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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 22:35
Amoureux de l'islam, croyant en Jésus par Paolo Dall'Oglio

 

Amoureux_de_l_islam__croyant_en_J_sus

   

DALL’OGLIO Paolo, 2009 - Amoureux de l'islam, croyant en Jésus, avec la collaboration de Eglantine Gabaix-Hialé et une préface de Régis Debray, aux éditions de l’Atelier, Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), 176 p., paru en avril, 18 euros à La Procure    


    Au coeur du désert syrien, Paolo Dall'Oglio, s.j., a fondé la communauté monastique de Deir Mar Moussa. Dédiée au dialogue islamo-chrétien, la communauté, mixte et oecuménique, accueille tout au long de l'année des milliers de musulmans ainsi que des visiteurs de toutes nationalités. Fort de ses trente ans d'expérience et d'engagement, Paolo Dall'Oglio, en dialogue avec Églantine Gabaix-Hialé, prend ici     position sur la relation entre l'Église, plus spécifiquement l'Église catholique, et la religion musulmane.
   
Comment vivre ensemble et à quoi bon vivre ensemble ? Quelle est l'originalité des deux religions ? Comment s'opèrent l'évangélisation et l'inculturation de la foi chrétienne en milieu musulman ? Quelle est la valeur théologique de la prophétie de Muhammad du point de vue chrétien ?

Face à la résurgence des théologies exclusives, à la mode depuis qu'une certaine peur de l'Islam a fait surface, le lecteur trouvera ici une position de théologie d'ouverture, explicitement assumée comme inclusive, les exigences radicales de la foi chrétienne y étant vécues en profondeur. L'ambition de cet ouvrage est de proposer une espérance que seul l'engagement en faveur de l'autre rendra légitime et réaliste.



   
   
Avis de Jean-Claude Barbier sur
http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/

    L'auteur parle-t-il seulement de lui-même en citant, au singulier, "croyant en Jésus" ? Ambiguité du titre !  Que veut dire d'ailleurs "croire en Jésus" ? Est-ce croire qu'il est Dieu ?
   

    Ce témoignage est certes intéressant, mais peut-on aller plus loin ?
En s'appuyant sur la théologie unitarienne comme quoi Jésus est simplement homme, donc au même niveau que Muhammad et autres prophètes et sages de l'Humanité, des musulmans peuvent tout à fait établir une relation privilégiée à celui qu'ils nomment Issa et qu'ils vénèrent déjà, tout en restant parfaitement musulmans.
   
Du moins est-ce là une possibilité. Nous ne pouvons que souhaiter qu'elle se concrétise un jour ou l'autre. On a déjà des juifs "messianiques" qui récupèrent la figure de Jésus (ce qui est parfaitement légitime de leur part puisque Jésus était un rabbin juif) ; on a eu, aux Etats-Unis, des athées "for Jesus" ; pourquoi pas demain des musulmans "for Jesus" ?

   

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2009/07/27/14535299.html


27.7.2009
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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 02:17
Etudes du Crif
 
Les détours du rapprochement judéo-arabe et judéo-musulman à travers le monde
12/06/08
     
- - Thème: Dialogue


 

 

Ce numéro 14 des Études du Crif sur les détours du rapprochement judéo-arabe et judéo-musulman à travers le monde est un long panorama. Ce texte est trop engagé ? Oui. Il ne dit rien de l’extrémisme, de l’intégrisme, du terrorisme et de l’antisémitisme ? Certes. De plus, il évite de trop s’interroger sur l’efficacité réelle de ce qui est présenté ici. Malgré tout, ce nouveau numéro des Études du Crif a le mérite d’exister, malgré de nombreux passages subjectifs.

Les auteurs de ce texte veulent volontairement taire tout ce qui nous oppose, toutes les récriminations réciproques de l’une ou l’autre partie, pour mettre l’accent sur tout ce qui nous unit, pour permettre à nos enfants d’envisager un avenir plus serein, plus radieux et d’apprendre dès le plus jeune âge la tolérance et le respect de l’autre.
Ne doit-on pas tendre la main ? Ne faut-il pas tenter de réduire les tensions ? Ne convient-il pas de rejeter fermement les stéréotypes ? Ne doit-on pas lutter contre les préjugés ? Les Arabes et les Israéliens doivent ils passer leur temps à s’ignorer ? À se regarder en chiens de faïence ? Ou à s’entretuer ?

Parce que nous pensons que le flot d’incompréhension doit cesser...
Parce qu’il importe de mesurer ce que Juifs et musulmans peuvent faire ensemble...
Parce qu’un jour, les armes devront se taire...
Parce que le heurt des ignorances est insupportable...
Parce que nous refusons le choc des civilisations ou des religions...
Parce que le monothéisme se conjugue à trois voix...
Parce que nous sommes les enfants d’Abraham...
Nous devons nous parler.
Nous devons nous rencontrer. Nous devons réapprendre à nous connaître. Nous devons croire que l’Homme n’est pas voué à ignorer son prochain, mais à penser au devenir de l’Humanité.
Nous devons tout faire pour conforter ce choix : le choix du dialogue.
 
Albert Cohen, Président de la Commission du Crif des Relations avec les Musulmans
Marc Knobel, Directeur de la publication des Etudes du Crif
 
 
Vous pouvez lire l’intégralité de l’Etude du CRIF n°14 en cliquant sur le lien suivant : http://www.crif.org/pdf/etude_14.pdf
(Le document étant assez lourd, le téléchargement prendra quelques minutes)


http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=11359&returnto=articles_display/list&tg_id=11&artyd=80



Autre étude du CRIF : L'Antisémitisme sur le NET.


http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=11177&returnto=articles_display/list&tg_id=11&artyd=80



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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 19:54

 


Article imprimé à partir du site de la Campagne Civile Internationale
pour la Protection du Peuple Palestinien : http://www.protection-palestine.org /


Le camp Aïda et le Pape Benoit XVI
Abdefattah Abusrour - Al Rowwad Center

publié le samedi 16 mai 2009.

Pendant plus de 40 jours, après avoir été choisis pour recevoir sa Sainteté le Pape Benoit XVI, la population du camp Aïda au nord de Bethléem, le Comité populaire et les organisations et institutions de camp ont commencé un travail acharné pour préparer la réception extraordinaire pour sa Béatitude.

Nous avons voulu que cette réception soit une page marquante dans l’histoire pour laisser une trace ineffaçable et symbolique pour cette visite, et qu’on puisse préparer un endroit à la hauteur du personnage qui nous rend visite et des invités. Le Comité populaire a travaillé jour et nuit pour préparer le podium externe que nous avons souvent utilisé dans les festivals artistiques et le festival de Cinéma à l’extérieur pendant les trois ans précédents. Le mur de théâtre externe en ciment a été tapissé par des pierres de Jérusalem, et l’espace plate a été transformé en podium, et la scène a été couverte par des dalles de pierre de Jérusalem.

L’armée israélienne a fait une incursion dans le camp, le 26 avril et a ordonné l’arrêt des travaux et les soldats israéliens ont ordonné la démolition immédiate de la scène en disant qu’elle était très élevée par rapport au mur de séparation et d’apartheid. Le bureau du président palestinien avait subi une pression incroyable pour que la réception du Pape n’ait pas lieu au pied du mur sur ce podium que nous préparons pour sa Sainteté.

La scène a été démolie et les travaux ont repris en rabaissant la scène de moitié. Deux jours après, l’armée est encore rentrée dans le camp, et les soldats d’occupation ont menacé d’arrêter les travailleurs et les responsables dans le camp si les travaux continuent. En outre, ils nous ont jeté un ordre de démolition de ce podium. Les nouvelles sont venues que la réception n’aura pas lieu sur le podium mais dans l’école de l’ONU qui est en face.

Cela était une déception énorme pour tous ceux qui ont travaillé jour et nuit pour montrer cette beauté et humanité et dignité que nous gardons et nous défendons en nous malgré toute l’inhumanité et la laideur de l’occupation israélienne et sa violence.

Nous avons parlé avec le bureau de président Abbas et le Vatican pour qu’ils ne cèdent pas à la pression israélienne mais sans succès. La réception aura lieu dans l’école de camp.

Les travaux ont continué malgré tout, parce que nous n’avons pas l’habitude de refuser nos invités qui sont les bienvenus. Le Comité populaire a fini les travaux, mais la crainte reste que tout ce travail finisse en décombre.

Alrowwad avait la responsabilité de préparer le spectacle artistique qui devait être présenté devant sa Béatitude le Pape et le président Abbas et le Premier ministre Salam Fayyad et toutes les personnalités politiques et religieuses. Le consul général de la France a été aussi parmi nos invités. Après la réception du Premier ministre Fayyad et du président Abbas, nous nous sommes alignés pour recevoir le Pape, et l’accueillir jusqu’à la scène. Après avoir monté sur la scène de réception, nous avons commencé l’ouverture de la commémoration de la Nakba 61 en lâchant 61 ballons noirs avec les noms de villages détruits imprimés sur ces ballons. Ensuite le commissaire général de l’UNRWA, Mme Karen Abuzeid a parlé, suivie par le spectacle de la troupe Alrowwad.

La danse a commencé sur la cinquième symphonie de Beethoven, où les 24 enfants danseurs et la chorale sont rentrés et ont formé le chiffre 61 en commémoration de l’anniversaire de la Nakba. Puis les plus jeunes ont apporté les clés du retour, et les ont remises aux autres danseurs. L’appel à la prière de la Masjid, et les sons des cloches de l’église ont noyé la musique pour créer un pont entre cette musique classique et la musique folklorique palestinienne où les enfants ont dansé leur beauté, leur grâce et attachement à leur droit au retour. Alrowwad a été bien applaudi et les enfants sont montés sur scène et ont serré la main au Pape et au président et aux autres sur la scène de réception.

Le mots se sont succédé avec le Comité populaire, le président et puis le Pape. Un poème de Mahmoud Darwich a suivi, et puis la remise des deux cadeaux au Pape offerts par le camp : le père du plus ancien prisonnier dans le camp, Khalid Alazraq, a remis une écharpe brodée d’un côté avec le logo de Vatican et l’église de la Nativité, et de l’autre la clé du retour, avec le dôme du Rocher et l’étoile cananéenne octogonale. Et puis, Yusif Abusrour, un blessé qui a perdu une jambe en 2001 lors d’une incursion israélienne dans le camp a remis au Pape une pierre de la ville palestinienne de Tibériade sculptée sur la forme de la Palestine historique avec le clé du retour gravée au milieu, dans une boîte en verre transparent. Les enfants de deux prisonniers, l’une musulmane dont le père et la mère sont emprisonnés et l’autre chrétienne dont le père est prisonnier sont aussi montés sur scène pour lui remettre une lettre des 11 000 prisonniers palestiniens.

La réception s’est terminée avec les mots de notre grand poète Mahmoud Darwich :

Nous ne voulons plus être des héros Nous ne voulons plus être des victimes Mais ce que nous voulons le plus, c’est d’être des gens ordinaires.

Avec la joie d’un succès incroyable et les félicitations de tous nous avons présenté nos adieux au Pape et au président et à tous nos invités : certains ont dit que cet accueil au camp Aida a dépassé toutes les attentes et effacé tout ce qu’Israël a essayé de faire pendant la visite par la qualité des représentations artistiques et les mots qui ont été dits. Le souvenir et les pensées restent avec les exilés de la nativité depuis 2002, qui attendent le retour dans leurs foyers.

Mes impressions :

Bien que le Pape ait suivi son prédécesseur Jean Paul II qui avait déclaré : « Il est temps pour que cette tragédie s’arrête » en condamnant le mur de séparation illégal, il est resté dans la diplomatie qui nous tue. Aucun mot sur l’occupation israélienne en tant qu’injuste et illégale, aucun mot sur le travail qui a été fait pour le recevoir sur le podium externe. Cependant, nous sommes d’accord sur l’usage de la beauté et la non-violence... nous avons depuis 1998 fondé Alrowwad dans cet esprit de la belle Résistance non-violente contre la laideur de l’occupation israélienne et sa violence pour garder et défendre notre humanité et beauté devant toute cette inhumanité de l’occupation israélienne et le silence complice des injustes.

Nous sommes actuellement en train de faire un projet qui s’appelle ‘La Belle Résistance mobile’ avec l’organisation « Salam Ya Seghar » sur l’initiative de son excellence Sheikha Jawaher Bent Mohammad Al-Qasimi, de Sharjah, où avec une camionnette, 4 artistes - Théâtre, Dance, Dessin et Musique en plus de deux ludothécaire, tournent dans 2 camps de réfugiés et deux villages à Bethléem et Hébron, en plus de camp Aïda, pendant 6 mois, et entrainant de ludothécaires et équipant les centres partenaires par des jeux pour commencer la création des ludothèque dans ces centres.

140 enfants profiteront de ce programme pendant 6 mois, et nous espérons que nous renouvellerons ce projet dans le futur.

C’est notre réponse au silence et à la complicité injuste avec les crimes israéliens et pour donner le moyen beau et non-violent pour retrouver la paix en nous, avant de parler de la paix avec les autres.

Nous voulons laisser un meilleur héritage à nous enfants, aux vôtres, et à toutes les générations à venir, basé sur la justice, la liberté, les droits de l’homme et non pas sur les faits accomplis sur le terrain et la loi des plus forts.

Merci à nos amis de rester nos partenaires dans notre belle résistance.

Abdelfattah

Alrowwad est un centre indépendant pour les activités artistiques, culturelles, de formation de théâtre pour les enfants du camp Aida et de Palestine ; il est l’initiateur de Beautiful Non-violent Resistance contre la laideur de l’occupation israélienne et sa violence. Il s’est engagé à fournir une "sécurité" et un environnement sain pour aider la créativité des enfants et soulager les femmes du stress de la guerre qu’elles sont forcées de vivre, dans un esprit d’entreprenariat social et du respect des droits de l’homme et des valeurs, et en tant que partenaires égaux pour faire un changement positif dans ce monde.

Mobile : 05 22 401 325 ou 05 99 255 573 Telefax : +970 2 275 0030 email : alrowwadtheatre@gmail.com ou aabusrour@gmail.com web site : http://aabusrour.blogspot.com http://alrowwad.virtualactivism.net  http://www.amis-alrowwad.org  http://www.imagesforlifeonline.com

Reçu de l’auteur le 14 mai 2009.

L’armée israélienne fait son incursion dans le camp.




 

L’armée israélienne après la démolition de la scène et le travail à nouveau.

 






Les travailleurs dans le camp refusent de quitter le lieu de travail.

 



L’ordre de démolition du podium.

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 23:15





Au deuxième jour de sa visite en
Israël, Benoît XVI a apporté mardi son message de paix sur l'Esplanade des Mosquées et au Mur des Lamentations, site le plus symbolique du conflit israélo-palestinien. Mais le pape a également été rattrapé par la controverse, de nombreuses voix critiques en Israël lui reprochant de ne pas avoir exprimé de manière suffisamment claire ses remords pour la Shoah. Lire la suite l'article

Benoît XVI s'est rendu sur l'Esplanade des Mosquées, dans la Vieille Ville de Jérusalem, où il a visité la mosquée du Dôme du Rocher, troisième lieu saint de l'islam. En signe de respect, il a retiré ses souliers rouges pour pénétrer dans l'édifice, également appelé Mosquée d'Omar. Selon la tradition musulmane, le prophète Mahomet est monté au paradis depuis ce site au cours d'un voyage mystique nocturne narré dans le Coran.

"Cette place sacrée nourrit notre inspiration et met au défi les hommes et les femmes de bonne volonté de travailler à vaincre les incompréhensions et les conflits du passé et à tracer la voie d'un dialogue sincère pour construire un monde de justice et de paix", a dit le pape lors d'une rencontre avec le grand mufti de Jérusalem, Mohammed Hussein.

La colline de l'Esplanade des Mosquées, surnommée par les juifs le Mont du temple, est également le site du Mur des Lamentations, ou Mur occidental, dernier vestige du second des deux temples bibliques et plus haut lieu saint du judaïsme.

Le site, revendiqué à la fois par les musulmans et les juifs, est la source de tensions entre les deux religions qui ont conduit à des violences par le passé. Profitant de sa venue en ce lieu hautement symbolique, Benoît XVI a appelé Israéliens et Palestiniens à engager "un dialogue sincère pour construire un monde de justice et de paix".

Après avoir été accueilli par des dignitaires juifs, qui lui ont offert une sculpture et un livre intitulé "Toucher les pierres de notre héritage", le pape s'est rendu au Mur des lamentations. Là, il s'est longuement recueilli avant de sacrifier à la tradition en glissant un message dans l'un des interstices du monument: "Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, entendez le cri des affligés, des apeurés, des dépouillés; envoyez votre paix sur cette Terre sainte, sur le Moyen-Orient, sur l'ensemble de la famille humaine". Le pape a déposé sa bénédiction écrite en présence du rabbin gardien des lieux et de deux ecclésiastiques catholiques.

Malgré ces gestes de paix, le discours prononcé lundi par Benoît XVI au mémorial de la Shoah de Yad Vashem a suscité de nombreuses critiques en Israël, où il a été jugé insuffisant pour dissiper le malaise liée à l'"affaire" Pie XII, voire au propre passé de Benoît XVI dans les jeunesses hitlériennes et l'armée allemande.

"Le pape a parlé comme un historien, comme quelqu'un observant de l'extérieur", a déploré le président de la Knesset Reuven Rivlin. Deux responsables de Yad Vashem ont également critiqué le fait que Benoît XVI n'ait pas prononcé les mots "nazis" ou "meurtre" durant son discours.

La presse israélienne se montrait également très critique mardi. "On aurait pu attendre des cardinaux du Vatican qu'ils préparent un texte plus intelligent pour leur chef", écrivait le chroniqueur Tom Segev.

Face à ces multiples attaques, le Vatican est monté au créneau mardi pour défendre Benoît XVI. Le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican, a souligné que le pape avait déjà mentionné auparavant son passé allemand, notamment lors de sa visite d'une synagogue à Cologne, en 2005 et au camp de la mort d'Auschwitz l'année suivante. "Il ne peut pas tout mentionner à chaque fois qu'il parle", a expliqué le père Lombardi devant la presse à Jérusalem.

Reste que la Shoah est un sujet extrêmement sensible en Israël alors que les juifs accusent le pape Pie XII d'avoir gardé le silence sur l'extermination des juifs durant la Seconde Guerre mondiale, ce que l'Eglise dément.

L'histoire personnelle de Benoît XVI est également de nature à susciter le trouble en Israël, même s'il a expliqué avoir été contraint de rejoindre les jeunesses hitlériennes et avoir plus tard déserté alors qu'il était dans l'armée. Pour ne rien arranger, il a récemment levé l'excommunication de l'évêque intégriste Richard Williamson, connu pour ses vues négationnistes.

Malgré les controverses, le pape a été accueilli chaleureusement par les dignitaires israéliens, les religieux musulmans et les fidèles catholiques à chaque étape de son voyage, entamé vendredi en Jordanie. Mardi soir, il a célébré une messe devant plusieurs milliers de fidèles dans la vallée de Kidron, l'un des lieux les plus sacrés de Jérusalem, non loin de la Vieille Ville.

Benoît XVI poursuivra son pèlerinage en Terre sainte mercredi en célébrant une messe sur la place de la Crèche devant la basilique de la Nativité à Bethléem. Il visitera également le camp de réfugiés palestiniens d'Aïda et rencontrera le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090512/twl-israel-pape-terre-sainte-951b410.html

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 16:55
Dimanche 12 avril 2009

Recteur de la Grande Mosquée de Paris :

Lorsque juifs et arabes s’unissent,
ils font un travail merveilleux :

 

 

 

­Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris (2ème à droite) au côté de Joël Mergui (Président du Consistoire Central) lors de la manifestation du 14 décembre 2008 suite à la profanation d’une centaine de tombes. (Photo : © Alain Azria)

Dalil Boubakeur est une grande personnalité de la communauté musulmane en France. Il est l'actuel recteur de la Grande Mosquée de Paris et fut le Premier président du Conseil Français du Culte Musulman. Homme remarquable par son intelligence, sa culture et son ouverture d’esprit, il a bien voulu répondre aux questions de notre Guide-Magazine israélien.

 
– SVP-Israël : Vous étiez présent à la Synagogue de la Victoire, lors de l’intronisation récente de Gilles Bernheim, nouveau Grand Rabbin de France. Que ressentez-vous lorsque vous assistez à un tel évènement intéressant la communauté juive?
– Dalil Boubakeur : J’ai éprouvé du bonheur, car j’étais entouré d’amis très chers dont Gilles Bernheim que j’admire pour sa grandeur d’esprit, sa sensibilité et sa vision d’avenir. Je suis également très admiratif par la formidable énergie déployée par Joël Mergui, le Président du Consistoire Central, J’ai toujours aimé cette grande sensibilité qui est la qualité première des juifs. Une sensibilité souvent empreinte de souffrance et même d’inquiétude qui m’émeuvent. J’espère ainsi apporter par ma présence, cette fraternité réconfortante et nécessaire, car j’ai toujours pensé que nous sommes faits pour nous entendre et partager les mêmes valeurs.
 
– Personnellement et par rapport à votre fonction, quels liens entretenez-vous avec la communauté juive de France?
– J’ai toujours tenu à préserver ma liberté de dire les choses telles que je les pense, les ressens et les voie. J’ai ainsi éprouvé, envers ma chère communauté juive, une affection extraordinaire que je souhaite communiquer aux autres. C’est une expérience exceptionnelle que j’ai vécue tant au niveau de la compréhension et des échanges qu’au contact de l’Intelligence. Ce qui m’a d’ailleurs valu pas mal d’hostilité de la part de mes propres amis, notamment lorsque je reçus l’ancien ambassadeur d’Israël en France, pour évoquer le rôle éminent de la Mosquée de Paris pour sauver de nombreux juifs durant la seconde guerre mondiale.
Que voulez-vous ? J’ai toujours admiré et rencontré de très nombreuses personnalités juives et israéliennes de très haut niveau, car leurs vies furent un exemple. Plus généralement, je suis convaincu que l’amitié judéo-musulmane en France peut être un exemple pour le monde entier et même pour nos frères du Moyen-Orient. C’est après tout notre sagesse sémitique commune qui a laissé émerger l’idée de D. pour le monde entier. Qu’attendons-nous pour faire ressurgir cette spécificité et cet héritage ?
 
– Cette perception et ce sentiment sont-ils partagés par la communauté musulmane de France?
– Il y a, venant des musulmans, un grand mouvement en marche qui tend à leur faire comprendre et respecter ce peuple inscrit dans le Coran et qui a reçu la parole de D. Cette attirance, lorsqu’elle s’affirmera, ravivera l’amitié judéo-musulmane et servira l’intérêt de la paix que D. a voulue. Quand on comprend et respecte, on est compris et respecté par l’autre. La communauté juive est ainsi faite qu’elle rend heureux ceux qui fraternisent et communient avec elle.
– Pour se limiter au contexte français, il faut regretter le manque de passerelles entre les deux communautés… Comment concevoir ce dialogue, cette connaissance de l’autre et les actions à mener en commun qui restent à construire?
– J’ai toujours déploré la pauvreté du dialogue judéo-musulman en France, qui est la conséquence directe du conflit au Proche-Orient. Ceci est d’autant plus regrettable que lorsque Juifs et Arabes s’unissent, ils font un travail merveilleux.  
Concernant les derniers évènements à Gaza, je crois personnellement que lorsque des organisations comme le Hamas bombardent pendant des années le territoire d’Israël, elles suscitent forcément des réactions d’Israël et exposent les populations palestiniennes à des représailles. Ce qui est irresponsables et très dangereux.
Pour répondre à votre question portant sur les actions à mener ensemble, il suffit de reprendre nos sources pour voir à quel point le Coran est apparu comme un jalon et dans le droit fil du message biblique d’Abraham ou de Moïse. C’est pourquoi, je souhaiterais aller très loin dans notre identité commune judéo-arabe. D’ailleurs, dans le Coran, il est écrit que le peuple juif est le peuple que D. a choisi.
 
– Originaire d’Algérie, quel enseignement tirez-vous de la coexistence entre les deux communautés dans ce pays?
– J’ai grandi en Algérie. Je me rappelle que nous disions alors - lorsque des juifs s’installaient dans un village - que la richesse venait avec eux et que s’ils partaient, la misère revenait. Il faut savoir que l’antisémitisme n’est pas une invention arabe mais typiquement européenne. Car être antisémite pour un arabe n’a aucun sens, car ce serait pour un sémite être contre soi-même. Juifs et arabes sont donc amenés, par la nature des choses, à se tenir la main.
 
– Quelle image avez-vous d’Israël ?
– J’ai souvent été invité en Israël et j’ai promis d’y aller. J’estime pourtant - étant donné ma fonction - que je dois auparavant convaincre ma communauté de l’intérêt de ce voyage. Concernant Israël, je le voie et l’admire comme un pays en pleine expansion et qui a d’énormes ­possibilités grâce à l’intelligence de sa population, surtout quand on voit comment le pays a mis en valeur ses terres, en comparaison aux terres de ses pays voisins… Israël est l’expression même de l’homme livré à la nature. D’où l’importance à mes yeux, de la connaissance et de l’intelligence humaine.

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 05:14
 
Un article paru le 28.9.2006

Le Père Desbois, secrétaire du Comité Episcopal des Evêques de France pour les relations avec le Judaïsme est l’un des Représentants de la nouvelle alliance judéo-chrétienne. « Sans tirer un trait sur les persécutions passées et en assumant la mémoire de nos fautes, il est temps d’œuvrer ensemble ».


Soutenu par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, Le Père Desbois a entrepris l’identification des fosses communes en Ukraine pour redonner à ces tombes anonymes une identité juive. « Eduqué par mon grand père, déporté politique du Camp russe Rawa Ruska, j’ai été sensibilisé très tôt à l’horreur de la Shoah. Je suis devenu prêtre et j’ai été nommé à Lyon. Formé par le Cardinal Decourtray, j’ai travaillé en permanence avec la communauté juive. Puis j’ai été nommé Secrétaire du Comité Episcopal des Evêques de France pour les relations avec le Judaïsme. En pèlerinage, au camps de Rawa Ruska, je me suis demandé où étaient enterrés les juifs, le Maire du village ne le savait pas et a promis de se renseigner.

En revenant sur les lieux, quelques mois plus tard, 100 personnes m’attendaient pour se rendre à la fosse commune. Le chemin qui menait à ces fosses avait été nettoyé. Tout était intact. Devant leurs familles, les vieux du village se sont mis à raconter le massacre des juifs par les Nazis. La plupart d’entre eux avaient été réquisitionnés pour transporter les juifs dans leurs chariots à chevaux, creuser ou boucher les fosses avec de la chaux pour étouffer les blessés. D’autres n’étaient que des enfants qui regardaient, cachés derrière un arbre, ces assassinats. Les fosses communes mettaient 3 jours pour mourir. Au retour, nous avons décidé de monter une Structure entre les Cardinaux de France et Israël Singer, Président du Congrès juif mondial. Cette association s’appelle Yahad Inunum (ensemble, en hébreu et en latin).

Avec une équipe de traducteurs, photographes et chercheurs, nous recherchons ses fosses afin de les signaliser et les préserver. Les Curés de paroisse nous aident en lançant des appels dans les Eglises afin de retrouver des témoins. D’après des archives et des récits d’historiens, nous savons où sont les fosses et quel jour a eu lieu l’exécution. Il y a en tout 500 fosses communes en Ukraine de l’ouest. En 3 ans, nous en avons retrouvés 250 dans 5 régions différentes. C’est un long travail d’investigation. Ma volonté est de ne pas christianiser la Shoah mais de permettre d’enterrer dignement tous ces juifs ukrainiens. Une manière de leur rendre justice. Nous préparons avec le Congrès juif mondial, un Symposium à New York avec des Cardinaux, des Evêques et des Rabbins de différents courants.

Cette année, le Cardinal du Saint-Siège sera présent afin d’officialiser cette alliance. La visite du Pape au Kotel a été décisive dans le rapprochement entre les deux communautés. En France, nous créons des évènements pour lutter contre l’antisémitisme, encouragés par Monseigneur Lustiger et le Cardinal Barbarin. J’organise également des voyages en Israël et j’enseigne l’hébreu, lors d’Oulpan au Mont Scopus. Les archives s’ouvrent progressivement et il y a une volonté de clarification du passé, quoiqu’il en coûte. Nous devons trouver une coopération effective avec la communauté juive. Il faut que l’Eglise apprenne à aimer et à respecter les communautés juives laïques, religieuses et sionistes d’aujourd’hui.
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 05:04
Un article paru en 2007 :

Face à face avec Dalil Boubakeur, Président du CFCM


samedi 24 mars 2007
par Olivia Cattan
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A l'occasion du début de la course aux Présidentielles nous avons souhaité revenir avec Dalil Boubakeur, Président du Conseil français du Culte musulman, sur les grands sujets d’actualité.


Vous êtes recteur de la grande mosquée de Paris et Président du CFCM (conseil français du culte musulman), pensez-vous que la création de cette instance initiée par Nicolas Sarkozy a permis à la religion musulmane, d’avoir une tribune officielle en France ?

Dalil Boubakeur : Depuis longtemps, nous avions besoin d’une Instance musulmane dans notre système de Laïcité. Les Instances religieuses n’étant pas reconnues en tant que telles. L’Etat tenait à avoir en face des représentants religieux musulmans avec qui dialoguer. Après de nombreuses tergiversations, le CFCM a été crée en essayant de représenter toutes les sensibilités religieuses. L’Islam a une présence qui n’est pas toujours sans problème.

On parle souvent d’une majorité silencieuse qui pratique un Islam modéré, tolérant et ouvert et d’une minorité islamiste, qu’en est-il ?

D.B :J’espère que cette minorité se manifestera désormais de manière moins silencieuse dans le champs religieux français et mondial. La France n’acceptera pas une vision radicale de l’Islam ni une attitude communautariste. Il n’est pas bon que les modérés se taisent. Je défends un Islam laïc. La religion musulmane n’a rien à voir avec l’activisme, la politique, la violence et le terrorisme. Il ne faut pas dénaturer les visages de l’Islam, de cœur de raison et de foi. L’Islam est une civilisation riche de valeurs humanistes et tolérantes.

De quelle façon essayez-vous de lutter contre ces quelques imams extrémistes qui prêchent la haine dans les caves ?

D.B. : Il nous faut lutter ensemble. La religion ne peut pas servir de tremplin à un activisme politique ou à un radicalisme de lutte. L’islam est une spiritualité pas un syndicat ni un parti politique. Notre vision du monde ne doit pas s’opposer aux autres visions. L’islam doit apporter un monde de rationalité, de partage et de fraternité. Nous devons former des sociétés de cohésion destinées à s’entraider.

Pensez-vous que l’exclusion, les discriminations sont responsables des problèmes d’intégration de certains jeunes, filds d’immigrés ?

D.B. : Les responsabilités sont à partager par tous. La société fait ce qu’elle peut pour absorber une immigration nombreuse et elle n’a pas su répondre à tous les problèmes qui se posaient. L’échange des masses humaines se fait au détriment des sociétés d’acceuil et des immigrants qui souffrent socialement. Le gouvernement n’a pas su toujours anticiper les changements sociaux. Il y a de la souffrance chez la jeune génération musulmane, il faut en analyser les causes. Ce sont les pannes de l’intégration, il faut mieux scolariser, éduquer, former. L’école a renoncé à la formation du citoyen. Il faut offrir des clés à cettte jeunesse issue de la diversité afin qu’elle puisse accéder aux mêmes chances.

Croyez-vous que les citoyens français dits "de souche" ont accepté ces fils d’immigrés, aujourd’hui français ?

D.B. : La France n’est pas moins ou plus raciste qu’un autre pays. Elle est le premier pays d’Europe à avoir autant de populations exogènes. En vivant ici, nous avons fait un choix de culture, à nous de nous pénétrer de cette histoire. La France est ouverte à l’acceuil et au partage. Même si il faut faire sentir aux jeunes, issus de l’immigration qu’ils sont des citoyens français à part entière, il faut aussi que nous fassions des efforts d’intégration.

Quelle sont les initiatives que vous entreprenez pour rapprocher les communautés juives et musulmanes ?

D.B. : Nous essayons de surmonter les épreuves assainées par les actualités et de sauver le travail entrepris par l’amitié judéo-musulmane ou par l’association Paroles de Femmes. Nous sommes des cousins proches aux identités humaines similaires, je suis convaincu que notre amitié est possible.

Que pensez-vous de l’initiative prise par l’association Paroles de Femmes, qui réunie des femmes juives et musulmanes afin de réclamer l’égalité hommes-femmes dans les religions ?

D.B. : Beaucoup de choses restent à faire. Cela remonte à la Bible et aux peuples sémitiques. Dans toute ces régions, la femme était recluse et obéissait à une tradition tribale. La société actuelle n’est plus basée sur la force de l’homme mais sur son intelligence. La femme a les mêmes aptitudes intellectuelles, elle doit être son égale. Se priver de la moitié de l’humanité par sexisme serait une catastrophe. Cultiver l’ignorance des femmes n’est pas bon pour former les nouvelles générations. Leur égalité est une question de bon sens. De plus, ce sont les femmes qui apporteront la Paix dans nos sociétés. Donc j’approuve cette initiative.

Comment en tant que musulman éclairé, ressentez-vous l’appel à la destruction d’Israël proférée par Amadinedjad ?

D.B. : Je me suis exprimé officiellement. Amadinedjad est une aberration qui a sa place dans un asile psychiatrique. Sa thèse négationniste ne m’inspire que du mépris. Il ne mérite pas que l’on parle de lui !

Quels sont vos pronostics pour les Présidentielles, y a t-il une consigne de vote dans la communauté musulmane ?

D.B. : Il n’y a pas eu de « consigne » de vote. Nous sommes fidèles à ceux qui ont fait du bien à notre communauté. Nous attendons les déclarations des uns et des autres, le débat est ouvert. Nous écouterons leurs programmes et nous définirons notre engagement. Nicolas Sarkozy a montré beaucoup d’intelligence et j’espère qu’il réalisera tout ce qu’il espère. Ces élections seront particulières, de nombreux jeunes de notre communauté iront voter. J’ai ressenti un nouvel engouement pour la politique, une véritable prise se conscience politique musulmane est en train de se forger.

Olivia Zerath


http://www.juif.org/go-blogs-14077.php




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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 04:11


Bioéthique et dialogue judéo-chrétien
au menu des rabbins d’Europe


Réunis à Paris jusqu’au mercredi 4 mars 2009, les rabbins d’Europe ont échangé pendant deux jours leurs préoccupations autour de la bioéthique, de la famille et des relations avec l’Église catholique

Etats généraux de la bioéthique, affaire Williamson, voyage du pape en Terre sainte… autant de sujets brûlants sur lesquels la parole de la communauté juive était attendue. Les 300 rabbins d’Europe et d’Israël réunis mercredi 4 mars en séminaire à Paris sous la houlette du Centre rabbinique européen (RCE) n’ont pas manqué de commenter chacune de ces questions d’actualité. Un contexte sensible qui appelle une « parole sans langue de bois », selon Mendel Samama, attaché de presse du RCE, qui s’adressait hier à une poignée de journalistes dans le calme feutré d’un hôtel du Marais.

À en croire les rabbins présents, l’affaire Williamson était « le » dossier attendu de cette rencontre. Chacun a pu s’exprimer sur le cas de l’évêque intégriste négationniste. Sans doute parce que cela « touche au dialogue judéo-chrétien, qui est un enjeu majeur », a souligné Benjamin Jacobs, grand rabbin de Hollande, conscient que « les deux communautés souffrent de tels propos ». David Messas, grand rabbin de Paris, s’est voulu rassurant : « Nos relations sont extrêmement bonnes, a-t-il assuré. Depuis Vatican II, nous menons ensemble de nombreuses réunions, commissions… Nos liens ont fait d’extraordinaires progrès. »

S’il reconnaît que le pape « a raison » de rechercher l’unité de l’Église catholique, il conçoit aussi que les juifs aient diversement accueilli le fait qu’un négationniste puisse être réintégré. Tout en déplorant que Mgr Williamson n’ait pas exprimé une « vraie repentance », il salue les condamnations sans équivoque de Rome et de l’Église de France. Dès lors, pour lui, l’unique priorité est de « continuer à dialoguer », notamment sur « le terrain de l’action sociale ». Ce travail, a-t-il ajouté, « nous sommes toujours disposés à le faire » pour « aller de l’avant ». Et de glisser : « Ce n’est pas à nous, mais au pape, de clore cette affaire. »
Un "symbole très important"
Dans ce contexte, le proche voyage de Benoît XVI en Terre sainte est perçu par les rabbins comme un « symbole très important », Israël ayant à cœur de ne pas « cristalliser des tensions passagères », mais, au contraire, de valoriser « la repentance et le pardon ». Au fond, résume David Messas, « nous voulons l’amitié, la paix et la solidarité ». Interrogé sur le récent conflit à Gaza, il a préféré esquiver le sujet, estimant que le rôle des religieux est de « favoriser la compréhension mutuelle et la fraternité », et non de se prononcer sur des options politiques, si problématiques soient-elles.

Préoccupant, le constat dressé dans un autre registre par Yermia Cohen, président du tribunal rabbinique de Paris, le fut particulièrement : « Au-delà des résurgences négationnistes, nous observons un retour de l’antisémitisme. Certains partis européens demandent l’interdiction de l’abattage rituel – ce que les nazis avaient mis en œuvre pendant la Seconde Guerre mondiale. Plus inquiétant encore, en cette période de crise, certains commencent à accuser les juifs d’être à l’origine des problèmes financiers… » Pour lui, incontestablement, ces trois phénomènes « reviennent aujourd’hui » et méritent l’attention de tous, médias et opinion publique.

Au chapitre de la bioéthique, les rabbins ont souligné l’importance de proposer une « réponse à la fois pragmatique et éthique à une souffrance personnelle », qui puisse concilier le sens de l’humain et la fidélité aux textes religieux. À ce titre, le rabbin Benjamin David, consultant à l’Institut Pouah de Jérusalem (éthique et conseil à la procréation), a déploré une médecine souvent « déconnectée des valeurs humaines et de la foi ». Dans les communautés, chaque rabbin s’efforce de conseiller les familles, en s’inspirant des recommandations du Talmud, lorsque survient un dilemme médical.
Des "points de convergence"
De plus, cette réflexion bioéthique peut, à en croire le grand rabbin de Paris, susciter des « points de convergence » entre chrétiens et juifs : « Nous avons, avec le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, signé un texte commun sur la question de la fin de vie », mentionne-t-il pour illustrer son propos. Un document qui aura nécessité six mois de rédaction, mot après mot, mais qui souligne une « adéquation possible » entre les deux confessions.

Autre dimension centrale de ce séminaire, plus interne : l’état de la communauté juive en Europe et la réflexion autour de « la famille juive dans tous ses états », thème des échanges. Avec 600 000 membres en France, 200 000 en Grande-Bretagne ou encore 50 000 en Italie, celle-ci se retrouve parfois confrontée au problème de « l’assimilation », qui contribue à éroder la pratique religieuse.

Pour les rabbins, la lutte contre ce phénomène est devenue une « cause majeure » et ils estiment que, « pour garder les fidèles au sein du cadre communautaire, il faut développer de nouvelles approches ». Ils se félicitent toutefois du nombre de conversions au judaïsme (sans citer de chiffres), relevant qu’elles sont souvent le fait de personnes issues d’un couple mixte – père juif, mère non juive – souhaitant se rapprocher de la religion de leurs ancêtres, qui se transmet par la mère.

Enfin, signe des temps, la communauté juive n’échappe pas au fléau du divorce, constate Élie Dahan, rabbin de Lille et du Nord : « Nous marions les gens de plus en plus tardivement. À un âge avancé, on est moins à même de vivre avec les défauts de l’autre. Voici un enjeu majeur : essayer de penser un avenir pour la famille et de construire des projets de couple cohérents. »
François-Xavier MAIGRE
http://www.juif.org/go-news-90558.php
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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 06:08

 

 

 Vidéo à écouter absolument :

 

Alliance stratégique et amicale

Judaisme-Islam

 

http://www.dailymotion.com/video/k6lX41l41qPBFgLwsH

 

 

 

 

 

 

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 04:49
Les 3 grandes religions
pourraient s'unir sur des valeurs communes (2)




Depuis sa création, lnidf s'évertue à montrer cet engagement comme prioritaire. Tant que nous sommes divisés pour des raisons de théologie et agissons chacun de notre côté sans faire front commun devant l'inacceptable...





... ou même au quotidien pour la promotion des valeurs véritables de l'existence (comme la paix, l'amour, la fraternité, la main tendue aux nécessiteux, la mise au service d'autrui, l'éthique du comportement, la recherche de la vérité et de l'authenticité d'être, la volonté affirmée du bien commun et de l'amélioration des conditions de l'existence), nous laissons le matérialisme dominer le monde et imposer sa loi d'égoïsme, d'individualisme, d'aliénation des âmes, de futilité libidineuse etc.



Dans de telles circonstances, nous, croyants, sommes à blâmer à chaque fois que nous ne nous donnons pas les moyens de cette alliance nécessaire pour faire triompher ensemble cette fraternité universelle et cet oubli de soi auxquels nos Ecritures nous appellent.





Certes, nous devons rivaliser de bonnes actions, mais nous devons aussi nous unir contre l'effondrement de l'humanité dont le matérialisme individualiste est le facteur dominant. A cause de lui, le monde est au bord du gouffre.


Nous serions irresponsables de ne pas en tirer les conséquences.

Que la paix soit sur vous.


Salam Abdal-Haqq al-Faranjî



http://www.lenouvelislamdefrance.com/article-24213870.html

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  • : Eva pour la communion des civilisations
  • : Eva est une femme de paix, de consensus, s'opposant au "choc de civilisations", prônant la tolérance, le dialogue et même la communion de civilisations. Elle veut être un pont fraternel entre les différentes religions monothéistes. Elle dénonce les fondamentalismes, les intégrismes, les communautarismes sectaires et fanatiques, repliés sur eux, intolérants, va-t-en-guerre, dominateurs, inquisiteurs, haineux, racistes, eugénistes, impérialistes.
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