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Benoît XVI
Pape de l’Église catholique romaine
Image du pape Benoît XVI
Nos ergo debemus sublevare huiusmodi, ut cooperatores simus veritatis (3Jo 1:8




 
Nous vivons un mélange des genres entre religion et politique très significatif avec la visite de Benoît XVI.

La débauche ostentatoire des moyens officiels mis à disposition, l'occupation agressive de l'espace public, le harcèlement médiatique télévisuel, tout fait sens. Ici, le moyen, c'est le but.

Le pape et le président ont en commun une stratégie de « reconfessionnalisation » institutionnelle de la société française.
 
13 septembre 2008

Les deux hommes s'inscrivent à ce sujet dans la théorie du choc des civilisations de Samuel Huntington, bréviaire de la diplomatie des Etats-Unis. Ils tirent de la religion la légitimité à agir pour la domination d'un prétendu "Occident".

Dans cette perspective, la République laïque fait obstacle.

Un changement de cap est nécessaire. Le discours de Latran de Nicolas Sarkozy l'a proclamé sous le nom d'une "laïcité positive".

Cela devrait se traduire par une pseudo "modernisation" de la loi de 1905. Dès lors, juste avant la visite du pape, son Premier ministre, le cardinal Bertone, s'est réjoui : « Certains éléments font espérer une évolution de cette laïcité rigide qui fit de la France de la IIIe République un modèle de comportements antireligieux. »

Qu'est-ce que cette "laïcité positive" ?

Une reformulation par Benoît XVI de la revendication de l'Eglise romaine à être reconnue comme acteur officiel de l'espace public ! Voici le postulat du cardinal Ratzinger : « La foi n'est pas une chose purement privée et subjective. Elle est une grande force spirituelle qui doit toucher et illuminer la vie publique. »

Nicolas Sarkozy l'a officialisé : "J'appelle de mes vœux l'avènement d'une laïcité positive, c'est-à-dire une laïcité (...) qui ne considère pas que les religions sont un danger mais plutôt un atout. "

C'est ce que demandait le pape : "Un Etat sainement laïque devra logiquement reconnaître un espace dans sa législation à cette dimension fondamentale de l'esprit humain. Il s'agit en réalité d'une "laïcité positive" qui garantit à tout citoyen le droit de vivre sa foi religieuse avec une liberté authentique, y compris dans le domaine public. "

Le domaine public, voilà l'enjeu pour le pape : "L'hostilité à toute forme d'importance politique et culturelle accordée à la religion, et à la présence, en particulier, de tout symbole religieux dans les institutions publiques, n'est certainement pas une expression de la laïcité, mais de sa dégénérescence en laïcisme.

Joseph Ratzinger avait prévenu : "Une telle séparation, que je qualifierais de "profanité'' absolue, serait certainement un danger pour la physionomie spirituelle, morale et humaine de l'Europe. " *

Car, pour le pape, "l'Europe est un continent culturel et non pas géographique. C'est sa culture qui lui donne une identité commune. Les racines qui ont formé et permis la formation de ce continent sont celles du christianisme. "

La vision est plus large encore. C'est l'Occident qui est en cause. "L'Occident est menacé depuis longtemps par le rejet des questions fondamentales de la raison et ne peut en cela que courir un grand danger", déclare le pape.

Nicolas Sarkozy partage ce credo. Le "premier risque" dans le monde, a-t-il déclaré trois mois après son élection, c'est celui d'une "confrontation entre l'islam et l'Occident". Foin de la réalité étatique de l'ordre international, et tant pis pour cinq millions de musulmans français. Bien sûr, cette thèse ne proclame une identité que pour mieux désigner des adversaires.

L'islam d'abord.

Cette lecture d'un Occident menacé par l'islam, Benoît XVI l'a aussi exprimée de manière particulièrement provocante dans son discours de Ratisbonne en 2006. Au prétexte d'une réflexion sur la foi et la raison, le pape utilise un dialogue entre l'empereur byzantin Manuel II Paléologue et un savant perse sur "le christianisme et l'islam, et leur vérité respective". Il citait ainsi l'empereur chrétien : "Montre-moi donc ce que Mohammed (le Prophète) a apporté de neuf, et alors tu ne trouveras sans doute rien que de mauvais et d'inhumain, par exemple le fait qu'il a prescrit que la foi qu'il prêchait, il fallût la répandre par le glaive. "

Cette référence très douteuse prononcée au lendemain de l'anniversaire des attentats du 11 Septembre est un programme politique. Et une mystification. Elle fait en effet l'impasse sur les siècles de violence impulsée par l'Eglise, des croisades à l'Inquisition en passant par les dragonnades, la chouannerie et la résistance à la loi de 1905.

Face au tollé soulevé par ce discours, Benoît XVI en avait minimisé la portée, prétextant une réflexion anodine.
 
Pourtant, son secrétaire particulier, l'abbé Gaenswein, en confirmait un an plus tard la portée très politique : "Je tiens le discours de Ratisbonne, tel qu'il a été prononcé, comme prophétique. On ne peut pas éluder les tentatives d'islamisation de l'Occident. Et le danger pour l'identité de l'Europe, qui y est lié, ne doit pas être ignoré. " Tel est l'arrière-plan de la croisade du pape dans la France de Nicolas Sarkozy.

Le pape est bien un chef politique autant qu'un chef religieux. Toute l'Amérique latine progressiste en fait l'expérience amère dans sa lutte pour le droit au divorce ou à l'avortement et par la mise au ban de la théologie de la libération. L'Italie, l'Espagne et la Pologne le paient d'intrusions permanentes dans leurs élections.

La France ne sera pas épargnée si l'hébétude du spectacle clérical éteint la vigilance laïque. La laïcité prétendument positive est une tromperie. Elle rétablirait les privilèges de préconisation publique et de pressions privées de l'Eglise. C'est d'une laïcité étendue à de nouveaux domaines de l'espace public (hôpitaux, services publics, etc.) que la France a besoin.

Plus que jamais : l'Etat chez lui, l'Eglise chez elle !


www.jean-luc-melenchon.fr


http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-09-13%2017:16:52&log=invites



Précédent texte, extraits :

Le Pape est l’homme de la « laïcité positive ». C’est-à-dire du droit pour la religion d’entrer dans la sphère publique et d’y être reconnue comme partie prenante. C’est donc le contraire de la laïcité définie en France depuis la troisième république notamment par la loi de 1905. A l’occasion de sa visite au Vatican et de son discours au Latran lors de son intronisation comme chanoine de cette paroisse, Nicolas Sarkozy a donné son accord à cette nouvelle définition de la laïcité. C’est à un projet de reconfessionalisation de la société française qu’il a souscrit. Je le montre dans le livre que j’ai publié à ce sujet. Le pape et le président ont une étroite connivence intellectuelle sur le sujet. Et les deux inscrivent leur approche dans les mots et la logique de la théorie du "choc des civilisations". J’y reviendrai de manière plus approfondie dans une prochaine note. C’est dans ce contexte que s’effectue la visite du pape

http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=617#respond




Chef politique :


Le pape est un chef poliEn cliquant sur l'image, téléchargez le bon de commande du livre de Jean-Luc Mélenchon.tique, n’en déplaise aux naïfs et aux malins qui voudraient en faire une pure figure de la contemplation métaphysique.


Le pape est un chef politique. En attestent encore récemment par exemple ses prises de positions et interventions publiques dans la campagne électorale espagnole.



C’est le cas encore au quotidien en Amérique latine où les églises catholiques mènent des campagnes acharnées contre le droit à l’avortement et le divorce sans hésiter à entrer très directement dans l’arène électorale. Naturellement je mets de côté les cas extrême où les prélats participent à des coups d’Etat comme au Venezuela ou menacent de mort des ministres comme en Argentine. Mais je crois utile de ne pas les oublier au moment où sont montrés du doigt comme sectaires et passéistes tous ceux qui osent rappeler la face obscure de l’église.





Plutôt que d’intervenir dans des édifices du culte, ou même sur leurs parvis, le pape a tenu à occuper  en grand l’espace public. Il fera plusieurs déplacements en "papamobile" dans le cœur de Paris, conduira une procession nocturne, appelée « chemin de lumière » sur les quais de la Seine et célèbrera le lendemain une messe géante sur l’esplanade des Invalides. Non seulement tout cela conduit à privatiser des lieux publics au bénéfice d’un culte particulier, mais cela entraîne une débauche sans précédent de moyens publics. Et sans aucune comparaison avec la visite des quarante chefs d’Etat pour l’Union pour la Méditerranée, par exemple. Le ministère de l’intérieur a annoncé que 6 000 policiers seraient spécialement mobilisés pour l’occasion, dont 3 500 rien que pour sécuriser les trajets du pape en "papamobile" dans Paris. Et comme Sarkozy n’est pas à une faveur près, les deux «papamobiles» blindées, pesant quatre tonnes chacune, arriveront à Paris par un avion Hercules C-130 affrété par l’armée de l’air française !. Et ce n’est pas tout : « Le Figaro » rapporte que pour sécuriser la suite de la visite du Pape à Lourdes, un avion radar Awacs survolera l’espace aérien et que des chasseurs et rampes antimissile seront déployés autour de l’aéroport de Tarbes pour créer une bulle virtuelle de vingt kilomètres autour de Lourdes. Rien de moins. La liste des moyens publics civils qui seront aussi mobilisés pour l’occasion  semble d’ailleurs illimitée. Ainsi la RATP s’est docilement pliée aux exigences de l’évêché et de la nonciature apostolique: elle augmentera la fréquence et l’amplitude horaire des lignes convergeant vers la procession nocturne du vendredi et la messe en plein air du samedi. La télévision n’est pas en reste : TF1 et France 2 vont rivaliser d’émissions spéciales en retransmettant notamment la messe du samedi matin. France 2 va même plus loin et diffusera une émission spéciale dès le vendredi pour retransmettre l’arrivée du pape à Paris et sa réception à l’Elysée par Sarkozy. Car c’est là une autre faveurs/ que lui a accordé Sarkozy qui lui présentera à cette occasion les principaux membres du gouvernement. Le mépris de la laïcité de l’Etat sera enfin aggravé par la participation annoncée des autorités de l’Etat à la messe du samedi matin.


Tout ce que fait le pape, la débauche de moyens et d’occupations d’espace public à laquelle sa présence donne lieu d’une façon extraordinairement ostentatoire converge pour marquer les esprits et banaliser la présence publique de l’église.  Ici le moyen c’est le but. La cible du Pape est politique et pas seulement religieuse.



(..) «  l’Eglise est par essence une société inégale » et que «  la multitude n’a pas d’autre devoir que celui de se laisser conduire et, troupeau docile, de suivre ses pasteurs » Pour lui « la religion est la règle suprême et la souveraine maîtresse quand il s’agit des droits de l’homme et de ses devoirs ». Cela fera dire à Aristide Briand qu’il y avait « une incompatibilité radicale entre l’Eglise traditionaliste et l’Etat démocratique » et qu’il fallait engager « une libération totale et définitive ». L’église était donc loin d’être une victime de la République comme le Pape ou Nicolas Sarkozy se plaisent aujourd’hui à la présenter.
Et nous allons devoir supporter pendant quatre jours l’insupportable revanche que le cléricalisme ultramontain n’a jamais cessé de vouloir prendre sur la patrie de la liberté de conscience.



http://www.jean-luc-melenchon.fr/

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  • : Eva pour la communion des civilisations
  • : Eva est une femme de paix, de consensus, s'opposant au "choc de civilisations", prônant la tolérance, le dialogue et même la communion de civilisations. Elle veut être un pont fraternel entre les différentes religions monothéistes. Elle dénonce les fondamentalismes, les intégrismes, les communautarismes sectaires et fanatiques, repliés sur eux, intolérants, va-t-en-guerre, dominateurs, inquisiteurs, haineux, racistes, eugénistes, impérialistes.
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